Nouvelles brèves : Vendredi 10 juin

Bonjour a tous, je suis a Catamayo, comme j’ai retrouve trois
voitures sur la route et que je n’aime pas les voitures, je vais
prendre un chemin de traverse, ce qui veut dire pas de connexion
internet pendant plusieurs jours… De Catamayo je vais rejoindre la
frontiere a Macara par la petite route puis piste qui passe plus au
sud de la Panam
Voila, je vais beaucoup mieux, les dents pas top malgre antibiotiques,
bisous a tous

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J131 : un bivouac à deux

Jeudi 2 juin 2011

Susudel – Quelque part sur l’E35

Distance parcourue : 22,75 km
Vmoy : 7,2 km/h Vmax : 39 km /h
Température : minima : 15°, maxima : 29 °
Dénivelée positif : 571 m
Dénivelée négatif : 513 m
Heures sur le vélo : 3H08’52 »
Départ : 10 heures
Arrivée : dans l’après-midi

Résumé de la journée

  • Objectif : avancer
  • Conditions météorologiques : matin pluie puis brouillard puis couvert
  • Etat de santé : bon
  • Particularités de la journée : partie tard, arrêtée tôt, ça descend, ça monte et ça remonte. rencontre d’un cyclotouriste belge. Nous bivouaquons ensemble, il m’aide à régler mon dérailleur et je le laisse mourir de faim…

 Il est pas super mon bivouac à la communauté de Susudel ?

Ce matin il pleut, puis il y a du brouillard, alors je traîne car rouler sous la pluie est une chose, partir sous la pluie en est une autre, et puis je remarque qu’il pleut plus (j’ai dit plus, pas que) la nuit et le matin, donc je décide de m’organiser un peu différemment en partant plus tard, reste que le jour se couche toujours à 18 heures 20, donc ça complique un peu…

Après la pluie va venir le brouillard, parce que ça aussi c’est un truc dont il faut tenir compte le brouillard, c’est plus le matin et en fin d’après-midi, mais aussi dans la journée, bref c’est compliqué…

Je traîne, deux hommes du village viennent me rendre visite, j’en profite pour leur demander si ils n’ont pas la clef adéquate pour enlever cette pata (béquille) qui gène le cable de mon changement de vitesse, oui ils ont, oui ils sont pleins de bonne volonté, mais… incomptétents, résultats des courses : mon dérailleur complètement déréglé, mon cable un peu plus abimé, mon tournevis cruciforme émoussé… JE VEUX PLUS QUE PERSONNE Y TOUCHE A MON VELO…

1o heures, je pars, je veux acheter du coca avant de partir, les hommes me disent que je vais en trouver en chemin à la prochaine ville qui n’est pas loin, oué sauf que 25 km ça peut être 5 heures. Ils doivent être fâchés avec l’épicerie à coté, ici comme partout les querelles de clochers, j’ai tort de les écouter, je vais me passer de mon coca toute la matinée… JE VEUX PLUS ECOUTER PERSONNE…

Je commence par une longue descente de 7 km puis j’attaque la route qui m’a nargué en face de mon bivouac toute la soirée et toute la matinée…

 Cette montée est longue et difficile, je pousse beaucoup et ne peux passer ma petite vitesse… Et j’ai pas de coca… Il ne pleut pas et le paysage est superbe.

Même trop beau…

Et mes copains y sont en train de me faire faux bond…

J’arrive à San Felipe de Oro, il y a un restaurant, sans personne. La femme me fait à manger, j’attends longtemps, nous parlons un peu, elle voudrait partir d’ici, visiter le Chili ou émigrer en France, elle compte sur moi, j’ai beau lui expliquer que ce n’est pas possible et que tout là-bas n’est pas aussi rose qu’elle l’imagine… Elle a voyagé, a été en Espagne, en Italie. Elle me fait cadeau d’un bracelet. Sa fille (qui fait la cuisine pendant qu’elle blablate) voit passer un cyclotouriste, je sors, l’interpelle, il se retourne mais ne me voit pas et continue son chemin.

Je reprends la route qui continue à monter très fort, des fois sortie d’on ne sait où une église…

