J247 : la route du diable J35 : le 7ème et dernier pic

Samedi 24 septembre 2011

Limatambo – Izcuchaca

Distance parcourue : 56,80 km

Vmoy : 7,9 km/h Vmax : 57,2 km/h
Température : minima : 12°, maxima : 29°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ? Mille ans que je pose cette question et que nul ne répond…
Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 7H11’14 », beaucoup trop…
Départ : je ne sais plus
Arrivée : presque 18 heures

Résumé de la journée

  • Objectif :  Cusco, là je rêve mais ne le sais…
  • Conditions météorologiques :
  • Etat de santé : l’épaule c’est toujours pas ça
  • Particularités de la journée : ça monte et puis ça descend et puis ça va remonter… Je vais un peu galérer pour trouver un endroit où dormir.

Swidge m’avait dit que le dernier pic était plus facile, oui dans le sens Ushuaïa-
Alaska, pas dans le sens Caracas-Ushuaïa… Parce que ça va monter pour de vrai… Dans ma petite tête innocente je me suis dit, ce dernier pic est facile, j’ai déjà monté 15 km, les autres pics je les ai fait en deux jours, là je devrais pouvoir terminer la montée et après ça devrait redescendre jusque Cusco, et bien pas du
tout… Du coup je me suis fait une journée d’enfer, plus de 7 heures sur le vélo…

Je monte bien, les montagnes enneigées sont encore présentes…

Et la route monte, monte, monte, je pédale, c’est bien, je suis contente…

Le spectaculaire revient en force…

Dans la montée j’ai chaud, évidemment plus je monte, plus l’air se rafraîchit et dans une trouée je me prends un coup de vent glacial.

Tandis que je suis dans le fossé en train de me couvrir vite fait, arrive un cyclotouriste. Il n’est pas brésilien, non des Etats Unis, admirez sa monture toute propre et bien rangée…

La rencontre sera brève, lui a un timing à respecter et moi je ne dois pas me refroidir, quand même il me dira que le sommet n’est pas loin, je lui dirai que la descente est longue…

J’atteins le sommet, je me nourris de quelques bananes et je descends, je descends, je suis sûre qu’en bas de la descente il y a Cusco, et bien non… J’arrive dans une très large vallée, cultivée et parsemée de villages.

Un restaurant sera le bienvenu, et je continue, je continue, les heures passent et je suis fatiguée, un vrai coup de barre et je comprends que je n’atteindrais pas Cusco ce soir, alors je cherche où planter la tente, je laisse passer un village en retrait de la route, je le regrette. Plus loin sur la gauche une large allée, je la prends espérant pouvoir planter ma tente à l’écart de la route et de sa circulation nocturne. Au bout de l’allée un gros méchant chien a envie de me dévorer, ouf il est attaché. Un homme arrive, je lui demande si je peux planter ma tente, non la nuit il lâchent les chiens et je risque d’être mangée, c’est bon je pars, c’était une entreprise agricole, peut-être des poulets en cage pour nourrir les touristes de Cusco… Tandis que je m’apprête à sortir de l’allée arrive le propriétaire au volant de sa voiture, il me regarde avec des yeux méchants…
Je reprends la route, traverse un village, explique ma requête à un homme sur le bord de la route, il me propose de planter ma tente à coté de sa maison, mais sa maison est au bord de la route, je réfute. Il me dit aussi qu’il y a un grand village pas loin et qu’il y a un hôtel.
Il y a même deux hôtels, un sinistre avec eau chaude, sauf que l’eau chaude est en panne, un rustique dans une maison coloniale en cours d’effondrement, il n’y a même pas d’eau du tout… La douche au pichet dans un tonneau est hyper glaciale… Les restaurants ne m’attirent pas, je vais me nourrir de bananes…

Comme tous ces derniers soirs je vais m’effondrer de fatigue et de douleur, pas la force ni d’écrire, ni même d’ouvrir mon ordinateur pour y mettre mes photos…

Bisous tout le monde

 

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J246 : la route du diable J34 : une jolie rencontre

Vendredi 23 septembre 2011

Curahuasi – Limatambo

Distance parcourue : 46,05 km
Vmoy : 9,1 km/h Vmax : 46,7 km/h
Température : minima : 17°, maxima : 32°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 5H01’07 »
Départ : 8 heures 25
Arrivée : 16 heures

Résumé de la journée

  • Objectif :  avancer, trouver un endroit où dormir
  • Conditions météorologiques : alternance pluie et éclaircies
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : ça descend et ça remonte, le paysage est magnifique, je vais faire une jolie rencontre, je continue de serrer les dents avec mon épaule, en clair je souffre un max.

