J207 : 4380 mètres, je m’écroule…

Lundi 15 août 2011

Chicrin – hameau de 4 maisons

Distance parcourue : 18,28 km
Vmoy : 6,2 km/h Vmax : 31 km/h
Température : minima : 5°, maxima : 24°
Dénivelée positif : 314 m
Dénivelée négatif : 11 m
Heures sur le vélo : 2H55’14 »
Départ : 9 heures
Arrivée : vers 17 heures

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques : couvert, froid
  • Objectif : avancer, trouver un endroit où dormir
  • Etat de santé : grande fatigue, à nouveau vomissements l’après-midi
  • Particularités de la journée : je suis malade, malade, je fais ce que je peux et m’écroule dans un super bivouac au milieu des vigognes.

Article écrit en décalé, les points forts :

    • Ca monte, la nature est tourmentée

Les parcs à bestiaux sont très présents

Pour être sauvage, c’est sauvage…

    • 1ère montée nickel

    • 2ème montée moyen
    • 3ème montée je galère, je m’arrête, un hameau de trois maisons dans la montagne, le restaurant a cessé de fonctionner, je me change car trempée de transpiration et il fait très froid.

La dame me dit qu’à la vuelvita il y a un restaurant, je crains le pire avec le ita derrière la vuelvita ( je rappelle qu’une ahorita c’est très long, qu’une sopita c’est une grande soupe, etc, hier j’ai appris ce qu’était le campesito, vous le saurez plus tard…). Mais trois cents mètres plus loin il y a bien un restaurant, au menu de la truite ça ne me dit rien. Je commande oeufs et frites, ce n’est pas franchement une bonne idée, mais ça me disait plus… Bon ça repartira comme c’est venu….

  • Pas loin du restau, de l’autre coté de la route je trouve un endroit génial pour bivouaquer, sauf que même pour monter la tente je dois m’arrêter tellement je ne suis pas bien, je vais m’écrouler dans la tente ne pouvant encore rien faire de l’après-midi…

Les vigognes me tiendront compagnie… Je suis à 4380 mètres.

Besos a todos

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J206 : Chicrin ou la nuit la plus bucolique de ma vie…

Dimanche 11 août 2011

Bivouac au bord d’un petit torrent près d’un hameau dont j’ignore le nom au kilomètre 50 du centre de Huanuco – Chicrin

Distance parcourue : 36,10 km
Vmoy : 7,6 km/h Vmax : 34,7
Température : minima : 8°, maxima : 37°
Dénivelée positif : 687 m
Dénivelée négatif : 40 m
Heures sur le vélo : 4H53’09 »
Départ : 9 heures 11
Arrivée : vers 16 heures 00

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques : soleil le matin, nuages l’après-midi
  • Objectif : avancer, trouver un endroit où dormir
  • Etat de santé : ne suis pas remise de l’intoxication alimentaire, fatigue puis état d’épuisement
  • Particularités de la journée : ca monte, je suis malade

Article écrit en décalé, les points forts :

    • Ah qu’il était beau mon bivouac au bord de l’eau…

    • Les 20 premiers kilomètres se font tranquilles, tout va bien, je monte régulièrement.
    • Arrive la petite ville de Huarianca, je décide de manger plus loin, je voudrais avancer…
    • Deux kilomètres plus loin je m’arrête en plein courant d’air pour pique-niquer, car je commence à ne plus en pouvoir… La troisième heure de vélo va être difficile…
    • Je rentre à nouveau dans des gorges, moins spectaculaires que ce que j’ai déjà vu mais beau quand même, le vent m’est favorable.

Dés qu’il y a de l’eau le vert surgit…

    • Puis arrivent des épingles à cheveux, un coup vent de face, un coup dans le dos, ça équilibre pas vraiment…
    • La quatrième heure de vélo va être un calvaire, je n’en peux plus… Girafes et moi sommes dans le même état de décrépitude…

    • Arrive une petite ville minière, il y a deux hôtels, je réfute le tout, tout est trop moche…

      • Plus loin des incendies de forêt criminels, pour bivouaquer ça ne va pas être top…

       A retenir quand même pour les cyclotouristes, en Equateur et au Perou pour dormir les pompiers c’est top…

    • Je rencontre deux tourdumondistes, elle est autrichienne, lui suisse, ils se sont rencontrés en parapente il y a plus de 5 ans, nous sommes à Chicrin, j’abrège la rencontre, je ne me sens pas bien et de m’être arrêtée en plein courant d’air et transpirante ne m’arrange pas…

