J435 : une petite route comme je les aime…

Vendredi 30 mars 2012

Bivouac au camping los Maïtenes – Trevelin

Kilométrage :  51,09 km dont un détour de 20km (travaux)
Vmoy : 12,8 km/h, Vmax : 38,8 km/h
Heures sur le vélo : 4h04’49″
Température 14° à 33°, beau temps, pas de vent
Dénivelée : positif : 338m, négatif : 513m (il y a quoi derrière la Patagonie , car j’y suis ?)

Bien qu’ayant planté ma tente à la boussole pour bénéficier du soleil levant j’ai fait une erreur d’un degré et les arbres m’en ont privé…

Me revoilà sur une route goudronnée, je sais que cela ne va pas durer alors j’en profite…

Le paysage est toujours aussi beau…

Superbe même…

La route est déserte, je craque…

Là un cimetière historique, je ne sais quelle histoire, je n’ai pas fait l’effort de m’arrêter et de lire les explications…

Je traverse une plaine

J’ai droit à mon petit rio

A une jolie maison…

Des fois le rio est cloturé

F91

La montagne continue à me zieuter

Et tout d’un coup bing, explosion de l’automne…

Mais, ma route est fermée pour cause de travaux, ce qui me fera faire un long détour de 20km

Mais là encore quel détour, une route dingue… Je n’y rencontre d’ailleurs que des cyclistes, et bien sûr la beauté, et encore et encore ce bleu du ciel et cet air cristallin…

Et un automne flamboyant…

Je descends dans des gorges somptueuses (dont bien sûr il faudra sortir en remontant)

Mais c’est que cette route est géniale…

Le nom du rio…

Mais c’est beau à mourir…

Deux touristes argentins me proposent de m’emmener pour faire la montée, comme d’hab je réfute et monte sans problème…

Je rejoins la route qui va à Esquel, je retrouve un peu de circulation et arrive à Trevelin.

Trevelin, village patagonien argentin a lui aussi un office du tourisme grandiose

Une peinture murale un peu décrépie

Une patisserie que je recommande à tous, les chocolats fourrés dulce de leche-amandes, ça déchire…

Et une auberge spécial baroudeurs que j’atteins avec un peu de poussage-torture, incroyable…( incroyable l’auberge, pas le poussage-torture)

Une superbe journée comme je les aime, viva la Patagonia Argentina y besos a todos…

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J434 : le Parc des Alerces, un détour à ne pas manquer…

Jeudi 29 mars 2012

Bivouac à l’entrée du camping de Lago Verde- Bivouac au camping los Maïtenes

Kilométrage : 34,39 km dont 32 sur piste
Vmoy : 7,2 km/h, Vmax : 36,8 km/h
Heures sur le vélo : 4h43’53 »
Température 10° à 34°, quelques trainées nuageuses le matin puis grand beau temps, froid dans les zones ombragées, chaud au soleil, pas de vent
Dénivelée : positif : 306m, négatif : 461m

Je me suis fait un souci pas possible pour rien, le chirurgien qui doit opérer mon fils s’est encore cassé le bras et l’intervention chirurgicale est repoussée… Euh, au jour où je mets en ligne, finalement elle a eu lieu et tout va bien…

Lasse d’attendre un soleil qui ne vient pas je finis par sortir de mon antre…

Après avoir fait sécher la tente, dont le tapis de sol a perdu toute imperméabilité…

Me revoilà partie dans une journée qui sera encore plus belle que la précédente. La piste s’améliore de kilomètre en kilomètre, je ne suis plus dans la douleur (quand même encore quelques passages pierreux ou niddepouleux, ou gravilloneuxsableux penteux), je suis dans l’extase…

Un petit coup de montagne normale…

Un lac vert qui se laisse deviner…

Pour éclater de toute sa splendeur…

Au loin des sommets enneigés…

Que je zoome avec effronterie… Jean mon frère dis-moi son nom.

