Bogota, capitale de la Colombie, on aime ou on aime pas, j’ai aimé.
Pourquoi installer une capitale tout là-haut dans une montagne inhospitalière ? Cartagena était autrefois le centre du pays, c’est là que les espagnols ont débarqués, les espagnols au début ils n’ont recherché que de l’or

Ils ont donc remonté le rio Magdalena, vous savez ce grand grand rio que j’ai remonté moi-aussi, beaucoup plus loin que Bogota, ce rio sur le bord duquel j’ai bivouaqué,

ce rio qui du rouge passe au bronze, ce rio qui en avril a tout inondé laissant des milliers de gens sans abri. Les espagnols ont donc remonté ce rio et à Bogota ils ont établi leur camp de base avancé, oui c’était si proche de la montagne et de ses mines d’or, et puis, et puis la configuration du terrain s’y prêtait, Bogota s’est étalé sur plus de 80km, Bogota est devenue la capitale du pays, Bogota est devenue une mégapole, la plus grande de l’Amérique du Sud abritant près de 9 millions d’habitants sur une population totale du pays de 42 millions d’habitants (ça je le sais parce que j’ai fait travailler les enfants du pays et donc l’instit sue ce sujet)…
Certes Bogota n’est pas si haute que Quito ou la Paz (quand même à 2640 mètres d’altitude), elle n’est pas non plus reconnue comme patrimoine mondial de l’humanité, elle est même parfois moche, on risque de se faire écraser à chaque fois qu’on la traverse à pied, il y a beaucoup de miséreux (les SDF de paris à coté vivent dans le luxe), la nuit après 22heures trente il vaut mieux ne pas traîner, mais Bogota a une âme, et cette âme je l’ai palpée avant même d’y pénétrer…
Elle est à l’image de ce pays, multiculturelle, déroutante, fascinante…
Bien sûr elle vous souhaite la bienvenue

Cinq kilomètres avant l’entrée dans Bogota c’est le désert, après c’est l’enfer… Mais on a le droit d’aimer l’enfer…
Quand même Bogota vous offre ses pistes cyclables ( ville du monde possédant le plus de kilomètres de piste cyclable… Sauf que… les taxis et bus arrivent par la gauche dans le même sens que vous à chaque croisement (et il doit y en avoir près de 300) donc vous ne pouvez les voir, surtout si comme moi avec les âges la mobilité de votre cou s’est considérablement réduite) et que vous avez le choix entre risquer de vous faire écrabouiller, valdinguer par- dessus bord en freinant brutalement, mettre pied à terre et souffrir pour remonter de l’autre coté,

il y a aussi les piétons qui envahissent la piste, les voitures garées au milieu, les endroits où il faut baisser la tête sous peine de se faire décapiter

les passerelles à escalader, oui, oui Bogota possède le plus de kilomètres de piste cyclable…

Des fois c’est tellement dangereux qu’ils vous préviennent, il faut mettre pied à terre
Mais quand on est tout là-haut on peut admirer la vue

Il faut aussi faire attention à ne pas être trop distrait en admirant les petits rios qui traversent la ville

Des fois aussi il ya des obstacles à franchir


Et puis ils vous le disent aussi que les voitures c’est dangereux, amis touristes cyclo ou pas le seul danger en Colombie ce sont les véhicules motorisés, ils écrasent tous les piétons, ne ralentissent pas, conduisent à une vitesse excessive, partout et même en ville, et dans la culture colombienne le piéton a toujours tort, donc soyez très prudent, défense de traverser si voiture, bus, taxi ou vélomoteur en vue et je ne plaisante vraiment pas

Mais les pistes cyclables finiront bien par vous amener calle 1″, alors là c’est le bonheur des cyclistes, plus d’une dizaine de boutiques, une piste cyclable célèbre dans le monde entier (sauf que vous ne pouvez y rouler, trop de piétons…)

Et puis si vraiment vous avez peur de circuler en vélo, il ne vous reste plus qu’à trouver un cheval…
Mais là vous allez devenir piéton et c’est encore plus dangereux, à moins de monter sur l’autre cheval…
Et Bogota c’est aussi un passé
Un passé colonial dans la Candeleria
La candeleria où les artistes ont élu domicile

La Candelleria avec ses décalés (j’adore…)
La Candeleria qui joue avec les couleurs

La Candeleria où on aime flaner et regarder
La Candeleria et son église minuscule
La Candeleria et son marché béni des Dieux
Mais Bogota ce n’est pas que la Candeleria, Bogota c’est aussi un passé encore proche d’une violence extrème
Bien sûr la Colombie ce fut aussi les FARQS et la libération d’Ingrid Betancourt
Bogota c’est aussi une armée de bus ( à mon avis ils ont plus de morts à leur actif que les FARQS…)
Oui, la vie est difficile pour les piétons
Quand même ils ne se découragent pas (la cyco non plus), alors il y a des magasins de chaussures
Bogota c’est aussi la place Simon Bolivar, froide,impersonnelle

Avec ses monuments Imposants
A Bogota parfois une vigogne (ou un lama, je ne sais) s’égare

A Bogota les églises brillent de mille feux
On peut visiter Bogota by night sans se faire trucider (il y a quand même une grande paranoïa à Bogota, laquelle Paranoïa se retrouve dans tout le Venezuela, c’est la peur de l’autre, la peur du village voisin, la peur du pays voisin. En Colombie cette peur ne se retrouve qu’à Bogota avec d’innombrables agets de sécurité priva armés et accompagnés d’un chien féroce.
A Bogota il y a un téléphérique (que la cyclo l’a empruntée)

Du haut du téléphérique une vue d’enfer

Une mégapole à perte de vue

Et sur la colline du Moncerrata, la Vierge bien sûr

Qui bénira votre vélo

Mais surtout là-haut un havre de paix, une fois les ave maria terminés, le silence… Et j’ai perdu mes photos de là-haut, le silence restera silence pour toujours…
Mais Bogota c’est aussi une ville moderne
D’accord avec des travaux, mais comme dans toutes le villes du monde… Avec aussi ses tours jumelles

Et son fer à repasser (allusion pour ceux qui connaissent New York

Son métro

Ses tags

Ses petits coins tranquilles

Ses vélos qui percent une roue…
Et tant, tant d’autres choses… Des choses que je n’ai pas vues, des choses que j’ai oubliées… Et l’indicible… Bogota est, tout simplement…