J’hésite entre bivouaquer ici, il y a du terrain plat et quelques maisons ou continuer, je calcule dans ma tête qu’il va me falloir une heure et demi ou deux pour monter à un faux col et je ne sais ce qu’il y a derrière mais aujourd’hui je n’ai pas beaucoup avancé entre le départ tardif et la longue attente au resto. J’en suis là de mes réflexions quand je vois devant moi mon cyclo descendre d’une camionnette. Il est belge mais pas de langue française, donc on parle espagnol. Il m’avait entendue à Oro, mais pas vue. Il vient du Panama, a 5000 km dans les jambes (moi qu’un peu plus de 4000), il trouve que là c’est difficile (moi le Vénézuela et la Colombie m’ont vaccinée), il est fatigué, il hésite à bivouquer là ou continuer en stop. Du coup le temps a encore passé, je lui dis que moi je vais bivouaquer là, il y a un super endroit, je vais demander, faut dire que pour le blablabla je suis championne. J’apprends que là où je veux me mettre (à coté d’une super maison qui a l’air fermée) c’est une résidence secondaire de gens qui habitent à Cuenca, alors je dis à la femme que j’ai interrogée que je vais m’y mettre et qu’elle ne s’inquiète pas, je ne vais pas sqatter la maison… Du coup mon cyclotouriste qui s’appelle Pitz décide de bivouaquer avec moi. Il va m’aider à régler au mieux mon dérailleur. ce n’est pas ça mais au moins la petite vitesses passe. Lui a un système différent, beaucoup plus lourd mais beaucoup plus solide : tout est dans le moyeu arrière dans un cylindre fermé, seul entretien, remettre de l’huile tous les 5000 km. Il me dit aussi que pour l’entretien de sa chaîne il n’utilise aucun produit, juste il l’essuie avec un chiffon doux et change de chaîne tous les 5000 km. Nous voilà bien maintenant avec cinq méthodes : essence puis huile, ou gazoil, ou essence blanche puis huile, ou produit miracle de composition inconnue et huile, ou chiffon doux ou herbe et changer tous les cinq milles. Quant à mon dérailleur il me dit que jamais je n’aurais du laisser toucher à l’écrou qui tient le cable, bon c’est trop tard… Il me dit qu’à Loja je vais trouver des réparateurs de bicyclettes.

La petite soeur Vaude

Le grand frère Vaude…

Après cette séance entretien et réparation de bicyclette Pitz s’installe dans son palais et écrit. Lui aussi écrit beaucoup, il écrit aussi poésie et philosophie. Nous n’avons pas tout à fait la même philosophie, moi c’est ça passe ou ça casse, lui apprend à accepter les choses comme elles viennent. Il va aussi à Ushuaïa. Il a un impératif de date : décembre. Il est fatigué, on est tous fatigué après 4 ou 5000 km…. Pour écrire il a choisi un Ipod, que 700g. Malgrè le poids de son vélo et la taille  de sa tente il est plus léger que moi mais n’a ni les chaussures de rando ni le bâtons ni la tonne de vêtements dont j’ai besoin. Je m’enferme dans ma tente pour procéder à mes petites ablutions, quand je sors il est enfermé lui aussi, je lui demande si il dort, il me répond que oui. Je pense qu’il est très fatigué et le laisse en paix. Le lendemain au moment où nous nous quitterons j’apprendrais qu’il n’avait rien à manger. Je m’en veux encore de ne pas m’être enquérie de ça. moi j’ai pas de repas normal mais j’ai dess hips, des cakers, le pain d’ici (sucré) du chocolat ou autres sucreries. Des fois je me fais encore avoir de n’avoir pas assez mais c’est de plus en plus rare. Amis cyclotouristes sachez qu’ici en Equateur il vous faut emmener deux ou trois jours de provisions et de boissons. Des fois il y a des épiceries mais il faut chercher et demander et des fois il n’y a rien et des fois il y a des trucs bons à tomber par terre, alors là il faut pas hésiter il faut se goinfrer et en emmener. au moins j’ai appris ça en Equateur : un tien tu l’as (dans ton ventre) vaut mieux que deux tu l’auras…

Encore une bonne journée

Bisous tout le monde et pardon Pitz…

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J130 : Panam je te reaime…

Jeudi 1er juin 2011

Bivouac sauvage à 3225 mètres au bord de la Panam – Susudel, petite communauté près de la Panam

Distance parcourue :50,55 km
Vmoy : 11,4 km/h Vmax : 49 km/h
Température : minima : 8°, maxima : 23 °
Dénivelée positif : 453 m
Dénivelée négatif : 1383 m
Heures sur le vélo : 4H25’08 »
Départ : je ne sais plus, entre 8h30 et 9  heures
Arrivée : je ne sais plus, en fin d’après-midi

Résumé de la journée

  • Objectif : avancer
  • Conditions météorologiques : couvert, que trois gouttes de pluie, grand froid lors de la traversée à 3500 mètres.
  • Etat de santé : idem
  • Particularités de la journée : ça monte jusqu’à 3500 mètres, presque une vingtaine de kilomètres  sur une route de crêtes à cette altitude qui monte et descend. Des petits pains au fromage juste sortis du four délicieux. Une grande descente, paysages somptueux, bivouac sous la pluie mais sans problème dans une communauté.

Après le bivouac sauvage c’est qu’il a fallu monter au col, à chaque coup de pédale je me félicite de m’être arrêtée avant, parce qu’en plus le col n’est pas un col, on atteind une ligne de crêtes aux alentours de 3500 mètres qui va monter et descendre sur une vingtaine de kilomètres, le paysage est magique, la route toujours quasi déserte, une fois qu’on est dessus on comprend pourquoi, il faut être maso pour cheminer comme cela à 3500 mètres…

J’ai droit à tout :

Aux lamas

Aux frailejones rabougris

Je vais avoir très très froid et mets tout ce que j’ai sur le dos.

