J95 : Jusqu’au bout elle m’aura fait descendre pour remonter… Qui ? La colombie

Jusqu’au bout elle m’aura fait descendre pour remonter…

 Qui ? La colombie

Oué, ça plonge

Mardi 26 avril 2011

Pedregal – Ipiales

Distance parcourue : 42,77 km

Vmoy : 7,5 km/h Vmax : 42,77 km/h

Température : minima : 17°, maxima : 38°

Dénivelée positif : 1224 m

Dénivelée négatif : 265 m

Heures sur le vélo : 5H40’37 »

Départ : vers 8 ,heures, 8heures 30

Arrivée : vers 16 heures

Résumé de l’article

  • Objectif : Ipiales
  • Conditions météorologiques : soleil, douceur puis chaleur, rapidement vent glacial et alternance de soleil et de nuages, impression de beau, pas de pluie
  • Etat de santé : le dos ça va, le doigt je crois qu’il va rester dans cet état en attendant qu’on me le rafistole
  • Etat de la Colombie : je ne sais pas, je fuis

Particularités de la journée :

Cette nuit Maya a mal dormi, de la fièvre, elle est enrhumée. Hier je l’ai examinée car elle avit des ennuis intestinaux, de ce coté là rien d’inquiétant. Maya, sa maman le vélo de sa maman et la maison de Maya vont rejoindre Ipiales dans le camion de la police. A Ipiales ils ont un contact qui va les accueillir le temps de soigner Maya. Le papa déchargé de son précieux fardeau (Maya et sa maison) file comme un avion et me mets 500 mètres dans la vue en quelques minutes…

Je sais que ça va monter, Ipiales est à 2900 mètres et hier nous sommes bien redescendu ( ce qui nous a permis de passer une soirée moins glaciale…).

Pendant vingt-cinq kilomètres la route va monter et descendre, elle suit une profonde vallée, le panorama comme d’habitude est somptueux, les cascades abondent et pour découvrir le rio il faudra que j’abandonne mon vélo et m’approche du précipice…

Je pars en short et maillot bleu délavé, jaunasse, poisseux et troué. Lors de ma pause coca au bout de deux heures de pédalage intensif je me recouvre car malgré les trente degrés il y a un petit vent frisquounet qui vous glace les os, quand même le soleil brille et c’est bien agréable. J’espère être sortie de la zone de pluies diluviennes et n’avoir que des pluies normales, c’est-à dire fin d’après-midi et nuit.

Les petits hommes verts inlassablement peignent la montagne…

Et d’autres s’obstinent à y mettre de la couleur

 

 Et au fait quand on suit des gorges comme cela il faut faire quoi après ? Il faut en sortir. Et pour en sortir il faut faire quoi ? Grimper… J’ai presque tout monté en pédalant sauf quand la pente avoisinait les 20%, et j’ai mal aux cuisses, je vous dis pas. Dés que je trouve un coin où je suis bien je m’arrête un peu, là mon corps il dit stop…

En arrivant à Ipiales (qui est très moche) et qui est la ville frontière avec l’Équateur je me suis mise en quête d’une carte de l’Equateur, j’ai essayé les pompes à essence, librairie, rien, on m’a dit à la maison du tourisme à la frontière qui est à 3km. Je verrai demain. Demain matin je vais moins me presser, au programme passage de la frontière, les papiers, rejoindre Tulcan ( ville frontière en Equateur), j’espère que les 10 km ne sont pas encore montants… A Tulcan, retirer de l’argent, chercher une carte si je ne l’ai pas trouvée à la frontière, prise de contact avec le pays, regarder un peu le Lonely Planète que j’ai acheté à Bogota, et si j’ai le courage, entretien du vélo, au fait j’ai toujours du bruit, juste un peu moins et maintenant qu’il a touché à la pédale droite j’ai l’impression que la gauche ce n’est pas ça.

Alors pour le nettoyage de la chaîne je retiens l’avis de la famille cyclo : nettoyage au kérosène (essence blanche) (pour Janodou en Colombie on le trouve dans les magasins de produits chimiques) et huile, ni gasoil qui fait trop de cambouis, ni essence normale trop corrosive. Toujours pour Janodou ma famille cyclo elle m’a appris un truc, avec une sangle ou ce que tu veux, quand tu t’arrêtes tu bloques le frein avant et le vélo a moins de chance de tomber, je rappelle que depuis que je suis partie les endroits plats sont quasi inexistants… Et ma famille cyclo elle a eu le mot juste pour qualifier les routes du Vénézuela : cruelles.