A chaque détour de la piste une surprise…

Une forêt aux milles essences, dont les Alerces (d’où le nom du parc, je deviens savante en vieillissant…)

Des montagnes toujours différentes

Et puis un lac, un autre, un très très grand, le lac Futalaufquen (nom mapuche) qui s’en va alimenter le Chili, très forts ces chiliens, très forts…

Je vais suivre ce lac toute la journée, alors vous n’avez pas fini de le voir…

Après t’avoir haï Enzo je t’adore…

Les arbres sont si grands ici qu’ils ne rentrent pas dans l’appareil photo…

Et à chaque plongée de la piste qui là est très belle : le lac…

Et les français, pire que les chiliens…

Les huemuls je ne les ai pas vus, mais hier soir je les ai entendus…

Oui je sais, je lasse…

Le principal étant que moi je ne me lasse pas… Même si parfois je suis lasse…

Là une coulée de sable, il va vraiment falloir que je m’instruise sur la géologie de ce continent si surprenant…

Et derrière les arbres ? Le lac…

J’ai oublié de vous dire, nous sommes dans un parc national, nous ferions bien de prendre des leçons, la nature est super protégée mais tout est fait pour que les touristes
puissent la déguster selon leur goût ou leurs moyens, zones de camping libres et gratuits, campings aménagés, auberges, le tout en harmonie avec le caractère extrêmement sauvage du lieu, un délice, un délice ce parc, qui plus est hors période estivale je suis
presque la seule, entrée gratuite à cette époque, juste je me suis enregistrée, des fois que je disparaisse…

Re un petit coup de lac ?

De géologie ?

De forêt ?

De piste ?

De piste encore ?

Rien que de revoir ces photos, pourtant c’était aujourd’hui, c’était il y a quelques heures, déjà oubliées et si présentes encore, les larmes me montent aux yeux…

Et pour parfaire le spectacle une cascade digne des contes de fée…

Je photographie un roc et qui dans mon champ de vision ?

Non, pas Robin des bois, Marin, argentin, 15 mois qu’il sillonne la Patagonie, le courant passe, tout de suite, comme cela en un regard… Echange de mails, il me briefe sur la carretera australe, une bonne nouvelle, la carretera australe bloquée par les marchands d’essence (en fait j’apprendrai plus tard que c’est bien une histoire d’essence mais pas de marchands, d’acheteurs, ça et le reste, une révolte des patagoniens chiliens…) a engendré le développement de lignes maritimes (très malins les chiliens), je vais peut-être
pouvoir passer Villa o’Higgins sans emprunter ni le pont d’Enzo ni le chemin caillouteux sur lequel il faut faire du portage sur 50km… A suivre… Il a la même philosophie que j’ai fini par adopter : demain est un autre jour…

En regardant la photo je vois que son casque a adopté la même place que le mien… Sur le vélo…

Là les rocs que je voulais photographier…

Le lac

Un petit passage à gué

Une piste enchantée

Un lac bleu

Que plus bleu tu meurs…

Je ne sais trier ? Si, j’ai pris 112 photos aujourd’hui…

Je sors de la quebrada, une ferme

Des travaux sur la piste, je pense qu’ils vont la goudronner, durée des travaux : 52 mois…

De superbes zones à touristes

Le lac, encore…

Outre sa beauté sauvage ce parc est vraiment un modèle du genre

Dans nos montagnes il y a le risque avalanches, au Chili le risque UV, ici le risque incendie

Et les apprentis écolos qui veulent aller donner des leçons aux pays d’Amérique latine ils feraient bien d’en prendre ici des leçons…

Moi je prends des leçons de légende au point information

Je trouve un camping organisé avec sa douche salvatrice

Et son restaurant où l’on est en pleine récolte tri et séchage des champignons…

Voilà une journée à marquer d’un petit caillou vert fluo pour le sieur Janodou, et merci Enzo de m’avoir indiqué ce parc, la concurrence avec le Paso Agua Negra est
rude…

