Mercredi 11 janvier 2012 : nouvelles brèves

Bonjour à tous

Je suis à Vallenar. Ne me reste plus que 200km de désert sans rien, le vent ne m’a pas encore tuée, il fait beau et chaud.

L’hôtel sur lequel j’ai jeté mon dévolu, outre qu’il a les murs verts a un proprio qui est passionné de vélo, qui a le rêve de faire ce que je fais, il a essayé mon vélo, même diagnostic que moi, la chaîne touche le guide chaîne, il va m’arranger ça ce soir, de plus je suis invitée à manger ce soir, elle est pas belle la vie ?

Comme je m’inquiétais de savoir où trouver de l’eau, il va me fournir en eau (cadeau), là n’étant pas le problème, le problème étant de la charrier… Je prends pour 3 jours et un peu plus… Au fait Jean-Luc par grosse chaleur un peu plus de 3 litres par jour et si tu es un obsédé des pâtes mets juste la quantité nécessaire d’eau, sinon bois le jus de cuisson… Le problème étant de savoir pour combien de jours…

Pourquoi ça écrit au milieu ? Et maintenant en italique ? Autre cadeau qui vient d’arriver : 2 énormes parts de pastèques… Je vais vous dire, quand vous êtes depuis des jours et des jours dans le désert, de la pastèque c’est de l’or…

Et on m’a promis un autre cadeau : un casque en titane… Incroyable, mais vrai..

Incroyable mais vrai, Don Giovanni, c’est comme cela qu’il s’appelle, a fait un réglage de mon vélo au millimètre près, plus un seul bruit, les vitesses passent nickel et le cadeau promis est là…

Il y a vraiment des gens incroyables sur terre, merci Don Giovanni.

Bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , , | 22 commentaires

J352 : desierto de Atacama : je gagne, de justesse la bataille contre le vent (12ème attaque…)

Samedi 7 janvier 2012

Chanaral – Bivouac au bord du Pacifique
Distance parcourue : 53,60 km
Vmoy : 7,8 km/h Vmax : 27 km/h
Température : minima : 13°, maxima : 34°
Heures sur le vélo : 6h48’56 »
Départ : 8 heures
Arrivée : tard

Je quitte Chanaral dont je n’ai pas profité (d’ailleurs je ne profite pas de grand chose en ce moment dans ma course contre la montre pour arriver au bon moment où vous savez… Quand même je profite de la route et de ses paysages, mais pas des étapes dans les jolies petites villes)

La route monte et puis descend et puis remonte et puis redescend, ainsi de suite, en fait je suis sur la Cordillera de la Costa.

Les premières montées après Chanaral sont raides mais ça passe bien.

Le ciel couvert le matin va se dégager peu à peu.

La route suit la côte et le Pacifique est très présent.

Quant au désert où je suis c’est le Desierto de la Costa, qui est moins aride que celui de l’Atacama, grâce à l’humidité de la mer, et à ses neblinas (brouillards) très fréquents. Ainsi quelque fleurs viennent agrémenter le paysage, jaunes..

Ou blanches…

Le Chili est industrialisé depuis longtemps (ce qui probablement explique sa richesse comparativement aux autres pays d’Amérique latine, peut-être aussi les chiliens sont-ils plus combatifs, ce sont eux qui ont gagné la guerre du Pacifique), enfin témoigne de cette ancienne industrialisation des ruines d’usine.

Le beau lui ne connait pas de frontière et est présent partout…

Et la montagne jamais très loin…

Quand la configuration de la côte le permet des bungalows de vacances sont installés.

Les chiliens (en vacances en ce moment, nous sommes en été) profitent de l’air, du paysage, de l’espace, je ne vois personne dans l’eau, à mon avis c’est à la fois froid et trop dangereux)

Moi je profite du beau…

Le Chili a une autre particularité, il s’étale en longueur sur des milliers de kilomètres, mais sa largeur est restreinte, je suppose que c’est pour cela que ses routes ne comportent pas de virage…

Je pédale bien, je sens que la forme revient.