Voilà adieu la Colombie, me voici repartie en terre inconnue, là j’étais chez moi… Les militaires et la police toujours prêts à vous aider vont me manquer… Je pense que je viens de traverser un des pays les plus sûrs du monde, aux paysages grandioses, un pays très étonnant, multiculturel, qui me laisse pleine d’interrogations, j’en reparlerai plus tard… Et une nature souvent féroce, peut-être ici ne veut-elle pas des hommes… Je parle de la Colombie de la montagne, celle de la mer je ne la connais pas…

Demain l’Equateur…

Bisous tout le monde et merci la Colombie pour ce qu’elle m’a donné…

Besos a todos y besos a la Colombia

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J94 : Trois générations réunies…

Trois générations réunies…

Lundi 25 avril 2011

Pasto – faut que je regarde

Distance parcourue : 40,26 km

Vmoy : 12,5 km/h Vmax : 57,8km/h (oui, je vais plus vite que certains camions, mais j’ai de bons freins et suis très prudente et ne vais vite que quand les conditions le permettent)

Température : minima : 16°, maxima : 28°

Dénivelée positif : 612 m

Dénivelée négatif : 1353 m

Heures sur le vélo : 3H12’09 »

Départ : vers 9 heures

Arrivée : En fin d’après-midi (les rencontre ça prend du temps…

Résumé de l’article

  • Objectif : Atteindre Ipiales en un ou deux jours
  • Conditions météorologiques : couvert, frais, récupération de degrés à la descente
  • Etat de santé : le dos ça va, l’omelette d’hier soir est repartie dans la demi-heure qui suivait, doidt idem
  • Etat de la Colombie : sinistrée, très sinistrée, ce n’est toujours qu’éboulements, coulées de boues, routes coupées, ponts emportés, inondations, j’ai échappé au pire, je continue à fuir

Particularités de la journée : Deux superbes rencontres de cyclotouristes, dont une fabuleuse : un couple et leur fille de trois ans qui viennent aussi de Caracas et qui m’avaient contacté sur voyagesforum et qui depuis plus de deux mois entendent parler de moi… Panam toujours d’enfer. Montée à un col. Une descente trop chouette. J’ai failli avoir des ennuis avec les militaires, mais que faillis

Départ tardif indépendant de ma volonté (je ne pars que vers 9 heures car une personne de l’hôtel s’est mise en tête de faire avec moi tous les magasins de Pasto pour trouver des tendeurs pour fixer mes deux sacoches arrière, au bout d’un moment j’ai dit stop, sinon je vais me faire saucer encore comme c’est pas possible, je pense que ce retard m’a permis de rencontrer : un couple de suisses super sympas et… un couple belgo-espagnol qui m’avait contactée par voyage forum quand ils sont arrivés à Caracas et quand ils m’ont vue ils ont dit « ah vous êtes la femme dont on entend parler depuis deux mois… », je savais que j’étais connue mais pas tant que ça. Ils voyagent avec leur fille de 3 ans dans une carriole et elle attend son deuxième, ils se poseront en Argentine pour la naissance du bébé et on a super sympathisé, mais vraiment super.

La maison de Maya

Etendage roulant

La petite famille

Maya

 

Voilà, sinon la Panam est toujours aussi superbe, paysages d’enfer, plus de circulation, la semaine sainte est finie… Passage d’un col à 3200 mètres puis superbe descente.

Patchwork de vert

Du rouge

J’ai vu des gorges très impressionnantes, profondes, étroites, ourlées de dentelles de lichen, j’ai fait des photos, le problème c’est que les militaires avaient établi un camp caché dans ces gorges, au début ils voulaient me faire effacer les photos, puis ça c’est terminé dans la joie et la bonne humeur avec photos réciproques, ils m’ont donné une mandarine, m’ont même expliqué leur tactique de surveillance des lieux (bon je vais pas dévoiler…)

Les gorges

La dentelle

La reconciliation

et aujourd’hui j’ai échappé à la pluie, que quelques gouttes ce soir, je ne sais ce que sera la nuit… Tous cyclotouristes qui nous retrouvons sur cette Panam (passage quasi obligé) pour traverser la frontière nous fuyons, bien conscients d’avoir échappé au pire… Normalement en passant l’equateur on devrait en changeant d’hémisphère arriver en saison sèche.

La Panam

Un beau camion, moi je les aime les camions d’ici, ils veulent pas me tuer et il y a une certaine solidarite dans cette route difficile et en plus ils roulent tard le soir et tot le matin…

Voilà, je dors dans le même hôtel que mes nouveaux amis qui viennent aussi de Caracas, mais ils sont passé par la mer, ce qui n’est pas une mauvaise idée…

Au fait je suis à une latitude inférieure à 1°.

Ah oui à l’entrée du village il y avait des gamins qui s’amusaient à faire des éboulements et envoyer des pierres sur la route, j’ai cafté auprès des parents…

L’eglise du village dont j’ai oublie le nom

Qui est simple et belle (et Maya est partout chez elle…)

Une ruelle, au fond il y a un ours…( c’est Maya qui l’a dit…)

Derniers bisous d’ou ?

Tout le monde dit aussi que ce froid n’est pas normal, les pluies oui, mais à ce point non…

L’autre jour je suis passée sur la bascula, qui n’est ni un endroit où on va chuter ni une barrière (automatique ou pas) mais une bascule, une balance quoi, stupeur mon vélo 60 kg, moi 50, compte-tenu du fait que je crois être plus proche des 45 que 50, cela fait 10% d’erreur, il reste 55 kg pour mon vélo, je ne sais plus de quoi me délester, peut-être des papiers style des itinéraires que je regarde même pas puisque je me fais le mien, style mes certificats médicaux, vu qu’on m’a tellement fait peur avec la Colombie, histoire de justifier mes médicaments.