Bisous tout le monde

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J433 : le Parc des Alerces…

Mercredi 28 mars 2012

Bivouac près de la piste à une dizaine de km de l’entrée du parc des Alerces-Bivouac à l’entrée du camping de Lago Verde

Kilométrage : 28,06 km
Vmoy : 6,2 km/h, Vmax : 20,5 km/h
Heures sur le vélo : 4h27’20 »
Température 8° à 29°, grand beau temps très froid le matin, chaud l’après-midi, le vent
glacial contre souffle fort et me fait subir des chauds et froids infernaux selon que je monte ou descend ou selon que je suis abritée ou non
Dénivelée : positif : 382m, négatif : 426m

Je vais raconter cette journée à l’envers, cela fera travailler mes petits neurones et les vôtres…

Voilà, c’est déjà le matin, il est 8heures, le jour se lève, je suis en pleine forêt, cui cui fait un oiseau, ouaaouaa répond un autre… Hier soir c’était une autre symphonie, comme des aboiements, presque comme les chevreuils de chez moi mais différents quand même… Et puis hier en fin d’après-midi un gros lapin qui détale devant moi et encore avant une vache deci delà, oui je suis dans le Parc des Alerces, immense parc de forêts, montagnes et lacs, parc très protégé où la nature reste encore sinon inviolée du moins respectée…

Ce matin tout est humide dans la tente, oui la forêt c’est cela aussi, des ombres, de la lumière et une herbe encore plus vert fluo que la Colombie sous la pluie… Et puis ma tente c’est comme mes pneus, une véritable passoire…

Hier soir j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir, en pleine nuit je me suis réveillée en sursaut, couverte de sueurs avec la nausée. Je viens de réaliser que c’est aujourd’hui que mon Cyril se fait opérer, je viens aussi de réaliser qu’avec le décalage horaire ce devait être dans la nuit, alors j’ai peur… J’espère ce soir avoir une connexion internet, pas sûr,
pour moi la piste c’est difficile, je fatigue beaucoup et n’avance pas… Voilà, je suis inquiète… Je pense que toutes les mères du monde me comprennent…

Couaaaaa vient de faire un oiseau…

J’ai fait aussi un autre rêve, pas grave celui-là, j’étais rentrée en France, j’y faisais d’ailleurs mon deuxième break, je faisais un peu de roller puis j’arrêtais vite de peur de me casser quelque chose avant Ushuaïa, et puis aussi j’achetais des pneus, des Schwalbes, excusez l’écriture approximative… Oui parce que figurez-vous que ma crevaison
journalière hier elle a presque eu lieue dans la nuit : installation du vélo pour la nuit, petite inspection, mon pneu avant est à plat, j’espère juste qu’il est à plat (ouououou vient de faire un autre oiseau…), je le regonffle, et le matin reaplat, bon encore une crevaison, là cela devient extrèmement pénible, d’autant plus que ces pneus, en plus dérapent… Toutes les qualités…

C’était donc ma nuit, avant la nuit il y a eu la soirée, toute la journée j’ai forcé pour essayer d’atteindre le Lago Verde où il y a un camping organisé et je l’ai atteins, mais surprise il est au fond d’un ravin, je vais inspecter à pied, c’est une heure de poussage-torture pour le lendemain, non merci… De l’autre coté de la route il y a ce que je prends pour un camping fermé, la chaine du portail est juste posée sans cadenas, j’inspecte les lieux, ce n’est pas un camping mais un parc à bestiaux. Je décide donc de planter ma tente dans une clairière où j’espère avoir le soleil de bonne heure le matin, de plus je suis à l’abri du vent, en revanche n’étant pas dans un lieu de camping autorisé je m’abstiens de faire du feu, je comptais aussi sur l’eau du camping de Lago Verde, je suis très juste en eau, mais ça va passer, l’eau de cuisson des pâtes sera délicieuse aromatisée de
bouillon cube, oignon, herbes d’ici et huile d’olive… Après coup j’ai appris qu’un kilomètre plus loin il y avait un camping en bord de route, mais je n’ai eu le courage n’y de déménager ni d’aller y chercher de l’eau, je sais juste que demain, donc aujourd’hui je ne vais pas mourir de soif… Après après coup ce que je prenais pour le bruit du vent à la cîme des grands pins est un petit torrent à moins de 100 mètres…