Y a pas à tous niveaux je suis dans le rouge…

  • Je décide de m’arrêter à Chicrin, d’abord Chicrin (prononcez Tchicrine), c’est comme ça que l’on appelait mon deuxième fils quand il était petit… Oué il savait pas dire Cyril… Comment tu t’appelles ? Tchicrin. Donc Chicrin ça me va, sauf que là non seulement c’est un village minier mais on est en plein dans la mine…

 

Donc c’est triste, affreux, et en plus y a le bruit, le bruit de l’extraction des minéraux, le bruit des camions qui chargent et déchargent… Bref c’est pas triste… La première partie de Chicrin : des bâtiments destinés à loger les mineurs, entre eux du béton, quelques voitures recouvertes d’une housse protectrice. Où je peux mettre ma tente ? Il n’y a pas de chambre ? Plus loin il y a un endroit plat. Pas loin ? Moi  je n’en peux vraiment plus. Non juste à coté.

C’est vrai, juste derrière le commissariat de police, laquelle me demande ce qui m’arrive vu que je pousse mon vélo, je dis que je cherche un endroit où dormir, plus loin ce serait mieux, c’est sûr, mais je suis dans l’incapacité totale d’aller plus loin.

Je vais donc me poser derrière le commissariat, au moins je peux dormir sur mes deux oreilles, oui avec les bouchons dans les oreilles, bouchons qui sont nases mais bien triturés, maintenus longtemps dans l’oreille ils sont efficaces… De toute façon vu l’état dans lequel je suis que je sois là ou dans le plus bel endroit du monde c’est pareil… Je m’écroule sans manger… Décide de chercher un endroit mieux le lendemain où me reposer.

  • Point important l’altimètre de mon compteur vélo est très perturbé par l’altitude… Il est complètement faux, j’ai fait le calcul entre deux points d’altitude connu, il me manque 1000 mètres de dénivelée positif, ça je n’apprécie pas vraiment…Déjà que mon webmaster il m’a rabioté des kilomètres… Au jour où j’écris cet article (le 16 août 2011), selon mes calculs j’ai dépassé les 7000 km… A la nuit où j’écris, tandis que je suis dans un hôtel où il n’y a pas d’eau la nuit, on vient de me couper le courant, au moins dans ma tente hier et l’autre jour j’avais l’eau du torrent… Mais dans l’incapacité de l’utiliser vu mon état de décrépitude avancé…
  • Bisous tout le monde
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Article special pour le sieur Janodou, alias Jean- Luc

Jean-Luc qui venait de commencer le meme periple que moi et pour lequel je semais mes petits cailloux verts fluos vient d’etre victime d’un grave accident, son velo et bagages sont en miettes, il a ete rapatrie sanitairement en France, rien d’irremediable, mais un reve en miettes, que ceux qui le connaissent et les autres aussi l’aident a se reconstruire et a repartir vite dans un reve ou un autre : Jean-Luc courage et mille bisous

Son blog :

http://www.janodou.com/article-accident-au-venezuela-un-an-de-reve-et-de-preparation-aneanti-81961111.html

Merci de le soutenir, il vit le plus difficile qu’il soit…

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J205 : tranquille…

Samedi 10 août 2011

Huanuco – Bivouac au bord d’un petit torrent près d’un hameau dont j’ignore le nom au kilomètre 50 du centre de Huanuco

Distance parcourue : 50,49 km
Vmoy : 10,4 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Température : minima : 20°, maxima : 42°
Dénivelée positif : 646 m
Dénivelée négatif : 74 m
Heures sur le vélo : 4H50’51 »
Départ : vers 10 heures
Arrivée : vers 17 heures 30

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques : soleil, bonne chaleur, puis queslques gros buages, trois gouttes de pluie, puis ça se rafraichit (forcemment je monte et suis à l’ombre dans les gorges)
  • Objectif : avancer, trouver un endroit où dormir
  • Etat de santé : ne suis pas remise de l’intoxication alimentaire, vertiges, je ne peux rien avaler
  • Particularités de la journée : pas vraiment, ça monte tranquille, peu de circulation, puis circulation rare,, paysage moins spectaculaire, gens toujours aussi accueillants, bivouac je pense tranquille.