Voilà une journée riche en rencontres et en rencontres super…

Demain il va falloir se rehisser à 2900 mètres, oué c’est bien beau les descentes mais il faut remonter et après-demain c’est ? SURPRISE

Bisous tout le monde

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Mardi 26 avril 2011 : nouvelles breves

Bonjour a tous

Voila je suis aux environs de la latitude 0,5 degre, a plus de 2900 metres d’altitude,entouree de volcans,me suis payee aujourd’hui plus de 1200m de denivelees positifs, ou suis-je ? Et ou serai-je demain ?

Voila je vais pas mal, j’ai fait deux rencontres dont une trop trop geniale, bisous tout le monde, je vais essayer de mettre quelques articles et photos

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J 93 : Dimanche pascal sur les pentes du volcan Galleras

Dimanche 24 avril 2011

Moi je vais voir un volcan en activité et je remarque :

  • Hier il a eu une petite éruption avec fumée et aujourd’hui rien, dodo le volcan
  • Je fais quand même 9 heures de marche, 1500 mètres de dénivelée pour le voir, rien, dodo le volcan
  • Pasto aussi fait dodo

  • J’ai droit à tout : le soleil, la pluie (3 fois), la grêle et l’orage, ah j’aime pas ça l’orage : éclair, un, deux, trois, boum, pas loin quand même…

 

  • Deux passages difficiles, un où le chemin s’est transformé en toboggan, l’autre où t’as le choix entre mourir aspirée vivante par la boue, ou éventrée par le taureau après avoir gravi avec l’aide des dents le talus qui te séparait du dit taureau en espérant que tes dents soient solides, sinon c’est quand même la mort par aspiration dans la boue, tu choisis le taureau et il t’ignore..

.

  • Les attaques de chiens sont pour rire, suffit de les menacer avec le bâton, même pas besoin d’élever la voix ils battent en retraite.
  • Penser à lever la tête pour regardre les faux faucons

  • Le chemin d’accès est interdit car risque 3 (de toute façon comme tu ne connais pas l’échelle des éruptions volcaniques, ce risque 3 ça te dit rien), tu soudoies le garde (sur son initiative, mais c’est normal paraît-il…), tu passes.

  • Le garde t’envoie dans un chemin où une armée d’ours (du Glandasse bien sûr) et un troupeau de chamois ( lucois bien sûr) ( qui, je précise ont tous l’habitude d’élaguer les chemins du Diois pour les maintenir en état), bon t’envoies cette armée et ce troupeau pendant une semaine ils ne viennent pas à bout de la végétation, moi je bataille une demi-heure, abandonne, prends l’autre chemin, plus long (théoriquement).

  • Toute la journée t’a le volcan pour toi toute seule et vers 13 heures alors que tu redescends après avoir taquiné les frailejones à 4000 mètres tu croises deux jeunes en VTT qui s’aventurent là pour la première fois (eux-aussi ont soudoyé le garde, mais c’est normal)

  • Tu apprends à la descente que de toute façon si coulée de lave il y a elle risque plus de se faire de l’autre coté que du coté où tu es.
  • Tu découvres que avec ta cape de pluie tu peux te faire un super abri : tu t’assieds les jambes près du corps la cape bien sur toi la capuche mise, sauf que tu mets ta tête à l’intérieur de la tente et tu peux manger et boire, c’est génial… La cagoule comme casque contre les grêlons c’est pas mal non plus
  • Tu as non seulement une indigestion de beau, de vert, de calme et de silence mais aussi de fleurs, il y en a de toutes les couleurs

  • T’as pas envie de redescendre dans la boue, tu choisis la piste, on t’a bien dit que c’était hyper long, et bien c’est hyper long, quand même sur la fin une voiture va te ramener jusqu’à ton hôtel, lui (le conducteur de la voiture) hier il a réussi à prendre en photo le volcan avec sa fumée, toi rien…
  • Tu vas te lever à 5heures et demi et partir à 6heures et demi et marcher, marcher, marcher…
  • Tu ne vas pas trouver le bus pour te rapprocher et 30 km à pied c’est beaucoup…
  • Les renseignements donnés sont tous inexacts ou faux vu que personne il y va au volcan, vu que c’est interdit, déjà qu’ils ne vont pas en montagne, alors là en plus le volcan en activité et interdit… (ils vont quand même pas te le dire que c’est interdit, vu qu’ils imaginent même pas que tu veux monter en haut, juste aller le regarder en bas et attendre qu’il fume…)
  • Évidemment tu rentres crottée, obligée de laver chaussures et pantalons, qui vont pas sécher, qui vont puer et toi avec…
  • Tu vas vérifier que tes bâtons y zon pas aimé le débottage des crampons dans la Sierra Nevada del Cocuy, tu en veux encore à mort à l’agence, au guide et à toi de t’être fait arnaquer comme ça, mais t’as progressé, tu t’imposes mieux depuis.
  • Tu vas quand même apprécier la vieille paysanne qui va faire un bout de chemin avec toi, te raconter la vie difficile del campo, mais que pour rien au monde elle n’irait à la ville…