Avant la nuit, avant la journée il y a eu le départ…

Le Parc des Alerces c’est quoi ?

Je vous l’ai dit : des forêts, des lacs, des montagnes, des animaux, des lacs et… Une piste, je déteste les pistes…

Celle-ci va quand même s’améliorer, elle reste très médiocre et je souffre, je suis fatiguée, je repasse dans la douleur, beaucoup, beaucoup de pierres sur cette piste, je me dis que si le ripio (nom donné aux pistes ici) est de si mauvaise qualité sur la carretera australe je m’en échapperai pour repasser en Argentine et récupérer la ruta 40 qui est à cette latitude et cette période de l’année très peu fréquentée…

Le parc des Alerces c’est du très beau et très sauvage

Des lacs, qui parfois se laissent entrevoir…

Ou vous éclate les yeux…

Le parc comme tout parc est réglementé

Et le vent souffle si fort que les vagues déferlent…

Il y a aussi des ronces que j’essaie d’éviter au maximum…

Et puis des montagnes que je regarde avec envie…

Quant aux vaches, elles me fuient…

Et bing un repetit coup de lac

Une forêt à loups (oui quand mon n°2 alias Cyril était petit, qu’il couinait en montagne parce qu’il avait du mal à marcher, on lui disait que c’était une forêt à loups qui mangeaient les enfants quand ils couinaient, après coup nous avons su que c’était la maladie, je suis une horrible mère, ma seule excuse est d’aimer mes enfants à mourir)

Meu meu fait la vache, je suis toujours dans ma tente dans la forêt…

D’ailleurs dans le parc une ferme, oui je pense que les vaches ne sont qu’en semi-liberté, tout comme nous le genre humain d’ailleurs… Tellement prisonnier de tant de choses…

Et pour couronner le tout le Parc des Alerces prend comme un petit air de Paso de Agua Negra…

Voilà, journée de douleur et de bonheur mêlés…

Bisous tout le monde

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J432 : entrée dans une Patagonie sauvage et une piste qui me tue…

Mardi 27 mars 2012

Bivouac près de la ruta 40 – Bivouac près de la piste à une dizaine de km de
l’entrée du parc des Alerces

Kilométrage : 52,88 km
Vmoy : 11,2 km/h, Vmax : 43,1 km/h
Heures sur le vélo : 4h39’29 »
Température 14° à 30°, grand beau temps froid le matin, chaud l’après-midi, vent en début de soirée qui tombera puis soufflera en tempête toute la nuit
Dénivelée : positif : 285m, négatif: 343m

Le bivouac fut moyen, trop près de la route, caché de celle-ci mais aussi du soleil levant, la température est glaciale, j’attends pour bouger qu’elle remonte et écris deux articles…

Puis me voilà partie, je continue l’ascension de mon col, le paysage est grandiose

La route un petit billard va enfin redescendre, puis à son habitude monter et descendre…

Au loin, au loin des sommets acérés et enneigés…

Parfois ça plonge la route est plutôt facile, je file bon train

Quelques fermes surgissent ça et là

Vous les voyez les sommets enneigés au loin ?