Je traine pour partir, si j’étais bien dans cet hôtel je resterai me reposer mais suis mal et  dans l’hôtel et dans la ville, alors je pars malgré les vertiges et l’impossibilité d’avaler quoique ce soit à part du coca. Je vais mettre 5 km avant de sortir de Huanuco qui est une grande ville. Je rencontre un nouveau danger que j’identifie mal…

A la sortie de la ville peu de circulation, après Ambo circulation rare, route excellent ça me va.

Quelques kilomètres après Huanuco les voitures sont arrêtées, je remonte la file pour avancer et voir ce qui se passe.

Qu’attendent tous ces gens là ?

Mystère, mystère, qu’y-a-t-il derrière la fumée ?

Il y a ça, oui ce qui a fait que toute la nuit il y a eu la fiesta, que je n’ai pu dormir…

Le rallye

Allez la vierge va protéger tout le monde…

Je suis arrêtée pendant une demi-heure, j’en profite pour me déshabiller, il fait 36°, je peux, mettre de la crème, chercher ma casquette que j’avais remplacée ces derniers jours par bandeau et bonnet.

Je reprends la route, les vertiges ne me gênent que quand je mets pied à terre, alors j’avance et bien, je me surprends à faire du 20 à l’heure alors que la route monte, certes la pente n’est pas trop forte, mais quand même… Un péage comme d’habitude au milieu de nulle part et vide…

Une idée des distances, en général c’est plus juste que ma carte.

Bon tandis que j’écris on vient de frapper à la porte de ma tente, deux femmes du village qui m’apportent à manger, de la soupe, quand je vous ai dit qu’ici au Pérou on ne me laisserait pas mourir de faim sur le bord de la route, je me force, j’ai déjà mangé. Au passage j’ai quand même réussi à fair renrter des moustiques dans la tente, mais paraît-il que ces moustiques là ne transmettent pas de maladie, je vais quand même mettre ma crème repellente.

Je reviens à la narration de ma journée. Au bout de deux heures j’ai fait 26km, c’est un record, mais la route est excellente et roulante. Je m’arrête à un resto, n’arrive à manger qu’un quart de soupe, bois une tisane de manzanella

Et avale de force trois cuillers de miel d’abeille donnée par la restauratrice pour me remonter. Vous voyez qu’au Pérou non seulement on ne me laisse pas mourir de faim, mais en plus on me soigne. La restauratrice me raconte qu’elle a perdu ses deux fils il y a deux ans dans un accident de voiture. Ses deux filles vivent avec elle et l’une de ses petites filles s’appelle Brigitte Tatiana.

Elle m’invite à rester chez elle cette nuit mais je veux avancer. J’avance donc. La route monte régulièrement et j’avance pas mal.

Pour la première fois depuis que je suis au Pérou je vois du vert, pas le vert fluo de la saison des pluies, du vert vert quoi.

Et qui plus est dans un canyon, là je ne comprends pas vraiment, c’est la saison sèche et même pendant la saison des pluies tous les canyons que j’ai rencontrés étaient remontés par une vent violent desséchant tout, là le vent est plutôt brise mais quand même il remonte le rio que je remonte aussi donc m’est favorable. Quand même le jaune réapparait vite.

Une fois dans le canyon je me demande bien où je vais dormir car pour planter la tente il faut un endroit plat.

Je suis un peu rassurée car tous les 10 km il y a un endroit plat avec un restaurant, puis le canyon va s’élargir, je vais traverser trois hameaux qui ne m’inspirent pas, la petite église de l’un semble aussi morte que les restes du hameau, mais les poules témoignent de la vie humaine.

Le quatrième hameau sera le bon, il y a une épicerie où je peux refaire provision d’eau et de coca, la femme qui tient l’épicerie me dit que je serais mieux un peu plus loin, que là il y a un jeune un peu loco (fou), je suis son conseil et trouve un super endroit, près du rio, un peu en retrait de la route, parfait, et là la gentillesse et l’hospitalité des péruviens… Avec daniel et Anne on se demandait si on pouvait trouver la même hospitalité en France, moi je l’ai trouvée il y a deux ans lors de ma petite virée du coté du Mont Ventoux, je l’ai trouvée dans les campings où on m’a invitée à manger, on m’a prêté une couverture ( ça m’a servi de leçon, j’ai écrit même sous lestropiques prends ton duvet moins trente cinq, faut dire qu’en plus ma tente était tellemnt petite que je l’utilisais comme tapis de sol et dormais à la belle étoile, je crois que les gens avaient pitié… Je suis sûre qu’en demandant en France on aurait…