  • Tu sentiras l’altitude quand tu verras disparaître les derniers champs cultivés, les derniers pâturages, les dernières fermes…

  • Tu regretteras de n’avoir pu aller sur les lèvres du cratère, mais tet c’était très dangereux, néanmoins tu admireras les roches volcaniques, les noires et les rouges fluo…

  • Tu prieras le ciel de ne pas te prendre une descumbre sur la tête…

  • Comme d’hab tu seras contente de ta journée mais tu te dis que tu ne vivrais pas ici, les conditions climatiques et géographiques sont trop rudes (mais tu en connais combien qui accepteraient de vivre dans ton petit coin de paradis « la Béoux » ?)

  • Tu penses que ton dos est très limite, pas de problème à la montée, mais à la descente il valait mieux pas trop le secouer, allez tu t’offriras du repos quand il fera plus chaud… Quand même tu n’as pas eu trop froid aujourd’hui, juste une polaire, l’anorak, le bandeau polaire, la cagoule, les mitaines, les gants polaires…
  • Et tes copains reviennent te faire coucou…

  • Trêve de plaisanteries, renseignements pratiques pour ceux qui auraient la fantaisie d’aller voir ce volcan :
    • Prendre un bus à Pasto direction Jenoy et descendre au terminus qui est la fin du village ou rejoindre la Panam direction le sud, prendre la ruta 4 ( en demandant vu que rien n’est écrit), remonter jusqu’au bout du village là où il y a le terminus de bus

    1. Cheminer dans le village en demandant, du terminal du bus (qui est juste quelques mètres carrés lui permettant de faire demi-tour, toujours rien d’indiqué) prendre à droite, traverser le village,

    je crois que avant il faut monter un escalier

 puis à gauche grimper dans la montagne, puis au niveau de la vierge

 soit monter tout droit, soit traverser par la cour de la maison puis suivre le très mauvais chemin extrêmement boueux, passer d’un bord à l’autre, cheminer dans les champs quand le chemin est impraticable, il y a juste un fil de fer ni barbelé ni électrifié, se diriger vers une station émettrice de mille ondes, on rejoint une piste, la suivre, on arrive devant un portail fermé,

 passer à droite, les barbelés ont été coupés, on rejoint alors la piste principale ( à ne pas prendre au départ, vraiment trop longue) on arrive à la maison du garde avec piste fermée, là trois solutions : soit demi-tour, soit passer en cachette, soit soudoyer le garde, il m’a demandé 10 000 pesos, mais comme il n’avait pas la monnaie de 20 000 il a accepté 7000 (je vois que personne ne lit, j’avais mis 70 000 par erreur et nul n’a remarqué…), si velléité de prendre l’ancien chemin d’écotourisme se munir d’une machette, sinon suivre la piste qui n’est pas carrossable et qui devient bon chemin, moi je suis allé jusque 4000 dire bonjour aux frailejones, je pense que la piste-chemin continue jusqu’au cratère.

  • Équipement nécessaire : des chaussures de marche, de préférence montantes vu la boue, vêtements de pluie, vêtements chauds, le que vous avez l’habitude pour manger et boire, et des yeux grand ouverts.
  • Partir de très bonne heure, le plus tôt possible, le brouillard est là en milieu de matinée, la pluie ou orage ou grêle en fin de matinée, début d’après-midi, oué les créneaux horaires de pratique de la haute montagne sont très très courts…
  • Et après l’éruption c’est au petit bonheur la chance, mais c’est à vos risques et périls, rappelez-vous que l’accès est interdit, sinon la route d’évacuation en cas d’éruption est bien fléchée, mais si longue que je pense qu’elle ne sert à rien si éruption forte il y a..

 

Voilà c’était un dimanche pascal sur les pentes d’un volcan en activité, besos a todos

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J92 : billard montant…

J92 : billard montant…

Samedi 23 avril 2011

Chachagui – Pasto

Distance parcourue : 27,79 km

Vmoy : 6,5 km/h Vmax : 39,4 km/h

Température : minima :15 °, maxima : 27°

Dénivelée positif : 868 m

Dénivelée négatif : 418 m

Heures sur le vélo : 4H14’14 »

Départ : 7 heures 27

Arrivée : compliquée début d’après-midi

Résumé de l’article

  • Objectif : Pasto
  • Conditions météorologiques : soleil puis couvert et froid, puis pluie diluvienne
  • Etat de santé : bon sauf le soir apparaît une douleur à l’embouchure du sciatique pas habituelle extrêmement violente et qui me fait peur
  • Particularités de la journée : Route en excellent état qui monte, paysage toujours aussi beau et vert, super du soleil au départ mais froid et pluie glaciale ensuite

La nuit s’est bien passée, ayant préparé mes sacoches le soir je suis vite prête d’autant plus que je vois que ça se dégage au-dessus de Pasto.

