Bonjour la Colombie

Voila je suis en Colombie, tout est different, sauf le clavier espagnol…Et les prises… Je vais bien, j’ai grace a ma qualite d’habladora obtenu un visa de 3 mois (normalement c’est 2 mois(oue Pierre la gringalita elle sait peut-etre pas regler ses freins, mais dans le genre baratin elle est championne, et aussi  elle a repare sa pata (bequille), voila j’ai des pesos, u hotel,  un point internet, me reste a faire reparer ma bicyclette  et trouver un guide ( pas en chair et en os mais en papier), je vais manger, toujours la meme obsession…

Bisous tout le monde

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J39 en images

Un carre de ciel bleu

A 3000 metres il fait froid

C’est beau

Une tombe de luxe

La communaute de l’Himalaya

Et deux de ses membres

Un nouvel ami

Une nouvelle amie

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J38 en images

C’est vert…

Ca peut être beau les nuages…

La boue jamais bien loin…

Le patio, a l’abri de la pluie…

Une tombe ou il fait bon pique-nique, presque allongee sur la route…

Qui veut faire un tour en tyrolienne ?

Ou jouer avec les nuages ?

Ou prendre la route avec moi ?

Mais ou aller ?

Qui veut bivouaquer avec moi ?

Pierre tu peux verifier que je ne suis pas cachee, je suis au bord de la route…

Mes ravisseurs avaient pour eux le nombre, ai du me plier a toutes leurs volontes…

Vite atteinte par le syndrome de Stockholm

C’etait pas ma prison, c’est la prison pour chat…

Sont quand meme sympas mes ravisseurs…

Les chiens aussi…

La ferme de mes ravisseurs

C’est bizarre, meme ici les poules pondent des oeufs…

Et eux ils sont equipes pour le sechage du linge…

Le poulailler

Nubia tres fiere de ses poules

 

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J37 en images

De jolies maisons…

De jolies fleurs

De jolis nuages…

Vue de la posada pourrie by night…

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La force de l’eau en images

Bouillonnante

La c’est la route…

Qui part en gros morceaux..

Arrivee pluvieuse…

Les vaches restent impassibles…

Tresor cache du venezuela…

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Merida, j’ai oublie le plus chouette


feriaonseclate

Je vous dis pas comme je vais m’eclater ce soir car la ca commence a donner et les venezuelanos sont les champions de la fete…

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J41 : galère, galère, galère ou pluie, froid (les 2 ensemble)

Essorage de la cyclo a l’arrivee, il est sorti ca…

J41 : galère, galère, galère ou pluie, froid (les 2 ensemble)

Jeudi 2 mars 2011

 El Cobre – San Cristobal

63, 85 km

Vmoy : 11,3km/h  Vmax : interférence électromagnétiques

Température : départ 16°, en cours : 13°, arrivée :  22°

Dénivelée positif : 585m dénivelée négatif : 1790m selon compteur

Heures sur le vélo : 5H37’42 »

Départ : 9 heures

Arrivée : 18heures dans la chambre vélo déchargé

Résumé de l’article : (pour ceux qui roulent ou les flemmards ou les gens normaux que mon délire n’intéresse guère ou ceux qui bossent comme des malades pour payer la rtraite des vieux croulants comme moi)

  • Objectif, atteindre le Paramo et peut-être San Christobal
  • Conditions météorologiques : pluie, pluie, pluie en continu 16° puis 13°, 22° à San Cristobal
  • Etat de santé : les globules rouges font la grève, la canalopathie sodium fait ses ravages
  • Degré d’euphorie : absent
  • Particularités de la journée : pluie en continu d’intensité variable, froid, paralysie des mains, freins avant et arrière qui « déconnent », freinant dans la montée, très limites à la descente, si on m’avait essoré à l’arrivée il en serait sorti un jus rouge…

