Mardi 5 avril 2011 : nouvelles breves

Bonjour je suis a Alpe, petit village dans l’immense vallee qui separe la Sierra Centrale et la Sierra Occidentale de la Cordillere des Andes, il faut tres chaud. 45 ca me va, j’ai vu des volcans. je galere avec un clavier efface et pas les memes touches qu’en France, je vais encore descendre, prendre des chemins de traverse pour rejoindre le plus tard possible la PanAm , va quand meme falloir que je me rehisse a 4800m…

Besos a todos

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J72 en images : un dimanche ordinaire

Le jugo de vitamines

L’idée d’un échange commence à germer…

A moins que j’aille faire un petit tour au moulin rouge pour me changer les idées…

Heureusement que le vert est ma couleur préférée…

J’aime bien le rose fushia aussi…

Il m’a dit une heure de vélo chargé pour aller à Girardot, oué c’était sans compter les rencontres…

Des fois les restos ou hôtels se transforment en famille d’accueil…

Trop beau cet arbre…

Encore une vache…

L’échange…

Mon nouvel amoureux…

Deuxième échange, regardez attentivement ce n’est pas la même moto…

La super route à péage…

Girardot : soleil et chaleur…

Oh la la, c’est grave ça devient une obsession cette idée d’un échange…

Besos a todos

 

 

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J72 : un dimanche ordinaire…

Vous avez quand même pas cru que j’allais me tartiner 13000 km en bécane avec un vélo pesant 45kg  ? Là j’ai fait un échange, trop génial…

Dimanche 3 avril 2011

La gran Via – Girardot

Distance parcourue : 80,48 km

Vmoy : 15, 5 km/h Vmax : 46, 4 km/h

Température : minima : 24°, maxima : 43°, entre 35 et 40° toute la journée

Dénivelée positif : 572 m

Dénivelée négatif : 1459 m

Heures sur le vélo : 5H38’56 »

Départ : 8 heures

Arrivée : vers 17 heures dans la chambre

Résumé de l’article

  • Objectif : Girardot
  • Conditions météorologiques : chaleur le plus souvent vers 34°, allant jusque 41°, j’adore. Menace de pluie disparaissant vite, soleil voilé.
  • Etat de santé : excellent (doigt toujours pendouillard)
  • Particularités de la journée : une route excellente, montée de 5km puis longue descente, puis trois petits cols, puis très long faux plat alternant descente et montée, de la montagne puis une immense vallée, des cyclistes qui m’accompagnent, une rencontre extra, en bref, fabuleux.
  • Degré d’euphorie : très élevé, les globules rouges s’agitent dans tous les sens, la température m’est favorable, tout va bien.

 

Nous sommes dimanche, le dimanche on fait quoi ? On se repose, donc grasse matinée jusque 6h30, oué , oué, à 5heures les coqs crient, à 5h30 les cloches sonnent, à 6heures il y a des voisins qui bougent, à 6h30 je me lève et ne sais comment je fais mais à 7h30 suis prête à partir, sauf que je donne à la grand-mère les chaussures de Tunja, pour ceux qui ne suivent pas voir explications dans l’artcicle précédent. Et la grand-mère elle a plein de choses à me dire et aussi elle veut savoir plein de choses, j’apprends qu’elle vit à Bogota, là elle est venue voir sa fille, et elle préfère être ici, à cause de la température. Y a pas la température joue un grand rôle dans la manière d’être, la manière de vivre des gens. Dans les villes chaudes tout est ? Plus chaleureux… Les gens rient, les gens boivent, les gens se laissent vivre, sans peur du lendemain, ils ne couurent ni après la richesse, ni après le pouvoir , le sexe sûrement… Ils sont sales, écoutent de la musique fort, et y pas moi je me sens plus en harmonie avec les gens des villes chaudes… Donc la grand-mère a onze enfanst, 33 petits-enfants, 13 arrière- petits-enfants, j’ai le droit à un verre de je ne sais plus le nom, ça ressemble à une orange pas mûre, jus pressé devant moi dans des conditions d’hygiène pas top top mais je ne serai pas malade et j’avale un max de vitamines. Je discute un peu avec un de ses fils qui a un camion et donc connait tous les endroits où je suis passée, quand je raconte mon équipée del Capinarejo a El Espino j’ai droit à beaucoup d’admiration. J’ai le droit aussi d’admirer le camion, heureusement que je n’ai pas dit du mal des camions, non j’ai dit la vérité que les camions sont corrects mais pas les bus. Amis cyclotouristes qui avient l’intention de vous rendre en Colombie, le danger ce sont les bus.