Sur ce bisous, dodo

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J203-J204 : Huanuco

Huanuco, petite ville qui n’existe pas dans mon guide, très sud-américaine, où je ne vais pas trouver mes repères…

L’entrée nord est très avenante, berges du rio aménagées, pour un peu on se croirait à Lyon…

Et l’église est surprenante…

Mille boutiques dans la ville, nécessité d’en faire plusieurs pour trouver ce que je veux. Et j’en oublie le principal, il faut que je fasse mettre une rallonge avec œillet pour ma tente, j’ai tout le mal du monde à mettre l’arceau dans l’œillet, il y a vraiment un problème…

Coup de chance je vais tomber sur la boutique qui vend en gros (enfin petit gros, les gens repartent avec un carton souvent petit) des sucreries, là je vais trouver tout ce que je veux je fais bien rire la vendeuse avec mes shamallows, ils appellent ça des mallows ici, je trouve aussi des chin chin, vous savez c’est ce qui fond dans la bouche pas dans la main… Coup de chance aussi je vais trouver le meilleur pain que j’ai mangé depuis six mois… Malchance je vais acheter du jambon de poulet empoisonné, je vais être malade pendant 24 heures, vomissements, fièvre et quand j’ai des vomissements je fais un genre de malaise vagal où je suis très mal. Pour couronner le tout je ne suis pas bien à l’hôtel où je suis, chambre sans fenêtre, un vasistas dans les toilettes, donc quand même un rayon de soleil mais ça ne me suffit pas et internet marche très mal, bref c’est la cata. Je n’y resterai pas me reposer et mettre mon blog à jour comme prévu. Pourtant il y règne paraît-il le meilleur climat du monde…

Allez faut positiver j’ai pu faire ma lessive et tout a séché facilement…

Bisous tout le monde

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Nouvelles breves vendredi 19 aout 2011

Bonjour a tous

Je suis a Huncamayo, j ai bien redescendu )je suis a 3300m) avant de remonter, la premiere maladie n est plus qu un mauvais souvenir, en est arrive une deuxieme, mais partie aussi…Voila je vais bien… J ai decide de changer de tactique et de me reposer quand je trouve un endroit sympa, je l avais trouve ce midi et ne suis pas restee, erreur tactique,  la ville j aime pas trop…

Excusez les fautes mais avant de partir j aurais du non seulement revoir mon espagnol mais aussi apprendre le clavier español, bisous a tous

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Nouvelles breves : mardi 16 aout 2011

Bonjour a tous

Voila ce soir je suis remise, j’ai quand meme ete par terre trois jours, bon j ai avance et fait ce que j ai pu, ce midi j ai encore frole les 5000, toujours en velo, la je suis a Carrhamanco, petit ville sur l altiplano a pres de 4800 metres, maintenant je vais bien, le jambon c est fini la j ai achete des sardines… La nuit derniere j ai dormi dans ma tente a 4830 au milieu des vigognes… Ca caille un max et les gens sont autant emmitouffles que moi, alors ca vient pas de moi… Les articles detailles plus tard… Bisous a tous

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Nouvelles brèves : samedi 13 août 2011

Bonjour à tous

Je suis à Huanuco, hier j’ai été très malade, intoxication alimentaire, aujourd’hui j’ai encore des vertiges, je vais quand même essayer de partir car je suis très mal dans cette chambre d’hôtel sans fenêtre et en plus ici il y a un rallye de je sais pas quoi avec fête toutes les nuits jusque 5 heures du matin. Si pas bien je m’arrêterai ailleurs.

Bisous à tous

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J202 : la descente du siècle…

Mercredi 10 août 2011

Chavinillo, village à 4800 mètres d’altitude – Huanuco

Distance parcourue : 74,68 km
Vmoy : 13,4 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Température : minima : 13°, maxima : 29°
Dénivelée positif : mon altimètre du compteur vélo déraille… il dit 507, admettons, mais j’ai monté et bien presque 2 heuresDénivelée négatif : 2035 m, je vais regarder mes références bibliographiques je crois que mon compteur au-dessus de 4000 il perd la tête et là je repasse la barre des 5000
Heures sur le vélo : 5H32’36 »
Départ : 9 heures 30, oué j’ai attendu le soleil
Arrivée : vers 17 heures

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques :
    couvert avant le départ puis soleil, plus je monte plus il fait froid et plus je descends moins il fait froid…
  • Objectif : Huanuco
  • Etat de santé : bon
  • Particularités de la journée : je monte deux heures, je repasse la barre des 5000, puis une
    descente de 2 à 3000 mètres, ici les gens ne savent pas exactement, un camion manque de m’écraser.