Réveil de bonne heure comme d’habitude (le bruit), je me rendors, je me réveille et finis par me lever. Je patauge moins dans l’eau qu’hier et la tente a fini par sécher, pas le reste, ayant voulu profiter des draps propres et doux de cette belle posada (oui si j’avais dormi dans mon duvet avec mes affaires mouillées dedans tout aurait séché), j’ai commencé par mettre les affaires sous le drap, mais c’était très désagréable, alors je les ai mises dans le lit, méthode inefficace, je m’habille donc avec des vêtements mouillés et froids, il fait 16 dans la chambre, c’est très désagréable. Je ne vois pas le temps qu’il fait, mais de toute façon j’ai décidé de partir la météo annonçant des pluies continues pendant cinq jours… Je ramasse tout mon bazar qui sèche, enferme tout dans les sacoches, j’ouvre la porte de la chambre, j’entends le bruit caractéristique de la pluie sur le toit, oui il pleut, pas trop fort, mais il pleut. Je traverse la place et m’attaque à la sortie montante de la ville, je pousse, ça réchauffe, sur les cinq derniers mètres quelqu’un m’aide en me poussant, trop génial. J’espère que les jeunes (enfin jeunes vers les 30, 35 ans) de la veille ont raison, et qu’il n’y a que (enfin que) 17km de montée puis descente vers San Cristobal. Il pleut, une vraie pluie de chez nous qui mouille mais qui n’oblige pas à s’arrêter. Premier obstacle : un rio d’un beau rouge coupe la route, je réussis à sauver de l’inondation le pied gauche, pas le droit, de toute façon le gauche va bientôt suivre. J’ai mis ma veste kwé et la cape, pas le pantalon kwé, c’est trop désagréable à la montée. J’ai eu la malencontreuse idée de vouloir resserrer mon frein avant, il fait comme celui arrière il ne revient pas et freine, le moyeu de la roue avant couine, l’eau dégorge de partout, par endroit la route se transforme en piste. Les maisons se font rares, en revanche soit elles sont neuves et très belles, soit ce sont des fermes anciennes, très belles aussi avec un toit de tuile entièrement recouvert de mousse. Je pédale, quand même je manque un peu de pêche, éprouve même par moment un peu d’essoufflement (c’est la première fois) je ne sais si c’est la pluie, le manque de repos de ces derniers jours, la tête ou tout simplement mon frein qui freine dans la montée, en tous cas ça m’énerve, je pédale tant que je peux, quand je ne peux plus je pousse, et quand je peux je repédale. Les voitures sont rares, pour tout dire quasi absentes. Je me rassure en me disant que si il y en a c’est que la route n’est pas coupée, à moins que ce ne soit toujours la même voiture qui fait les aller-retour entre moi et l’endroit où est coupé la route. Les endroits où je pourrai me réfugier en cas de passage à une pluie tropicale (là c’est à sceaux et alors à mon avis on ne peut résister longtemps) sont rares, non c’est une pluie forte mais pas tropicale, parfois (rarement) elle se transforme en bruine, le plus souvent ça pleut bien. Entre la pluie et la sueur je suis intégralement mouillée, mais montant, je n’ai pas froid. Au bout d’une dizaine de kilomètres une boutique de souvenirs, je suis sûre que c’est un faux col, je m’accorde cinq minutes de repos et repars. Oui 100 mètres de plat et ça remonte, c’était un faux col. Sans la pluie ce serait d’enfer, là c’est plutôt un enfer, quand même c’est supportable vu que je n’ai pas froid. Un écriteau le Paramo à 2, 5 km, je regarde mon compteur, en fait il faudra multiplier par deux. Il pleut, il y a du brouillard, il fait froid. Depuis longtemps j’ai quitté mes lunettes. Je pousse de plus en plus, en fait j’en ai marre. Dans une petite trouée de nuages je vois de magnifiques fleurs violettes, je m’arrête là où je peux m’arrêter, redescends à pied les photographier, trop tard elle sont perdues dans le brouillard. Une voiture de policiers que j’avais déjà remarquée (quand ils m’ont doublé j’ai bien senti qu’ils avaient envie d’en savoir plus) s’arrête au milieu de la route, manque de déclencher un accident avec l’unique voiture qui monte en sens inverse, là je suis à pied, à leur disposition, et c’est l’interrogatoire en règle, ils me demandent même de parler en français et en anglais pour