Quand même à 8 heures me voilà partie, le soleil brille et la température est déjà de 29°. Pour rejoindre la Mesa que j’ai réfutée hier ce sera 5 km de montée en compagnie de mes amis les cyclistes colombiens. Certains ont une voiture suiveuse, tous ont la tenue ad hoc. La route est excellente, la circulation réduite à pas grand chose. Je me dis que j’ai bien eu raison de m’arrêter avant la veille, hier j’aurai galéré, aujourd’hui j’en profite. Après cette longue montée je vais descendre puis remonter puis redescendre, trois petits cols vont ainsi se succéder, toujours en compagnie de mes amis les cyclistes. Puis vers 10 heures le temps se gate et je file vers un énorme nuage noir, je crois vraiment qu’il va me tomber sur la tête, mais non il passe, je fais une longue pause coca et nougats d’ici, délicieux, mous, avec des cacahuètes et très sucrés, c’est ce qu’il me faut. Je vais encore renconter des militaires, l’arme non en bandouillère, mais là la couleur est annoncée : parade. Tous paradent, soit à pied soit à cheval, soit en moto, ils paradent bien sauf un qui est vautré sur sa moto. Je vais faire une très très longue descente, un vrai régal quand la route est bonne et que les freins freinent comme il faut. La route est à péage, c’est la seule qui relie toute les petites villes, mais c’est gratuit pour les motos et les bicyclettes. Il fait chaud, j’aime cela. Vers 10h45 je m’arrête dans un petit resto, je suis seule, je sympathise avec toute la famille, je note les noms de ce que j’aime et dont je n’arrive pas à me souvenir, le meilleur jus de fruit du monde c’est du jugo de juanavana, les drôles de racine ce sont des ullamas et je découvre un nouveau légume orange avec une peau qui rappelle celle de l’aubergine et un goût qui rappelle celui des carottes : ce sont des sanhochos, la soupe est délicieuse, le poulet extra. Je repars, je débouche dans une immense vallée de paturages et de cultures de céréales. Des agriculteurs moissonnent je ne sais quoi à l’aide trois immenses moissonneuses, un nuage blanc de grands oiseaux les accompagnent. Je vais croiser quelques grandes haciendas, quelques villages et des hôtels pour touristes ( colombiens, pas d’étrangers ici vu la pub désastreuse qui a été faite, et pourtant si vous aviez comme c’est beau la Colombie, et encore je ne connais pas tout, seulement la montagne. Je pense que la mer c’est encore différent et tout aussi fabuleux. La route refaite à neuve va sillonner longtemps cette immense vallée, et la chaleur s’intensifie, mon compteur me dit que j’ai descendu 1459mètres, si ça continue, je vais me retrouver en-dessous du niveau de la mer. Nonobstant de la chaleur (remarquez comment que je parle à l’autre bout du monde), donc nonobstant (8 ans de latin quand même, oué, oué, faut bien que je la place celle-là…) de la chaleur on se croirait en France un dimanche midi au printemps (le printemps c’est pour l’herbe vert fluo), il manque juste les gens dans leur jardin en train de boire leur pastis ou de barbecuter leurs mauvaises merguez ou chipolatas… Mais ici comme chez nous il y a un petit air du dimanche que j’adore. Vraiment j’ai chaud (mais j’adore) et j’ai soif, je m’arrête dans une boutique et là je vais faire une super rencontre avec deux nanas en moto, le courant passe un max, on s’amuse, on fait des photos, on échange nos véhicules, elles essaient mes super lunettes de soleil achetées pas cher au salon du vélo à Paris, elles sont vraiment géniales ces lunettes, ne pèsent rien, protègent bien sont anti-choc, pas trop foncées, je les ai déjà fait tomber plusieurs fois par terre sans dégat. Une autre rencontre, séance photos, échange de mails, c’est sympa tout cela, juste ça prend du temps, mais comme le ciel après avoir voilé le soleil est repassé au bleu, que ma ville étape n’est pas loin et que je n’ai pas de paramo à passer, je peux prendre mon temps. Je finis par arriver à Girardot, c’est une grande ville, les quartiers que je traverse sont vides, je rate le centre ville, je demande mon chemin aux policiers et aussi je leur demande de me conseiller un hôtel, l’expérience m’a montré qu’il ne faut jamais demander cela à un policier, d’abord ils en réfutent plein comme non recommandables, ensuite ils vous mettent en garde contre tous les dangers possibles et imaginables, au passage j’en profite pour leur dire que pour moi le danger principal ce ne sont pas les gens mais les bus, bon les pauvres ils n’y peuvent rien… Ils me conseillent un hôtel, me disent de rebrousser chemin, de prendre le sens interdit (là aussi c’est de fait et non indiqué) avec mon vélo à la main, j’obtempère quand un des policiers me courre après et me dit qu’ils vont me prendre dans leur camion pour m’emmener à un hôtel, j’avoue que je suis tentée quelques secondes, j’ai déjà emprunté plein de moyens de transport dont chez moi un chasse-neige pour aller désenclaver ma voiture, mais du camion de police non je n’ai jamais fait, et puis finalement je réfute, je leur explique que mon projet c’est de faire tout en bicyclette, ils me prennent pour une cinglée mais obtempèrent à leur tour. Puis un va nu pieds m’accompagne à un hôtel sordide et me demande de l’argent, je réfute à la fois le fait de lui donner de l’argent et l’hôtel sordide. Je finis par aboutir à un hôtel propre dont la propriétaire est peu sympa, elle veut quand même m’aider à pousser mon vélo et me coince le doigt dans la porte, ouf, pas trop de dégâts. Eau à température ambiante, il fait très chaud, pas de fenêtre, habitude ici, la chambre donne sur un patio. Allez tout cela me conviendra bien. Quand je sortirai pour faire un tour sur internet (la bonne femme de l’hôtel ne m’a pas dit qu’il y avait internet ici) et pour manger je m’apercevrai que je suis dans un quartier animé et un peu chaud, salle de jeux où je pénètre par erreur mais ça vaut le coup, surtout c’est triste, les machines à sous ça va, ça brille, c’est plein de couleurs et ça fait du bruit mais tous ces espèces de pupîtres avec des espèces de case et des gens derrière , et bien c’est très triste. Il y a aussi une boite de nuit, et  six ou huit restaurants style hamburger dégueu alignés les uns à coté des autres. Il fait chaud, la police fait ses rondes, je pense que passé une certaine heure il vaut mieux ne pas trop traîner là…