Je quitte ce village très spécial de Chavinillo, les gens vivent ici en anorak et bonnet, on est à 4800 mètres, les maisons ne sont pas chauffées, il ne fait bon qu’au soleil et à l’abri du vent.

Je monte bien, à chaque fois que je crois être en haut et bien la montagne tourne et monte encore. Je vais dépasser les 5000. Je suis si haut que je revoie la Cordillère Blanche et quand je serai en bas, c’est comme à New York, pour voir le sommet (des montagnes ou des gratte-ciel) on attrape un torticolis…

Des gens vivent encore là.

Le froid devient intense, j’essaie le pantalon péruvien, avec le truc fluorescent du tour de France pour tenir le bas du pantalon il est parfait.

Le froid et le vent s’intensifiant je sors le grand jeu bandeau plus bonnet, etc. Ca va je résiste…

Le paysage est moins spectaculaire mais si sauvage et si dur

Presque tout en haut un village

Les femmes gardent les moutons tout en tricotant. Et les cochons font des bébés…

De nombreuses maisons tombent en ruine et retournent d’où elles viennent… A la terre…

Au bout de deux heures je suis au sommet. Je vais alors entamer la descente du siècle sur une route goudronnée, pas toujours en bon état, très étroite, un petit camion et un vélo ça ne passe pas, je suis parfois coté précipice et parfois coté montagne. Je vais traverser plusieurs hameaux, je pensais trouver un restaurant mais rien. La route est quasi déserte, les gens circulent au klaxon, impossible de faire autrement. Quand soudain un camion surgit devant moi au détour d’un virage, il n’a pas klaxonné, je freine et me jette littéralement sur le bas coté de 10 cm, on passe, si j’avais été coté ravin c’est moi qui y passait… J’aurai aimé faire plus de photos mais dans les endroirs hyperdangereux je ne m’attarde pas, allez une petite série sur la route… (franchement Jean-Luc je te conseille cet itinéraire, facile (relativement), sauvage et de toute beauté, grandiose, et puis se balader en vélo au-dessus de 5000 c’est pas tous les jours…)

Je n’ai jamais fait une telle descente (entre 2000 et 3000 m en 40 km, ça donne, et je sais que c’est ce qui m’attend jusque Cusco, montée à 4500, descendre à 2000 et ça je ne sais combien de fois… Les cyclos à la Casa de Trujillo m’ont montré la « coupe »… Je me sens en forme, ça devrait aller… Je suis en train de manger un sandwich au jambon e poulet, le pain est trop bon, je sens que je vais tout manger et demain tintin.. C’est la première fois depuis mon départ que je trouve un pain si bon, aussi bon que le vrai bon pain français. A 15h30 je trouve enfin un restau, ce sera le seul, malgré l’heure tardive j’ai encore un très bon repas, boisson comprise (c’est un truc à base de maïs, sucre et herbes, trop bon) pour 4 soles, un euro.

Je vais retrouver mes amies les chèvres

La route va finir par atteindre les gorges d’un rio où bien sûr le vent de l’après-midi remonte le dit rio et donc je l’ai de face… Mais je force et atteinds Huanuco sans problème.

Le rio bien sûr va dessiner un parcours grandiose…Et les plantes vont se nicher n’importe où…

Encore du trop beau

Parfois des maisons rappelle que l’homme est partout…

J’ai même droit à
ma cheminée de fée…

Et là c’est un
cadeau pour Julien qui visiblement n’est strictement pas intéressé par ce que je fais, normal ce n’est pas de son âge…

J’arrive donc à Huanuco, l’entrée de la ville est sympa, les berges du rio sont aménagées et invitent à la détente.