savoir l’effet que ça fait, ils sont sympas, me quittent sur plusieurs poignées de mains et m’encouragent vivement, sauf que pendant ce temps ( je vous rappelle que je suis sous la pluie depuis trois heures, que je suis aussi mouillée par l’intérieur et qu’il fait 13°)  je me refroidis, je ne suis qu’à 50 mètres du col, je n’ai pas le temps de me réchauffer. Au col qui est aussi une intersection de routes dont une qui va à Cucutta, il y a un village avec plusieurs restaurants. Je m’arrête au premier, demande si il y a des toilettes, j’y cours me changer intégralement pour ne pas rester dans le mouillé, mais c’est trop tard, refroidie je suis, refroidie je resterai, en plus on me demande de bouger mon vélo, ce qui fait que je mouille mes vêtements secs. L’excellente soupe pas chère dans un restaurant ouvert à tous vents et sans chaufage ne me réchauffera pas. Je commence à être inquiète sur la suite des opérations. Une jeune fille colombienne n’arrête pas de me poser des questions, je n’ai pas envie de parler, je voudrai juste retrouver la mobilité de mes mains. J’ai changé mes mitaines trempées pour des gants de soie humides, j’enfile avec grandes difficultés mes gants polaires. Je compte beaucoup sur ma chaufferette réutilisable (les deux autres à usage unique sont je ne sais où), elle refuse de se déclencher. Je pars, j’ai enfilé tout ce que j’ai pouvais mais je ne ne suis pas assez couverte, j’ai quand même un collant, un pantalon polaire, un pantalon kwé (pas de culotte ni de short de vélo tout est mouillé) une polaire Odlo, une autre polaire, mon kwé, ma cape de pluie, bandeau polaire, cagoule. L’écharpe dans laquelle je me suis mouchée toute la matinée (c’est vous dire l’état de décrépitude et l’état de mouillitude dans lesquels je suis, en fait c’est que je gardais mon mouchoir pour les lunettes) a rejoint le tas de linge mouillé. J’entame la descente, mes freins trop mous me permettent de freiner, ça freine mal, mais ça freine, je n’ai qu’un objectif et un seul : perdre de l’altitude pour gagner en degrés et que mes mains se déparalysent. Du coup je ne vérifie même pas ma route, je pense être sur la bonne route mais en suis de moins en moins sûre, il n’y a pas une voiture, et la route qui au début était belle devient de plus en plus petite et cassée, les ponts sont étroits et ne laissent passer qu’un véhicule, mais comme il n’y en a pas… L’un des ponts s’est transformé en rio rouge… je me dis que si je me suis trompée de route tant pis, j’aviserai plus tard, pour l’instant il faut que je descende, il faut que je gagne des degrés, j’aurai besoin de remonter ma cagoule sur mon visage, je ne le fais pas, je ne dois faire aucun mouvement brusque si je veux garder le peu de mobilité qui me reste dans les mains. Sur le bord de la route une première boutique de fleurs, je m’arrête et me fais confirmer mon chemin, ça va je suis sur la route qui va à San Cristobal. Il pleut, il pleut toujours et fort, je crains à un moment que l’on ne passe en pluie tropicale. J’ai froid au corps. Mes mains sont bien protégées par ma cape, à défaut de se réchauffer elles ne se refroidissent plus. Les boutiques de fleurs jalonnent la route, sans la pluie, le brouillard et le froid cette étape serait magnifique, je suis sûre qu’il y a ici plein de champs de fleurs, j’ai vu un champ de lys en montant, j’ai plus senti que vu car… Pluie et brouillard ont fait que je n’ai pas vu grand chose… Là en plus dans la descente j’ai les lunettes toutes mouillées et ma visibilité est réduite, néanmoins je les garde car si une goutte froide me rentre dans l’œil là c’est la paralysie de la paupière, et entre n’y voir pas grand chose et ne plus y voir du tout, le choix est vite fait, je n’essuie pas non plus mes lunettes, je ménage mes mains, là je les garde pour freiner. Deux très petites montée de cinquante mètres chacune ne me réchauffent pas. J’ai toujours le même objectif, descendre, gagner des degrés, ménager au maximum mes mains pour freiner. Presque 40km de descente, dommage que je n’ai pu en profiter. J’arrive à une première ville dont je n’ai pas retenu le nom, je commence à avoir moins froid, je sens que les gens me