Honnêtement j’ai tout oublié, sauf la jolie rencontre, il s’appelle Léo, il est brésilien, de Buenos Aires, il va dire à sa mère qu’elle a 3 ans pour se mettre au vélo…
Lui et moi nous faisons un concours de bazar sur le vélo…

Nous comptons aussi nos objets perdus, nous nous racontons nos improvisations, le Pérou que nous avons déjà visité, le Pérou autre que nous découvrons en vélo… Evidemment on se passe des petits plans d’enfer, bref nous sommes du même monde…

Je ne sais même plus si la route montait ou descendait… Heureusement j’ai noté… Elle a descendu puis remonté sur 15 km.

Après un petit au revoir à la neige, et après avoir affronté de nouveaux dangers…

Je me suis dirigée vers un de mes amours : le rio

Je continue à beaucoup souffrir de mon épaule, je livre un très rude combat mais je sens que je vais le gagner…

Et voilà que je repasse dans le spectaculaire…

La neige continue de me faire de petits clins d’oeil…

Rapidement je rejoins le rio, sa chaleur et… ses bêtes piquantes…

Les peintures et sculptures de la nature toujours m’émerveillent…

Et les rios toujours m’ensorcèlent…

Mais c’est qu’il va falloir le traverser ce rio…

Ouf, il y a un joli pont tout neuf…

Et Cusco, lentement mais sûrement se rapproche…

Evidemment c’est toujours aussi beau…

Les montagnes sont toujours aussi présentes…

Et les fleurs jouent la simplicité…

L’agencement des drapeaux est un peu compliqué…

Je retrouve mes grands arbres rouges du Vénézuela…

Arrive Limatambo, tout petit village bien aligné au bord de la route, malgré l’heure tardive je peux manger un « piquante de pollo », délicieux.

La propriétaire m’explique qu’elle ne tient plus que le restaurant, pas l’hôtel car elle ne peut recruter du personnel, à salaire égal moins les avantages en nature (logé, nourri) les jeunes préfèrent travailler dans les administrations (le syndrome du col blanc ?). Pour moi elle me fera un lit tout propre, j’adore ces « hospedaje » rustiques…

Bon il ne faut pas trop regarder ce qui se passe dans l’arrière cuisine…

La bataille est très rude, mais je sens que je vais la gagner, bisous tout le monde.

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J245 : la route du diable J33 : le déluge

Jeudi 22 septembre 2011

Bivouac dans un hameau – Curuhuasi

Distance parcourue : 48,03 km
Vmoy : 12,2 km/h Vmax : 47,2 km/
Température : minima : 7°, maxima : 25°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 3H54’27 »
Départ : 9 H 10
Arrivée : 15 heures 30

Résumé de la journée

  • Objectif :  avancer, trouver un endroit où dormir…
  • Conditions météorologiques : un déluge pas possible
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : pluie, ça monte puis ça descend, c’est du goudron

Dés le départ le temps n’est pas au beau… Il a plu toute la nuit et la neige est descendue très bas (enfin relativement, à 4000 mètres…)

Les nuages comme tout bon nuage vont jouer à cache-cache

Rapidement la pluie normale va se transformer en déluge…

Je sors le grand jeu antipluie, je me prends en photo, je ne vous la montre pas, je suis trop moche…

Arrivé au col je me déshabille, me change, je suis trempée et si j’entame la descente dans cet état, je vais me paralyser complètement. J’ai oublié de parler du paysage superbe comme d’hab, j’adore monter et descendre et voir la végétation changer, et puis parfois les nuages laissent entrevoir des splendeurs…

Ou font mumuse (les nuages)…

La descente (prudente) est superbe…

Un restaurant m’accueille, pour un peu je mettrais les pieds dans le feu…

Même les chevaux fuient la pluie…

A Curuhuasi je vais trouver un petit hôtel en construction sympa, mon épaule m’a encore fait souffrir toute la journée mais moins que sur la piste, je sens que je vais y arriver.

