J9 ou la descente de la mort…

 Samedi 29 janvier 2011

Colonia Tovar- La Victoria

Dénivelée je sais pas, un altimètre, plus celui de mon compteur, pas un qui marche

L’altimètre me dit dénivelée positif : 1498m, dénivelée négatif : 5648 mètres, c’est possible, ce fut une descente infernale…Le compteur vélo me dit : positif : 299 m, négatif : 1853 m, l’ a tet raison ce compteur, l’autre ça doit être le cumulé en 2 ou 3 jours, je sais pas.

38km (un record)

Vmoy :11,2 (là record depuis le début de mon équipée!!!!!!!!) Vmax :40,3 (c’était pas dans la descente de la mort, suis pas suicidaire)

Température mini : 16°, max : 38°

3H22’33 » sur le vélo, le reste étant passé soit à respirer, soit à laisser refroidir les freins.

Donc ce matin, je peux avoir une connexion internet à la réception de l’hôtel, suis bien, tranquille, ça télécharge bien? Hier soir n’y étais pas arrivée car je n’avais pas bien compris les explications, croyais que je pouvais me connecter dehors, la réception étant fermée mais par wifi, en fait la réceptionniste laissait pendre le fil par la fenêtre…

Hier soir la personne qui servait à manger dans un mauvais fastfood allemand (et cher) m’avait dit qu’il y avait 27 km pour rejoindre La Victoria (ville où je voulais régler mes problèmes de téléphone) et là j’étais bien, hésitais à me reposer et remplir mon blog de mon baratin et mettre des photos et remercier tous ceux connus ou inconnus qui m’encouragent, donc j’hésitais… en parlant avec la réceptionniste (malgré mes problèmes de maîtrise du vénézuelien continue à parler) j’apprends que si je pars je dois le faire à 11 heures et qu’elle a trouvé quelqu’un pour changer mes euros. Je suis bien là, mais n’aime pas cet endroit un peu bizarre où je ne sais plus où je suis : en Allemagne ou au Venezuela. En tous cas ils perlent une drôle de langue, et visiblement il y a des descendants des anciens colons allemands. Au bout d’un moment j’en ai marre de taper sur l’ordinateur et me décide à partir pour une petite promenade de santé, vite je range mon bazar que je sais si bien mettre, je récupère le linge qui a séché au soleil sur le balcon, je change mes euros, la personne me propose de m’emmener, réexplique que ce n’est pas mon choix. décolle à 11H 15, quand je dis que je décolle, c’est un euphémisme, commence par pousser difficilement encore une pente qui avoisine les 30 ou 40%, je pousse sur 10 mètres, je respire, je pousse et cela pendant 2 km, même certaines voitures doivent s’y reprendre à 2 fois pour réussir à grimper. Je pense à la sortie du village à me ravitailler en boisson de réhydratation et chocolat. Les nuages évidemment ont obscurci le ciel et voilent les sommets. Puis c’est 5 km de montée poussable ou parfois roulable (jamais plus de 50 mètres à la fois). Il commence à faire froid, je m’habille, lors d’un habillage le vélo se déséquilibre (les endroits plats n’existent pas ici) et la pédale me rentre dans la cheville, j’ai franchement mal, suis un peu inquiète, mais ça saigne pas et finalement ça va. Je commence à être franchement dans le brouillard et puis le sommet et les cris de joie et de victoire pour tous, même ceux montés en voiture… Le paysage a changé, la forêt équatoriale, puis les cultures (beaucoup de fraises) ont laissé place à des montagnes dénudées et austères et toujours aussi emberlifoquées dans tous les sens. Je suis sur une route touristique, on est samedi, il y a des touristes (et oui les vénézueliens font aussi du tourisme, font pas que tuer les estrangers…),  je vois même deux parapentes, j’ai franchement froid, me couvre un peu plus et décide de manger plus bas quand il fera meilleur. Finalement je mange sur un coin d’herbe à coté du poste de contrôle, tranquilos, tranquilos car je ne sais pas ce qui m’attend… La descente était hard, là elle devient duraille de chez duraille, suis souvent en position debout, bien positionnée à l’arrière de mon vélo car la route est toujours à plus de 20% de pente, les virages sont hyper-serrés, et la route est cassée, ne peux répondre aux encouragements des voitures qui me doublent, suis beaucoup trop concentrée, régulièrement je m’arrête, histoire de reprendre mes esprits et de laisser refroidir mes tocos (mes freins), je regrette finalement de n’avoir pris qu’un jeu de rechange, car à ce petit jeu-là, mes patins vont vite être usés. Ne peux descendre comme je l’ai appris : freiner, lâcher pour laisser refroidir, là c’est freiner tout le temps, n’ai jamais fait une telle descente, c’est vraiment la descente de la mort… Enfin j’arrive dans la vallée, la température a changé: 38 au lieu de 16 et la route est roulable, c’est un vrai miracle, je ne savais plus ce que c’était…(enfin y a quand même des ponts dangereux) La route est bordée ça et là de boutiques ou fermes, l’endroit a l’air sympathique. A un moment donné je crois avoir dépassé Victoria sans l’avoir vue, non c’est juste que les kilomètres annoncés sont erronés. Me voici dans La Victoria, enfin ce que je crois être La Victoria, suis juste dans une banlieue, mais une banlieue sympa. Me renseigne pour trouver un hôtel ou une posada, au passage je vois que les vénézueliens peignent les arbres de couleur vives, ça me donne des idées… Après les cailloux, le peinture des arbres, heureusement que je ‘ai pas de voisins, sinon ils me tueraient… Mille fois je demande mon chemin, tombe sur magnifique hôtel, mais trop cher, la réceptionniste me donne deux noms, je cherche, traverse cette fois-ci le centre ville, à un feu rouge une femme vient carrément me féliciter et me serrer la main. Puis je traverse une banlieue pourave, suis à moitié rassurée, mais il n’y a aucune agressivité envers moi. Le premier hôtel est complet, le deuxième a des chambres de libre, c’est cher aussi et c’est sinistre. Je demande à changer de chambre, la première proposée puant le tabac. Finalement le réceptionniste me conseille de monter le vélo dans la chambre, ce qu’un sherpa vénézuelien me fait. Je prends rapidement une douche et essaie de trouver la boutique de téléphone, j’arrive, c’est fermé, il est trop tard, retraverse la ville en sens inverse, évite comme me l’a conseillé le réceptionniste la banlieue porave, de toute façon, avec mon sac plastique à la main me fond dans la population locale. J’achète quand même pour demain les boissons de réhydratation, des fois que le dimanche tout soit fermé, j’achète aussi du chocolat. Je mange à l’hôtel prends une « portion »: des frites, des tomates, des cœurs de palmiers (très très bons) et du concombre, sors de table en ayant faim, me venge sur le chocolat dans la chambre, la fin est revenue, c’est bon signe, la turista est partie, merci les remèdes indiens de ma bienfaitrice, en revanche je ne pisse toujours pas, il faut absolument que j’augmente mes rations de boissons. Voilà, encore une belle journée. Demain les difficultés d’orientation vont commencer car là j’étais sur la partie agrandie de ma carte…Vais me diriger vers la laguna de Valencia et ne sais si passerai par le nord et le sud de ce lac, cela dépendra des renseignements glanés (trafic, état de a route, beauté du paysage) forcement vais devoir remonter tout ce que j’ai descendu… Je ne jetterai ma nourriture avariée qu’après l’avoir remplacée, ne sais si demain dimanche tout est fermé ou pas.