Les fermes sont maintenant absentes. La nature s’offre un petit coup d’art abstrait…

Puis je vais avoir des chauds et froids selon que la route monte ou descend…

La paysage est parfois désolé, que j’aimerais bivouaquer là…

Je vais traverser un hameau de quatre maisons, elles font épicerie, je fais le plein, l’une d’entre elles fait du pain au fromage, je vais en manger deux qui sortent directement du four traditionnel, c’est pas que ça déchire, c’est plus que ça, je crois que je n’ai que rarement mangé quelque chose d’aussi bon. Amis cyclotouristes notez : le village s’appelle Jarata, c’est facile il n’y en a qu’un, c’est la dernière maison sur la gauche en allant à Ushuaïa.

Je ne sais combien de fournées il y a, mais à 13 heures 30 il y en a une. Le soir, après avoir séjournés dans le plastique ils étaient encore bons, mais rien à voir, là il y avait tout, le bon gôut, l’odeur, le craquant…

Partout il y a des joncs, ce qui permet de faire de superbes photos…

En Equateur (dont le gros avantage sur la Colombie et le Venezuela est de ne pas écraser systématiquement piétons et cyclistes), ils previennent :

Gare à tes pieds …

Gare à tes fesses…

Ces panneaux-là je les ai vu dans un petit village sinistre à 3000 mètres d’altitude, on aurait dit une ville en construction, le tout dans le brouillard, je le traverse, vite…

Puis je vais faire une très longue descente. Il y avait plein de coins où j’aurais aimé bivouaquer, mais trop isolés et rien pour se cacher de la route. Je trouve encore un super endroit pour bivouaquer, mais là il y a des barbelés.

La terre est rouge, il y a des carrières et un peu plus loin des briqueries, là non plus l’endroit ne m’inspire pas pour bivouaquer.

Je vais encore beaucoup descendre et je m’arrête à la première communauté. de toute façon c’est comme pour le vélo il faut tout de suite remonter dessus, donc je rebivouaque dans une communauté.

 Non, pas le terrain de foot… Je me choisis un terrain un peu à l’écart près d’une maison, je demande et ai l’autorisation. Dans la journée je n’ai eu que quelques gouttes de pluie, quand je monte la tente il pleut, il va pleuvoir toute la nuit et encore le matin. Quand je suis dans la tente et que ce n’est pas torrentiel j’adore, ça me berce, surtout qu’en début de nuit j’aurais quand même un peu peur et vais scruter tous les bruits, deux pétards vont me faire faire un immense bon, j’ai l’impression qu’ils sont tirés juste à coté de moi, non c’est plus loin, ici c’est la coutume pour dire qu’on fait la fête, au Vénézuela et en Colombie c’est pareil.

Je vais faire la connaissance de l’atelier d’informatique qui me met à disposition Internet pour que je puisse lire et envoyer un message.

Le village est joliment décoré.

Mon vélo dormira bien à l’abri dans une maison.

La nuit sera tranquille…Bisous tout le monde

Et bisous à mes copains…

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Nouvelles breves : mercredi 8 juin 2011

Bonjour à tous

Je suis à Loja.

J’ai encore eu un accés de fièvre qui m’a torpillée et laissée dans ma tente sur le bord de la Panam deux jours.

Là je vais mieux, ma carte bancaire n’est pas encore arrivée, dés que je l’ai je vais faire des examens.

Ce matin je reste ici, je vais m’occuper de mon vélo : béquille cassée, dérailleur déglingué.

Le temps a changé : pluie nuit et matin, vent glacial et alternance de nuages et éclaircies l’après-midi, résultat (j’ai pas pensé à me crémer en partant sous la pluie) soleil équatorial et altitude ça pardonne pas…un coup de soleil sur le visage maous.

Bsous à tous, suis pas encore morte…

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J129 : surprise…

Mardi 31 mai 2011

Cuenca – kilomètre 40 à 3224 mètres d’altitude sur la Panam

Distance parcourue :40,20 km
Vmoy : 8,7 km/h Vmax :36,9 km/h
Température : minima : 8°, maxima : 26°
Dénivelée positif : 602 m
Dénivelée négatif : 106 m
Heures sur le vélo : 4H’34’48’
Départ : 9heures 10
Arrivée : tente installée à 17 heures 16

Résumé de la journée

  • Objectif : sortir de Cuenca, nettoyer mon vélo
  • Conditions météorologiques : couvert, une seule heure de pluie pas forte, un quart de rayon de soleil, températures faîches, petit vent glacial
  • Etat de santé : idem
  • Particularités de la journée : surprise la Panam n’est pas ce que je croyais, c’est une route de montagne à la circulation rare et ça va monter un max, bivouac sauvage à 3224 mètres. Problème mécanique, cable du dérailleur coincé dans la nouvelle béquille qui ne tient rien par ailleurs.