regardent bizarrement vu mon accoutrement pour expédition polaire, certains sont en manche courte (pas tous ouf). J’arrive à Tamira, je commence à me réchauffer, et là d’absence de voitures je passe à deux fois trois voies et une circulation d’enfer, je pense vraiment que les gens passent leur temps à tourner en rond dans leur voiture dans la ville. Ca y est, je me découvre sauf le kwé, il pleut toujours. Mes mains refonctionnent à nouveau correctement, je rate la bifurcation pour San Cristobal (au fait j’ai fait le détour pensant que la ville valait la peine d’être vue, non elle ne vaut pas la peine. C’est une ville sud-américaine sans aucun cachet, c’est une mégalopole dans une vallée mais qui s’est étendue sur la montagne avec ses « arriba » et ses « baja »elle est sale et pas belle, à moins que j’ai raté le centre historique), cela fait dix minutes qu’il ne pleut plus, j’ai chaud, j’enlève ma veste kwé, et cinq minutes après ? Il repleut. La bretelle de sortie de l’autoroute pour le centre est à gauche, traverser en courant trois voies plus une rampe d’accès à une heure de pointe avec un vélo chargé relève de l’exploit, je l’ai fait, mais j’ai pas aimé. Dans la ville j’ai réfuté les hôtels en périphérie, voulant aller en centre ville, je me suis amusée à aller plus vite que les voitures coincées dans les embouteillages, on a comme ça ses petits plaisirs, même un jour de galère, après je me suis moins amusée quand le même bus m’a fait mille queues de poissons, je me suis aussi moins amusée quand j’ai cherché un hôtel, entre le policier qui ne voulait pas m’envoyer dans un hôtel peu recommandable, ceux qui ne savaient pas, ceux qui voulaient me renvoyer à dix kilomètres, celle qui m’a fait monter un mur en sens inverse de la circulation (je rappelle qu’ici les sens uniques et interdits sont de fait, jamais signalés, il faut développer son sens de l’observation…) pour aboutir à un hôtel très quelconque et cher, enfin j’ai trouvé quelqu’un qui m’a indiqué une rue avec plusieurs hôtels, le premier n’a pas voulu de moi. Le deuxième décrépi, mais propre et avec de l’eau chaude et à un prix abordable m’a accepté. Mon vélo est monté au salon. La mamie qui tient l’hôtel est très admirative de ce que je fais. Opération douche et surtout séchage des affaires. Une sacoche a pris l’eau, je ne sais si c’est parce que la poche du dessus était mal fermée ou si c’est quand je l’ai ouverte pour prendre des affaires de rechange sèches ou si elle n’est pas étanche. Ma carte de Colombie est un peu mouillée, quant à celle du Vénézuela qui était sur la sacoche guidon, ça y est, elle a rendu l’âme, ouf le coin de Cucuta est toujours visible. Cucuta est à deux heures de voiture, mais comment est la route ? Les réponses diffèrent d’une personne à l’autre : »ça monte mais pas fort » « Ca monte et ça descend ». J’estime la frontière à 70km, peut-être plus, je verrai si je le fais en une ou deux fois. Demain matin je dois rerégler mes freins, remettre un peu d’huile partout (non, pas sur les freins, je sais Pierre que tu penses que je suis la plus gringalette d’Amérique du Sud, mais quand même… ) Tandis que je vous écris mes intestins se sont vidés, c’est ce que j’ai mangé ce soir, dans un mauvais fastfood, mais je ne voulais pas aller loin, je suis allé au plus près, mais pas de fièvre ça va, juste petit dérangement. J’ai pris la peine aussi de demander le nom et l’adresse de l’hôtel, ils avaient une carte, car rechercher son hôtel dans une mégapole, non, pas ce soir. Donc demain le départ sera quand je serai prête, en plus j’ai vidé l’intégralité de mes sacoches. Ici il fait tiède, je pense que j’ai une chance que tout sèche, il va donc falloir que je range tout, et j’ai retrouvé (l’intérêt de vider ses sacoches) 300 bolivares qui me permettront si nécessaire de passer encore une nuit au Venezuela. J’espère sieur Janodou que tu feras cette super étape sous un soleil d’enfer et que j’aurai droit à de super photos de champs de lys, de roses, de tournesols, d’arômes et mille autres fleurs, sauf que je ne sais pas si ici pour les fleurs c’est comme pour les pommes de terre, je ne sais pas si il y a deux récoltes par an.