Petit détail pratique et important pour moi qui me sers de tous ces objets électroniques lourds, inutiles mais que j’adore, je savais qu’au Venezuela il y avait différentes sortes de prises, mais savais pas que dans une même chambre ça pouvait exister, bin oui, pour remédier à ça ai déplacé le lit, faut dire qu’avec mon poussage commence à avoir des bras de déménageur…

Bisous toutes et tous, y hasta luego et continuez à m’encourager de vos commentaires, vous ne pouvez savoir quel bien ils me font… Et je ne vous en remercierai jamais assez…

Publié dans Venezuela | Marqué avec , , | 7 commentaires

J8

Vendredi 28 janvier 2011

J’écris dans une posad a, dans mon duvet avec ma veste en duvet en attendant qu’il y ait de l’eau chaude, quand je suis arrivée il n’y avait pas d’eau du tout, du coup suis allée laver mon vélo au rio, l’eau était froide, ça plus le refroidissement de la descente sur un corps et des vêtements imbibés de transpiration et la sanction est immédiate. Alors ce matin départ plus tard que prévu, il n’est pas loin de 10 heures du matin, mais quand on est chouchoutée comme je l’ai été dans ma famille d’accueil, le moins que l’on puisse faire est de respecter leurs coutumes, donc attendre l’heure du lever, attendre l’heure du desayunar et manger même si votre estomac dit non, écrire enfin sur votre petit fanion, et ce après grandes réflexions ma bienfaitrice, nous écrivons donc : ciudado abuela ! Ciudadana universal…..

Et au départ son mari trouve que mon fanion attaché comme ça avec un extenseur cela ne fait pas sérieux, je lui explique qu’avec mon chargement ne peux utiliser le porte-fanion, qu’importe il le déplace. Au passage j’apprends un nouveau mot, facile celui-là : clef Allen se dit Allen… Et encore avant de partir faut que je téléphone à la mama de ma bienfaitrice, et à une amie, dire qui je suis, où je vais, je le fais de bonne grâce, ces gens m’ont tant donné. Me voilà donc partie, les renseignements sont dix kilomètres de montée, et après ça monte et ça descend. Le ciel s’est déjà couvert la température avoisine les 21 degrés, parfois quand le soleil perce elle frôle les 28 degrés, compte-tenu de l’ombre et de l’humidité il ne fait pas trop chaud, me couvre et me découvre, évidemment je pousse, les cotes en-dessous de 20% ils connaissent pas ici, l’endroit est plus peuplé et il y a des voitures ( surtout des camionnettes) et des mobylettes qui passent, quelques boutiques aussi au bord de la route, et oui, même une boutique de souvenirs… A un moment le brouillard m’envahit, c’est un peu impressionnant, mais il disparaît vite. La forme n’est pas encore tout à fait revenue (je crois que je suis allé très loin dans le malmenage de mon corps) mais quand même je souffre moins qu’hier. Je calcule dans ma tête qu’à la vitesse où je vais il va me falloir 3 ans pour atteindre Ushuaia, j’ai bien fait de refaire faire ma carte bancaire, vais peut-être devoir jongler avec les visas…) Après8km de poussage je décide de faire une pause déjeuner, j’achète la boisson de réhydratation recommandée par ma bienfaitrice et sors le pique-nique qu’elle m’a préparé, ce sont des galettes, j’ai oublié le nom, l’une de mais, l’autre de je sais pas quoi, je mange ce que je peux, pas beaucoup, mange du chocolat (ai ma technique pour le conserver sans qu’il fonde…) bois toute la bouteille de réhydratation, je sens qu’elle m’a fait beaucoup de bien, continue à pousser allègrement quand soudain de la civilisation : un écriteau bifurcation Caracas, Colonia Tovar. beaucoup de trafic et beaucoup de pollution sur la route que j’emprunte, déjà je regrette la jungle, la montagne (j’y suis encore pourtant), en fait ce que je regrette c’est la nature sauvage sans personne, ou des gens qui font corps avec cette nature, même si le prix à payer est très fort. La route qui descend cette fois-ci sur Colonia Tovar et qui est aussi la route de Victoria est striée dans le sens de la longueur, c’est à dire que vous empruntez une route descendante à forte déclivité avec une multitude de rails de chemins de fer, vous me suivez ? Non ? Tant pis… Colonia Tovar est une ancienne colonie allemande, assez surprenante car tout est resté en l’état, on se croit en Allemagne, je pense d’ailleurs que beaucoup de touriste allemands y viennent. A l’entrée un genre de contrôle et des prostitués travestis. Une fois dans la ville je regrette d’être venue là, je me dis que cela va être dur de trouver une posada abordable, impossible de bivouaquer, et je pense que l’accueil doit être différent. Bon je continue à faire comme je le fais depuis le début, m’arrête, demande mon chemin, demande si il y a une posada ou un hôtel pas cher, certains ne savent pas, puis d’autres me donnent une direction. J’ai mis mon guide dans une sacoche arrière inaccessible, donc vais me débrouiller sans, je finis par arriver à une posada, vais demander le prix : 200 bolivares, ouf c’est dans mes prix, surtout que depuis plusieurs jours je ne dépense plus rien. Le jeune homme à la réception me donne la clef de la chambre, me dit que pour l’eau il faut attendre une heure, moi qui voulais faire une lessive. Toutes mes affaires puent, l’humidité s’infiltre partout et comme les sacoches sont étanches… Pour le duvet j’ai trouvé une solution, je mets mes affaires de toilette dans le sac. Donc en arrivant dans la chambre je sors tout pour essayer d’aérer, et aussi je fais sécher la tente, je comprends les difficultés des cyclocosmos pour le séchage de tente. Puis jevais laver mon vélo. Alors pour le jeu du délestage, ça continue, là c’est du délestage automatique par perte ou oubli de choses, facile à trouver d’une part pour ceux qui me connaissent, d’autre part si vous lisez attentivement ce que j’écris, donc ce que j’ai fait. Mon système dans le duvet plus la veste en duvet sur un corps dépouillé de vêtements « mouillés de chaud » comme ils disent à Grenoble est efficace, ai les mains déparalysées…Suis en train de ne pas regretter mon chargement, tout me sert… Ce soir j’ aurais bien mangé un steak frites, mais je crois qu’ils ne proposent que de la choucroute.

Voilà désolée mes amis et mes enfants de vous avoir laissés sans nouvelle, mais j’étais au bout du monde…

Mon corps a vraiment souffert, le jeune, les efforts insensés, la turista, je vois que j’ai atrocement maigri, mais j’ai tellement grandi dans ma tête, et puis je sens que mon corps va reprendre le dessus, que je suis sur la bonne pente ( des pentes ici y en a, y a même que ça…) Et puis suis si heureuse, même si pour l’instant ne fais que des sauts de puce… Pour demain il y a deux routes qui vont à Victoria, elles sont toutes les deux aussi encombrées, je sens que cela ne va pas être forcement drôle, il y en a une plus pentue que l’autre, je vais prendre la moins pentue…Même si ce que j’en ai vu est atroce…

Vais voir si l’eau est chaude. Puis irai voir si connexion internet, puis irai manger en ville, et boire une bière, ici en Allemagne ça ne doit pas manquer. Au fait la posada est superbe, nickel-chrome de chez nickel-chrome, style allemand oblige… Elle est un peu en dehors de la route et elle donne coté montagne, magnifique, sauf que d’abord y avait pas d’eau et maintenant y a pas d’eau chaude…

Bisous toutes et tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures…

Publié dans Venezuela | Marqué avec , , , , , , | 9 commentaires

Jeudi 27 janvier 2011

A écrire…

Publié dans Venezuela | Laisser un commentaire

J6 ou 6ème PCVF ou première attaque de brigands

J6 ou 6ème PCVF ou première attaque de brigands

Mercredi 26 janvier 2011

Porto Cruz del Limon-Museo Archeologica quelques kilomètres et un certain nombre de mètres en dénivelée au-dessus de Hacienda Limon, soit au total 33,35 km

Tout a bien commencé, lever 6 heures, la turista va mieux mais ne peux avaler que du coca.