Le vent va se lever vers 12 heures et ira forçant.

Il y a des travaux sur la route, la circulation ne se fait que sur une voie, ce qui fait que j’ai des bolées de camions et voitures puis plus rien, ça c’est plutôt pas mal, mais j’ai peur dans la zone de travaux, je ne me sens pas en sécurité, il n’y pas la place pour deux… Je fais comme je peux, me mettant sur le bas coté quand il y en a un.

Le vent devenant extrèmement fort et la fatigue étant là, je cherche un endroit où bivouaquer dés qu’il y a un accés à la mer.

Celle-ci est furieuse, de grands rouleaux et plein de petites vagues qui déferlent. Il y a une grande baie. Le premier endroit visité où 3 baraquements sont installés ne me convient pas, l’endroit où je peux être abritée du vent est peu accessible en vélo, je vais encore galérer, de plus pour me mettre dans le bon coté du vent, je tourne le dos à la mer. Je vais donc chercher de l’autre coté de la baie. Cette recherche d’endroit pour bivouaquer est un peu laborieuse, le vent me tue et j’ai froid… Je trouve l’endroit parfait, il y a deux cabanes en concession non habitées. D’autres cabanes sont installées plus loin, je demande l’autorisation aux gens, pas de problème.

Je suis extrèmement prudente dans mon installation, je n’ai pas envie que ma tente s’envole dans le Pacifique…

J’ai mon bivouac de rêve, je suis si près de l’océan que des paquets d’embrun atteignent la tente.

L’océan gronde, je suis seule, les autres baraques sont à 300 mètres, c’est magique.

Le vent se calmera puis reprendra une grande partie de la nuit pour disparaître le matin. Avant de m’endormir je tente d’immortaliser la clarté de l’eau…

Bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , , , | 8 commentaires

J351 : desierto de Atacama, 11ème attaque du vent, je me bats à mort…

Vendredi 6 janvier 2012

Bivouac au bord de la Panam -Chanaral
Distance parcourue : 63,86 km
Vmoy :7,6 km/h Vmax : 29,5 km/h
Température : minima : 14°, maxima : 34°
Heures sur le vélo : 8h19’01 »
Départ : 7 heures 45
Arrivée : vers 17 heures

Je mets 5 heures pour faire plus de 50km, 3 heures pour faire 12km, une erreur, une erreur… Bilan des courses, je pousse trois heures, mon pied va me faire atrocemment souffrir le soir et les jours suivants… Pédaler ou pousser son vélo 8 heures d’affilée, faut être dingue…

Peut-être suis-je dingue, peut-être suis-je devenue dingue car le désert d’Atacama m’a offert ce qu’il a de plus beau…

Le bivouac avec du beau à gauche…

Du beau à droite…

Une route qui va traverser du beau…

Une route qui bien sûr va monter…

Et ? Des fleurs…

Un panorama magique…

Et là, attention les yeux car nous allons aller crescendo…

Je ne sais plus où donner de la tête…

Il ne faut quand même pas que je rate l’unique virage de la journée (les chiliens toujours droit dans la pente…)

Et le vélo toujours couine…

tet il dit « ocbo, ocbo, ocbo »…

Et monte, monte la route…

désolée, mais c’est toujours beau…

Beau à mourir… D’ailleurs ce jour-là je me suis fait mourir…

Tiens on dirait que Julien a abandonné ses cactus pour faire des tas de sable…

Les chiliens eux me font rouler dans du goudron pas sec, dessaler un vélo je sais, dégoudronner ça va être plus dur…

Attention, là on sombre dans le délire…

Le redélire…

Le reredélire…

Le rerere délire (oui mon vocabulaire faiblit…)

Ce qui suit s’adresse aux gens intelligents et créatifs ( les cyclos fêlés ou ultrafélês ne sont pas exclus…). Ceci se passe 3km avant Chanaral (soit une heure de poussage avec le vent contre…) dans le désert d’Atacama qui est je le rappelle le désert le plus aride du monde.