Montagnes rudes et signes du travail humain se mêlent avec harmonie…

Je quitte la ruta 40 et m’engage dans une petite route fraichement goudronnée

Elle va traverser de sublimes et sauvages paysages et m’emmener à Cholila

Cholila où je ne pourrai compléter mes provisions vu qu’ici les super-merkados ferment entre 13 et 17 heures, je trouve quand même du coca et des galettes… Je fais le plus mauvais repas de mon voyage : pâtes pâteuses au ketchup et viande pannée immangeable qui me rappelle le lama de Coïpassa, lequel m’avait rendue malade à crever…

J’ai droit à mon petit rio mais pas la crevaison du jour, juste hier soir mon pneu avant était à plat, je l’ai regonflé et je vais voir ce que cela donne aujourd’hui…

Quand même c’est beau

Quelle sont donc ces étranges fleurs ?

Le village de Cholila a un coté surréaliste, peu de maisons, une immense place, de larges avenues

Une mairie qui en « jette »

Une antenne qui fleurte avec les nuages…

Certaines maisons restent pauvres

D’autres à l’abandon, mais dans l’ensemble c’est assez riche

Là une ferme patagonienne typique

Mais, mais, il faut y aller et la route cède la place à la piste, une piste horrible pendant près de 5km : gravier, sable, tôle ondulée, grosses pierres ne se succèdent pas mais s’entremêlent… Me poussant sur la droite pour laisser passer
une voiture je chute, ouf, le siège éjectable a marché, je me retrouve sur mes deux pieds et ne me fais pas mal…

Je demande de l’aide à une autre voiture qui passe, ils étaient prêts à m’emmener, non, je veux juste de l’aide pour relever mon vélo…

Cette piste est vraiment horrible, je peste, je râle, ma cruralgie se redéclenche et je souffre le martyr, je hais la piste, je hais Enzo qui m’envoie dans des trucs
pas possibles, oui si je n’étais pas là j’aurais toujours mes jolies petites fesses rebondies presque autant que mes joues, je serais propre, mes cheveux ne se dresseraient pas raides sur la tête, j’arpenterai en petite tenue un peu sexy les rues de notre capitale, je ne haïrai pas Enzo mais… Je crois bien que je
me haïrai… La piste est moche mais le paysage chouette…

Puis la piste s’améliore mais pas ma cruralgie… Depuis hier j’ai un peu changé mon rythme, le soir après manger je m’écroule de fatigue, alors je dors et n’écris pas et le matin j’attends que les températures remontent pour bouger donc j’écris… Ce matin j’ai une lombalgie gauche atroce, on va voir ce que cela va donner… Parce que la piste j’en ai pour un moment… J’espère qu’elle sera de meilleure qualité que ces premiers 5 kilomètres… Parce qu’en plus d’y laisser mon dos je vais y laisser mes pneus-papier-cigarette…

Le camping au bord du rio est fermé

Alors je m’installe en face

Le spectacle du soir

Sera éblouissant

Bisous tout le monde

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J431 : des adieux, puis 20km inutiles…

Lundi 26 mars 2012

El Bolson-Bivouac près de la ruta 40

Kilométrage : 64,16 km
Vmoy : 10,7 km/h, Vmax : 43,4 km/h
Heures sur le vélo : 5h56’35 »
Température 2° à 30°, grand beau temps froid, vent fort contre glacial
Dénivelée : positif : 674m, négatif : 549m

Le voyage c’est cela aussi : partir, des adieux… Et des fois on retient ses larmes…

La route est excellente, le ciel d’un bleu parfait, l’air cristallin, le vent pas encore méchant, il y a même du faux-plat descendant, je file bon train et… Me trompe de
chemin… Je ne sais si j’ai raté une bifurcation ou si c’est au départ dans El Bolson que je me suis trompée…

Quoiqu’il en soit je me retrouve à Lago Puelo, je fais demi-tour, à deux reprises je vois El Bolson à 9km…

Je me paie un joli petit col dans la forêt et finis par retrouver la ruta 40 où de magnifiques statues m’interpellent…

J’avance, j’avance, le vent forcit, est contre et glacial, je vais me payer mes habituels chauds et froid selon que la route monte ou descend…