 Réveil à 7 heures, ici en Equateur, ils se lèvent plus tard, et j’ai remarqué qu’il pleut plus le matin, donc inutile de se dépêcher, d’autant plus que mon objectif est à la fois de sortir de Cuenca et de trouver un endroit où laver mon vélo.
Avant de partir je nettoie un peu ma chaîne (chiffon doux et un peu d’huile, d’alleurs Spitz, un cyclotouriste belge qui a bivouaqué avec moi dernièrement préconise cela : nettoyer la chaïne avec un chiffon doux, ou de l’herbe, un peu d’huile et changer de chaîne tous les 5000 km, moyennant quoi les dents des plateaux et pignons ne s’usent pas, il a d’autres idées Spitz, il en a plein mais vous le saurez plus tard…)

Avant de partir je dis à la femme de ménage de rappeler au propriétaire de l’hôtel que j’attends un recommandé, on le réveille pour lui dire (il est 9heures).

Je me fais indiquer mon chemin, je vais cheminer dans un Cuenca que seuls les cyclotouristes peuvent connaître, ce n’est pas le Cuenca somptueux, mais ça va. Je suis obligée de pousser dans les montées, mon dérailleur de la roue arrière est coincé, je pense sincèrement que c’est la boue qui le coince.
Je finis par arriver sur la Panam, mais pas dans le bon sens, je pédale un peu sur le trottoir vide avant de trouver un passage. Avant la Panam je me suis payée une montée à la Vénézuelienne (je rappelle pente pas loin de 45°), mais vu qu’il n’y avait personne j’ai pu tricher en zigzaguant, même technique qu’en montagne, il faut faire des lacets, sauf que là c’est pas comme en ski on peut pas faire des conversions…Une fois sur la Panam direction Sud où comme chacun sait c’est simple pour aller à Ushuaïa, c’est tout droit, ça descend jusqu’à la mer… Vous allez voir comme ça descend, surprise, surprise…

En attendant je suis embêtée par ce dérailleur. Je rencontre deux boutiques de réparations de bicyclettes, elles n’assurent pas le nettoyage et franchement ne m’inspirent pas confiance. Je cherche longtemps une station de lavage voitures, même les stations services sont rares, et elles n’assurent pas le lavage. D’ailleurs voitures, camions et bus sont boueux, en Colombie même dans le coin le plus retiré de la montagne on trouvait des stations de lavage de voitures. d’ailleurs en Colombie on trouvait de tout, ici on trouve rien…  En Colombie ils conduisent très mal mais lavent leur véhicule tous les jours… En Colombie il y avait des petits commerces partout, ici rien. En Colombie le moindre petit village avait son ou ses hôtels, ici rien. je vous énerve avec ma Colombie ? Bon, allez je suis réconciliée avec L’Equateur, il y a eu le volcan Imbabura, le Tunguruahua, la blancheur du Cotopaxi et du Chimborazo, l’Amazonie enchantée et l’échappée belle, et là surprise, surprise… Dans cette banlieue sinistre de Cuenca on finit par m’indiquer una lavadoria en dehors de la Panam, pour une fois les renseignements sont justes, le jeune qui s’occupe de mon vélo trouve la panne, le cable du dérailleur coince sur la nouvelle béquille et est même abîmé. Il m’arrange ça avec mes outils, je n’ai pas la clef nécessaire pour enlever cette béquille qui d’ailleurs ne tient rien une fois le vélo chargé.

 La réparation va tenir quelque temps puis ça recoince et moi ça me gonffle… Le petit jeune si je lui avais founi le matos, je crois qu’il m’accompaganit à Ushuaïa…

Je reprends la route, il me faudra une quinzaine de kilomètres pour sortir de Cuenca, là rapidement la circulation devient moins intense mais la pollution sonore reste forte, vu le revêtement de la route, en plus de leur vrombissement les véhicules font un bruit de train… La route monte et descend, les jambes tournent bien, je me dis que je vais pouvoir faire 50 ou 60 km.

La température est fraiche, il ne va pleuvoir que de 12 à 13 heures et pas trop fort. Je crois bien que durant une demi-minute j’ai eu un rayon de soleil… Je trouve un petit resto, je mange très bien pour un dollar 50.  Et puis, surprise, la route se met à monter, monter, monter, même que des fois je dois pousser, les vaches remplacent les voitures.

Le ciel se fait de plus en plus menaçant. Je passe un col à 3051 mètres, je crois que c’est fini, non ça redescend dans une combe et ça remonte et ça n’en finit pas de monter, la température déjà fraîche tombe à 11° puis 8°. Aujourd’hui jamais je n’aurai quitté polaire et collant et le petit vent glacial…glace…

Le paysage sans être aussi spectaculaire que lors de mon échappée belle est somptueux, la route serpente entre les montagnes enchevêtrées avant de carrément l’attaquer.

 Partout un camaïeu de vert que ponctuent ça et là les taches ocres ou blanches des maisons ou celles jaunes de fleurs inconnues de moi…

 Franchement c’est beau, et surtout il n’y a plus de voiture.