A gauche une usine, regardez-bien, il y a une éolienne, des panneaux solaires.

A droite il sort ??????????? De l’eau…

Alors vous attendez quoi pour me faire le même système adaptable sur mon vélo (et qui bien sûr ne pèse rien ?)

En attendant  la route est longue quand il faut pousser contre un vent furieux…

1 km avant Chanaral je m’effondre, avale tout ce que je trouve dans le désordre, salé, sucré, tout, puis après un dernier obstacle…

Chanaral est là…

Bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , , | 13 commentaires

J350 : desierto de Atacama, 10ème attaque du vent, je ne me bats plus, je stoppe, ça commence à devenir lassant mon truc…

Jeudi 5 janvier 2012

Bivouac à la posada à 1km500 de la bifurcation Panam -Taltal – Bivouac au bord de la Panam

Distance parcourue : 57,99 km
Vmoy : 12,4 km/h Vmax : 37,6 km/h
Température : minima : 15°, maxima : 32°
Heures sur le vélo : 4H52’40 »
Départ : 9 heures
Arrivée : vers 15 heures

Nuit correcte grâce aux bouchons dans les oreilles et un somnifère.

6 heures le réveil sonne, il fait encore nuit, non je ne vais quand même pas me lever dans la nuit, je retarde à 6h30. Je me dépêche, le vélo est chargé prêt à partir, reste juste à mettre tente, matelas, duvet.
Ce soir je fais de même.

Je pars, le ciel est couvert, la température extérieure est de 15°, il fait frais.
Il me faudra plusieurs heures et une bonne grimpette pour avoir chaud.

Les 17 premiers km sont horribles, pas de brema et c’est une des heures où ça circule.
Puis arrive une jolie brema, ça va être le bonheur, pas longtemps car le vent se lève, il n’est pas fort mais plein est donc à gauche, je suis morte de trouille, puis il va se calmer puis passer ouest, puis 3/4 face coté droit. Quand je sentirais que c’est trop dangereux je m’arrête, il est 13 heurs 15, j’ai fait 58km, Chanaral ce n’est pas encore pour aujourd’hui.

La route a un peu monté, un peu descendu, beaucoup monté, beaucoup descendu, petit à petit la forme revient.

Les montagnes sont toujours très présentes…

Quand je vois que j’ai encore presque 600 km de panam, désert et vent, je ne sais pas si je ne vais pas m’échapper par le Paso San Francisco, je vais voir… Le choix il est simple : risquer de mourir de faim ou de soif ou écrasée par un camion ou un bus…

Même si en quelques centaines de mètres j’ai gagné 10km…

Ma tente, n’ayant pas trouvé d’abri, joue à la crêpe…

Ca m’énerve de ne pas arriver à avancer comme je le voudrais…

Bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , , , , | Un commentaire

J349 : Desierto de Atacama, 9ème attaque du vent, je ne me bats plus, je stoppe…

Mercredi 4 janvier 2012

Taltal-Panam
Distance parcourue : 28,35 km
Vmoy : 5,8 km/h Vmax : 17,4 km/h
Température : minima : 18°, maxima :35°
Heures sur le vélo : 4H52’40 »
Départ : 9 heures
Arrivée : vers 15 heures

Nuit un peu agitée, un groupe a fait du bruit tard hier et a remis ça tôt ce matin…

Je pars à 9 heures, le temps de ranger mes affaires et de charger.

Le ciel est couvert, la température affichée est de 23°, le ressenti est chaleur humide lourde.

Le départ est chaotique, mon cerveau a rapidement intégré mon vélo non chargé mais a encore plus rapidement désintégré mon vélo chargé…

La route monte, je tangue beaucoup, je n’arrive pas à mettre mon pied dans le pédalier, alors je le mets à terre. Pendant une heures 58 minutes et des milliards de secondes je vais pousser sur 8 km, ça monte et même dur. Il faut que je me rehisse sur le désert d’Atacama qui plane aux alentours de 1000 à 2000 mètres. Puis je vais pouvoir repédaler. Je souffre un max, quand je pense que je suis sortie d’Antofagasta sans aucun problème reliant cette ville à la Negra en un peu plus de deux heures, là il va me falloir plus de 4h30.