Pour les jours à venir, au programme après de nombreuses interrogations de la population, une vallée très chaude avec des températures dépassant les 60°, un col à plus de 4800 mètres, un désert sans village, fait de rochers surchauffés d’au moins 50 km, la guerillera, mais parait-il que la nuit. La guerillera, je risque de me faire tuer ? Un peu, beaucoup, les réponses varient, bref on va gérer tout ça…

J’ai oublié, ai quand meme réussi à prendre deux coups de soleil, aux deux bras, une bande qui a échappé au crémage. Les boutons sur les cuisses répparaissent, je n’ai qu’une piqure de bêtes et détail super super super important j’ai trouvé un shampoing mieux qu’en France qui sculptent mes jolies boucles, c’est d’enfer…

Bisous tout le monde

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Dimanche 3 avril 2011 nouvelles breves

Coucou tout le monde, je suis a Girardot, je suis redescendu  a 500 metres d altitude, tout va bien, excellentes routes, chaleur, 29 a 20 heures, moi ca me va bien. moral excellent, forme d enfer, tous les petits globules rouges s agitent… et il faut car au programme des prochains jours  une vallee a plus de 60 degres de temperature, un desert sans rien pendant 50km, un col a 4800 metres d altitude et… la guerillera, y en a qui disent que c est que la nuit la guerillera, allez je vais gerer…

Bisous tout le monde

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J71 en images : 2ème accident, que des dégâts matériels

Les taxis moins mechants que les bus

 

Marche aux fleurs

Celui-la n’atteindra pas l’enfer…

Cyclistes dans l’ame les colombiens…

Y a pas les montagnes et le brouillard sont unis pour la vie…

La cabane restaurant

Une super route, qui en plus descend…

Un paysage somptueux

La vallee chaude n’est pas loin…

Elle est la, je vais y passer une nuit, l’impression d’etre en vacances, a la question « Pourquoi y-at-il autant de cafes dans ce village? » La reponse est « Parce que dans les climats chauds, c’est le commerce qui marche le mieux »

Changement de climat, changement d’ambiance, bisous tout le monde



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J71 : 2ème accident, que des dégâts matériels

J71 : 2ème accident, que des dégâts matériels

Samedi 2 avril 2011

Bogota – Soata – Mosquera – La gran Via

Distance parcourue : 70, 37 km

Vmoy : 15, 5 km/h Vmax : 46, 4 km/h

Température : 14°au départ, 5 mn 32° puis rechute à 13°, puis vallée chaude 28°

Dénivelée positif : 256 m

Dénivelée négatif : 1573 m

Heures sur le vélo : 4H32’16 »

Départ : 7 heures 45

Arrivée : vers 14 heures

Résumé de l’article

  • Objectif : Sortir de Bogota, de préférence entière
  • Conditions météorologiques : Couvert au lever puis brouillard dés 10 heures du mati , allant s’accentuant ne disparaissant que lors de la descente
  • Etat de santé : excellent (doigt toujours pendouillard), mal à la gorge qui revient un peu
  • Particularités de la journée : sortie de Bogota extrêmement difficile, accrochée par un bus, mon rétro vole en éclat, le reste va. Puis petite route pour cycliste puis super route dans un décor grandiose longtemps masquée par un brouillard très dense m’obligeant à mettre mes feux de signalisation, super longue descente de plus de 1500 mètres avec des freins qui freinent, arrêt dans un village sale mais super sympa et un hôtel propre, fringales

Comme d’hab ici ça se réveille dés 5heures, et à partir de 5h30 on ne peut plus dormir, donc à 5h45 on se lève, le temps de toute préparer départ à 7h45.