Le centre ville est typiquement sud-américain, brouillon, de la vie, du bruit, de la circulation et des petits commerces partout et des gens (habillés comme nous au passage…Les tenues traditionnelles persistent dans les montagnes mais beaucoup de jeunes s’habillent à l’occidental)

La recherche d’hôtel comme dans toutes les grandes villes est difficile, hôtels chers ou minables et la réception est à l’étage, donc toujours le problème de la garde de bicyclette et depuis que je sais qu’André s’est fait voler son vélo avec tout je suis plus prudente… La chambre n’a pas de fenêtre, la douche électrique est glaciale, internet fonctionne mal, mon site est en panne, bref je ne suis pas bien ici, donc je n’y resterai pas deux jours comme prévu… Je viens de manger d’un coup le pique-nique de deux jours… Et tenez-vous bien je fais du gras, 5mm au bras, 1cm au ventre…

Je vais essayer de mettre cet article en ligne, ce qui n’est pas gagné, bisous tout le monde

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J201 : monte encore et monte donc…

Mardi 9 août 2011

Bivouac au bord du rio après un petit village dont j’ai oublié le nom et qui n’existe pas sur ma carte –  Chavinillo, village à 4800 mètres d’altitude

Distance parcourue : 35,87 km
Vmoy : 8,5 km/h Vmax : 35,6km/h
Température : minima : 12°, maxima : 31° (au passage je signale que les températures maxima sont celles indiquées au compteur, à mon avis le soleil tape dessus, ce ne sont pas les températures ressenties car quand le vent glacial de la Cordeillère souffle… Par ailleurs j’ai noté à Quito lorsque la température était affichée sur les panneaux publicitaires que mon compteur marquait 10° de plus…
Dénivelée positif : mon altimètre du compteur vélo déraille…
Dénivelée négatif : 212 m
Heures sur le vélo : 4H15’41 »
Départ : 9 heures 30, oué j’ai attendu le soleil
Arrivée : vers 16 heures 30

Résumé de la journée

    • Conditions météorologiques : couvert avant le départ puis soleil, tiède le matin, vent froid l’après-midi, soirée glaciale
    • Objectif : avancer, trouver un endroit où dormir
    • Etat de santé : bon
    • Particularités de la journée : ça monte, ça monte, ça monte, petite route de montagne comme je les adore, circulation rare, route qui devient piste mais piste praticable, paysage moins spectaculaire mais toujours aussi beau, vélo et cycloabuelafluo fonctionnent bien, je remonte à 4800m et j’y dors, à l’hôtel cette fois-ci

Le bivouac malgré la garde du chien ne fut pas d’enfer, j’ai refait le cauchemar que l’on me volait mon vélo et je m’accrochais à la tente pour le retenir, je me suis réveillée dehors un caillou à la main, oui les cailloux je les mets dedans maintenant pour me défendre… Mon vélo était tranquille et personne, les étoiles brillaient et la lune scintillait, du coup j’ai rajouté un extenseur pour le fixer à la tente, je vais suivre le conseil de Daniel et l’attacher à la tente, même si ça ne sert à rien, ça surprend l’adversaire et me laisse le temps de réagir. J’ai eu un peu froid cette nuit car vu la température plus clémente au bord du rio je n’avais pas fermé mon duvet et 10° sans le duvet ce n’est pas chaud.

Comme d’habitude je me réveille au lever du jour, je paresse dans la tiédeur de mon duvet, je sors faire mes besoins naturels et surprise tout est couvert, je reparesse un peu dans le duvet et ne me presse pas, surprise à 8 heures 30 le soleil donne sur la tente et tout est dégagé, je m’active et laisse à la tente le temps de sécher d’où un départ un peu tardif. Je charge mon vélo en pensant être obligée de décharger dans le chemin sablonneux pour sortir du rio, et bien non je vais passer, juste, mais je vais passer.

La route toujours aussi quasi déserte et toujours pista donc route goudronnée est étroite, une vraie petite route de montagne comme je les adore. Elle va d’abord remonter le rio tranquillement (rio que j’ai descendu hier, mais entretemps je suis remontée dans la montagne pour passer par un village pas par fantaisie, juste parce que la route passe par là, puis j’ai tout redescendu, traversé le rio grâce à un pont, oué c’aurait pu être à gué), et je remonte de l’autre coté.

Sur environ 5 km, puis par « zones critiques »

la route se transforme en piste, donc la pista disparait… J’en vois là qui ne comprennent plus rien, pas grave, quoiqu’il en soit la piste (donc pas goudronnée et pas pista) est excellente et la pente fait qu’elle est roulable et je ne dérape pas. A chaque coup de pédale je me félicite d’avoir empruntée cette route, elle est vraiment géniale.