A 7H27 je suis partie et le soleil brille. Comme prévu ça monte, j’ai vite chaud et me découvre. Mais le soleil au bout d’une heure va se cacher et le froid s’installer. La route est en excellent état, le paysage toujours aussi sublime et verdoyant. Les camions sont en congé et les voitures de tourisme circulent comme chez nous pour le week-end pascal…Comme d’habitude les vingt premières minutes sont difficile puis je prends le rythme. Quand je pense qu’une personne m’a dit que la route était plate jusqu’à Pasto, je lui ai dit que c’était impossible vu que Chachaguï était à 2000 mètres et Pasto à 2551 mètres, en fait je vais devoir monter , 850 mètres en pédalant, le reste en poussant. Je passe un col puis descend sur Pasto qui est une grande ville, je dépasse des quartiers sur la colline qui ont l’air plus que pauvre et je suis prise dans une pluie diluvienne très désagréable. Je me dirige vers le centre, cherche un hôtel et un magasin de bicyclette en même temps, je cherche longtemps, l’hôtel est trop cher, le premier magasin de bicyclette n’a pas de mécanicien, il tombe toujours des trombes d’eau. Je repère le deuxième magasin de bicyclette, lui dit que je vais d’abord manger et boire sinon je vais mourir (et c’est vrai). Je me fais aborder par un vieux de mon âge qui me sort une photo de quand il était jeune et faisait du cyclotourisme… Puis dans le magasin de bicyclette c’est l’attroupement, examen (et admiration) de la bicyclette, interview (et admiration) de la cyclo… Essai de la bicyclette par le mécanicien, le diagnostic tombe et est sans appel, ce n’est pas grave, ce n’est pas le dérive-chaîne mais la pédale. Il va pour démonter ma pédale avec une clef à vis, je l’arrête vite et lui dit que tout se démonte avec une clef allen, pour une des pièces il n’a pas la bonne clef, je sors (pas peu fière) les miennes, puis la pédale va passer sur le billard (on est vraiment dans le billard aujourd’hui), elle est serrée dans un serre-machin il force dessus avec des clefs, je n’aime pas ça, je n’aime pas ça, il remonte le tout, vérifie tout, me dit que tout le reste va bien, refuse que je le paie, je le paierai quand même, puis il y a la séance photo, échange de mails, l’habitude quoi… Tout le monde me dit que je suis « guapa », je ne savais pas trop ce que cela voulait dire, c’est parait-il un grand compliment, cela veut dire courageuse. La guapa elle s’est fait indiquer un hôtel moins cher avec eau chaude, en plus il y a une fenêtre et la wifi qui arrive pas dans sa chambre, ce qui fait qu’elle s’est installée dans le salon pour lire ses mails et maintenant elle a le dos vrillé juste à la sortie de nerf sciatique et ça l’inquiète vachement, surtout que tandis que je corrige les fautes ça descend dans le nerf sciatique, aïl, aïl.

Ce soir sortie, visite des différentes manifestations pascales, il y le concert rock au bénéfice d’associations caritatives ( je crois d’état) qui clame « rumba christo », la cérémonie dans la cathédrale qui est d’un triste à mourir, et dans une petite église un chant d’une beauté prégnante… Ici Pâques est l’équivalent de Noël chez nous.

Pour une fois j’ai pris la précaution de prendre la carte de l’hôtel, je me fais aider par des policiers qui ne connaissent pas la ville car ils sont de Bogota, mais en cherchant à trois et en demandant à d’autres on trouve. Un des policiers s’était proposé de me raccompagner. Ici la ville est très pauvre, qui dit pauvreté dit risque d’insécurité. Que de différences d’une ville à l’autre, d’un village à l’autre, différences de toutes natures, culturelles, la manière de s’habiller, de vivre et même de parler, les maisons sont différentes aussi, la richesse ou la pauvreté aussi, et apparemment selon ce que les gens me disent cela ne pose pas de problème.

Tandis que j’essayais de lire et de répondre à mes mails une femme m’a branchée, je crois qu’elle voulait aussi me convertir, mais mes convictions sont tellement profondes que mes interlocuteurs le sentent, ce qui n’empêche pas de dialoguer, de parler de la vie, de la Colombie, j’apprends beaucoup de choses, j’apprends un point de vue, je ne veux pas généraliser.