Les gens de l’hôtel m’ont donné des indications pour sortir de Bogota et rejoindre la route que je voulais prendre, je les suis à moitié, me fiant aux panneaux indicateurs, assez rares. Pour sortir du centre ville, pas trop de problèmes, j’ai l’habitude de circuler en ville. Ici les matadors sont les bus. En centre ville ça va, il suffit de savoir qu’ils font des queues de poisson, l’autre jour il y en a même un qui prenait un chemin à droite qui m’a fait une queue de poisson, m’obligeant à m’arrêter, et ensuite il a du manœuvrer plusieurs fois pour réussir à tourner… Moi je ne peux pas reculer comme ça. Je passe devant un marché de fleurs somptueux. Puis je rejoins un périphérique et là ça se corse un max, pas de voie d’arrêt d’urgences. Je n’existe pas pour les bus, ils me rasent voir me visent. Je renonce à chercher une piste cyclable, c’est encore plus dangereux. Je suis prudente et concentrée. Lors de la montée des ponts je vais le plus vite possible pour réduire le temps d’exposition mais un bus m’accroche, me pousse sur le rebord en béton, mon rétroviseur vole en éclat, le bus poursuit sa route, je n’ai rien le vélo et les sacoches non plus, juste je n’ai plus de rétro. Et les bus continuent à m’attaquer, les camions et les voitures ça va, ce sont les bus. J’en ai parlé autour de moi, paraît-il qu’ils essaient de faire des campagnes de sensibilisation, mais peine perdue… Après le périphérique je rejoins ce que je crois être l’autoroute sud, toujours aussi chargé, toujours aussi dangereux, mon enfer va durer 25km. Je vais voir des pères de famille traverser en courant un enfant dans les bras, des mères de famille, courant elles-aussi tenant fermement leurs enfants par la main, j’en suis malade pour elles. Ils recommandent de prendre la passerelle, oué et comment faire quand il faut faire plusieurs kilomètres pour prendre la passerelle ? Je vais bientôt traverser Soata qui touche Bogota. Un marché de viande répand une odeur nauséabonde, des morceaux de viande avariée jonchent la route, une camionnette pleine de sang me coupe la route. La circulation est très dense. Après l’enfer viendra le purgatoire, un camion a valsé sur le bord de la route, il n’atteindra pas l’enfer. Enfin ça se calme, là un nouveau problème : l’itinéraire, je me rends compte que je ne suis pas sur la route que je voulais prendre. Je demande plusieurs fois, tous veulent m’envoyer sur une autre route, je m’obstine et cherche ma route, puis je me rends à l’évidence, je dois passer par là où on me dit, je fais un point carte avec la boussole pour vérifier où je suis, je vois que je fais un détour mais… Je suis sur une petite route à cyclistes, j’en croise plein, et cette petite route est très belle, traversant de verts pâturages et des zones rocheuses, et surtout très peu de circulation. Certains cyclistes font des aller-retour, il faut dire que l’on passe un petit col, je pense qu’ils font un entraînement scientifique, peut-être ai-je croisé des champions… Le groupe de jeunes est protégé par une moto, bref c’est bien sympa tout cela, sauf qu’à 10 heures : le brouillard… Je finis par aboutir sur une route à péage, c’est une route, pas une autoroute, la circulation est acceptable, et surtout il n’y a pratiquement plus de bus. Le brouillard s’intensifie, on se croirait au milieu des crevasses du Ritacuba Blanco, sauf que là le danger il vient des autres. Je mets ma lumière clignotante rouge à l’arrière, la clignotante blanche devant, et mes bracelets réfléchissants aux chevilles et continue gaillardement. Cela fait plus de 4 heures que je roule, il faut que je mange, je pense qu’en rejoignant Mosquera je vais trouver de quoi manger, effectivement il y a des cabanes qui font restaurant, pas de porte à l’entrée, le brouillard rentre dans la salle, mais malgré cette humidité et les 14° ambiants, je n’ai pas trop froid, la terre renvoie de la chaleur (Quand même j’ai mis anorak, gants et bandeau polaire) je ne mange qu’une soupe et les ¾ d’un snicker qu’il me restait, pas assez, deux heures plus tard je vais avoir des vertiges, j’ai déjà remarqué cela quand j’ai fait une grosse journée, je crois que ce sont des hypoglycémies, il faut vraiment que je surveille mon alimentation… Je ne pose pas, le brouillard ne donnant pas envie de lézarder au soleil, et j’entame une super grande descente sur une super route sans trop de circulation avec des paysages grandioses et des freins qui freinent, une petite merveille. La montagne très verte est à pic et mille monts s’enchevêtrent, je descends, je descends, les bananiers, les bougainvilliers réapparaissent, c’est un enchantement, des boutiques artisanales apparaissent, mêlant leurs couleurs à celles de la nature, je vais voir un chameau et une immense girafe plus vraie que nature. Longue, très longue descente, merveilleuse descente (je vais quand même perdre plus de 1500 mètres de dénivelée), d’ailleurs mes sachets étanches sont tout ratatinés. Je viens d’avoir une fringale pas possible, je me suis jetée sue les ships, puis le pain et le chocolat, au passage je me suis ouvert un orteil (oué en allant laver mon verre dans la salles de bains, obligée de faire du gymkhana car mon vélo est en plein milieu du passage), rien de grave, juste je désinfecte comme il faut car sous les tropiques c’est bien connu, les blessures s’infectent facilement. Mais tout a une fin, la super descente aussi, j’arrive dans un village pas très propre, chaud. Je m’arrête boire un coup et demande un peu comment est la route ensuite, vu que je vois que ça monte, les avis divergent : jusque à La Mesa une demi-heure de carrosse et ça monte, non ça ne monte pas trop, tant qu’on ne l’a pas fait en vélo, on ne peut pas savoir… Jusque Cocuy, oh ça ne monte pas beaucoup… Non seulement 2000 mètres de dénivelée… J’ai des vertiges, je suis un peu fatiguée, il y a un hôtel dans le village, oui, même deux. Un homme qui m’a branchée essaie de me dissuader de rester ici et d’aller jusqu’à la Mesa, c’est à 5minutes d’ici. Les gens ne comprennent pas ce que je viens faire dans un village pas très nickel, et bien l’hôtel où je suis est nickel, décrépi mais propre, la chambre a une fenêtre qui donne sur le patio, la douche est froide mais nous sommes dans une vallée chaude. La salle de bain a été refaite jusqu’à mi-hauteur, le reste est un peu décrépi, les draps sont propres et doux? Voilà je suis bien. Quand à mes fringales, je crois que ce sont les deux jours sans pédalage de Bogota qui font que mon corps il ne sait plus trop où il en est… Ah j’oubliais le principal, j’ai quand même réussi à rouler aujourd’hui avec 10 chaussures : oui les deux de randonnée, les deux savates, et les chaussures pour rouler pousser : celle de Bogota aux pieds, je ne sais pas encore si elles vont aller, les vieilles neuves de Tunja, des fois qu’elles fassent moins mal aux pieds que les neuves neuves de Bogota, et celles de France qui glissent mais ne font pas mal aux pieds. Là je vais donner celles de Tunja, pour celles de France j’attends encore un peu, les chaussures de Bogota, c’est pas le pied, je vais essayer avec mes semelles orthopédiques. Je suis aussi chargé avec deux guides : celui de Colombie et le lonely planète que j’ai trouvé à Bogota et qui éventuellement me servira de carte arrivée en Équateur.