Puis la route-piste va s’écarter du rio et grimper dans la montagne, vu de haut le rio prend une couleur vert émeraude.

Je vais traverser de très rares petits hameaux dont la plupart sont délaissés ou habités par une seule famille, la vie est trop rude ici et les jeunes veulent autre chose. Les enfants que j’ai rencontrés ces derniers jours étaient en vacances chez leurs grand-parents, les parents ont émigré à Lima. La désertification de la montagne ici aussi est en route.

Il faut dire que des fois le soleil se lève très tard dans la montagne…

Les maisons non délaissées sont toutes ornées de bouquets de maïs qui sèchent à l’abri des souris…

Bien sûr j’ai droit à ma petite cascade…

 

Là je ne sais ce que c’est, des poulaillers ? Des maisons pour les cuyes (les cochons d’inde) ?

J’ai envie de m’arrêter et de manger et je ne sais pourquoi je repousse, trois maisons, des ouvriers de la route que j’ai délà rencontrés hier et qui me reconnaissent, ça y est je commence à être connue, l’avantage d’être dans une zone peu peuplée et d’aller lentement… Je rachète des galettes salées, l’épicerie n’a que ça : des galettes salées, des sucrées et quelques sodas, mais elle me dit qu’à 5 minutes il y a tout. Les cinq minutes feront une demi-heure et il y aura même deux restaurants…

A 13 heures je reprends la route qui continue à grimper, qui devient très aérienne, sans parapet bien sûr et aussi qui devient piste donc plus pista, le vent s’est levé comme tous les après-midi et parfois souffle si fort que je me tiens sur le coté gauche (coté montagne) de la route.

Les rares engins motorisés circulent au klaxon, d’ailleurs c’est obligatoire, sauf que moi mon klaxon chien nul ne l’entend. Oui la route est si étroite et si sinueuse que ce n’est pas possible de faire autrement.

Moi je me régale car malgré mon vélo que je continue à surcharger je pédale bien et de sentir qu’on est en forme c’est agréable… Faut dire que mon usine à globules rouges je l’ai faite turbiner un max ces derniers jours, entre les sommets à plus de 5500, les cols à plus de 5000, les bivouacs à 4800m et redescendre et remonter, là l’usine elle a pas le choix, cadence accélérée nuit et jour…Faut juste espérer qu’il n’y ait pas de mouvement de grève… Y en a qui disent que c’est de la triche ? Bon qu’ils fassent comme moi et après on en reparlera…

Je vois un grand village en face de moi

Je suis sûre que c’est là que je vais, je suis sûre qu’il faut descendre pour traverser un rio et remonter, et bien oui. Je me caille, me recouvre, dans la montée qui est plein ouest j’attrape un coup de chaud. Je regrette d’avoir mis le viaduc de Millau (que vous avez tous reconnu sur ma bannière) dans la partie gauche de ma toile, oui avec quelques formes voluptueuses et des couleurs chaudes il aurait pu me faire passer d’un bond de là où je suis à là où je vais…

Dans le village

(la photo c’est pour montrer à ma fille de quelle couleur je vais repeindre ma maison, je l’entends d’ici hurler et j’adore) donc dans le village il y a deux hôtels, le premier me propose une chambre sans fenêtre, dans le deuxième je suis la seule cliente, je choisis donc une chambre avec fenêtre à l’ouest donc plus chaude. La douche non privée, mais vu que j’ai tout l’hôtel pour moi ce n’est pas grave, est comme d’hab tiédasse avec mince filet d’eau et la salle de bains ultra froide, l’internet est ultra lent, le resto ultrabon et ultra pas cher, tout comme d’hab quoi. Ah oui le frère de l’hôtelière vend des vêtements j’ai trouvé un pantalon polaire gris et rose (un peu pattes d’éléphant, va falloir que j’arrange ça, enfin pour moins de 4 euros faut pas s’attendre au Pérou, oui facile, mais pas encore utilisé…) que je vais pouvoir mettre au-dessus des autres. Demain je vais repasser à 5000 puis beaucoup redescendre avant de beaucoup remonter, je crois que je m’arrêterai un jour à Huanuco si la ville est chaude et si l’endroit me plait et si il y a de l’internet rapide pour mettre quelques articles sur mon site.

Encore une bonne journée…

Bisous tout le monde

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