Encore une statue, d’un tout autre genre…

Et cet écriteau-là je crois qu’il ne figure pas encore à ma collection…

Le paysage a encore changé, je ne suis plus dans la forêt d’immenses sapins mais au milieu de montagnes austères

Ici encore des traces d’incendie…

Un petit point carte pour les googleearthiens…

Mon pique-nique se résumera  à un paquet de gâteaux

Parfois de petites maisons se nichent dans la montagne

Physiquement j’ai la forme et avale les montées sans difficultés sauf une qui me fera, je le reconnais un peu souffrir…

Évidemment j’ai ma crevaison journalière, à l’avant, ces pneus ce sont de véritables passoires, impossible de retrouver l’épine, trop petite…

Arrivée à la bifurcation pour Esquel je me renseigne sur la suite des évènements au point information qui est ouvert, ça va les campings sont ouverts, et avec eux des sources de ravitaillement possibles, là j’ai de la nourriture pour 2
jours, il y a un village à 40km, je décide donc de ne pas faire le détour sur Esquel. Puis je me rends compte qu’il est 17h30, que selon la gentille hôtesse des hosterias avec leur chauffage et la douche chaude m’attendent, demi-tour direction Esquel, oui, sauf que les hosterias sont à 10km et je ne sais combien de mètres de dénivelée en contre-bas, à 4km de descente, un rapide calcul me
fait comprendre qu’il va me falloir deux heures pour remonter tout cela le lendemain, je fais demi-tour, remonte, mes petites tergiversations vont me prendre une heure et quart… Après cela je n’ai plus qu’à me chercher un coin pas trop moche pour planter ma tente, ma sueur me glace, de chaque coté de la route des ronces… Pas top top… Parallèle à la route une piste pour les chevaux, je
m’y installe, je suis à l’abri des regards de la route mais pas du bruit, et même si la circulation est rare ce n’est pas un bivouac idyllique… Je me réchauffe les pâtes haricots préparés hier, comme d’hab dors bien la première partie de la nuit, peu et mal la deuxième… La température sous tente baisse à 2°… Le jour se lève à 8 heures, il fait très très froid, je me planque dans mon duvet, écrivant mon bavardage en attendant que le soleil daigne me réchauffer… Il est 9 heures, il arrive, chouette, chouette… Enfin, limite, la température est de 4°…

Bisous tout le monde

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J430 : El Bolson

Dimanche 25 mars 2012

Je voulais partir ce matin, je n’ai pu, l’hosteria est du genre sympa comme toutes ces hosterias en Argentine, Robin est aussi du genre sympa, alors je reste et me repose…

Il fait beau

Nous sommes dimanche, la ville invite à la détente

Même si les tags rappellent la violence…

Bisous tout le monde

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J429 : encore une simple journée patagonienne…

Samedi 24 mars 2012

Bivouac près du rio Foyel à Puente Viejo – El Bolson

Kilométrage : 38,57 km
Vmoy : 14,2 km/h, Vmax : 38,3 km/h
Heures sur le vélo : 2h42’10″
Température : 17°° à 28°, toujours grand beau temps
Dénivelée : positif : 171m, négatif : 589m

Du style je me souviens…

Je me souviens que je sais que c’est ma dernière journée avec Robin, moi je vais à Ushuaïa, lui va continuer à jouer à Robin des bois dans le parc des Alerces… Ah je vais aussi dans le parc des Alerces ? Oui mais Robin se pose, moi je vais à Ushuaïa…

Et Enzo j’ai trouvé un pont pire que le tien…

Oué, regarde bien…

Je suis prête avant Robin, j’en profite pour visiter le camping

Je remonte le chemin qui finalement se remonte facilement, nous refermons la porte…

Comme d’habitude la route va monter et descendre, et traverser de sublimes paysages