Quelque soit la couleur des tombes, maintenant elles me font froid dans le dos…

Mon genou et mon coude me font plus souffrir que le pied…

Le paysage est superbe, des gorges, moins désertiques mais très montagneuses accompagnent ma laborieuse montée…

Parfois une couche de couleur fait oublier le désert…

Une bifurcation propose la route 5 (la Panam) et l’aérodrome. La plupart des voitures se dirigent vers l’aérodrome, je suppose que ça coupe (effectivement ça coupe), mais ne voulant faire de fantaisies je prends la route normale. Sur la Panam, une posada, je mange très mal et je n’ai pas faim. Ils ne vendent pas d’eau . Je sens que je vais être juste, j’achète le soda citron franchement « dégeu ».

Je m’engage sur la Panam, la brema est très étroite et mauvaise. Le vent souffle maintenant très fort, plein ouest, je me le prends en plein sur la droite. Il y a pas mal de circulation. J’ai vraiment peur d’être jetée sur la route et qu’un camion m’écrase, alors je m’arrête.
Une autre posada 1km5 plus loin, ils ne font pas hôtel, juste
restaurant. Je demande à poser ma tente, j’avais dans l’idée de me mettre derrière pour être protégée du vent et du bruit de la
Panam. Ils me mettent dans un petit patio.

C’est vite l’horreur, les camions viennent profiter des toilettes et laissent tourner leur moteur et les monstres de la Panam rugissent. Je vais quand même réussir à dormir un peu. Je me sens très fatiguée et mes muscles me font beaucoup souffrir, la rançon de l’arrêt de dix jours. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de traverser le désert d’Atacama…Quand je pense que j’ai encore environ 400km à faire… Que je vais redescendre deux fois au niveau de la mer pour ensuite remonter…

Au restaurant où je me suis arrêtée, pas d’eau minérale non plus mais ils ont des citernes, je me réapprovisionne, je mettrai des pastilles. J’ai vu sur la route des camions citerne d’eau potable, je suppose que c’est ce qui alimente les rares restos sur le bord de la route (oué tous les 300km…).

Demain je vais essayer de partir très tôt pour avancer un peu avant que le vent ne me stoppe de nouveau, en revanche je ne prends aucun risque, les fractures ça suffit…

Bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , , , | 2 commentaires

Nouvelles brèves : dimanche 8 janvier 2012

Bonjour à tous

Je suis à Caldera, si vous voulez savoir où, vite, regardez la télé, je suis à 40km du campement du Dakar, je me disais aussi, toutes ces motos qui m’encouragent, je croyais qu’elles étaient venues pour moi, bin non…

J’entends parler français, encore des qui viennent m’encourager, je pense que c’est le cinq colones à la une du dauphiné libéré…

Bon je vais bien, j’ai le moral, c’est parfois très très dur à cause du vent… (Janvier est le mois le plus venté… Qui me l’a dit ? Personne… ) Je crois toujours que le plus dur est derrière moi, non… J’espère ne pas devoir mettre les chaînes pour passer le Paso Aguas Negras… Si il y a de la neige, ça va résoudre le problème de l’eau… En attendant c’est soleil, chaleur, vent froid… Un bivouac de rêve cette nuit au bord du Pacifique et un nouveau bruit de feraille à mon vélo… Personne ne peut m’envoyer une voiture assistance du Dakar ?