J’ai oublié aussi, dans la montagne j’ai encore rencontré des militaires le doigt sur la gâchette, tenant la route de chaque coté, mais eux avaient l’air réjoui et tendaient le pouce vers le ciel, j’ai d’abord cru qu’ils voulaient m’arrêter, puis qu’ils arrêtaient le bus, puis j’ai compris qu’ils criaient victoire et qu’il fallait que je réponde de même, je ne sais si c’était la victoire d’avoir traversé le col dans le brouillard ou la victoire des militaires…

Voilà journée encore riche en évènements de toute sorte, et au final bonne journée.

Bisous tout le monde

 

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J69-J70 : Bogota mise à jour du 13 mai 2011

Bogota, capitale de la Colombie, on aime ou on aime pas, j’ai aimé.

Pourquoi installer une capitale tout là-haut dans une montagne inhospitalière ? Cartagena était autrefois le centre du pays, c’est là que les espagnols ont débarqués, les espagnols au début ils n’ont recherché que de l’or

Ils ont donc remonté le rio Magdalena, vous savez ce grand grand rio que j’ai remonté moi-aussi, beaucoup plus loin que Bogota, ce rio sur le bord duquel j’ai bivouaqué,

 ce rio qui du rouge passe au bronze, ce rio qui en avril a tout inondé laissant des milliers de gens sans abri. Les espagnols ont donc remonté ce rio et à Bogota ils ont établi leur camp de base avancé, oui c’était si proche de la montagne et de ses mines d’or, et puis, et puis la configuration du terrain s’y prêtait, Bogota s’est étalé sur plus de 80km, Bogota est devenue la capitale du pays, Bogota est devenue une mégapole, la plus grande de l’Amérique du Sud abritant près de 9 millions d’habitants sur une population totale du pays de 42 millions d’habitants (ça je le sais parce que j’ai fait travailler les enfants du pays et donc l’instit sue ce sujet)…

Certes Bogota n’est pas si haute que Quito ou la Paz (quand même à 2640 mètres d’altitude), elle n’est pas non plus reconnue comme patrimoine mondial de l’humanité, elle est même parfois moche, on risque de se faire écraser à chaque fois qu’on la traverse à pied, il y a beaucoup de miséreux (les SDF de paris à coté vivent dans le luxe), la nuit après 22heures trente il vaut mieux ne pas traîner, mais Bogota a une âme, et cette âme je l’ai palpée avant même d’y pénétrer…

Elle est à l’image de ce pays, multiculturelle, déroutante, fascinante…

Bien sûr elle vous souhaite la bienvenue

Cinq kilomètres avant l’entrée dans Bogota c’est le désert, après c’est l’enfer… Mais on a le droit d’aimer l’enfer…

Quand même Bogota vous offre ses pistes cyclables ( ville du monde possédant le plus de kilomètres de piste cyclable… Sauf que… les taxis et bus arrivent par la gauche dans le même sens que vous à chaque croisement (et il doit y en avoir près de 300) donc vous ne pouvez les voir, surtout si comme moi avec les âges la mobilité de votre cou s’est considérablement réduite) et que vous avez le choix entre risquer de vous faire écrabouiller, valdinguer par- dessus bord en freinant brutalement, mettre pied à terre et souffrir pour remonter de l’autre coté,

 il y a aussi les piétons qui envahissent la piste, les voitures garées au milieu, les endroits où il faut baisser la tête sous peine de se faire décapiter

les passerelles à escalader, oui, oui Bogota possède le plus de kilomètres de piste cyclable…

Des fois c’est tellement dangereux qu’ils vous préviennent, il faut mettre pied à terre

Mais quand on est tout là-haut on peut admirer la vue

Il faut aussi faire attention à ne pas être trop distrait en admirant les petits rios qui traversent la ville

Des fois aussi il ya des obstacles à franchir

Et puis ils vous le disent aussi que les voitures c’est dangereux, amis touristes cyclo ou pas le seul danger en Colombie ce sont les véhicules motorisés, ils écrasent tous les piétons, ne ralentissent pas, conduisent à une vitesse excessive, partout et même en ville, et dans la culture colombienne le piéton a toujours tort, donc soyez très prudent, défense de traverser si voiture, bus, taxi ou vélomoteur en vue et je ne plaisante vraiment pas

Mais les pistes cyclables finiront bien par vous amener calle 1″, alors là c’est le bonheur des cyclistes, plus d’une dizaine de boutiques, une piste cyclable célèbre dans le monde entier (sauf que vous ne pouvez y rouler, trop de piétons…)

Et puis si vraiment vous avez peur de circuler en vélo, il ne vous reste plus qu’à trouver un cheval…

Mais là vous allez devenir piéton et c’est encore plus dangereux, à moins de monter sur l’autre cheval…

Et Bogota c’est aussi un passé

Un passé colonial dans la Candeleria

La candeleria où les artistes ont élu domicile

La Candelleria avec ses décalés (j’adore…)