Voilà c’était pluie, pluie, pluie, pluie, froid, froid, froid, brouillard, brouillard, brouillard, mains paralysées, galère quoi, et la rage d’avoir raté un super truc puis ville très moche. Mais le voyage c’est aussi ça, il faut accepter…

Bisous tout le monde

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40 jours déjà, ne l’oublions pas…

40 jours déjà, ne l’oublions pas…

Elle a compris que la peur de l’étranger était toujours mal fondée, elle a pédalé, poussé, porté, est resté 2 jours sans manger, 1 sans boire, elle a bivouaqué seule dans la jungle avec pour décor des oiseaux qui lançaient des éclairs avec leurs yeux, elle a traversé de multiples rios, a affronté le soleil brulant, le vent, l’orage, les pluies torrentielles et même la neige. Les camions l’ont souvent déséquilibrée, les coulées de boue et les routes effondrées l’ont ralentie sans jamais l’arrêter, elle a été victime de la grippe latino-américaine, de multiples turistas, de fièvres, d’innombrables piqures d’insectes, d’hématomes et plaies diverses, et même d’un accident de la circulation (heureusement sans gravité) impliquant 4 camions, un chien et elle-même,elle a été prise en otage plusieurs fois, a gravi en vélo un col à plus de 4000 mètres, escaladé (à pied) un sommet à 4700 mètres, a parcouru 15OO km, fait des milliers de mètres de dénivelée, elle a dansé, chanté, bu du vin chaud à 4000 mètres, elle a du faire face à une attaque de brigands dont le plus jeune avait six ans, fait de multiples rencontres toutes aussi inoubliables les unes que les autres, a parfois cherché longtemps un endroit où dormir, elle a du rouler de nuit, parle maintenant l’espagnol avec l’accent vénézuelien, elle a bu des milliers de litres de coca et de catogate, mangé des tonnes de chocolat et des centaines d’arepas, fait plein, plein de photos, elle a écrit des milliards de mots,s’est branché internet aussi souvent que possible, elle a aimé à la folie la Cordillera de la Costa et le peuple de la mer, n’a pas aimé les autopistas, elle a appris à respecter la force de la Cordillère des Andes,  elle a découvert au  Vénézuela des trésors cachés, est devenue une star, a accordé des centaines d’interviews, a souri aux cameras, son moral est toujours resté au beau fixe, son vélo a subi une morsure de chien, 2 déraillements, plusieurs déréglages de frein, un décollement de poignée, pas encore de crevaison, il est tombé plusieurs fois, toujours de son corps elle a amorti ses chutes,elle l’a lavé, dégraissé, regraissé, regonfflé aussi souvent que nécessaire, ses sacoches ont cassé 3 fois, elle a su réparer. Toujours elle a trouvé auprès du peuple vénézuelien, accueil, chaleur, encouragements, hospitalité et aide, elle les remercie du fond du cœur. Elle se dirige maintenant vers la Colombie, son problème majeur étant pour l’instant de faire sécher ses affaires…