Départ 7 heures, j’ai des provisions : l’espèce de brioche chimique, du chocolat, plus d’un litre et demi de coca et quelques 4 litres d’eau.

Il fait 19°, pour moi c’est frais j’ai donc enfilé mon collant gris, un sous-pull doux et ma petite polaire orange.

Personne n’est encore dehors, tout est fermé, le lever se fait un peu plus tard ici, je pédale, rencontre quelqu’un et m’arrête pour vérifier que suis sur le bon chemin, cette fois-ci ne me suis pas trompée. J’ai du mal à redémarrer ( la pente), je pousse, c’est un régal de pouvoir pousser après avoir porté si longtemps. Comme tous les matins le ciel est d’un bleu d’enfer, bientôt je quitte la polaire orange mais il me faudra longtemps avant de quitter le collant, la route est ombragée et quasi déserte. Je me sens toujours autant en sécurité. Régulièrement je bois du coca, je sens vraiment que c’est mon EPO à moi, et puis ça passe bien, très très rarement j’arrive à monter sur mon vélo, je pense que la pente avoisine les 20 %. Ainsi passent les heures dans un paysage digne d’un conte de fées avec les petits oiseaux et tout et tout. Je traverse un minuscule village de dix maisons, parfois des boutiques en terre battue sont abandonnées le long de la route. Une camionnette me dépasse et s’arrête, ça y est je me dis c’est le raquettage ou l’enlèvement, non c’est juste qu’ils me proposent de m’emmener plus loin, je leur explique mon choix, ils comprennent,( zut les bêtes rentrent dans la tente, me demande vraiment par où), je leur demande si ils n’ont pas de coca à me vendre vu qu’ils transportent des bouteilles, en fait elles sont vides, ils me disent que je trouverai des boissons fraiches 1 km plus loin, je n’ai pas trouvé, soit le système métrique vénézuelien est différent du français, soit je suis pas douée… Bientôt commence une longue descente, entrecoupée de montées et surtout d’énormes éboulements et de non moins énormes nids de poule, je suis très très prudente, plus la route est bonne, plus le danger surgit inopinément . Je passe dans une zone d’élagage, tout est fait pour remettre en état la route depuis les dernières inondations .J’arrive à Hacienda Limon, la première boutique ne vend pas de boissons, sauf de la bière, aujourd’hui non, la deuxième boutique vend coca et eau, j’achète une bouteille de chaque, je trouve que l’eau du robinet de Puerto Cruz que j’ai pastillé a une couleur marron peu engageante. Je me renseigne aussi sur la route, combien de kilomètres jusqu’au prochain village, et si ça monte et si ça descend et si on peut y dormir, il reste 18 km et ça monte. Ca monte, cela fait cinq heures et demi d’effort sans interruption, je décide de m’arrêter. Je demande si il y a un endroit où on peut dormir, réponse : non. Je dis que j’ai ma tente, ne puis-je la planter quelque part ? Réponse : pas ici, au musée archéologique pas loin sur la gauche. Une très jeune fille (17 ans) me propose de m’accompagner, pourquoi pas, j’accepte sauf que ce sont cinq brigands qui m’accompagnent, on rit, on chante on essaie de parler quand je vois ma pompe dans les mains d’un brigand, vite je la récupère et la remets en place et l’engueule comme du poisson pourri, bizarre, là je trouve les mots. Bientôt c’est ma sacoche à outils que j’ai eu tant de mal à rafistoler qui est détachée, je la remets en place. Et puis quoi ? Ma frontale dans les mains d’un des petits brigands, je la récupère, lui dit que j’ai des yeux derrière la tête et que je vois tout (c’est faux je bluffe). Les brigands commencent à me dire qu’il faudra que leur donne de l’argent pour m’avoir accompagnée, c’est contre mes principes, alors je leur explique que la jeune fille oui, mais que les petits non, que les enfants ne travaillent pas, qu’ils doivent étudier à l’école pour avoir une vie meilleure. On repart (faut dire qu’il y a plusieurs kilomètres à parcourir et que ça monte et se défendre contre dix petites mains fureteuses c’est difficile. Soudain je vois ma sacoche ouverte et mon porte-monnaie grenouille a disparu. Évidemment ils me montrent leur mains vides et leurs poches vides, je leur dis qu’il y en a un qui me l’a pris et l’a jeté dans le fossé. Je m’arrête et dis que ne repartirai que quand j’aurai récupéré mon porte-monnaie. Nous redescendons, ils l’avaient caché sous un rocher et avaient aussi enlevé les bolivares et les avaient cachés aussi, je récupère le tout (enfin le tout je sais pas mais je crois que oui). Une petite main fureteuse s’empare de la pochette de mon appareil photo, je lui dis de laisser ça, je fais un noeud avec les ficelles de la fermeture éclair, piètre protection ! Une camionnette s’arrête, j’explique mes malheurs au chauffeur, il me propose de m’emmener, mon dieu, le remède sera pire que le mal. Mon vélo est embarqué sans ménagement, et les enfants aussi.. Et nous voilà tous assis sur le rebord arrière, je me cramponne tant bien que mal pour ne pas gicler en dehors, pendant ce temps-là les petites mains fureteuses ont du se déchaîner. Mon sauveur nous laisse à l’entrée du chemin qui est fait d’énormes cailloux presque infranchissables. Je fais le bilan de ma sacoche, me manque l’appareil photo. Auparavant j’avais quand même donné 5 bolivares à la jeune fille, évidemment elle m’avait dit que ce n’était pas assez. Les gamins se sauvent, je les poursuis, ouf ça descend, car même dans ce sens ils courent vite, je les rattrapent. Ils me rendent l’appareil photo, puis la carte mémoire, je range le tout ils me reprennent le porte-monnaie, me le rendent et au passage me prennent 100 bolivares, me les rendent aussi, peut-être ils essaient, peut-être ils jouent, mais moi ça ne me fait pas rire du tout, me manque aussi la bouteille d’eau (qu’au passage ils avaient ouverts, histoire d’en perdre la moitié), donc ça ne me fait pas rire du tout d’autant plus qu’il faut que je regrimpe tout ce que j’ai descendu. J’arrive à nouveau sur le chemin de grosses pierres, sur la route passe un jeune homme en mobylette qui me demande si je n’ai pas vu les enfants, lui explique tout, lui dit que les enfants ont fait du stop et sont partis plus loin. Les voilà justement qui reviennent, ils se font engueuler par le jeune homme, la jeune fille devient très insolente, quand même je dis au jeune homme qu’ils m’ont tout rendu, j’apprends un nouveau mot « ladrones » Suant, soufflant, j’arrive à passer les grosses pierres, n’ayant pas envie de décharger pour voir à nouveau tout disparaître… J’arrive au musée, une petite maison, puis le musée et personne. J’appelle, allais repartir attendre parce que quoi qu’il advienne je ne vais pas plus loin, une vieille dame arrive et me dit que la personne arrivera vers 5 heures, vais m’asseoir dans le pré, fais le bilan de mes affaires et de l’état du vélo : une sacoche est cassée, l’attache du haut est sortie de sa loge, laquelle est en plastique très rigide, impossible de le remettre à la main, je regrette de ne pas avoir pris un tournevis plat comme me l’avait conseillé mon prof de mécanique vélo, essaie avec une clef Allen, ça va pas, essaie avec le tournevis cruciforme, ça va pas, me dis qu’avec les démonte-pneus ils vont casser, qu’avec l’Opinel vais y laisser au minimum un doigt, pense à l’ouvre-boite ouvre bouteille, galère, galère, galère mais y arrive. Au passage je règle l’attache d’une sacoche avant qui avait tendance à se détacher. Arrive enfin une dame qui me dit que c’est son frère qui s’occupe du camping (enfin moi j’avais pas vu que c’était un camping, d’ailleurs je n’ai vu les sanitaires qu’après avoir pris une douchette à la gourde), mais je peux planter ma tente. Je galère un peu, vu que dans le magasin ça paraît facile, mais après faut réfléchir, les explications sont en anglais et je me tue à oublier mon anglais… J’y arrive, mais c’est qu’elle est magnifique cette tente, un vrai petit nid douillet, juste j’aurais du prévoir de la monter dans l’autre sens pour avoir la tête en haut du coté de la fenêtre, ferais mieux la prochaine fois… Le temps a passé, il est 17h30, faut que je mange avant la nuit, because pas de nourriture dans la tente ( les bêtes, les expériences des autres cyclos me servent, style la tite souris qui fait un trou pour venir manger le pain, ou les fourmis qui se faufilent pour picorer les miettes, alors je mange dehors( et fais bien comme me l’a conseillé Pierre : toute la nourriture dans une sacoche étanche et suspendue au vélo pour éviter toute intrusion inopportune…) Mon repas sera, brioche chimique, chocolat, eau, je n’ai rien d’autre et de toute façon je sens que rien d’autre ne passera, me force un peu pour manger ( la turista ou le rétrécissement de l’estomac suite aux deux jours de jeune ?). Vais faire mes petits besoins naturels avnt de me coucher, me rends compte que c’est la première fois de la journée, je ne bois pas assez, il faut dire que j’ai une excuse, la couleur de l’eau…Voilà, suis bien en sécurité dans ma tente, la récompense de tous les efforts de portage est là, je pense à vous tous ma famille, mes amis qui s’inquiètent sûrement de ne pas avoir de mes nouvelles, mais depuis trois jours, pas de net et pas de réseau.