La Candeleria qui joue avec les couleurs

La Candeleria où on aime flaner et regarder

La Candeleria et son église minuscule

La Candeleria et son marché béni des Dieux

Mais Bogota ce n’est pas que la Candeleria, Bogota c’est aussi un passé encore proche d’une violence extrème

Bien sûr la Colombie ce fut aussi les FARQS et la libération d’Ingrid Betancourt

Bogota c’est aussi une armée de bus ( à mon avis ils ont plus de morts à leur actif que les FARQS…)

Oui, la vie est difficile pour les piétons

Quand même ils ne se découragent pas (la cyco non plus), alors il y a des magasins de chaussures

Bogota c’est aussi la place Simon Bolivar, froide,impersonnelle

Avec ses monuments Imposants

A Bogota parfois une vigogne (ou un lama, je ne sais) s’égare

A Bogota les églises brillent de mille feux

On peut visiter Bogota by night sans se faire trucider (il y a quand même une grande paranoïa à Bogota, laquelle Paranoïa se retrouve dans tout le Venezuela, c’est la peur de l’autre, la peur du village voisin, la peur du pays voisin. En Colombie cette peur ne se retrouve qu’à Bogota avec d’innombrables agets de sécurité priva armés et accompagnés d’un chien féroce.

A Bogota il y a un téléphérique (que la cyclo l’a empruntée)

Du haut du téléphérique une vue d’enfer

Une mégapole à perte de vue

Et sur la colline du Moncerrata, la Vierge bien sûr

Qui bénira votre vélo

Mais surtout là-haut un havre de paix, une fois les ave maria terminés, le silence… Et j’ai perdu mes photos de là-haut, le silence restera silence pour toujours…

Mais Bogota c’est aussi une ville moderne

D’accord avec des travaux, mais comme dans toutes le villes du monde… Avec aussi ses tours jumelles

Et son fer à repasser (allusion pour ceux qui connaissent New York

Son métro

Ses tags

Ses petits coins tranquilles

Ses vélos qui percent une roue…

Et tant, tant d’autres choses… Des choses que je n’ai pas vues, des choses que j’ai oubliées… Et l’indicible… Bogota est, tout simplement…

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J68 en images : je trace… Arrivée à Bogota en attente

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J68 : je trace… Bogota… dur, dur…

J68 : je trace, j’arrive à Bogota, traversée de la mégapole sur 30km, très très dur

Mercredi 30 mars 2011

Villapinson – Bogota

Distance parcourue : 102,32 km

Vmoy : 12,8 km/h Vmax : 51,7 km/h

Température : 8°au départ, puis variable entre 15° et 22°

Dénivelée positif : 380m

Dénivelée négatif : 563m

Heures sur le vélo : 7H57’17 »

Départ : 6 heures 45

Arrivée : vers 18 heures 30

Résumé de l’article

  • Objectif : Bogota centre ville
  • Conditions météorologiques : brouillard au lever puis couvert puis quelques rayons de soleil, puis énorme nuage noir, soleil en arrivant au centre de Bogota, alternance de chaud et froid
  • Etat de santé : excellent (doigt toujours pendouillard), mal à la gorge depuis deux jours, va en diminuant dans le journée, pas de fièvre
  • Degré d’euphorie : excellent, je sens que j’avance
  • Particularités de la journée : l’autopista a disparue puis réapparait, quasi déserte, le paysage rappelle le massif central, pas de trop fortes montées, je trace, à 15 km de Bogota dans une petite ville ça se complique, plus d’autoroute, une mauvaise voie pour véhicules lents, beaucoup de circulation, un camion en sens inverse sur ma voie, je crains le pire pour Bogota, puis ça se calme, à 10 km de Bogota, super autoroute quasi déserte, à 5km de Bogota la circulation devient très intense, la voie d’arrêt d’urgence a disparue, l’autoroute aussi, cela devient très difficile, il faut savoir qu’ici voitures, camions et bus conduisent comme des dingues et ne respectent ni les vélos ni les piétons, au km 78 je trouve une piste cyclable, je me crois sauvée, erreur funeste, je perds la piste cyclable au km 79, puis la retrouve et là ça va être l’horreur, je manque de me faire écraser à chaque traversée de rue avec les taxis et bus qui viennent dans le même sens que moi, que je ne peux voir et qui tournent à droite, je manque de passer par dessus bord deux fois (freinage brutal avec freins qui freinent), je vais ainsi traverser plus de 100 rues, la piste cyclable de plus se transforme souvent en gymkhana, en jeu de piste, en décapitage de tête, en piège à cycliste avec absence de plan incliné, bref c’est l’horreur, puis il faut monter une passerelle, la piste cyclable est de l’autre coté à contresens des véhicules, je n’ai donc plus le problème des véhicules qui me coupent la route sans que je les voie arriver, en revanche je ne voie plus le numéro des rues vu que les véhicules motorisés sont rois et l’indication des rues est dans le sens de la circulation des dits véhicule à moteur. Je vais encore remonter 100 rues et enfin trouver la calle 13 qui aboutit en centre ville. Cette rue est jalonnée de magasins de vélos, mais… piste cyclable impraticable car envahie de piétons. Bogota, ville très étonnante…Description demain… Je suis obligée d’acheter un truc juteux et sucré dans la rue sous peine de tomber dans les pommes, ce sera une grosse tranche d’ananas. Recherche difficile d’un hôtel qui ne soit ni un bunker à 200 000 pesos la nuit, ni un truc pourri, je trouve. Je suis encore allé au bout de mes forces… Mais j’aime ça…