Et il y a toujours le même dans mon champ de vision…

Laquelle vision est du genre sympathique

Nous délaissons l’abri-bus

Déclinons l’offre de cerveza artisanale

Pour admirer la cascade

Et les premières couleurs d’automne…

Et nous dire que certains ont de bien jolies maisons…

Quand surgit « El Bolson »

Je me précipite à la recherche de « bicicleteria » pour faire l’acquisition de pneus, on m’a tellement fait peur avec cette carretera australe et puis je me dis que le premier pneu chilien a rendu l’âme au bout de 1500km, alors il vaut mieux que je prenne mes précautions. La première bicicleteria est fermée, ouf il y en a une deuxième. Pendant ce temps les argentins défilent silencieusement à la mémoire des 30 000 tués lors d’une repression sanglante d’une manifestation du peuple

Les chevaux sont aussi de la partie

Et moi je n’oublie pas Monica et son amour des tags…

Voilà, encore une simple journée patagonienne, bisous tout le monde

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Le déluge…

Jeudi 5 avril 2012

Bonjour à tous

Je suis sur la carretera australe depuis 2 jours et demi, je suis à la Junta.

J’essuie un hyper mauvais temps depuis  2 jours et 2 nuits, pluie en continue forte et froide, ma tente qui prend l’eau par le sol, toutes mes affaires sont intégralement mouillées, c’est la cata… Là je suis dans une hosteria, demain j’y reste, d’ailleurs j’aurais du m’arrêter, c’est ce que m’avaient conseillé les amis de Jean-Luc (alias Janodou) que j’ai rencontrés hier, et oui, le monde est petit.

Et aussi j’ai cassé, pas moi, juste le vélo, le porte-bagage à deux endroits, lequel s’est vrillé, j’ai cru que la roue était morte, non juste le frein arrière qui a pris, j’ai été recueillie par un patagonien chilien, quand même une heure d’attente sur la piste, lequel patagonien chilien m’a offert son petit coin de paradis et a appelé son voisin à la rescousse, lequel voisin est venu en barque (oui lui n’est relié au monde qu’en traversant le rio), un morceau du porte-bagage est réparé, l’autre a une réparation de fortune et moi j’ai réussi à bricoler mon frein pour que ça tienne jusque une casa de ciclistas qui est à 200 km soit 5 jours de vélo.

Le moral en arrivant ici était un peu bas, il remonte avec les degrés qui pénètrent mon corps.

Donc demain opération séchage, après on verra…

Bisous tout le monde

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J428 : simple journée patagonienne

Vendredi 23 mars 2012

Bivouac dans la Pampa del Torro – Bivouac près du rio Foyel

Kilométrage : 39,98 km
Vmoy : 10,4 km/h, Vmax : 38,2 km/h
Heures sur le vélo : 3h50’23″
Température : 2° à 29°, toujours grand beau temps
Dénivelée : positif : 408m, négatif : 708m

Après évaporation des gouttes de givre et d’un autre liquide dont je ne répète le nom pour ne pas lui faire une publicité gratuite, il faut ranger le b…

Se remettre la tête à l’endroit…

Découvrir une splendeur cachée pour y faire la vaisselle

Grimper la colline et en sortir les vélos

Reprendre la route

Heureusement que la beauté ne tue pas…

Nous allons nous payer une descente d’enfer suivie bien sûr d’une montée…

La Patagonie c’est beau…

Au kilomètre 1970 Robin attaque avec brio la montée, moi je m’aperçois que je suis encore crevée, à l’avant cette fois-ci, j’ai le temps de tout remettre en ordre avant qu’un camion ne fasse comprendre à Robin que sa coéquipière a quelques ennuis, je suis devenue la championne des réparations de crevaison…

Ici en Patagonie plus rien ne nous étonne, même les campings réservés aux vélos…

Un hameau sur notre route nous permettra d’avaler de délicieux sandwichs

Mais les campings, quand la nuit pointera le bout de son nez, que nous serons épuisés, evidemment disparaitront… Nous avions décidé de bivouaquer au bord du rio, celui-ci est plus loin qu’annoncé…