Sinon mes jambes sont dans un état épouvantable, les hématomes vont mieux mais suis pleine de griffures et de piqures de bêtes, mais au Mexique une dame m’avait dit que ce genre de piqûres ce n’était rien, et enfin mon dos a cessé de me faire souffrir (les coups de soleil, vu que mes rhumatismes m’empêchent de le crémer, que le torchon qui aurait pu me protéger a été élagué avant le départ et que dans le deuxième délestage y avait le tee-shirt censé me protéger des regards indiscrets mais qui m’aurait protégé du soleil. Alors les amis, vous avez plein d’indices pour les jeux du délestage, attends vos réponses… Je crois qu’il n’y aura pas d’autre délestage, tout me sert.

Besos a todas y todos et pas d’inquiétude tout va bien.

Aujourd’hui 3h33 en vélo, mon compteur ne comptabilise pas les arrêts qui sont nombreux sans jamais m’arrêter, oui c’est paradoxal mais c’est comme cela, je pousse, je respire, je pousse, je respire ou écris un poème dans ma tête style :

Le Venezuela C’est comme notre Diois Souvent ça s’écroule Ca nous tourneboule Au Venezuela On danse la ola Dans notre beau diois Gambadent les chamois Bien-entendu lucois Tourne tourne boule La pierre qui déboule

Allez c’est que l’idée ça à retravailler…

Rebisous

Mon compteur y me dit 6,3 de moyenne, possible, Vmax 87,6 les extraterrestres de l’autre nuit, 33,35 km, ça c’est sûr. La température a été moins forte aujourd’hui, max 31°.

En ce moment je serai 716 mètres d’altitude et il fait 28°.

J’aurais monté 652 mètres, c’est pas possible vu que je suis patie du niveau de la mer et que j’ai fait des montées et des descentes.

Je crois qu’il pleut comme tous les soirs dans la montagne, depuis que je suis là grand beau le matin et dans l’après-midi les montagnes se couvrent de nuages.

Je sais plus régler mon altimètre, Da au secours c’est toi qui me l’a offert, rebisous.

Publié dans Venezuela | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

J5 ou PCVF

J5 ou PCVF

Mardi 25 janvier 2011

Repos posada à Puerto Cruz del Limon

Posada dégueu mais m’en fous sauf que pas un endroit sympa où me mettre pour écrire… Là c’est dur.

Ca y est pas besoin de faire la manche on m’offre à manger, des pâtes, ils veulent tous que je mange des pâtes, à cause de la bicicleta.

Trempage de pieds dans la mer, elle doit être à 26 ou 27°, je ne me baigne pas, j’ai peur des rouleaux, en plus j’ai vu qu’il y avait des tourbillons là où se jette le rio, j’aime pas non plus les rios… Le reste j’aime et j’ai vraiment un bon contact avec les vénézueliens, c’est vrai, je crois qu’il est plus facile de voyager seule pour une femme que pour un homme…

Bisoussssssssssssss

Publié dans Venezuela | Marqué avec | Laisser un commentaire

J3 J4 ou 3ème et 4ème petits cailloux verts fluo

J3 J4 ou 3ème et 4 ème petits cailloux verts fluo

Bon suis perdue dans mes dates y a un perroquet qui vient de tenter de me picorer le pied, y vient de bouffer ma godasse ce con, sait pas qu’il faut qu’elle tienne un an…

Dimanche 23 et lundi 24 janvier 2011

Il fait beau, comme d’hab, ici le matin c’est soleil, et dans l’après midi les nuages envahissent le sommet des montagnes. Suis dans un petit coin de paradis, un hôtel vraiment de charme, hier soir ai chanté en français « joyeux anniversaire » pour André qui fêtait son anniversaire ( c’est bête ce que je dis, tant pis). Ce matin ils m’invitent à desayunar (déjeuner) avec eux, bien sûr j’ accepte. Sont 3 jeunes vénézueliens en week-end, apprennent le français à l’alliance française, Catarina est prof de plongée, André son élève, vont se marier la semaine prochaine. Pour l’anniversaire ils ne mettent qu’une bougie : 1 an de plus, je crois que je vais adopter cette coutume. Nous décidons de communiquer eux en français, moi en vénézuelien ( qui est quelque peu différent de l’espagnol, surtout l’accent,on m’a dit que je parlais le catalan…) Donc nous parlons, parlons, j’apprends mille choses que je mettrai en article ( ce perroquet crois que vais le tuer, ai enlevé mes savates, s’attaque à mes pieds) article donc ( lui crie dessus, au perroquet, pas à Jean-Luc, aucun effet…) article spécial à destination de jean-Luc.