Et puis on finit par parler de la pluie et du beau temps, ce qui est sûr c’est que le climat a changé, qu’il est devenu imprévisible et compliqué…

J’ai vu le journal de ce jour, on ne parle que de ça, partout les routes sont coupées et des gens se retrouvent sans abri. J’ai quand même eu deux jours et demi de répit…

Voilà je suis contente de ma journée sauf cette douleur au dos qui est différente de celle de d’habitude, la douleur de d’habitude que je sais apprivoiser, celle-là elle me fait peur.. J’espère ne pas être à nouveau clouée au lit demain… Parce que là il va me falloir trois ans pour aller à Ushuaïa… Et demain je voudrais voir le volcan et avec un peu de chance il y a un créneau entre sept et huit pour ne pas être dans le brouillard, y a pas, ici c’est compliqué. Que des gens soient venus ici guidés par la recherche de l’or, je veux bien, mais que des villes se soient développées dans un environnement si dur, j’ai du mal à comprendre…

Bisous tout le monde

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J91 : journée neutralisée

J91 : journée neutralisée

Et bien voilà j’entame bien ma quatrième trentaine, clouée au lit par une méchante fièvre, j’essaie à trois reprises de me lever, je ne peux, j’abandonne et reste couchée, je vais passer presque toute ma journée au lit ne sortant du coma que dans l’après-midi…

Le soir quand même je vais voir la procession du vendredi saint, impressionnante pour ce petit village de Chachagui, oublié sur les flancs de la Panam, au moins cinq Christ, quatre Vierges et environ 3000 processionnaires…

Besos a todos

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J90 : Espectacular… en images

La route d’hier, vertigineuse aussi…

La ou j’ai dormi

LE tunnel

Sont sympas ils previennent…

Fantastique…

La route…

Le rio, je ne me lasse pas…

ENFIN… Que d’epreuves avant d’etre integree das l’equipe nationale colombienne…

Espectacular…

Un nouveau danger… Qu’est-ce ? Je ne sais…

Mon premier avion depuis 3 mois… Echange ?

Le village de l’aeroport

Muchos besos

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J90 : Espectacular…

J90 : Espectacular…

Jeudi 21 avril 2011

Llenas -Chachagui

Distance parcourue : 29,79 km

Vmoy : 6,6 km/h Vmax : 43,5 km/h

Température : minima : 20°, maxima : 40°

Dénivelée positif : 975 m

Dénivelée négatif : 391 m

Heures sur le vélo : 4H30’11 »

Départ : 8 heures 08

Arrivée : vers 414heures 15

Résumé de l’article

  • Objectif : Chachagui
  • Conditions météorologiques : couvert, frais au départ puis douce chaleur alternance nuages et éclaircies, trombes d’eau après l’arrivée.
  • Etat de santé : pas top
  • Particularités de la journée : Une route dans des gorges somptueuses qui monte. Une route souvent en mauvais état. Très peu de circulation. De la chaleur. Rencontre de cyclistes colombiens qui vont à Ipies mais avec assistance. Je monte bien et m’écroule de fièvre à l’arrivée

Très mauvaise nuit, chaud, froid, je glisse de dessus mon matelas et les ressorts me rentrent dans le dos, les camions font un bruit d’enfer. Au matin j’ai une diarrhée pas possible, je passe les détails…

Au lever les nuages sont là, je ne me sens vraiment pas très bien.

Je pars quand même, cela commence par une descente qui effectivement est vertigineuse quand on la regarde, pas quand on est dedans, je passe le tunnel très prudemment, feux clignotants allumés devant derrière, frontale sur la tête, pour le deuxième tunnel je me passerai de la frontale.

La route va descendre dans des gorges profondes de plus de 1000 mètres, un viaduc lui permettra de franchir le rio, puis évidemment il va falloir remonter, je vais tout remonter sans mettre pied à terre, le paysage fait de grandes roches noires avec des touches jaune pale est d’une beauté époustouflante ( je vais bientôt devoir sortir mon dictionnaire de synonymes pour décrire tant de beauté), amis cyclotouristes ne ratez pas cette partie de la Panam, c’est vraiment trop trop beau. La route après le tunnel est excellente, mais ça ne durera pas, elle fera place à d’espèces de gros graviers rugueux goudronnés qui rendent difficile la montée et qui vous secouent, puis les inévitables galettes qui vous freinent et vous secouent.

Je rencontre des cyclistes qui m’intègrent dans leur équipe, il s’agit de l’équipe colombienne nationale, je vais devoir faire un break pour faire le tour de France avec eux, je ne plaisante pas : voila la preuve…

Lentement mais sûrement je vais sortir de ces gorges et déboucher sur un plateau de pâturages et je vois… mon premier avion depuis trois mois. Il y a un aéroport, donc forcement des étrangers, qui forcement se mettent en prison dans des résidence sécurisées… sans commentaires… La Colombie est un des pays les plus sûrs au monde…

Je m’arrête à la première buvette, ils n’ont pas de coca, un jus d’ananas frais le remplace avantageusement. Je suis épuisée. Plus loin je m’arrête et me force à manger : une soupe dans laquelle je mets un bol de riz. Un cycliste me fera la conversation tout le long du repas et moi je ne me sens pas très bien.

Je reprends la route, en Fait Chachagui est à plusieurs kilomètres de l’aéroport et ça monte, les derniers 800mètres je pousse, je suis vraiment épuisée. Je dépasse le village sans voir d’hôtel, j’y retourne, demande, on m’indique un hôtel qui est aussi bien qu’on puisse l’espérer ici, et ouf, l’hôtelier répond favorablement à ma demande, j’ai une chambre avec fenêtre donnant sur la nature. La douche bien sûr est électrique et froidasse.