Les arbres sont bizarres, il y a ceux qui poussent à l’horizontal…

Ceux qui sont un peu tordus…

Et puis le majestueux, unique et solitaire…

Les heures passent, l’altitude augmente, le froid s’intensifie, je commence à me demander si la Panam ne nous emmène pas à 4000, en plus je fonce droit sur les nuages… Allez il est temps de trouver un endroit où dormir, moi je ne franchis pas un col à 4000 dans la nuit et la tempête. les endroits où l’on peut bivouaquer ne manquent pas, en revanche il n’y a plus de maison, cela veut dire bivouaquer « à découvert » dans un endroit isolé à coté d’une route peu fréquentée certes mais où il passe quand même des voitures… Un peu dangereux quand même. Ouf je vois une maison, une jeune fille de 15 ans se débarasse de moi en m’envoyant à une maison inhabitée. Je continue, continue, repère des endroits. Finalement je vois laroute qui continue à monter et qui s’enfonce dans les nuages, allez je stoppe. Je trouve un endroit abrité du regard au moins dans un sens de la route, hop je plante ma tente. En fait je ne suis quand même pas trop loin de deux maisons, je n’ose aller demander à cause des chiens… Les chiens me repèrent, les proprios aussi ont du me repérer. Les chiens finissent par se lasser d’aboyer. Je suis quand même protégée de la route par un rebord infranchissable pour les voitures, je mourrai peut-être assassinée mais pas écrasée… Je pense que la nuit les voitures ne me verront pas, j’ai fait en sorte que le vélo soit entre le talus et la tente, parce que les vélos de maintenant ils réfléchissent de partout, y compris les jantes, alors pour se planquer c’est dur. Et voilà je fais un bivouac sauvage dans une montagen déserte à 3224 mètres d’altitude….

Surprise, surprise, la Panam ce n’est pas une autoroute, la Panam est quasi déserte (ça circule un peu tôt le matin, tard dans l’après-midi et la nuit), le jour elle est pour moi, la Panam ce sont aussi des cols élevés, des altiplanos et des paysages à couper le souffle, des zones désertiques, bref je suis réconciliée avec la Panam…

Quand même le soir j’ai un peu peur, j’écris à la lueur de ma frontale et quand j’entends une voiture j’éteinds tout… Il y a des bêtes qui font un bruit de ferraille, j’ai entendu le même bruit quand j’étais dans la guerilla, je croyais que c’était un code des militaires…

Je n’ai pu me doucher, moi aussi j’ai été surprise par la route et n’ai fait le plein d’eau à temps…

Ce fut une bonne journée, la nuit fut calme… Le pied quoi…

Bisous tout le monde

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J126-J127-J128 : Cuenca

Samedi 28 mai

Malade, vomissements, diarrhée, fièvre, impossible de me lever, lit et diète toute la journée…

Dimanche 29 mai 2011

J’émerge lentement, la lessive, un peu de mise à jour de mon blog, un peu de visite de Cuenca

Lundi 30 mai 2011

Démarches :

  • Changer des travellers-chèque c’est pas évident
  • Trouver la poste, se renseigner, c’est bon je recevrai ma carte bancaire en recommandé à l’hôtel, seule moi pourrai la retirer et ils gardent les recommandés 45 jours
  • Nettoyer mon vélo, mission impossible, je remets au lendemain
  • Arranger ma béquille, je finis par trouver un magasin de pièces de rechange, ils me montent une nouvelle béquille qui va coincer le cable du dérailleur, lequel est endommagé et les futurs intervenants ne feront qu’aggraver la situation…

  • Je visite Cuenca, je ne verrai jamais les montagnes, il a plu tous les jours…
  • Quelques photos :

Le marché sous toutes ses formes et couleurs

Diarrhée, vomissements, fièvre : mode d’emploi…

Le dimanche matin il y a aussi un marché aux fleurs

Le dimanche il faut aussi aller à l’église

Qui certes ne manquent pas à Cuenca…

Ou alors si on ne veut pas aller à l’église il faut se cacher dans un patio…

Ou admirer quelques voutes…

Qui elles-aussi ne manquent pas…

 Ou flaner et admirer une des nombreuses oeuvres d’art…

Faut quand même pas exagérer, Cuenca c’est pas le centre du monde…

Besos a todos

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J125 : échappée belle acte 6

Vendredi 27 mai 2011

Nunurco – Cuenca

Distance parcourue : 60 km 06
Vmoy : 10,7 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Température : minima : 12°, maxima : 28°
Dénivelée positif : 452m
Dénivelée négatif : 653 m
Heures sur le vélo : 5H35’40 »
Départ : vers 9 heures
Arrivée : je sais plus, dans l’après-midi

Résumé de la journée

  • Objectif : Cuenca
  • Conditions météorologiques : exécrables au départ (pluie, vent froid), ça va s’améliorer ensuite
  • Etat de santé : idem
  • Particularités de la journée :  Je croyais Cuenca à 40km, je vais en faire 60, la route reste somptueuse, à 20km de Cuenca je retrouve la circulation et je n’aime pas cela, je trouve le centre ville sans problème, vais longtemps chercher un hôtel correct et dans mes prix, au passage je visite Cuenca qui est une très belle ville.