J’ai trouvé l’emplacement de mon prochain bivouac, j’y serai moins seule et à l’abri du vent…

Bisous à tous

Publié dans Chili | Marqué avec , | 2 commentaires

Article spécial itinéraire

Un de mes mes amis chamois lucois a tracé tout mon itinéraire sur google earth, outre son intelligence remarquable, ses talents de marcheur et ceux de cycliste, il est aussi extrèmement compétent en informatique (il aussi d’autres talents qui ne nous intéressent pas ici..), peut-être pourriez-vous, lui, mon webmaster alias mon fils N° 2, Jean alias mon frère N°1, et Monica qui me trace sur Google earth (grâce à France Inter que au passage je remercie) vous mettre en rapport pour intégrer Google Earth et mon trajet sur mon site et calculer mes kilomètres (en y rajoutant le pourcentage de mes tangages lors de montées). Vous pouvez, je vous le rappelle demander à Sébastien comment faire.

Voilà, merci d’avance à toutes les personnes concernées, si vous êtes d’accord, je me charge de transmettre à chacun les adresses email.

Publié dans Chili | 9 commentaires

Nouvelles breves : vendredi 6 janvier 2012

Bonjour à tous

Je vois que mon orteil cassé, mes plaies et contusions diverses et variées n’intéressent personne, mais alors le bruit sur le vélo… ça délie les langues…

En ce qui concerne le vélo je pense qu’il y a à la fois un problème de câble et le guide chaîne qui a pris un coup, je ne touche plus rien et prie le ciel…

En ce qui concerne mon périple ça devient vraiment galère mon truc : je me lève avant le lever du jour, ce matin départ 7h30, arrivée 18h45… 8h19’01 » sur ou à coté du vélo… J’ai voulu atteindre Chanaral, grossière erreur, l’après-midi c’est inroulable à cause du vent… Fini de chez fini, je roule le matin, je bulle l’après-midi, même si je suis à 15km de là où je veux aller…

Et vous savez quoi ? Dans le genre catastrophe ambulante, je crois que je vais dépasser mon petit frère, j’ai fait pleuvoir dans le désert le plus aride du monde, je savais que je pouvais, et bien j’ai pu, cette nuit il a plu… Ouf j’avais planté la tente et fermé mes sacoches, oui car le vélo est prêt à partir pour le lendemain (à cause du vent), j’aime autant vous dire que je n’ai plus peur de rien, je plante ma tente n’importe où, laisse tout dehors, la seule chose dont j’ai peur ce sont les camions et les bus… Aujourd’hui j’étais en train de lamentablement pousser (à cause du vent) sur une piste parallèle, une voiture est sortie de la route, m’a foncé dessus, tout ça pour doubler les camions qui étaient sur la route et parce qu’il y avait d’autres véhicules en face. Ici ils conduisent plutôt mieux que dans les autres pays mais à une vitesse excessive: voitures 160, camions et bus 140…

Dans le style catastrophe ambulante j’apprends (merci Pol et Verocyclette) que le paso que je veux prendre il y a eu un énorme éboulement, ça je commence à avoir l’habitude… De grosses chutes de neige, pour l’instant je n’en ai connu que 2…

Bref on ne s’ennuie pas quand on va à Ushuaia…

Au fait je suis à Chanaral, le temps de rien voir, arrivée tardive, les courses, la douche, le net, je vais même manger dans ma chambre…

Bisous à tous, je répondrais à chacun individuellement quand les syndicats de cyclos se seront un peu remués pour passer à la semaine de 35 heures…

Publié dans Chili | Marqué avec , , , , | 15 commentaires

J348 : test grandeur nature de l’état de la cyclo et du cycle… Cyclos, abreuvez-moi de vos conseils j’ai des problèmes…

Mardi 3 janvier 2012

Taltal – Taltal

Kilométrage : 49,94 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 3h47’01′
Vmoy : 13,1 km/h Vmax : 35,9 km/h
Températures : min : 64°F, max : 93°Fmètres
Départ : 9h
Arrivée : vers 14h

Je voulais aller en bus à Paposa pour faire la côte que je n’ai pas faite, une des employées de l’hôtel m’a conseillé de faire d’abord un peu de vélo autour de la ville. Alors je me suis dit que j’allais partir de l’hôtel, comme cela si ça n’allait pas ce serait plus facile de rentrer…

Le test il n’est pas tout à fait grandeur nature, car je n’ai pas pris tout mon barda, non juste une sacoche avec de quoi me couvrir et un pique-nique.