Réveil 5h20 par la musique à fond du préposé de l’hôtel, relayée à 5h30 par les grandes cloches, ce n’est pas grave, je veux partir de bonne heure, mais quand même ça m’énerve, d’ailleurs je suis énervée depuis la veille, me déroutant sur un village pour trouver un hôtel correct et tombant dans ce truc pourri et cher qui en fait est aussi sur le bord de la route, faisant remarquer à la propriétaire que son truc il est plus cher qu’à Tunja et moins bien, elle me répond que c’est cher parce qu’il n’y a que 5 chambres, que répondre à cela ? En voilà une qui a compris les bienfaits du monopole. Ma chambre est sans fenêtre, le lit est sale et la douche reliée directement à l’électricité. L’absence de confort ne me gêne pas, même si des fois ça fait du bien (le confort, pas l’absence, quoique…), c’est juste que la bonne femme c’est une vendeuse de sommeil, la chambre qui jouxte la mienne comporte 10 lits, pas de toilettes mais une fenêtre. Après la douche électrifiante je vais au village acheter mes provisions pour le lendemain, je me dépêche de rentrer à l’hôtel pour y manger sauf que le resto n’ouvre que le midi, donc je retourne au village, en tous je vais faire 5 traversées de chantier, oui c’est compliqué, et en plus j’ai oublié mon appareil photo lors du premier aller au village et il y a une église magnifique toute en pierres de tailles, et en plus quand je cherchais un hôtel les policiers ont cru que j’étais une hippie, vous n’avez pas de marijuana ? Non j’ai juste mon coca, gatolate et chocolat… Même pas juste un petit peu ? Non même pas juste un petit peu, tet ce soir ça m’aurait aidée… Donc je suis énervée, tant mieux, je me prépare vite, hier je n’ai pas vidé mes sacoches vu que tout est sec depuis Tunja. Le balcon donnant sur le vide étant débarrassé des sacs de ciment que j’ai du escalader la veille avec mon vélo, je charge le vélo dessus en faisant quand même gaffe de ne pas tomber. Une fois mon chargement terminé je retourne dans la chambre vérifier que je n’ai rien oublié, la propriétaire est déjà passée, a ouvert les sacs plastiques que j’ai laissés sur la table de chevet ( c’est de la nourriture dont je ne veux plus, mais cela aurait pu être autre chose, je trouve cela pour le moins indélicat), bon depuis hier je lui fais la gueule à la bonne femme, et si je veux faire la gueule je sais la faire… Me voilà partie, la route va bientôt laisser place à une super autoroute quasiment vide, les cotes ne sont pas trop relevées, je trace un max, de temps en temps je prends une photo. Survient une très longue montée, je mets un point d’honneur à ne pas mettre pied par terre et j’y arrive. A 10 heures je m’arrête dans un sympathique « café », je ne sais comment l’appeler, c’est mignon nickel-chrome, je prends un coca et des pralines et comme il y a un rayon de soleil je m’installe dehors et enlève mon anorak et gilet sans manche, histoire de sécher en-dessous. Je suis bientôt rejointe par un jeune homme, le propriétaire de l’établissement, nous discutons, de ce que je fais, religion, il a l’air d’adhérer à mes idées, je ne sais si c’est vrai ou si il était parti pour me convertir… En attendant le soleil s’est recaché et moi je me suis refroidie, je repars dans une descente avec des mains très limites, heureusement il va y avoir deux montées qui vont me réchauffer, je vais passer la journée à avoir des chauds et froids. Une fois dans Bogota, les murs vont jouer le même rôle que la terre, renvoyer la chaleur. A une vingtaine de kilomètres de Bogota, je suis dans une zone urbanisée, beaucoup de circulation, l’autoroute a disparue, sur la mauvaise voie d’arrêt d’urgence un camion arrive en sens inverse ne me laissant aucun choix, je me déporte à gauche en espérant ne pas être renversée par un véhicule à moteur. Les plus dangereux sont les cars, et ici ils n’ont pas le syndrome du petit mais le syndrome du grand, plus ils sont grands plus ils vous rasent, même si l’autre voie est libre. Je suis hyper prudente, roule sur la voie d’arrêt d’urgence quand elle existe. Elle est souvent pleine de gravier, parfois de sable et parfois d’obstacles imprévus… Lors des descentes je reste sur la voie principale car on ne stoppe pas comme cela une bicyclette d’environ 43 kg (passagère non comprise) qui roule à plus de 50 km; mais tout se passe bien. La circulation est à nouveau rare, je me dis que je vais rentrer dans Bogota les doigts dans le nez, erreur, erreur, erreur. A 5 km tout change, voitures, camions, bus et motos font un vacarme infernal. Je regrette de ne pas avoir mis mon rétro, mais j’étais trop énervée hier. Franchement je galère un peu, je savais que Bogota était une grande ville mais je ne pensais pas trouver une telle mégapole. Au km 78 une voie cyclable, je crois mon cauchemar terminé, non il ne fait que commencer…Je perds la piste cyclable au km 79, la retrouve 200 mètres plus loin, et là franchement je trouve que les colombiens exagèrent, ils se targuent d’être la capitale détenant le plus de voies cyclables du monde mais il faut voir quelles piste cyclables. Le plus dangereux ce sont les taxis et bus qui arrivent dans le même sens et qui tournent à droite, impossible de les voir arriver, inutile de chercher à forcer le