40 jours déjà, ne l’oublions pas, elle ne vous oublie pas, vous remercie de votre soutien et vous envoie deux de ses deux spécialités : des mots et des bisous…

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3 mars 20011 : nouvelles breves

Bonjour tout le monde

Suis a San antonio de Tachira, ville frontiere avec la Colombie

Les conditions climatiques execrables que j’affronte depuis quelques jours, notamment le froid sont exceptionnelles, les venezueliens n’ont jamais vu ca, tout le monde se caille et ce couvre avec des serviettes eponges.

Sur la place est installe un orchestre geant, je crois que pour ma derniere soiree venezuelienne je vais me faire une fiesta d’enfer, autant j’ai deteste San Cristobal, autant j’adore cette ville, elle est brouillonne, ils roulent a contre-sens et font n’importe quoi, j’adore

Bisous tout le monde

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J40 : la force de l’eau

Mercredi 1er mars 2011
La Grita – El Cobre
21,57 km
Vmoy : 6,8 km/h Vmax : 44,9 km/h
Température : départ : 18°, en cours : 21°, arrivée : 16°
Dénivelée positif : 655m dénivelée négatif : 326m selon compteur Heures sur le vélo : 3H09’06 »
Départ : 9 heures Arrivée : entre 13heures et 14 heures
Altitude arrivée : 2000 mètres

Résumé de l’article : (pour ceux qui roulent ou les flemmards ou les gens normaux que mon délire n’intéresse guère ou ceux qui bossent comme des malades pour payer la retraite des vieux croulants comme moi, quand même il est possible d’enlever le c)
• Objectif : El Cobre
• Conditions météorologiques : départ : 18° en cours : 21°, arrivée : 16°, dans les nuages dés le départ, puis bruine, puis pluie, absence de vent ou vent faible, sensation de froid, humidité maximum
• Etat de santé : parfait
• Degré d’euphorie : moyen au départ vu les conditions météorologiques, mais bien deux heures sans pluie
• Particularités de la journée : ça monte (comme d’hab), rio fous, coulées de boues, effondrement de route en raison de ma pluie de toute la nuit, surprise, El cobre moins loin que prévu et une super posada