Donc je pars plus tard que prévu, déjà le petit déjeuner est à 8 heures (c’était compris dans la demi-pension, au menu : jus de papaye, c’est bon, bon,bon, 2 rondelles de concombre, 2 oeufs que j’ai choisis brouillés, des toasts, de la confiture carottes-orange, miam, miam, du thé vert (à ma demande, ici la boisson nationale en dehors de la bière et du whisky est le café), explications sur ce que je fais, photos souvenirs, des contacts, notamment à Merida où habite le frère de Catarina, et en plus il connaît très bien la montagne, qui plus est Catarina me fait mon itinéraire pour aller à Merida, lui dit que ça ne me convient pas, elle m’en refait un qui passe par la montagne et qui est »muy bonito ». Tout est donc super, sauf que je pars tard, ceci est la première erreur de la journée. L’hôtelière m’a conseillé de ne pas rejoindre Colonia Tovar directement car la route est vraiment très mauvaise mais de passer par Porto Cruz. Je suis son conseil, pensai rejoindre Puerto Cruz en deux heures maxi, je ne cherche pas spécialement à acheter de quoi manger, pensant trouver là-bas ou trouver de la nourriture sur mon chemin, deuxième erreur de la journée… 5mn de descente et suis au minuscule village de Chichiriviche (l’hôtel était légèrement au-dessus) et là premier obstacle un rio à traverser, très large et surtout très fort courant, impossible à traverser. Demande vérification de mon chemin à quelqu’un, il y a deux routes, il me dit que l’une est très mauvaise et que l’autre aussi est très mauvaise(à mon avis l’autre est celle que je voulais prendre au départ), mais l’hôtelier m’a dit qu’il fallait que je traverse le rio. Je demande donc de l’aide, l’homme me dit que ce n’est pas possible de traverser le rio en bicyclette, trop d’eau, trop de courant, il faut passer par la passerelle oui mais il y a au moins 40 marches, je lui explique que mon vélo fait 40 kg, l’homme va chercher 2 jeunes, et à 3 ils arrivent à monter mon vélo, arrivés en haut les 2 jeunes disparaissent, à mon avis c’est un peu comme cela au Venezuela, si tu veux de l’aide faut demander et on te donne le minimum mais on te donne), donc avec l’aide du monsieur je descends la passerelle. Me voici partie, la pente est si raide que le plus souvent je pousse, le soleil tape, la température atteint bientôt les 38 degrés et ne commencera à baisser que l’après midi, je rencontre deux ou trois 4X4 puis plus personne, au bout de trois longues heures surgit un groupe de paysans, 4 hommes et 2 femmes, les hommes armés de leur machette, les femmes d’un couteau (au passage vous signale que les machettes c’est pas pour couper les cyclos en tis morceaux mais pour se frayer un passage dans la jungle, moi si j’avais eu une machette n’aurais pas les bras éraflés de partout. Je leur demande donc si suis bien sur la route de Puerto Cruz, ils me disent qu’il y a encore trois heures, le choc est rude, moi qui me croyais presque arrivée… A peine les ai-je dépassés que je ne peux continuer à avancer avec mon vélo chargé, arc-boutée sur mon vélo, les quatre patins de frein bloqués mon vélo dérape et recule, commence alors une longue galère qui va durer presque dix heures, je décharge mon vélo, fais des aller-retour, Un pour le vélo, quatre pour les bagages, soit en tout cinq fois le trajet (montée et bien sûr descente), et mon esprit n’étant encore pas tout à fait encore en bouillasse, je compte 3 fois 5 font 15, donc 15 heures et encore je ne compte pas le temps de descente ni le fait que je vais sûrement moins vite qu’un vénézuelien juste chargé de sa machette… Surgie de nulle part une petite maison rouge et bleue, me dit qu’il y en a qui ont trouvé leur petit coin de paradis, que peut-être quelqu’un vit ici. Je m’arrête, et vais voir, c’est une chapelle, je me dis alors que si j’avais de quoi manger je bivouaquerai bien là. Mais je n’ai pas envie d’un bivouac sans nourriture, alors courageusement je continue, quand la route est moins raide je recharge pour redécharger 50 mètres plus loin, mais en contrebas il y a quoi ? La mer sublime dont les vagues viennent écumer les rochers, ça c’est à droite, parce qu’à gauche c’est la jungle sublime, et des papillons, des jaunes, des blancs, des oranges et des grands bleus,encore plus bleus que la mer ou celui du ciel et des oiseaux dont le chant m’est parfaitement inconnu. Tout d’un coup surgi de nulle part 2 4X4 arrêtés, il y a une petite bicoque, un terrain de boules, oué, oué je rigole pas, un terrain de boules avec des gens qui jouent aux boules et d’autres qui jouent aux cartes, et des bouteilles de soda et de bière vides « chic, chic » , me suis dit-je, je vais pouvoir tet boire un coca, tet même manger ou au pire boire une boisson sucrée, je les aborde, mais non ils n’ont rien à vendre, si j’avais su ce qui m’attendait je crois que j’aurais mendier quelque chose. Je me renseigne sur la suite de la route, ils me disent qu’il me reste 4km (soit pour moi 4 fois 5×2 =40), je me dis que c’est peut-être faisable, surtout que je viens de rouler pendant au moins 100 mètres, j’arrive à une bifurcation, à gauche une pente tet pas à 45° mais pas loin, à droite une piste roulable,je je pense que la route est à gauche mais prends à droite, l’idée de redécharger, de reporter m’est insupportable, je commence à être à bout de forces, je prends donc la piste, troisième erreur (ou peut-être pas…), je roule un peu puis reportage, nonnnnnnnnnnn, je voulais plus… Lors d’un portage et dans le sens de la montée et avec le dernier portage, soit le plus léger, je glisse, me fait un peu mal à la fesse gauche et très très mal au poignet gauche, la douleur est quand même moins forte que lors de l’explosage du poignet droit sur ma plaque de glace. Je termine mon portage, m’examine, la douleur est à la base du 1er métacarpien, au pire une fêlure,je mets de la crème anti-inflammatoire, je n’ai pas de bande (délestage avant le départ), je n’ai pas de torchon à transformer en bande (délestage avant le départ), je décide que ça devrait aller comme ça et effectivement ça a été, m’en tire avec un monstrueux hématome face antérieur du poignet, face antérieure et postérieure en regard du métacarpe. Je continue mes portages, suis de plus en plus nase, désespère de trouver Porto Cruz, la route (et bientôt chemin)n que j’ai pris suit la mer et les multiples langues de montagne qui plongent dedans, donc je monte (enfin je porte en en montant, redescends, à chaque fois cinq fois)… Quand tout d’un coup le chemin est à nouveau cimenté, il descend à pic vers la mer, je descends en retenant mon vélo de toutes mes forces, me dis : Puerto Cruz est là, et bien non, Puerto Cruz n’est pas là, c’est juste une crique déserte, enfin pas tout à fait 3 jeunes armés de sac-à-dos (randonneurs ou trafiquants ?), moi je dirais randonneurs, s’apprêtent à embarquer dans une immense barque, si il n’y avait pas de tant de rouleaux (les jeunes se font intégralement mouillés, l’homme est seul dans sa barque, il a bien du mal à la maintenir dans l’axe, l’embarquement des jeunes est scabreux), donc je me dis que si cela n’était pas aussi périlleux je demanderai bien aussi à être embarquée. Me fais confirmer le chemin pour Puerto Cruz, les jeunes ne savent pas, le batelier me dit que le chemin y va, je prends une photo, sont ravis, me font des coucous, ce devait être des randonneurs et non des bandits… Je me dit que si j’avais de la nourriture je bivouaquerai bien dans ce petit coin de paradis, d’autant (petite interruption de mon écriture, je parle avec une jeune fille de15 ans qui vient sur la terrasse faire la lessive), donc si nourriture j’aurai bien bivouaquer là d’autant plus qu’il y a un rio tiède, mais je décide de continuer, espérant toujours à chaque détour de la montagne trouver Puerto Cruz. En attendant ce rio, il faut le traverser et là il n’y a personne, je ne peux compter que sur moi-même, le courant n’est pas trop fort, l’eau est tiède, mais les pierres sont glissantes et les roues de mon vélo se coincent sur chaque pierre, mais j’y arrive sans tomber. Je continue mes efforts de portage, avant c’était d’abord les bagages puis le vélo, j’ai changé de tactique, d’abord le vélo, puis une sacoche arrière dans les bras ( la plus lourde la première) puis l’autre, puis la moitié de ce qu’il y a sur la porte bagage (tente et duvet), puis l’autre moitié ( bazar, bâtons, fanion et les Winnies), dés que je sens que la pente se radoucit je recharge et pousse, le chemin devient de plus en plus étroit, la végétation est dense, je ne compte plus les chutes de vélo, non dues à la prise de photos mais aux opérations de chargement, déchargement, l’une m’entaillera la jambe droite, même