passage, ils ne ralentissent pas. L’autre jour j’ai vu une émission à la télévision où ils montraient des piétons qui se faisaient écraser et ils démontraient que c’était la faute des piétons. Allez il suffit de le savoir et de faire avec. A Bogota il y a des milliards de bus, quand le feu est rouge pour eux ils se touchent tellement, empiétant sur le carrefour qu’il est parfois impossible pour les piétons de traverser… Je vais donc traverser plus de 200 calle (rues), j’ai le choix entre descendre et remonter de vélo à chaque fois ou de tenter… J’ai failli valser deux fois lors d’un coup de frein brutal (mes freins ils freinent, d’ailleurs je ne comprends qu’en France on ne m’ait pas équipé de ces freins…), alors des fois je descends je pousse, et les plans inclinés sont vraiment pentus, des fois je tente, mais pas souvent. A cela il faut ajouter le fait que parfois (et seulement parfois, mais en France c’est la même chose) il n’y a pas de plan incliné… Le seulement parfois c’est juste pour vous surprendre… Des fois aussi vous avez intérêt à baisser la tête, sinon décapitée par l’escalier qui monte à la passerelle…Des fois c’est un vrai jeu de piste pour retrouver la piste cyclable… Des fois il faut monter et descendre une passerelle… Des fois ce sont les piétons qui ont envahi la piste et des fois il y a une voiture garée dessus (mais ça c’est comme en France)… des fois c’est tellemnt dangereux qu’ils vous obligent à mettre pied à terre…Bref pendant 30 km je ne vais pas m’ennuyer… Je demande mon chemin à des policiers, ils me disent que je suis complètement tarée de faire ce que je fais, ils feraient mieux de m’indiquer un peu le chemin correectement, ils savent juste me dire derecha, derecha, derecha (tout droit). Un gros nuage noir me menace puis s’éloigne. Plus loin je trouve une femme charmante qui me dit que je dois remonter jusqu’à la calle 13, que là je vais trouver une piste cyclable qui me conduira au centre de Bogota, et c’est vrai. Mais je n’en suis qu’à la calle 100, je fatigue mais n’ai pas le choix. Enfin la piste cyclable va passer de l’autre coté de la route à six voies encombrée et au moins je vois les voitures qui me coupent la route, donc ça va mieux, plusieurs heures plus tard me voici à la calle 13, oui, c’est la route des cyclistes, un magasin de vélos tous les 10 mètres, je demande à l’un d’entre eux de me prendre en photo devant son magasin je ne sais pas ce qu’il fait avec mon appareil, je crois avoir perdu toutes mes photos, ouf le soir je les retrouverais. La piste cyclable la plus réputée de Bogota est impraticable, des milliers de piétons, je repasse sur la route mais ça va. J’ai chaud, c’est le soleil qui m’accueille à Bogota, à part les véhicules à moteur aucun problème de sécurité. Je cherche un hôtel, le premier est à l’étage et ne m’inspire pas, je demande, j’aboutis à un hôtel style hôtel international cinq gardes devant, dix derrière. Devant on m’empêche de rentrer. Je passe derrière, pose tranquillement mon vélo, franchis sans problème le contrôle de sécurité qui est un contrôle sérieux avec ouverture de sacs, etc, pénètre dans l’hôtel, ai le temps de voir un salon de travail, deux salons, les hommes d’affaires et politiques affairés sur leur ordinateur et leur téléphone portable, je sais que cet hôtel n’est pas pour moi, mais quand même je regarde et vais me renseigner. J’approche de la réception quand soudain deux gardes complètement affolés m’abordent et me demandent ce que je fais là. Moi ? Je me renseigne pour une chambre… Visiblement les gardes sont affolés. Dites-moi le prix quand même 200 000 pesos, ok je m’en vais… Comme quoi on peut mettre dix gardes du corps, ça ne protège rien du tout, moi je suis contente du tour joué. Allez il fait nuit, je titube, j’ai des vertiges, j’achète une tranche d’ananas dans la rue, il me faut absolument du liquide et du sucré dans le corps sinon je tombe et je réussis l’exploit de pousser mon vélo chargé tout en mangeant ma tranche d’ananas. Je demande un hôtel « normal », je finis par aboutir à l’hôtel Santa Maria de Jesus qui est juste ce que je cherche, propre, avec une fenêtre (quand même un peu de courant d’air, la fenêtre ne ferme pas, il y a internet dans le hall qui sert aussi aux prières, je rigole pas, c’est vrai, et les réceptionnistes quand ils n’ont rien à faire fabriquent des chapelets, vrais de vrai, la vierge est partout, mais moi je suis bien et la douche n’électrocute pas. Un homme de la réception réussit à mettre mon vélo chargé dans l’ascenseur. Et voilà, je suis à bogota, vivante, épuisée mais entière. Vite je me douche, vite je sors pour manger, il est près de huit heures, ici c’est tard pour manger, mais je me dis que dans une capitale on peut manger un peu plus tard, pas dans le quartier où je suis. Le premier restaurant où je vais, la bonne femme ne me répnd même pas je renouvèle ma question pour savoir si je peux manger, toujours pas de réponse, je vais ailleurs, la soupe est bonne comme d’habitude, le reste mauvais mais pas cher. Allez dodo, les draps sont propres et doux…Et c’est vrai que depuis que je suis en Colombie j’ai refait un peu de gras….

Bisous tout le monde

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