Les points forts :

  •  Il a plu fort toute la nuit, il pleut encore le matin, le vent souffle, il fait froid, réveillée à six heures comme d’habitude je reste dans mon duvet en attendant de voir ce qui se passe, je ne pars pas dans ces conditions.

  •  Ca se calme un peu, je me prépare. J’ai bien fait de ne pas me mettre sous le préau, il est inondé…

  •  Le village vient voir si je ne suis pas noyée, m’apporte boissons chaudes et nourriture à profusion…

  • La route continue à être magique dans la montagne, avec bien sûr quelques dégats des pluies…

  • Je pensais faire 40 km, j’en ferai 60…
  • Je ne vais trouver de la circulation qu’une vingtaine de kilomètres avant Cuenca qui est une très grande ville, ils s’engouffrent tous sur l’autoroute, moi je reste sur l’ancienne route, là c’est plus calme. Je vais rencontrer plusieurs rond-points, aucune direction d’indiquée, je me renseigne. je me débrouille bien car je vais arriver à mon but (le Centre de Cuenca) sans aucun problème. Avant d’y arriver j’ai vu une zone avec des hôtels bon marché, mais franchement le quartier a l’air craignos de chez craignos.
  • En chemin, j’ai réfuté un premier resto, il était trop tôt, si je ne m’étais pas arrêtée au deuxième c’était ceinture, il n’y en aura pas d’autre. ce pays n’offre vraiment pas beaucoup de services, à étudier sur le plan socio-politique, pourquoi certains pays ont développé à outrance le petit commerce et d’autres pas ? Apparemment les équatoriens qui vivent du commerce ( je ne parle pas de indigènes qui vendent leurs légumes) en vivent bien… Ouf aussi je trouve une tienda pour acheter de l’eau tout simplement, je pensais vraiment qu’en me rapprochant de Cuenca j’allais trouver tout le nécessaire. N’empêche au resto que j’ai réfuté j’ai acheté deux avocats et des gens m’ont fait goûter un fruit, je crois que c’est le meilleur fruit que je connaissa, ça ressemble à un artichaud pas mûr, la chair est blanche, très sucrée et juteuse, il y a plusieurs gros noyaux dedans, le problème, il faut le manger sur place car c’est très gros et rapport poid calories pas top…

  • Sur mon chemin encore une drôle d’école, les équatoriens aiment le tape à l’oeil pas toujurs du meilleur gôut, un peu style Euro-Dysney… (qu’au passage j’ai adoré et je n’ai pas honte de le dire, le rêve, le plus beau  le monde est petit, j’ai fait deux tours… Et aussi j’ai adoré Las Vegas, c’est trop fort, les bâteaux ils coulent en vrai puis se redressent, les bruits des oiseaux dans les haies sont faux, tout est faux…)

  • Evidemment les rios sont toujours là…

  • J’arrive dans Cuenca centre à 20 km quand même de la pancarte bienvenue…

  • Je vais chercher longtemps un hôtel correct et à des  prix non prohibitifs, c’est presque mission impossible, en plus je veux un hôtel sûr qui me serve de boite postale. je vais aboutir à l’hötel Cuatro Rios, ce n’est pas un palace, 15° dans la chambre, l’internet dans un salon qui sert de salle de jeux aux enfants du propriétaire, lequel est quelque peu caractériel, mais l’eau est chaude et pour la première fois il y a de l’eau chaude au lavabo, mais je ne pourrai y faire mes petits trucs de femme compte-tenu de la température de la chambre. La tente, elle, mettra les trois jours à sécher… Quant au linge je vais sympatiser avec la femme de ménage, 19 ans, colombienne, émigrée depuis peu, déjà agressée dans la rue… Le linge qui peut passer au sèche-linge terminera là son séchage.
  • Chercher l’hôtel avec un vélo chargé et une béquille cassée est un peu dur, cela ne m’empêche pas de faire quelques photos de Cuenca qui je le reconnais est somptueuse…

Fin de l’échappée belle (mais il y en aura d’autres), bisous tout le monde.

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J124 : échappée belle acte 5

Jeudi 26 mai 2011

Bivouac à la sortie d’un hameau sur l’E35 – Bivouac dans un hameau, Nunurco sur un col venté , pluvieux et à près de 3000 mètres.

Distance parcourue : 30, 50 km
Vmoy : 7 km/h Vmax : 39,2km/h
Température : minima : 16°, maxima : 29°
Dénivelée positif : 746 m
Dénivelée négatif : 420 m
Heures sur le vélo : 4H18’23 »
Départ : mystère
Arrivée : remystère

Résumé de la journée

  • Objectif : avancer
  • Conditions météorologiques : pluies, accalmies, pluies, etc, plutôt accalmies que pluie
  • Etat de santé : la douleur de la morsure de chien m’a réveillée cette nuit, en soit ce n’est pas grave, non ce qui m’inquiète c’est le risque de rage
  • Particularités de la journée : alternace de piste et bonne route, route quasi déserte, paysages somptueux, enquête sur l’état vaccinal de la population canine, bivouac dans un village planté dans un col venteux, pluvieux à près de 3000 mètres, une super rencontre, je mange de la peau de cochon, du lait et du café (dans le désordre)

Ecrivant cet article en différé, vous avez de la chance amis lecteurs, ce sera de l’abrégé :

  • J’ai eu peur toute la nuit mais on ne m’a pas attaquée

  • Le paysage est toujours aussi somptueux, je vais encore longtemps suivre la retenue d’eau

  • J’ai bien fait attention sur la piste qui descendait de ne pas déraper sur les cailloux

  • Les cochons, c’est comme les poulets on leur brûle les poils…

  • Dur de ne pas faire la grimace…

  • C’est même très dur, quand même ça se mange, surtout une fois le gras enlevé, trempé dans le sel et accompagné du maïs du champ d’en face.