que ça saigne (le pédalier, non c’est pas le pédalier qui saigne c’est ma jambe) l’autre cassera le support de la trousse à outils. Et voilà, inlassablement je continue, le jour baisse, je me fais attaquer par des moustiques, ne suis pas en position de me défendre, je pousse. Dés que je le peux je me couvre et me crème. La nuit tombe, je continue, bientôt je vois de l’eau s’échapper du pipe-line qui de temps en temps surgit de la terre ((moi qui croyais que c’était du pétrole) ça sort par une espèce de soupape de sécurité, il y aune plate-forme pour bivouaquer, mais vraiment ce truc fait trop de bruit. Je me dis que je vais prendre de l’eau, avant d’allumer ma frontale pré ferre mettre la crème antimoustique, error fatale, m’envoie le jet en plein dans l’œil, heureusement il y a l’eau, je ne me pose même pas la question de savoir si cette eau est pleine de microbes, je lave mon œil à grande eau. Je remplis deux gourdes et ma petite bouteille de 25 cl, mets une pastille dans chaque gourde, je ne remplis pas les deux autres bouteille pensant vraiment que Puerto Cruz n’est plus loin, je repasse une crique (enfin je suppose, ne vois rien, les vagues font n bruit d’enfer, j’ai l’impression qu’elles sont sous mes pieds, je dois vraiment être au bord de la falaise, suis très prudente, je crois voir une luciole, en fait c’est un oiseau dont l’oeil envoie par moment des éclairs, il s’envole, peut-être suis-je le premier humain qu’il voit, une nouvelle montée avec déchargeage et portage me rebute, il est 19h30, cela fait 9h30 que je fais des efforts ininterrompus et sans aucune nourriture, 1h30 que j’avance dans la nuit… Allez stop. Je prépare mon bivouac, je me mets sur le bord du chemin, pour ne pas me prendre une éventuelle mobylette sur la tête, si j’avais su comment était la suite du chemin je me serai mis en plein milieu. En posant mon vélo conte des arbustes, j’ai les mains qui me démangent atrocement, il ne manquait plus que cela, je mets ma crème anti-inflammatoire, n’ayant que celle-là sous la main et m’installe. Mes affaires commencent à être toutes mouillées, ici c’est la rosée du soir. Je décide de profiter à donf de mon bivouac, même sans nourriture, En guise de protection sous mon matelas autogonflant j’étale les deux Winnie, puis la couverture de survie, vu l’humidité je sors mon duvet. Avec la petite bouteille d’eau me douche ( si j’avais su la suite, je l’aurais gardée…), je cadenasse quand même mon vélo, je me glisse à poil dans mon petit drap de soie et dans mon duvet qui commence à être trempé (à poil sauf mon gilet fushia petit bateau à cause des moustiques), le repas est vite avalé, vu qu’il n’y en a pas… Les souris ni les fourmis ne rentrent dans la tente, vu qu’il n’ y ni tente ni nourriture et là : la récompense du jour, un ciel étoilé comme c’est pas possible, la croix du sud, des oiseaux qui sillonnent le ciel en lançant des éclairs, et même un ovni, oui un ovni : de forme ovoide, de couleur jaune orangé, allant à la vitesse d’un avion mais sans bruit, ce n’est ni une étoile filante, ni un astéroide, ni une étoile filante, je sais reconnaître cela. Je m’endors fatiguée mias heureuse, heureuse… La lune me réveille vers une heure du matin, me rendors, le jour me réveille, remballes mes affaires, le petit déjeuner est vite avalé vu qu’il n’y en a pas…Je recommence à faire du portage, dés que la route se radoucit je recharge pour décharger quelque 1OO mètres plus loin. Je vais de plus en plus lentement, mes portages sont de plus en plus courts, je suis obligée de faire des poses. Le soleil tape, 38° comme d’hab. Je n’ai plus d’eau. Là je prends une décision : celle d’abandonner mon vélo et son barda et de continuer à pied avec le plus précieux dans mon sac à dos c’est à dire passeport vis, argent, ordinateur et ses accessoires, téléphone, gourdes vides. Je désemballe mes bâtons et pars à la recherche d’eau et de nourriture, me disant qu là sont mes principales chances de survie. Je fais 200 mètres et la pente se radoucit, je change d’idée, retourne et reprends vélo et barda, maintenant me voici devant un précipice, la route a été emportée par un éboulement. Je vois que j’ai du réseau sur mon téléphone, essaie d’appeler un ami félé comme moi, Jean-Luc pour ne pas le nommer, juste pour entendre une voix humaine. J’entends la voix, la communication est aussitôt coupée. Allez ma cocotte, t’as pas le choix, faut y aller, là tu es au bout de toi-même, mais pour aller au bout du monde faut savoir aller encore plus loin qu’au bout de soi-même, cela fait maintenant 30 heures que je n’ai rien mangé, 4 heures que je n’ai rien bu, le soleil tape, je titube mais j’avance. Un nouvel éboulement, celui-là est « hard » à passer, un pente raide gravillonneuse, je décharge entièrement le vélo y compris sacoche avant et gourdes vides, fais 2 portages de trucs pas trop lourds puis me dit « y a pas faut t’attaquer au vélo, tu n’as le droit ni de tomber, ni de lâcher ton vélo, j’étudie quand même bien le truc et j’y vais, à un moment c’est dur, dur,dur, je me dis tu dois passer, tu ne dois ni lâcher ni tomber, et je passe, après, le passage des sacoches me paraîtra facile, et je recommence mes opérations de portage et de réamarrage de bagages, roulages 100 mètres et on recommence, enfin une montée et uen trouée dans la montagne, je pense que Puerto Cruz est là, à la sortie de la trouée pas de Puerto Cruz, mais bientôt une ferme, un champ, et dans le champ un humain. Je lui explique ma situation, il me fait rentrer chez lui, m’offre de l’eau sortie de son frigidaire, j’hésite pas une seconde, entre la mort par déshydratation et la turista, je choisis la turista ( que viens d’avoir d’ailleurs au moment où je vous écris), le paysan me dit qu’il n’a rien à me donner à manger, je lui dis que ce n’est pas grave (de toute façon cela fait longtemps que je n’ai plus faim), que si Puerto Cruz n’est pas loin je mangerai là-bas. Je lui demande si il y a une posada ou un hôtel pas cher, il me dit que oui, mais que si je ne trouve pas je peux revenir dormir chez lui. Chez lui c’est une maison en espèce de bambous, la salle à manger est immense, à mon avis plus de 100 mètres carré avec une table qui paraît petite, la cuisine est de la même taille que chez nous, rudimentaire mais cuisine quand même, le sol est en terre battue, on discute un peu, il me dit qu’il est en train d’apprendre l’anglais, en parlant des difficultés d’apprentissage passé un certain âge nous découvrons que nous avons le même âge, en partant il me donne l’accolade deux fois, c’est tout juste si nous n’avons pas les larmes aux yeux, lui de m’avoir donné un peu d’eau, moi de l’avoir reçue, c’est cela aussi les voyages, une rencontre qui ne sera plus mais qui a dégagé tant d’émotions… Le paysan me dit de faire attention que la route est très raide, effectivement, je descends lentement, prudemment en retenant mon vélo, la minuscule route est cimentée avec des rainures, comme partout quand un éboulement ou une coulée de boue n’a pas emporté la route. En face je vois ce qui m’attend pour la prochaine étape : une belle route à mon avis vers les 20% (en-dessous les vénézueliens ne connaissent pas, au-dessus oui ils connaissent…). Je vois Puerto Cruz, enfin ce que je crois être Puerto Cruz, allez encore un petit rio à traverser, l’eau est tiède, j’en profite pour laver mon vélo, il est recouvert d’au moins 10cm de boue ( j’ai oublié, en plus de la route éboulée, des cotes à 45%, y avait des zones boueuses. Ca y est, je suis arrivée, non encore un rio à traverser, celui-là je l’aime pas, l’est grand, mais il n’y a pas trop d’eau. La plage, une boutique bois un grand coca et mange sans faim une mauvaise brioche, puis me renseigne sur la posada. A la derecha après la cola ( la cola c’est la escuela). La posada est pas terrible, la femme m’annonce 700 bolivars, je lui dis que ce n’est pas possible, le prix passe à 100 bolivars, j’ai du mal comprendre. La chambre a l’air propre, j’ai le droit d’y mettre mon vélo, juste la fenêtre qui donne sur un couloir a les carreaux peints en blanc, donc lumière artificielle pas chouette. M’installe, fais comme d’hab, jette mes vêtements sous la douche, me douche à l’eau froide, briii, trouve que ça sent vraiment l’eau de javel, me dis qu’ils risquent pas d’attraper des microbes avec toute cette javel dans l’eau, et quand rince mes vêtements, horreur mon collant noir doux porte cinq taches orange, mon beau débardeur orange a des taches psychédéliques délavées du plus horrible effet, déjà qu’on m’ a dit que je ne risquais pas d’être attaquée vu mon aspect, là je crois bien qu’on va me donner l’aumône sans même que je la demande…