Quand surgit un camping, il a l’air fermé, moi je dis que peu importe je squatte… Le portail n’est pas fermé à clef, nous pénétrons dans ce lieu étrange, un long long chemin descend au bord du rio, Robin me fait remarquer que demain il faudra le remonter…. Nous arrivons à un camping non fermé mais abandonné, nous prenons possession des lieux…

Voilà, encore une superbe journée, un super bivouac, tout bien quoi, la crevaison est déjà oubliée… Des chevaux sauvages viendront nous rendre visite…

Bisous tout le monde

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J427 : le plus beau de tous les bivouacs du monde…

Jeudi 22 mars 2012

San Carlos de Bariloche – Bivouac dans la Pampa del Torro

Kilométrage : 47,66 km
Vmoy : 10,7 km/h, Vmax : 40 km/h
Heures sur le vélo : 4h27’13″
Température : moins 2° à 28°
Dénivelée : positif : 427m, négatif : 459m

Comme d’hab (les habitudes se créent vite…) nous partons tard de Bariloche…

Je ne sais que dire… Il y a des jours comme cela magiques, des jours, des soirées et des nuits.. Même si le maillot jaune nous double avec un petit air narquois…

Même si il y en a toujours un dans mon champ de vision…

Même si la montagne est belle et que le ciel est bleu…

Et tout ce magique ne m’empêche pas de penser au sieur Janodou et de lui déposer un petit caillou vert fluo…

Caillou qui je l’espère attendra le passage du sieur Janodou avant d’écraser la jolie maison

Et puis il y a les lacs qui jouent à la carte postale…

Les montagnes qui lacèrent le ciel…

La route qui monte et descend

La forêt qui se joue de nous…

Le ou les lacs, de toute façon nous ne savons plus…

Il y a Robin des bois qui prend soin de son vélo acheté d’occas sur internet à Buenos Aires, il aurait préféré un cheval mais c’était plus cher…

Et vous en avez assez de voir mon vélo ? Alors là laissez-moi rigoler car vous ne le regardez pas, des choses changent et nul ne le remarque…

Les maisons elles, sont béates de tant de beauté…

Les arbres aussi…

Et celle-là de maison, elle n’est pas belle ?

La route continue de monter et descendre…

Et voilà la montagne qui se met à jouer l’air du Paso Agua Negra…

Lacs, forêts et montagnes sont maintenant notre quotidien…

Et Robin des bois qui prend sa milliardième photo (moi j’en suis à la milliard et unième)…

Ciel bleu, pédalage et crevaison aussi…

Et quand tu crois que c’est fini ça recommence (le beau, pas la crevaison)…

La défunte continue à se noyer…

Que dire devant cela ?

Le jour baisse, de tant de beauté Robin des bois et l’abuelacyclorefluorisée sont fatigués…

Une clairière aux arbres de sorcières, bien cachée dans la pampa del Torro les accueillera, alors les dieux ils remercieront…

Tentes entremêlées

Et là-haut sur un rocher

Le soleil avant de se coucher

De lumière inondera leurs yeux

Après un repas somptueux (des pates, mais quelles pates…)

Robin des bois se livrera à son occupation préférée

Et les flammes démoniaques, aidées de quelques gouttes d’un curieux brevage appelé whisky les emmènera dans un pays interdit aux Dieux…

Et c’est sous les cristaux de givre que Robin des bois aidera sa victime à rejoindre sa tente dont la fermeture éclair est toujours aussi cassée… Je casse tout là ? Bin oui, des fois la réalité vous rattrape plus vite que vous ne le pensez…

Voilà, j’ai vécu une journée fantastique, une au milieu de tant d’autres… Le bivouac, je crois bien que c’est mon plus beau bivouac, merci Robin et bisous tout le monde…

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