Alors le vélo

 (comme ça les cyclos vous n’êtes pas obligés de lire le reste) :

J’ai eu la très mauvaise idée de demander au réparateur de vélos de Calama, de changer le câble du changement de plateaux et de faire une révision du reste. D’abord il a oublié de passer le câble dans un trou et pour le reste c’est la cata. J’ai revu un magasin de vélo à Antafogasta, qui a repassé le câble dans le trou oublié et vérifié les tensions des câbles. Maintenant j’ai un bruit pas possible (hihihi, glin glin gllin non pas AAA) qui ne cesse que soit quand je suis sur le grand plateau, soit quand je suis sur le grand pignon. Le bruit le plus fort étant quand je suis sur le moyen plateau.
Une fois j’ai eu beaucoup de mal à passer sur le moyen plateau
J’ai bien observé le tout. D’abord le câble du changement de plateau a déjà un fil qui s’effiloche (et une fois un seul film abîmé m’a empêché de changer de plateau). Il me semble que le bruit vient de la chaîne qui frotte contre ce que moi j’appelais un dérive chaîne mais qu’on m’a dit  que cela ne portait pas ce nom, le truc qui sert à faire changer la chaîne de plateau. J’espère que tout va tenir jusque Mendoza, allez, vos avis amis cyclos, diagnostic, conduite à tenir, pronostic, merci d’avance. Et ne faites pas comme les petits malins qui me disent la vis un quart de tour à gauche, un quart de tour à droite (en me regardant dédaigneusement) parce que n’étant pas complètement idiote, quand  on m’explique les choses correctement je comprends, et Christophe un cyclo (un belge tiens) rencontré à la Paz m’a tout montré, en fait les vis servent à monter (ou descendre) une butée pour empêcher la chaîne de dérailler soit par le haut, soit par le bas, même chose pour les plateaux que pour les pignons, donc si la chaîne ne déraille pas, inutile et même déconseillé d’y toucher. Voilà, la chaîne ne déraille pas, donc ce n’est pas ça. Après Christophe m’ a montré que c’était une histoire de réglages de câble, d’abord avec l’espèce de boulon, il m’ a montré la tension qu’il fallait au câble, puis après on règle avec la mollette au guidon, moi la mollette au guidon j’ai l’impression que ça ne fait rien , en fait sur le bruit ça ne fait rien. S’agit-il d’un problème de câble ? Jusqu’à présent mes problèmes de changements de vitesse étaient dus à ça. Le magasin de Calama m’a dit que les câbles du Chili n’étaient pas de meilleure qualité que ceux du Pérou, c’est-à-dire qu’ils sont mauvais. En fait je vois bien que quand la chaîne est éloignée de ce « dérive chaine » je n’ai pas de bruit sinon je l’ai.
Voilà je suis dubitative et inquiète.

La cyclo

Alors j’étais morte de trouille avant de remonter sur mon vélo et de plus, (les cyclos connaissent ça), quand on n’est pas chargé, les cinq à dix premières minutes on tangue dur…

Et puis tout a bien été, au-début je n’osais me servir de mon cale-pied , puis c’est revenu, la souffrance du pied est très supportable, finalement le genou me fait plus souffrir et là à froid j’ai très mal au genou, ça repartira demain à chaud…

Et donc j’ai fait une superbe balade (de 50km quand même)…

Côte ou pas les chiliens continuent de mépriser les virages…

J’eusse aimé vous dire que le ciel était d’un bleu électrique, que les vagues furieuses partaient à l’assaut de récifs ciselés, ourlés de blanc par le guano des oiseaux, non, la mer était d’huile et le ciel blanc laiteux …

Quand même c’est pas mal…

Voire très beau…

La route depuis Caracas est ponctuée de tombes, j’eusse préféré penser que c’était juste une coutume de se faire enterrer au bord de la route…