C’est bon je me suis préparée mentalement et physiquement à affronter el Paramo (la haute montagne) et la recherche toujours difficile d’un bivouac, j’ai tout ce qu’il faut pour manger et boire. Je m’endors tard (2heures) vu que je veux rattraper mon retard d’écriture et de photos. Je suis réveillée par les grandes cloches, je me dis qu’ils exagèrent quand même de les faire sonner si fort à 6 heures du matin, sauf qu’il n’est pas 6 heures mais 7 heures, mais je ne le sais pas. Il y a aussi les camions qui font ronfler leurs moteurs pendant des heures, à quand la multiplication par un milliard de l’essence ? L’autre nuit chez les colombiens, quand j’ai expliqué qu’en France nous éteignons la lumière pour faire des économies d’énergie ou des économies tout court, j’ai bien vu que je leur parlai chinois. J’ai mis mon réveil à 7H30, mais il n’a pas sonné. Quand je regarde l’heure il est 7H45, branle-bas de combat, je me dépêche de tout ranger, tout est étalé pour sécher, et d’ailleurs ça ne sèche pas, ça y est, je n’ai plus de culotte, mon duvet aussi est défait car hier soir j’avais froid; La gourde où il resté du coca est pleine de fourmis, ça tombe bien, j’ai trop de coca, mieux le trop plein va exploser dés les premiers mètres, j’ai donc ce qu’il faut et pas plus. Je regarde le temps par le vasistas, ici les chambres ont au mieux un vasistas avec une vitre teintée plus un rideau, au pire pas de fenêtre, rarement une vraie fenêtre. Le temps est gris, allez il ne pleut pas, j’y vais. Je vais me faire ouvrir la porte dérobée pour sortir avec mon vélo chargé, horreur, le ciel n’est pas couvert, la ville est dans le nuage, mais il ne pleut pas. Je demande mon chemin (on m’a déjà dit que ce n’était pas un chemin à bicyclette, donc je suis rassurée, c’est un chemin à bicyclette et je vais dans le Paramo. Je commence par remonter la ville sur quelques mètres, puis je tourne à droite, puis bien plus loin ce sera à gauche. Ca descend, je n’avais pas prévu cela, je ne suis pas assez couverte, j’attends un peu pour me recouvrir, puis décide de le faire, j’ai trop froid et n’ai que mon collant, sous-pull fin et une polaire et mes mitaines; Je m’arrête, enfile pantalon polaire pull odlo, gants polaires et bandeau polaire, évidemment 1 km plus loin ça monte, et bientôt je m’arrête pour enlever une épaisseur. Tout de suite m’explose au yeux le premier rio en furie d’une belle couleur orange, puis le deuxième rouge celui-là, le nuage m’enveloppe toujours, mais il ne pleut pas, il y a quand même de la circulation, et pour la première fois je l’aime cette circulation, elle me rassure et me dit que ça passe et que le Paramo ne doit pas être si terrible que cela. Premier éboulement et effondrement de route, c’est vraiment impressionnant, la nature ici est forte, puissante et détruit tout sur son passage, je suis toujours dans le nuage, beaucoup de fermes égaient ça et là la route, il y a aussi des abri-bus (sans bus), je repère chaque endroit où je peux m’abriter pour faire demi-tour si nécessaire, ici on ne lutte pas à armes égales contre les éléments. Les portions de route effondrée se succèdent, mais ça passe, déjà un bulldozer est au travail, et il ne pleut toujours pas. Je pédale, les jambes ont bien essayé de rouspéter au départ, mais vu le manque de réaction de leur propriétaire, elles ont tourné sans problème. Un peu de bruine qui s’arrête. La circulation est de moins en moins importante, la route de plus en plus cassée et les maisons se font espérer, les abris-bus eux ont disparu. J’avance, lentement mais surement, finalement je suis contente d’être partie, vu qu’il ne pleut pas. Il est 11heures 30, je commence à fatiguer et ai envie d’une pause pique-nique; Je cherche un endroit, mais ceux que je trouve sont ventés. Je passe devant des constructions qui me font penser soit à un terrain de camping, soit à une zone de vacances pour enfants : il y a un bâtiment central et une dizaine d’abris avec eau et coin barbecue, je demande ce que c’est, c’est bien une zone de camping du parc, déserte, et pas assez haute pour mon projet de la journée, je la laisse (à personne, vu qu’il n’y a personne), au bout d’un moment je trouve un endroit pas trop dangereux (pas de danger venant de la population, juste la route est étroite et à moitié cassée et il y a quand même de la circulation) ni trop venté où m’arrêter. Il est pile midi, je mets coupe-vent et bandeau, l’air frais et humide sur mon corps mouillé de sueurs me glacent, je mange pain (sucré, ici c’est comme ça), termine le paquet de ships entamé il y a mille jours, évidemment