Bisous tout le monde

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J244 : la route du diable J32 : le goudron, trop bon…

Mercredi 21 septembre 2011

Abancay – Bivouac quelque part sur la route dans un hameau de quelques maisons

Distance parcourue : 24, 24 km
Vmoy : 5,3 km/h Vmax : 15,5 km/h
Température : minima : 16°, maxima : 40°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 4H33’57 »
Départ : je ne sais plus
Arrivée : je ne sais plus

Résumé de la journée

  • Objectif :  monter 25 km
  • Conditions météorologiques : de la pluie et du beau temps
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : ça monte, je monte, c’est du goudron, j’aime

J’écris cet article en grand décalé et j’ai tout oublié…

Je me souviens que je croyais Carlos devant moi et qu’il était encore derrière moi, il a plus profité de son lit que moi…

Je me souviens que Carlos s’est autant explosé que moi à la sortie d’Abancay, comme moi on l’a envoyé sur une rue à la vénézuelienne, parce que la route des voitures fait la vuelta et ce n’est pas pour les bicyclettes…

Je me souviens que le printemps explosait parfois de fleurs…

Je me souviens que le loup voulait toujours manger le petit chaperon rouge…

Je me souviens que mon épaule et moi on a adoré le goudron, je me souviens être en train de gravir le je ne sais combien nièmepic et que Cusco était encore loin…

Je me souviens que les nuages s’accrochaient à la montagne et en avoir pris quelques uns sur la tête…

Je me souviens qu’il y a eu aussi du ciel bleu…

Je me souviens avoir bravement monté et quand un replat s’est présenté avec quelques maisons, mon objectif étant presque atteint et ne sachant ce qui m’attendait plus haut j’ai posé ma tente.

Je me souviens d’une mauvaise nuit, trop près de la route, en plus entre deux virages, en plus près d’une boutique où les camions s’arrêtent en laissant tourner leur moteur, et ici ça circule de nuit…

Bisous tout le monde

 

 

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Nouvelles brèves : mardi 27 septembre 2011

Bonjour tout le monde

Je joue à moitié la parfaite petite touriste à Cusco, à moitié parce qu’il y a les lessives, les écritures, les soins du corps divers et variés, je remets les soins du vélo à plus tard…

Voilà je vais redisparaître, je vais faire un trek tranquille, il y a juste un passage à 4600 mètres, je vais au Machupichu à pied… Et aussi je vais remonter au Huanapichu, j’ai adoré, je vais adorer de nouveau… j’espère ne pas rester coincée dans le tunnel avec mon épaule en morceaux… Sinon lequel d’entre vous viendra me chercher ? Le temps est à la pluie, mais je commence à avoir l’habitude… Départ cette nuit à 4 heures du matin, retour la nuit du 2 au 3 septembre.

Bisous tout le monde

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J242- J243: la route du diable J30-J31 : Abancay, la ville mirage…

 Lundi 19 septembre 2011

Chucullasca – bivouac au bord de la route

Distance parcourue : 60,59 km
Vmoy : 8,6 km/h Vmax : 35,2 km/h
Température : minima : 6°, maxima : 26°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?
Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 6H59’58 »
Départ : vers 8h30
Arrivée : 17 heures 30

Résumé de la journée

  • Objectif :  Abancay
  • Conditions météorologiques : pluie, couvert, éclaircies
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : 2 heures et demi de montée, descente puis remontée, à nouveau la piste, puis piste de sable, Abancay se fait désirer, je bivouaque dans un endroit désert.

Nous allons rester dans les souvenirs puisque j’en ai tant, dixit le sieur Janodou…

Je me souviens…
D’une nuit tranquille mais d’un réveil précoce, une heure avant le
lever du jour la famille déjà travaille, ils fendent des buches pour alimenter le feu qui leur permet de cuisiner, le feu est dehors, quelque soit le temps…

Je me souviens…
D’un bébé de quinze jours…

Je me souviens…
De la joie des enfants quand je leur ai donné ma provision de chocolat…

Je ne verrai pas la joie des parents pour un peu d’argent laissé, dés le lever du
jour ils sont arriba, arriba (encore plus haut dans la montagne) pour le tchakra (le travail de la terre).