Au total sur ces deux jours c’aura été 17heures 45 d’efforts intenses, quelques 4000 mètres de dénivelée, je sais pas combien de km, mais sûrement pas plus de 2 sur ma selle, des paysages à tomber par terre, une nature belle de chez belle, et aussi le tout 32 heures à jeun, 6 heures sans boire, peut-être le plus beau souvenir de mon voyage, qui sait ? En tous cas une confiance en moi renforcée, vais quand même essayer de ne pas pécher par excès de confiance…

Et le soir la posada ne sert pas à manger, il me faut retourner sur la plge, traverser le rio, tout est fermé, le dernier restaurant quand je lui raconte mon histoire se remet à cuisiner et me sert une tranche de poisson tout frais sorti du congel, des tomates, un demi-citron, et les espèces de galette. Retour à la posada, retraversée du rio dans la nuit, dodo dans mon drap de soie, les draps ici grattent, y a des fourmis dans le lit, pas grave, dans la nuit bzii, bziiiiiiiii, mon truc anti-moustique.

Dodo, demain est un autre jour.

Bisous vous tous et un spécial à celui dont j’ai entendu la voix.

Au fait ici ni réseau, ni internet, j’espère que personne ne s’inquiète.

Ah oui bilan de ce derniers jours : vélo support sacoche outils cassé.

Bonne femme :

  • Énorme hématome sur la cuisse droite
  • Énorme hématome main et poignet droit
  • Coupures face antérieure cuisse droite
  • Éraflures bras droit
  • 2 croutes sur le genou droit
  • Coup de soleil dans le dos, vu la raideur de l’épaule ne peux me crémer, et le torchon qui aurait pu me protéger : délesté, et le tee-shirt qui aurait pau me protéger délesté
  • Quelques piqures d’insectes à droite à gauche
  • Quelques hématomes (petits sur membre inférieur gauche)
  • Le genou plus rien depuis le bracelet

Rebisous tout le monde et promis, juré ne partirai plus sans nourriture et suffisamment d’eau…

Publié dans Venezuela | Marqué avec , , , , , , | 3 commentaires

Enfin des nouvelles !

Je livre le texto tel que je viens de le recevoir de la part de Françoise :

« Etais au delà de la survie 32 h sans nourriture, 6h sans eau, 22h30 d’efforts – essentiellement portage au moins 4000m de dénivelé – des éboulements à escalader – bivouac sous la croix du sud – des petites blessures partout – des paysages grandioses et seule – chemins trop dangereux, trop géant – reste ici 2 nuits repos – crois que suis sans connexion – bisous Françoise – tout va bien – recueillie par une famille qui m’a soignée – bisous

Publié dans Venezuela | Marqué avec , | 8 commentaires

Interview sur France Inter – Session de rattrapage

Pour celles et ceux qui ont raté l’interview de notre cyclonaute vous pouvez (ré)écouter l’interview ici même.

Publié dans Venezuela | 12 commentaires

Deuxième petit caillou vert fluo, suite et non fin

Bonsoir, les photos sont encore remises à plus tard, 1 utilise le net perso de l’hôtelière, 2 suis nase de chez nase

Samedi 22 janvier 2011

Maiquetia (près de Caracas)-Chichiriviche

42,76 km

3h51 sur le vélo

Température max :43°

Température habituelle : 35°

Température minimum : 24 °

Dénivelée : 552 mètres

Vmoy :14,6 Vmax : 87, 6 !!!!!!!!!!!!!!!!! Encore un phénomène électromagnétique ou les extraterrestres…………..

Partie pour une petite balade tranquille de mise en jambe en bord de mer, bin c’était pas vraiment ça, mais plutôt journée sportive. Voulais juste me sortir de la zone de Caracas, et voir un peu ce qui se passait, donc le matin ai traîné, ai cherché une boutique où acheter coca eau et de quoi manger à midi, ai pas trouvé, ai déjeuné sur la plage, très bon. Puis ai préparé tranquille mes bagages, ai discuté avec la dame du déjeuner sur la plage, qui elle-aussi m’a fait très très peur, me disant de prendre le bus. Ai discuté aussi avec la dame de l’hôtel, en fait ne connaissent pas plus loin que là où ils sont, ai changé des euros à un taux plus intéressant qu’à l’aéroport, plus de deux fois plus que le taux légal, donc quand je n’en aurai plus, devrai réduire mon train de vie de moitié…

Ne sais si vous avez vu les photos vues d’avion, y avait un petit village sur la colline, et bin la route elle y monte. Et aussi y avait des falaises et bin la route elle monte au-dessus et quand elle peut elle redescend sur la mer.