chocolat et coca, quand je regarde l’heure où je repars, il est 12h15, pas trop longue la pause. Je continue, je fatigue et ça y est, ça rebruine fort et la bruine se transforme vite en pluie, je note l’heure pour Jean-Luc (quand Pierre, Corinne, Enzo et moi allons te faire payer nos services Jean-Luc, tu vas être ruiné, tu ne pourras même plus te payer ton billet d’avion…), donc il pleut à midi et demi, mais une pluie normale, pas une pluie tropicale, et dans le sens de la montée c’est supportable, vite j’enferme une polaire qui trainait et couvre ma sacoche guidon, moi ça fait longtemps que j’ai mis kwé, bandeau et gants polaire, j’hésite pour le pantalon, finalement je ne le mets pas. Je suis à nouveau fatiguée, et je pousse de plus en plus souvent, une camionnette s’arrête et me propose de me conduire au village suivant, c’est sûr, une nana seule qui pousse un vélo hyperchargé sous la pluie ça fait plus pitié qu’envie, j’explique mon projet, l’homme comprend et me laisse à mon triste sort. J’arrive à un col, je sais qu’ici derrière un col il y un autre col, de grandes affiches affirment haut et fort qu’une coopérative agricole socialiste va apporter joie, amour et bien-être à tous (j’exagère un peu), pour la première fois je vois un écriteau St Cristobal, c’est sûr je me rapproche, à petits coups de pédale ou de pousse-pousse, mais quand même je me rapproche… Et soudain je vois une sorte de panneau où est écrit El Cobre, ce n’est pas possible, sur ma carte le village est indiqué à 38 km, et vu la surprise de la dernière fois quant au kilométrage je le mettais trois fois plus loin, je me renseigne, oui c’est bien El Cobre et une posada ? Oui, il y a une posada, mais arriba, arriba, à la deuxième place. J’arriba donc (en poussant et en m’arrêtant tous les cinq mètres vu que comme dans toutes les villes ça arriba beaucoup, c’est bien simple, ils ont tiré une ligne droite sur le flanc de la montagne et ils y ont mis la ville et la route, et cela dans toutes les villes vénézuéliennes de la Cordillera Andina. Je me fais reconfirmer à plusieurs reprises le chemin pour la posada ( je suis devenue méfiante) mais tous les renseignements concordent, après une demi-heure ou une heure d’arriba, j’arrive, je trouve la place, la posada semble fermée, non c’est la porte d’à coté, et là, encore un trésor caché du Venezuela, une splendide demeure dans les blancs et jaunes avec une véranda d’où jaillit une lumière qui fait vite oublier la pluie et le froid, des plantes, une décoration de charme, bref moi qui m’étais préparée à une recherche angoissante de bivouac, c’est un vrai bonheur, la personne de la réception m’ouvre le portail et je peux rentrer mon vélo chargé dans la chambre qui est immense et dont la fenêtre sans carreaux (juste volet et rideaux opaques) donne sur le patio. Au lieu de filer vite sous la douche et de mettre des vêtements secs, je fais des photos et je me fais accoster par deux jeunes qui habitent et travaillent ici, l’un travaille dans les ordinateurs, l’autre est musicien et fait du théatre. Le courant passe, c’est cela aussi le voyage, des rencontres, des échanges, des gens si différents mais avec qui on se sent «en résonance», j’écoute sa musique, il écoute mon voyage, je lui dédicace son CD, il me promet de me l’apporter en clef USB, à nouveau on me dit que je parle bien l’espagnol, ça, ça me fait toujours plaisir, mais je sens que j’ai encore beaucoup de progrès à faire, parfois des mots m’échappent, sauf que en français aussi les mots m’échappent. Après ce blablabla, ils vont à leur travail, moi sous la douche, mais trop tard, et la douche ne me réchauffe pas, allez, double duvet, et ça marche, auparavant j’ai tout étendu dans l’espoir d’un séchage, mais ici rien ne peut sécher sans soleil, le taux d’humidité est trop important, et le soleil se fait chaque jour plus rare, ça y est je n’ai plus de culotte sèche, et suis condamnée à dormir dans mon duvet avec du linge mouillé. Les jeunes m’ont dit que le vrai Paramo c’était pour demain, il n’y aurait que 17km, 17km c’est dans mes possibilités mais je suis devenue très méfiante sur ce que les gens me disent, on verra. Voilà ma journée, bonne journée, tu te prépares à vivre une journée dure et finalement elle ne l’est pas tant que ça… Je vais vite mettre tout ça sur ma clef et chercher un point internet, pour les photos ce sera pour plus tard, bisous tout le monde, je suis dans un point internet ou 50 000 gamins sont branches sur la meme ligne, c’est un peu galere mais sympa, il pleut toujours…

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