Et les enfants, et bien ils n’iront pas à l’école ce matin, ce qui se passe avec la
gringa est tellement plus intéressant… De toute façon pour ce qu’ils apprennent à l’école… Le meneur de la bande a compté le nombre de pignons arrière, il y en a 9, je lui montre que j’ai 3 pédaliers, ça fait combien de vitesses ça ? Mystère… Mais hier soir il faisait grand beau et il m’a dit demain il va pleuvoir, et bien aujourd’hui il pleut…

Les enfants ont renversé une gourde sur mon matelas, bon ce n’est pas grave, juste cela me retarde un peu, j’attends que ça sèche, et puis Abancay n’est pas loin… Une demi-heure de montée, puis que de la descente et route goudronnée, et bien c’est tout faux, je vais devoir bivouaquer avant d’atteindre Abancay et je vais… Manquer d’eau, avec ce que je prends sur la tête c’est un comble…

Oui, je me souviens qu’il a plu, pas trop, pas tant que les jours qui vont suivre… Neblina, lluvia, mes fidèles compagnons en Colombie et en Equateur, les revoilà…

Pas trop féroces encore…

Je me souviens…
D’une montée de 12 km effectuée en 2 heures et demi, d’être arrivée en haut à 11 heures 10. Puis d’être descendue et remontée, je me souviens du goudron alternant avec de la piste pour ne plus être que piste où chaque trou, chaque bosse continuent de m’arracher des cris…

Je me souviens…

Avoir laissé un village plus bas, ne pas avoir fait le détour, encore persuadée
d’atteindre Abancay aujourd’hui.

Je me souviens…

De la piste toute de sable et de la descente, et de ne pas aimer, je me souviens avoir tout descendu courageusement sur mon vélo, ne pas avoir mis pied à terre dans les virages mais d’aller très, très, très lentement…

Je me souviens…

De girafes bien alignées dans un coin de ciel bleu…

D’avoir dégusté la teinte abricot de la piste…

D’arbres vaillants…

Et des cimes enneigées qui parfois se dévoilent…

Et puis les heures tournant, je me souviens avoir fait un rapide calcul dans ma tête, avoir pensé atteindre Abancay avant la nuit, mais Abancay a disparu… Je
me souviens avoir traversé un replat, m’être dit que ce serait bien pour bivouaquer, il était 17 heures 30, dans une demi-heure il ferait nuit, la piste remontait un peu, je me souviens avoir voulu voir ce qu’il y avait derrière le virage et d’un coup avoir changé d’avis, ne pas aller voir derrière le virage, faire demi-tour , et me poser là, pensant être suffisamment loin de la route pour ne pas être repérée par les rarissimes véhicules…

Je commence à peine à planter la tente qu’uncamion s’arrête pour faire refroidir son moteur, puis c’est une camionnette surgie de nulle part qui me dit que je peux camper là en toute sécurité, vu qu’ici il n’y a personne… Ils s’inquiètent de ce que je vais manger ce soir, plus bas il y a une maison, je peux aller demander, mais je suis trop nase…

 

Mardi 20 septembre 2011

Bivouac au bord de la route – Abancay

Distance parcourue : 60,48 km
Vmoy : 8,7 km/h Vmax : 23,9 km/h
Température : minima :11°, maxima : 40°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?
Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 6H53’45 »
Départ : vers 8h30
Arrivée : 17 heures

Résumé de la journée

  • Objectif :  Abancay
  • Conditions météorologiques : pluie, couvert, éclaircies, douce chaleur en bas.
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : descente sur piste, vers midi un village, un restaurant, je rencontre Carlos, je retrouve enfin le goudron, rude montée sur Abancay

Après un petit coucou à mes copains

Je retrouve ma piste mal-aimée…

Je descends extrèmement prudemment…

La descente est longue, longue, longue, je n’ose même pas m’imaginer dedans en pleine nuit…

Les arbres réapparaissent…

Enfin un village où je débusque un petit restaurant, je dévore… Passe un cyclotouriste, Carlos qui me paraîtra bien plus sympathique quand je comprendrai qu’il est espagnol et non suisse…

Le rio se rapproche, au loin un pont…

Je descends, je descends, retrouve le rio, la chaleur, les bêtes piquantes…

Une peinture sur roche égaye le paysage…

Je retrouve le goudron…

le rio sculpte du beau…

Je pense qu’une petite grimpette me sépare d’Abancay, je n’ai plus d’eau, la montée va être longue et rude, je m’arrête à la première boutique qui vend es trucs à boire, je suis complètement explosée et qui je vois arriver ? Complètement explosé aussi ? Carlos, encore un que je croyais devant moi et qui était derrière… Cela me rassure sur mes capacités… La petite phrase d’Enzo « je vois que tu avances bien » m’a fait beaucoup de bien aussi, merci Enzo. A Abancay Carlos et moi se trouvons chacun notre hôtel, lui marche au guide, moi à l’impro, nous aurons tous deux de l’eau chaude à profusion, denrée extrèmement rare en Amérique latine. Sur ses conseils je mangerai Chiffa, bof…