  • Me voici à Palmas

  • Après avoir fait connaissance avec el « Gobernacion », la police, j’investis l’état civil, les autorités sanitaires, moi je veux savoir si le chien est vacciné… On veut m’envoyer voir le médecin, je dis que ce n’est pas la peine, que je suis médecin et que je me suis soignée, moi je veux savoir si il y a un risque de rage, alors la réponse est la même, pas de certificat, pas de registre, le camion passe tous les ans et le chien est probablement vacciné (oué probablement mais pas sûr…), avant il y a vait la rage mais plus maintenant. Habituellement ils mettent le chien et l’humain en observation trois jours, oué, la rage l’incubation peut durer des années et l’issue est fatale une fois les symptomes déclenchés, jusqu’à présent une seule personne a survécu, et bin dis donc. Tout le monde me rassure, n’empêche ma cuisse elle est pas belle…

 

  • En attendant mon tour chez les autorités j’ai le temps de photographier les dessins des enfants destinés à sensibliser la population sur la protection de la nature.

  • Je continue mon chemin, fais très attention dans la boue, je sais que mon équilibre est précaire…

  • Je ne peux m’empêcher de photographier de drôles de maisons…

  • Bon bin je suis pas encore arrivée…

  •  Je finis par trouver une épicerie, je fais mes provisions pour ce soir et demain, on me propose de planter ma tente là, mais je voudrais monter le col cet après-midi, je me sens en forme et je ne voudrais pas arriver trop tard à Cuenca, je rate une rencontre mais en aurait une autre super belle. Je monte donc mon col (à près de 3000 quand même, oué pas de problème, Ushuaïa, tout droit, ça descend jusqu’à la mer…)
  • Ce ne sera pas le grand enthousiasme pour que je plante ma tente là, je vais avoir froid, je ne sais pas, et finalement, tout le village va venir m’offrir son obole, je vais devoir boire du lait chaud, du café, on m’offre une tonne de  petits pains et encore plein de choses…
  • Le soir je vais réentendre un « buenas noches senora, buenas noches », je sors la tête comme une folle de ma tente et je vais passer une délicieuse soirée en compagnie de quelques jeunes du village. Katarina et moi sommes sur la même longueur d’ondes, elle écrit, elle voudrait étudier les langues étrangères, elle ne voudrait pas pour autant quitter sa montagne, sa communauté, sa famille…

  • La tempête va souffler toute la nuit, la pluie aussi va tomber, je suis bien au chaud dans ma tente et mon duvet…

  • Bisous tout le monde
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J123 : échappée belle acte 4

Mercredi 25 mai 2011

Bivouac à la première maison après l’éboulement sur l’E40 – Bivouac à la sortie d’un hameau (Nonobia ? À vérifier, avant las Platas) 

Distance parcourue : 33, 46 km
Vmoy : 6,9 km/h Vmax : 37,2km/h
Température : minima : 15°, maxima : 35°
Dénivelée positif : 519 m
Dénivelée négatif : 878 m
Heures sur le vélo : 4H47’06 »
Départ : mystère
Arrivée : remystère

Résumé de la journée

  • Objectif : avancer
  • Conditions météorologiques : pluies, accalmies, pluies, etc
  • Etat de santé : idem
  • Particularités de la journée : le paysage a changé, il est toujours aussi beau, les formes se sont adoucies, la montagne est recouverte de pâturages, je vais longtemps suivre la retenue d’eau du plus grand barrage de l’Equateur. La route neuve en béton se transforme en piste. Un chien me mord profondément à la cuisse.

Cette nuit il n’a pas plu, aujourd’hui il va pleuvoir…

Avant de partir je profite des toilettes de mes hôtes, rudimentaires mais propres le toilettes…

Et voilà, ça va recommencer les éboulements, ils sont sympas, ils préviennentr, surtout ils se dégagent de toute responsabilité…

Le paysage a changé, il s’est adouci et les montagnes sont recouvertes de pâturage, les habitations se font plus fréquentes, mais l’habitat reste dispersé et le villages rares.

Le paysage sait rester fantasmagorique…

La circulation est toujours quasi absente.

Les maisons toujours sympas…

Je vais bientôt voir le barrage qui fournit le plus d’hydroélectricité à l’Equateur, le

Le barrage en lui-même n’est pas très grand mais la retenue d’eau est immense, deux vallées sont inondées. Je vais suivre ce lac presque toute la journée.