A peine arrivée il tombe des trombes d’eau et l’orage se met à gronder, j’apprends d’ailleurs que là où je suis, normalement décembre, janvier février sont secs, puis mars, avril, mai humides, puis juin, juillet , août secs, et re trois mois humides et ainsi de suite, mais ça c’était avant le changement de climat et le phénomène el Nino, là tout est perturbé. Il repleuvra dans la nuit. C ematin c’était couvert, et en ce moment ça se dégage..

Revenons à hier : je me sens vraiment très mal, il me faut vraiment de la volonté pour me doucher, je grelotte, j’ai à nouveau beaucoup de fièvre, je me couche, dors toute l’après-midi, il me faut à nouveau beaucoup de volonté pour sortir acheter ce dont j’ai besoin. De courage je n’en ai pas pour aller manger. A l’hôtel ils vont me préparer un chocolat chaud et deux petites brioches que j’arriverai à avaler.

Réveil à 6 heures, j’ai encore de la fièvre, je reste couchée, à 7 heures et demi rediarhhée, je préviens l’hôtel que je ne déjeune pas et reste, je suis physiquement dans l’incapacité de monter à Pasto (oui il faut encore monter), je me recouche, et là il est midi je reprends des forces. Je ne sais pas ce que j’ai : fièvre, un peu mal à la gorge, diarrhée. En France on dirait une gastro, sous ces latitudes ça peut être plus compliqué que ça, à suivre. J’ai longtemps hésité à ne pas partir car mon programme était bien établi : vendredi saint où tout est fermé je roulais, samedi réparation du vélo, dimanche et lundi tourisme, ce qui au passage si il fallait commander une pièce aurait permis de l’attendre. Bon je m’adapterai. Là c’est pas ça mais je vais mieux. Je vais me refaire une tête qui ne fasse pas peur et essayer d’aller manger.

Au fait j’ai l’explication de la Panam quasi déserte : pendant la semaine sainte les camions soit  ne roulent pas, soit roulent le soir où le matin très tôt… J’espère que c’est faux et que ma chère Panam ne va pas se transformer en enfer la semaine prochaine…

Bisous tout le monde

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J89 : je l’aime cette Panam…

J89 : je l’aime cette panam…

Mercredi 20 avril 2011

Remolino -Llenas

Distance parcourue :  31,43 km

Vmoy : 7,6 km/h Vmax : 40,9 km/h

Température : minima : 23°, maxima : 32°

Dénivelée positif : 796 m

Dénivelée négatif : 315 m

Heures sur le vélo : 4H06’38 »

Départ : 8 heures 00

Arrivée : vers 13 heures

Résumé de l’article

  • Objectif : Avancer de 30 km, m’arrêter en fonction des possibilités de logement et de ma forme
  • Conditions météorologiques : couvert, douce chaleur
  • Etat de santé : bon sauf doigt et main
  • Particularités de la journée : J’adore cette Panam, ce n’est pas ce que je croyais, c’est une petite route de montagne somptueuse, la chaussée gagnerait à être en meilleur état, c’est que je deviens difficile… Je monte très bien… Très peu de circulation. J’ai trouvé un petit hôtel ( j’ai honte, 2 euros 50) simple mais propre et surtout où je me sens super bien. Je me suis refait une beauté capillaire d’enfer… ( pas vert fluo quand même…)

Il n’a plu que quelques gouttes hier soir… Ce matin le ciel est couvert mais la température est agréable, ni collant ni polaire. Je reprends ma Panam qui a décidé de m’offrir son peu de circulation… En fait les camions circulent surtout entre 18 heures et minuit, puis entre 4h30 et 9 heures, après pas grand chose.

La route est en mauvais état, encore quelques descumbres mais moins. A peine sortie du village je vois une maison sur la droite de la route, maison qui fait réparation de voitures et qui loue des chambres pour la nuit, sur la gauche de la route, juste en face de la maison une grande zone d’éboulements, je me dis qu’eux n’ont pas peur d’habiter là, moi je n’y passerai pas une nuit, je passe à petite vitesse vu que ça monte et là j’entends le bruit caractéristique des pierres qui se mettent à tomber, je regarde pour éviter, j’accélère (c’est-à dire que je passe de 5,2 km/h à 5,4 km/h et rigolez pas, je voudrais bien vous y voir moi en train de grimper en vélo avec un vélo plus lourd que vous) je me prends une pierre sur la roue avant, pas de dégât apparent.