La route monte et descend, j’appuie fort sur les pédales, je vois que je n’ai pas perdu tous mes muscles, et y a pas sans chargement c’est plus facile, je me surprends à monter des côtes à 20 à l’heure…

Au sommet d’une côte, je ne suis pas à 20 à l’heure mais seulement un peu plus de 8 (la côte était raide), je suis bien sur ma brema, deux camions blancs comme celui qui m’a jetée par terre me doublent, il n’y a pas de vent, et je sens le trou d’air. En fait ces camions prévus pour transporter un grand volume déplacent un énorme volume d’air, amis cyclos méfiez-vous d’eux…

Un pique-nique sur la plage me permettra de vérifier que l’eau est froide, non je fais pas trempette, juste j’observe deux baigneurs qui hésitent longtemps avant de plonger et qui sautillent pour éviter le froid de la vague…

Une piste cyclable non entrenue ( donc jonchée de graviers, pierres, sable et morceaux de verre) relie les plages à Taltal.

Au loin Taltal
S’étale
Offrant son hôpital
A la cyclo qui a mal…

Reconnaissez que là j’ai fait fort…

Demain la route, la vraie, avec mes milliers de bagages, ne sachant où je vais dormir, où je vais trouver à manger et à boire, objectif Chanaral (en 1, 2 ou 3 jours, ça dépend du vent)… Mais la route c’est ça aussi, bisous tout le monde

Publié dans Chili | Marqué avec , | 26 commentaires

J337 à J347 : Taltal

Vendredi 23 décembre à lundi 2 janvier 2011

Voilà, j’ai passé des jours heureux à Taltal, toute petite ville au bord du Pacifique, protégée du désert par de hautes montagnes abruptes.

Taltal vit de sa pêche, de ses mines, et de ses services.

J’ai apprécié sa tranquilitié, son poisson, son nutella et l’amabilité de ses habitants.

Taltal ne m’a pas tendu une main…

Non, elle m’a offert mille bras, évitant ainsi mon naufrage…

Pour la nouvelle année j’ai eu droit à un feu d’artifices et à un peu de champagne (pas bon le champagne, mais l’intention y était) …

Pour Noël quelques crevettes et un verre de vin (bon le vin chilien)…

Un sapin de Noël un peu bizarre…

Tous les jours les cris des oiseaux…

Le train ne vient plus à Taltal mais les taltaliens ne l’oublieront jamais…

Les fleurs elles, ont toujours droit de cité…

A l’hôtel où m’a déposé le SAMU

j’ai bénéficié d’une chambre tout confort, avec des draps doux et propres, une douche chaude, de l’espace pour ranger mes affaires, luxe suprème : une table une chaise, une tablette au lavabo et un miroir… Ah oui, la WIFI bien sûr qui marche bien et qui ne se coupe pas toutes les cinq minutes… Il ne manque qu’une chose c’est un gaz ou des plaques électriques pour cuisiner, il y a bien une cuisine où ils préparent les petits déjeuners mais juste un frigo et un four micro-ondes, alors j’ai beaucoup pique-niqué dans le patio…

Le prix ? Pas donné, mais pas excessif.

Mon vélo après avoir été relégué dans une arrière cour poussiéreuse a eu  une place d’honneur dans le patio charmant où j’ai passé beaucoup d’heures à mettre mon site à jour.

Au loin j’entends le bruit des vagues, le personnel fait tout pour me rendre service, allant jusqu’à m’aider à empaqueter un disque dur externe (la sauvegarde de mes photos) et mon journal papier, oui chaque fois que je fais une halte je fais du délestage et je suis toujours aussi chargée, c’est à n’y rien comprendre… C’est ce qu’on appelle la génération spontanée…

Mon corps il a été super content de ce repos inespéré, et ne sachant à quelle sauce il allait encore être mangé, et bien il a fait du gras…

Mon esprit aussi ça lui a fait du bien, et puis j’ai pu rattraper l’immense retard que j’avais dans mon site… Et vous inondez de pages…

Bisous à tous

Publié dans Chili | Marqué avec , , | 4 commentaires