La route est neuve, faite comme en Colombie de plaques de béton rainurées pour favoriser l’écoulement de l’eau, ici une seule pente, en Colombie ils ont prévu deux pentes. J’en déduis que soit la technologie est plus avancée en Colombie, ou que les États-Unis leur donne plus d’argent (toujours pour le pétrole) ou que les pluies sont plus diluviennes en Colombie, non au jour où je publie cet article je peux dire qu’ici aussi il y a des pluies diluviennes…

Là voilà un écriteau sympa (je vous rappelle que j’en fais la collection…)

J’ai vérifié à plusieurs reprises, ici les enfants vont seuls… (Enfin la vérité vraie c’est que c’est en Amazonie qu’ils vont seuls…)

Je traverse des hameaux faits de une à quatre maisons, parfois une église cloture son vitrail…

Bien sûr les chiens sont toujours là, je n’en parle plus car c’est une habitude, j’essaie de m’en débarrasser sans mettre pied par terre car c’est très pénible ça, mais je n’y arrive pas toujours. Dans un hameau de deux maisons qui s’appelle la Hermita je suis attaquée par quatre chiens, je n’ai le temps de rien faire, l’un d’entre eux me saute dessus et me mord à la cuisse et s’en va. C’est un grand chien style chien loup. Je m’arrête, inspecte les dégâts, c’est ouvert, ça saigne, donc risque de rage…

En plus j’ai mal. Je vais voir la femme qui est devant sa maison et lui dit que son chien m’a mordu, ce n’est pas son chien, mais celui de la « duegna », d’ailleurs il a déjà mordu quelqu’un l’an dernier. Je commence par désinfecter soigneusement ma blessure avec la bétadine et m’enquiers de la vaccination anti-rabique du chien. Évidemment la duegna n’est pas là, selon la témoin et voisine le chien serait vacciné, le camion passe tous les ans. Des certificats de vaccinations ? Non, ça n’existe pas, un registre ? J’apprendrai aussi que ça n’existe pas. La rage, il y en a eu, il n’y en aurait plus. La vaccination est obligatoire ? Non, mais la voisine pense que le chien est vacciné. A chaque hameau traversé je pose les mêmes questions et j’ai les mêmes réponses. Quelqu’un me conseille d’aller voir à La Platas qui est un plus grand village, je ne l’atteindrai que le lendemain. Dans la nuit la douleur à la cuisse va me réveiller.

Je continue mon chemin, la route neuve va faire place à une piste et va descendre, je suis extrêmement prudente, la piste est caillouteuse et je n’aime pas ça…

Toute la journée je vais avoir une vue grandiose sur le lac qui à un endroit est recouvert de plantes ? Vert fluo…

Evidemment mes copains ne sont jamais bien loin…

Et les obstacles en tous genres abondent… parfois solitaires

Parfois en groupe…

Le moindre rayon de soleil assorti d’un support est utilisé comme étendage…

Et ce lac il est super beau…

Parfois les maisons sont en pisé

Je trouve une minuscule épicerie, je refais le plein de boissons et choses à manger diverses. Il se fait tard, je cherche un endroit pour bivouaquer, finalement je me mets à la sortie d’un village. Pas de maison proche pour demander l’autorisation. Je vois un vieux avec ses deux vaches, je lui demande si je peux m’installer là, il me dit pas de problème. Tandis que je m’installe quelqu’un m’interpelle et me fait sursauter. Il habite un peu plus loin, oui je peux m’installer là, mais l’endroit est froid, je serais mieux plus haut, je le rassure, j’ai tout ce qu’il faut pour me protéger du froid. Je parlote un peu. Le bivouac sera tranquille (quand même j’ai peur) mais non grandiose. Il va pleuvoir toute la nuit, je suis bien dans ma tente et mon duvet, le lendemain je me réveille dans 5 cm d’eau, je me mouille les pieds pour aller recharger mon vélo…

Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : vendredi 3 juin 2011

Bonjour à tous

Je suis à Saraguro, petite ville sur la Panam à deux jours de Loja.

Je vais bien à part un gros problème dentaire qui va nécessiter un passage chez le dentiste dés que j’ai récupéré mon moyen de paiement (la carte bancaire).

Aujourd’hui j’ai dégusté question pluie…

La panam ici c’est super, personne, mais aussi ni village ni épicerie, nécessité de bivouac et deux ou trois jours de provisions… Hier j’ai bivouaqué avec un cyclotouriste belge qui se déplaçait en stop vu son état de fatigue…  Il faut dire que quand on rajourte les cols à 3500 mètres, les altiplanos à plus de 3000, la pluie, le froid, les routes qui montent, si on a pas la Colombie et le Vénézula derrière soi, c’est dur. Mon moral est bon car paysages somptueux, nature grandiose et personne, moi ça ça me va. Et les derniers bivouacs se sont bien passés… A part la pluie… La tente résiste… Bisous à tous, détails plus tard, j’ai je crois presque une semaine de retard…

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