La route monte et je pédale bien, les premières vingt minutes sont toujours un peu dures mais après je prends le rythme, je suis dépassée par de vrais cyclistes qui ne me croiseront à la descente qu’ à moins d’un kilomètre du col. Évidemment ils me félicitent, et moi je suis très fière. Une fois dans les virages de Jonchères des jeunes n’ont cessé de me doubler et moi de les redoubler, finalement avec ma petite vitesse bien régulière je finis par avancer. Le matin quand ça commence à monter je m’efforce de bien prendre mon petit rythme, et après je ne m’arrête plus, d’où le peu de photos ( vu que ça a monté presque tout le temps et que si je m’arrête je ne repars plus vu l’absence de puissance de mes muscles et bien pas de photos, j’ai fait une exception pour l’arbre car j’ai bien envie de le peindre celui-là, dans mes couleurs à moi…). Donc je suis contente car je gère bien ma montée, le paysage comme d’habitude est somptueux, la route va grimper un premier col pendant 17 km, redescendre sur un kilomètre, puis remonter un autre col, puis suivre le flanc de la montagne tout en montant, la température est plutôt chaude, je transpire un max, signe que je m’hydrate bien. Sur la droite de la route un immense ravin avec au fond un rio toujours aussi majestueux. Je croise quelques rares et minuscules villages, dans l’un d’entre eux même pas une boutique. Vers 11 heures je m’arrête à un restaurant et bois un coca. Un vendeur de poissons passe, les poissons viennent de la mer je ne sais combien de jours ils ont…

La route est fendillée de partout, faisant des galettes, malgré ma fourche assortisseuse je suis secouée comme un prunier. Au kilomètre 20, une zone de restaurants et d’hôtels, je suis un peu tentée mais je voudrais avancer pour faire 30 km, histoire de couper mon trajet jusque Pasto en trois parties à peu près égales, je me dis que je prends un risque de devoir faire beaucoup plus et galérer en fin de journée si ça monte mais tant pis, puis je passe devant des restaurants, il est 13 heures, je n’ai pas trop faim, mais surtout je me suis rapprochée des nuages et je vois en face une route vertigineuse et le ciel menaçant de me tomber sur la tête (ce ne sera que quelques gouttes) je préfère ne pas m’arrêter, ça descend, et dans la courbe, juste avant d’attaquer la route vertigineuse, laquelle se termine par un tunnel qu’il vaut mieux ne pas rater vu le précipice, que vois-je ? Un hôtel, j’hésite, je continue, je ne continue pas, je me renseigne sur la route, bof en fait les gens ne savent pas. Allez j’ai bien grimpé, j’ai réalisé mon objectif des trente kilomètres, je suis encore dans une zone tempérée et puis j’ai du retard dans mes écritures et préparation des photos et videos (oui j’en ai plein, mais il faut que je les traite et que je trouve un internet haut débit pour les mettre en ligne) et aussi je veux me refaire une beauté dans mes cheveux, et pour cela il me faut du temps et un endroit tempéré. La chambre est très agréable avec fenêtre, vue sur la route vertigineuse et surtout je m’y sens bien, il y a comme ça des endroits où je me sens bien et d’autres pas, je suis à peu près persuadée qu’il y a des ondes avec lesquelles on entre en résonance ou pas. Ici il n’y a qu’un hôtel, une boutique, un restaurant et une station de lavage de voitures et la Panam qui me plait bien, donc je m’arrête. Demain la route vertigineuse et le tunnel (il y en a deux parait-il), et je suis sûre que vue d’en face la route où je suis procure le même effet, et après je verrai si je mets un jour ou deux pour aller à Pasto. Je me suis renseignée, le volcan serait toujours interdit au public, il ne fume pas mais tremblerait, ce serait drôle de voir ça… A suivre… J’ai des fourmis dans les doigts à force de tirer sur les cornes pour monter, et oui on monte avec ses jambes mais aussi ses bras, ses mains, et la tête et le cœur et l’âme, et bien l’âme elle était bien aujourd’hui…

Quand même ils sont beaux ces monstres de la Panam, surtout tous feux éclairés, heureusement qu’il y en a peu et qu’ils ne roulent que de nuit, je ne sais ce que cela sera en Equateur… On verra…

Et le rio ? J’ai oublie le rio, le voila :

Sous un autre angle :

Bisous tout le monde avec des fleurs :

J’espere Enzo que tu apprecies l’immense effort que j’ai fait pour mettre texte et images ensemble…

Enzo pour ceux qui ne le savent pas est un cyclotouriste qui vient de realiser Quito-Ushuaia en velo tout par des chemins de traverse, tout cela parce qu’il court apres la belle Corinne… L’amour, l’amour… vous fait realiser des miracles, parce qu’ils en ont eu des aventures les cyclocosmos…

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J88 : Sous le soleil… en images

Y a quand meme des eboulements (petits)

Et des chutes d’arbre

Et des chutes de pierres

Et ca continue encore et encore…

Le encore…

Le et encore…

Des ptis trous des ptits trous…

Du beau…

Les plus fideles des fideles…

Velo avec sechoir integre…

Ah cette Panam elle sait plus quoi inventer comme obstacle…

Et ca continue encore et encore…

Cactus au milieu du desert (au passage ma petite soeur toi qui croyais que les cactus ca supportait pas l’eau…)

Remolino

Re Remolino

Besos a todos

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