Que dire de cette journée ? Une journée d’enfer, dans le sens que l’enfer c’était le paradis. D’abord y a pas, mes muscles y marchent mieux quand il fait chaud. Ensuite, en fait d’être escortée par une armée de bandits, ce sont des aficionados qui m’ont accompagnée tout le long du trajet, impossible de mettre le pied par terre, l’honneur de la France était en jeu, ai donc monté la colline sans jamais mettre le pied à terre et arrivée en haut il y avait une épicerie, croyais qu’elle était fermée, vu que le rideau de fer était fermé, non c’est l’habitude, il y a un juste un guichet ouvert, j’ai pu acheter un coca frais et la dame m’a proposé son tuyau d’arrosage pour me rafraichir, un peu dur de prendre une douche quand atteinte par la paranoïa locale on a mis son tel dans sa culotte (faut dire que le tel bibande marche très bien), ses dollars, euros, et bolivares dans ses chaussures et son passeport et carte bancaire (non protégé par sac plastique, faut que les choses trouvent leur place) dans la  pochette ventrale. Quelqu’un aussi m’a aidé à mettre ma béquille et une dame m’ a ramassé mon chiffon que j’étais en train de perdre. Cette montée au village sur la colline c’était presque la montée au Mont Ventoux la veille du tour de France, et après quand je m’arrêtais et que je racontais ce que je faisais, c’était des poignées de main, des félicitations… La circulation s’est faite plus rare, les villages absents et de temps en temps une bicoque en bord de plage, me suis arrêtée dans l’une vers 14 heures, me disant qu’il fallait que je mange et boive un coca, y avait pas de coca, ai bu un soda très dégueu, style bonbon anglais au goût de pomme, ai commandé des « toasts », voulais quelque chose de pas cher et comprenais tonton soit idiot finalement ai compris, ai vraiment du mal avec la langue vénézuelienne, mais m’obstine et parle et parle (enfin quand pédale pas ou pousse pas mon vélo) toujours avec le dico à la main, mais c’est dur, ai la mémoire qui flanche. Au début n’ai pas osé prendre des photos (toujours la paranoïa). La route est passé dans des paysages sublimes, la mer écumante en-dessous, la végétation tropicale partout et puis aussi à la fin de la journée les oiseaux, pas des oiseaux de chez nous. Les bougainvilliers sont en fleur et les aloès aussi. La route est de plus en plus étroite (et au passage mauvaise dés la bifurcation aaaaa), et de plus en plus déserte (j’adore cela, seule perdue dans une nature toujours plus belle) par endroit la végétation occupe la moitié de la route et puis beaucoup, beaucoup d’éboulements qui ont emporté la route, par endroit seuls persistent quelques morceaux de ferraille pas vraiment très bons pour les cyclos. L’heure tourne, vois que la route monte beaucoup, beaucoup, vois les nuages qui occupent les sommets, suis un peu inquiète, me dit qu’un bivouac sous l’orage avec un précipice à droite tet une montagne raide qui s’éboule à gauche, c’est tout simplement illusoire, les rares voitures continuent de m’encourager. Les vénézueliens conduisent comme des fous sur route goudronnée, mais sur piste font gaffe de pas casser leur voiture, ah aussi il y a des gués à traverser, finis par ressembler à une vraie pouilleuse boueuse, me recrème un peu tard, cherchant la crème, l’organisation viendra plus tard. Demande à un vénézuelien qui dégustait à coté de sa voiture une boisson ressemblant à un whisky avec des glaçons si ça monte encore beaucoup, il me dit qu’il y a encore deux grosses montées et après ça descend jusque Chichiriche, me propose de m’emmener, je refuse lui expliquant mes motivations et c’est encore des encouragements. Arrive alors la partie la plus difficile, ça monte sec, dois pousser et même en poussant, heureusement que sur le bord de la route cassée il y a des espèces de graviers coincés dans du béton, cela me sert d’accroche pour les pieds, pour ceux qui connaissent ça ressemble (du point de vue pente, parce que état de la route c’est différent) à la route qui sépare la Thaïlande de la Birmanie, c’est à dire que pousser est difficile. La température s’est adoucie, 28 puis 26 puis 24, le vent parfois souffle et j’ai presque froid et l’heure tourne et je m’approche de plus en plus des nuages et ‘est de plus en plus beau, enfin le sommet et… pu de route… Emportée par les dernières pluies, piste parfois bonne, parfois pas bonne, et avant de descendre franchement y a comme des montagnes russes, et quand enfin ça descend pour de vrai et bien là pousse pas ,retiens,  marche à coté de mon vélo, trop dangereux, la pente, le précipice et l’état de la piste, mais suis heureuse comme pas possible.

Un peu avant d’arriver à Chichirichi je trouve un hôtel, sûrement trop cher si change réel, mais là ça va. Un vrai petit coin de paradis. C’est beau beau beau,, végétation tropicale, piscine, irai pas, pas le temps, arrivée trop tard, j’ai un accès direct de dehors à ma chambre, mon vélo est garé à coté de ma chambre, je n’ai pas eu à traverser la salle de restaurant avec mes sacoches boueuses.

Là écris sur la terrasse, température extérieure 25 °, un peu juste pour moi, ai mis mon pantalon et mon gilet du soir ti bateau rose fluo, au fait aujourd’hui avais la classe débardeur vert fluo assorti aux socquettes de la même couleur (enfin au départ parce qu’arrivée c’était un peu marron). A propos de couleur, toi Pierre qui connait l’Amérique du Sud mieux que personne, et toi Jean-luc qui a un savoir livresque, pouvez-vous m’éclairer sur la géologie de la région, vous savez comme je m’intéresse aux pierres, ici parfois la terre est noire, parfois rouge parfois il y a des filons verts, je sais que c’est juste une oxydation du fer, ou aussi du cuivre, mais si vous pouvez m’en dire plus.

Au fait j’ai oublié, au début la cote sauvage était maltraitée par des dépôts d’ordure, l’usine de je sais pas quoi (vous savez la fumée vue d’avion), par un pipe-line qui la bordait des fois à droite, des fois à gauche.

Donc journée d’enfer dure physiquement, mais l’ascension régulière de mes virages par température négatives s’avère très payante. Et au fait depuis le port de ce bracelet magique (j’y croyais pas et l’IRM montre de graves lésions) n’ai plus du tout mal au genou, en revanche ce soir ai mal au dos, ça doit être le poussage et le retenage.

Suis heureuse, heureuse, heureuse, bisous toutes et tous et un peu de bonheur à vous partager.

J’ai oublié, pas le principal, mais important quand même : 1er déraillage, faut que je rehuile un peu, 1ère chute, pas de la cyclo mais du vélo, ouf le vélo n’a rien, mais la cyclo qui prenait une photo et n’avais pas franchement garé sonvélo, a la jambe gauche zébrée et la jambe droite là c’est un peu plus impressionnant, deux grandes trainée d’au moins six centimètres de large sur vingt de long rouges pas fluo mais presque, un peu mal mais pas trop, je pense que vais avoir de beaux hématomes, reine de grave, c’est le métier qui rentre, et puis à la descente entendais un frottement à l’avant, m’arrête, inspecte, vois rien, ça continue, me dis qu’il faut que je trouve ce que c’est, bon réflexe c’était la bandoulière de la sacoche avant que j’avais omis d’omettre qui frottait, ai évité le pire : cassage de rayons, rechute, déchirement de sacoche, là encore c’est le métier qui rentre.

Rebisous et rebonheur à transmettre autour de vous

Publié dans Préparatifs | Marqué avec , , , , , | 12 commentaires

deuxieme petit caillou vert fluo

Il fait beau et chaud, petit dej sur la plage, croissant jambon-fromage, la vendeuse me predit mille rencontres avec brigands… je charge mon velo et prends la route, en suivant le mer, si je la regarde et que vais a gauche ca devrait etre bon…

Vais essayer de changer des euros, au fait ai retrouve mes travellers, les avais confondus avec les dollars, mais ici savent pas ce que c est (les travellers, pas les dollars) si pas de bolivars, la manche et dodo chez l habitant

tet a plus, bisous, viemt de trouver la cedille sur le clavier …

et pour le @ c’est @ controlalt2, et viens aussi de trouver l’apostrophe, allez j’y vais bisousssssssssssssssssss

Publié dans Préparatifs | Marqué avec | Un commentaire