Voilà, je sens la fin de la galère…

Abancay ville mirage (je l’ai vue d’en haut deux jours plus tôt…) se moque des nuages…

Bisous tout le monde

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J241 : la route du diable J29 : une famille d’accueil si pauvre…

Dimanche 18 septembre 2011

Andahualyas – Chullusa, hameau de 35 habitants à 3800 mètres d’altitude

Distance parcourue : 25, 05 km
Vmoy : 4,8 km/h Vmax : 27 km/h
Température : minima :12°, maxima : 22°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème.. Que puis-je faire ?
Dénivelée négatif : 0 m même remarque plus haut
Heures sur le vélo : 5H12’15 »
Départ : je ne sais plus
Arrivée : je ne sais plus

Résumé de la journée

  • Objectif :  monter le plus possible, trouver un endroit où dormir
  • Conditions météorologiques : couvert, un peu de pluie
  • Etat de santé : l’épaule ce n’est toujours pas ça
  • Particularités de la journée : ça monte, c’est de la piste, parfois un peu de terre battue, je souffre mais tiens le coup, une famille m’accueille à  3800 mètres d’altitude, le ciel couvert toute la journée se dégagera le soir.

J’ai encore tout oublié, je me souviens d’être partie…

Je me souviens que ça montait, je me souviens que c’était de la piste, bonne pour quelqu’un de normal, pas pour moi, chaque trou et bosse continuent de m’arracher des cris… Si je suis courageuse ? Oui, très, nul qui n’est passé par là ne peux savoir… Je me souviens d’un navigateur dans je ne sais plus quelle course, qui avec je ne sais plus quelle fracture a réussi a survivre en attendant les secours, et bien c’est cela, tout est une histoire de motivation, la mienne est très forte…

Je me souviens de la vie de la montagne…

Je me souviens d’un nouvel instant de surréalisme, un jardin à la française au milieu de nulle part et que quelques vaches broutent…

Je me souviens d’un paysage  très craticulé…

Où parfois la nature, subrepticement glisse une erreur…

Je me souviens avoir encore cru au surréalisme, cet arche au milieu de nulle part, non, en passant dessous j’ai entendu le bruit de l’eau dans les conduites, maintenant aussi caractéristique à mes oreilles que celui des pierres qui tombent, ou celui des vols d’oiseaux qui il y a quelque temps encore m’arrêtaient net, me demandant ce qu’il se passait avec mon vélo…

Je me souviens de la montagne et de ses peintures abstraites…

Je me souviens qu’il aplu,un peu, pas trop…
Je me souviens des arbres qui s’obstinent à pousser plus haut, toujours plus haut…

Je me souviens des pommes de terre qui se conservent sous une couverture d’herbes sèches…

Je me souviens avoir atteint mon objectif de 25 km de montée, je me souviens d’un hameau de quelques maisons dispersées, un replat, je demande, je peux mettre ma tente ? Bien sûr, pas de problème, l’aîné des garçons prend la directive des opérations, à croire qu’il a planté des tentes toutes sa vie… Je surveille quand même un peu…

Je me souviens du quatre heures, une bouillie sucrée, du repas du soir, des pommes de terre bouillies, des « okra » délicieuses un peu sucrées, rien d’autre, pour la famille c’est leur ordinaire…
Je me souviens de l’assiette plus que douteuse, des nez qui coulent, des toux persistantes et des cheveux pas lavés depuis des semaines… Je me souviens m’être dit « si tu ne tombes pas malade, c’est que vraiment maintenant tu es immunisée… ». A ce jour je ne suis pas tombée malade…

Je me souviens du ciel qui couvert toute la journée, d’un coup, d’un seul s’est dégagé, m’offrant un fabuleux coucher de soleil…

Et laissant entrevoir les cîmes enneigées…

Les enfants quant à eux attachaient les bêtes pour la nuit…

Je me souviens que l’homme m’a dit « Abancay, une demi-heure de montée, de la route goudronnée tout le long, puis que de la descente », oui, je m’en souviens, et bien c’était tout faux…

Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : lundi 26 septembre

Bonjour à tous
Je suis à Limatambas, soit dans la montée du dernier pic. Je serai a
Cucsco demain ou après-demain, cela dépend comment je monte demain et
moi quand je suis fatiguée je me pose si je peux. Les trois derniers
jours j’ai eu de la pluie et hier un vrai déluge, on se serait cru en
Colombie… Du coup les montagnes jaunes du Pérou reverdissent a vue
d’oeil… Mon épaule va mieux mais ce n’est pas ça… J’ai quand même
coupe les queues de rat de Loja, couchee dans mon lit car je ne peux
lever le bras… Pas trop mal sauf que c’est plus long d’un cote… On
verra ca plus tard… Internet c’est pas ca non plus…On verra ca plus
tard… Les détails plus tard aussi, et les réponses a chacun plus tard…
J’ai le moral, c’est le principal… Bisous a tous

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J240 : la route du diable J28 : 3ème pic sans casse…

Samedi  17 septembre 2011

Bivouac dans l’altiplano-pampa – Andahualyas

Distance parcourue : 82,74 km
Vmoy : 16,3 km/h Vmax :interférences électromagnétiques, dommage, beaucoup…
Température : minima : 6°, maxima : 35°
Dénivelée positif : 0 m bon le compteur a un problème..
Dénivelée négatif : 0 m même remarque que plus haut
Heures sur le vélo : 5H03’41″
Départ : je sais plus
Arrivée : je sais plus

Résumé de la journée

  • Objectif :  Andalayuas
  • Conditions météorologiques : couvert, froid en altitude
  • Etat de santé : l’épaule c’est pas ça
  • Particularités de la journée : montée de 2 heures pour atteindre le sommet, puis très longue descente sur route neuve…

Article écrit en décalé, j’ai tout oublié, je me rappelle juste que tous ces jours sur la piste avec mon épaule cassée j’ai souffert un max, sauf que ce jour-là j’ai eu du goudron, ils sont en train de faire la route, jonction Ayacucho- Cusco prévue pour dans 4 ans. Jean-Luc, prends ton temps, le goudron c’est bon… Alors j’ai tracé un max, quand même j’ai fait plus de 82 km…

Si maintenant ça me revient, j’ai passé une très mauvaise nuit, j’étais trop près de la route et ça a roulé toute la nuit par vagues, donc tu te rendors et hop tu es réveillée. Mon épaule m’a fait atrocement souffrir… A 5h30 du matin les ouvriers de la route sont venus voir si j’étais toujours vivante. J’ai donné mes chaussures neuves qui me faisaient mal au pied à une travailleuse du froid, en échange elle m’a donné deux mandarines.

Et je suis partie, j’ai du monter encore environ deux heures.

Tandis que je montais, un se demandait bien ce que je faisais là…

Moi j’étais là, on ne sait trop où, Monica, à l’aide, où suis-je ?

La température étant glaciale je me suis couverte un max pour la descente.

Et j’ai tracé un max mais très, très prudemment. La pampa est toujours aussi sauvage.

J’ai rejoint un premier village, triste de laideur et de pauvreté, je n’ai pas eu envie de m’y arrêter, puis un deuxième plus avenant, le restaurant accueille aussi les travailleurs de la route qui ont cru que c’était eux que je photographiais, en fait je photographiais mon vide-grenier…

La route toute neuve est déjà emportée par des éboulements, au moment où je
passe j’entends le bruit caractéristique des pierres qui tombent, après mon passage au Vénézuela et en Colombie pendant la saison des pluies, je reconnais… J’accélère, à peine suis-je passé que ce sont de grosses pierres qui tombent, bon là aussi j’ai un « buen suerte »

Puis j’arrive à la petite ville d’Andalayuas qui ne m’a pas laissé un souvenir
impérissable…

Voilà le troisième pic a été monté et descendu…

Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : une rude bataille, une immense victoire, je suis à Cusco…

Dimanche 25 septembre 2011

Bonjour à tous

Bin voilà, cela n’a pas été sans mal mais le diable ne m’a pas eue je suis à Cusco, la bataille fut très rude, mais pour moi quelle belle victoire…

Une tite video pour la route… (en deux morceaux car la technique ne suit pas mes exploits…)

pluiecusco1

pluiecusco2

Ce soir c’est Pisco, bon petit resto et gros dodo, demain c’est revisite de Cusco, encore plus belle que dans mon souvenir, puis je vais aviser… Le chemin des Incas ce n’est pas possible, il faut réserver un an à l’avance… Pas grave je crois que je vais aller au Machupichu en vélo car le petit train je connais…

Bisous heureux

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