J272 : lac majestueux, ciel bleu d’acier, cimes enneigees, altiplano, ca devient lassant, ouf, le vent met de l’animation, ca gite…

Mercredi 19 octobre 2011
Tiquina – Batallas
Distance parcourue : 53,59 km
Vmoy : 9,7 km/h Vmax : 60,4 km/h
Température : minima : 14°, maxima : 27°
Dénivelée positif : 272 m Dénivelée négatif : 353 m
Heures sur le vélo : 5H34’10 »
Départ :8 heures 58
Arrivée : vers 16 heures 30

Résumé de l’article
• Objectif : faire la moitié du chemin qui me sépare de La Paz 
• Conditions météorologiques : beau temps froid, vent glacial violent l’après-midi
Particularités de la journée : ça monte pas mal puis descend puis ondule, le vent fort et glacial va me faire giter, lac et montagnes enneigées sont très présentes, je suis fatiguée. Je quitte mon hôtel de luxe pour en trouver ce soir un encore plus de luxe…

Le lit près de la fenêtre un véritable courant d’air, l’autre complètement défoncé, pire il n’y a pas de toilettes… Je crois que mon expérience d’hôtels boliviens va s’arrêter là… Prochaines fois la tente, j’essaierai de recharger mes trucs dans des restos (d’autant plus que dans le premier hotel pas de prise, le deuxieme pas de courant dans la prise, juste les courants d’air…), si restos il y a… Le resto de ce midi pas top et surtout j’ai attendu plus d’une heure, ce qui m’a mis mon étape un peu par terre… Un admirateur américain m’a photographiée…

 Moi j’ai photographié les fleurs, ce ne sont pas des cosmos, je ne sais ce que c’est…

 J’ai photographié les strates aussi…

 Le matin c’était génial : le lac à droite, le lac à gauche, le soleil qui brille, d’accord il y avait une grande montée de plusieurs kilomètres, je repasse au-dessus de 4200, très banal…

Puis une descente, puis montée, descente. J’ai rencontré le yacht club le plus haut du monde… Sans yacht…

L’après-midi je me suis pris un violent vent de trois-quart coté face, j’ai cru que j’allais faire comme l’élève de mon fils aîné dans le petit avion et que le vent du sud soufflait très fort, moins une pour s’écraser dans le pré à coté… Puis mon vélo a gité, rigolez pas, c’est vrai, je me croyais sur un voilier, un monocoque bien sûr en train de faire contre-poids, bref pendant plus d’une heure j’ai bataillé, puis la route a tourné et j’ai eu le vent dans le dos. Je me sens à nouveau très fatiguée, je me couche très tôt, je me réveille dans la nuit pour manger… Toute la nuit j’ai eu des chauds et froids, le jour aussi d’ailleurs mais là c’était fonction du vent et si la route montait ou descendait… Ah oui le vent a chassé les nuages et les montagnes sont apparues resplendissantes…

Les villages sont très différents de ceux du Pérou, les maison sont dispersées, se côtoient des maisons traditionnelles aux murs de terre battue mêlée de paille et toit de chaume et des maisons plus modernes en brique. Parfois j’ai l’impression que le bord du lac est un chantier : maisons en construction qui semblent inachevées pour toujours… Et puis il y a les maisons qui me rappellent celles de Madagascar, toutes de blanc et rouge vêtues, la seule différence c’est qu’à Madagascar c’est pour coca, ici pour une marque de ciment…

 Je m’arrête à Batallas, un peu triste la ville balayée de vent glacial… Mais l’église est sympa… Et le ciel bleu d’acier…

Je suis très fatiguée, je vais dormir avec la capuche de ma veste duvet, si j’avais la place je monterai ma tente…

Bisous tout le monde

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J271 : quelle journée…

Mardi 18 octobre 2011

Copacabana – Huatayata

Distance parcourue : 40,93 km
Vmoy : 9,7 km/h Vmax : 60,4 km/h
Température : minima : 14°, maxima : 27°
Dénivelée positif : 332 m
Dénivelée négatif : 482 m même remarque que l’autre jour, je pars du lac et j’arrive au lac…)
Heures sur le vélo : 4H11’56 »
Départ :10 heures 25
Arrivée : vers 17 heures

Résumé de l’article

  • Objectif :  je ne sais pas, ça dépend de la route, cap sur la Paz
  • Conditions météorologiques : beau temps, vent glacial par moments
  • Particularités de la journée : une super route bien asphaltée déserte (barrages, manifestations), un ciel bleu, une montée à 4200, deux belles rencontres, un paysage d’enfer, vue plongeante sur le lac, des sommets enneigés, deux peurs bleues (la barge pour traverser le lac et deux sacs que je croyais égarés), un record de vitesse battu, tout bien quoi.

Depuis quelques jours le temps s’est remis au beau et j’apprécie, oué pédaler sous le soleil c’est quand même plus chouette…

Je découvre la super église de Copacabana (à l’arrivée j’avais pris une petite ruelle)

J’ai une super route, un joli petit ruban bleu asphalté…

Et… Personne, oué pas une voiture… Trop trop génial… J’en profite dans une descente pour battre mon record de vitesse (enregistré) : 60, 4 km/h, j’ai surveillé mon compteur, quand j’ai vu que j’atteignais les 60 j’ai freiné, je suis pas dingue quand même. Je vais passer un col à 4200, puis redescendre puis ça va monter, descendre plusieurs fois pour finalement redescendre sur Tiquina au bord du lac.

Je suis sur une presqu’île, alors j’ai le lac partout, c’est fabuleux…

Trop géant, ce n’est toujours pas la petite balade au bord du lac car ce col à 4200, il faut quand même se le monter, mais quand même, j’adore…

J’ai aussi des cimes enneigées, je sens qu’entre le Pérou et la Bolivie la concurrence va être rude…

Pour celui pour qui je suis transparente, non je ne vais pas gravir une de ces cimes enneigées, la saison est avancée, je vais avoir une neige « dégueu», je ne veux pas gâcher la beauté et l’émotion de l’Ishinca, voilà pour la Bolivie je me contente du sommet de la Isla del Sol (même altitude quand même que le dôme de neige des Ecrins…), et puis je réserve mes forces pour le Sud Lipez, un challenge non prévu au programme, d’ailleurs pour la Bolivie j’avais juste prévu d’aller voir le Salar d’Uyuni… Mais c’est comme pour la route du diable, il ne faut pas me mettre l’eau à la bouche…

Je vous disais quelle journée, oui, je rencontre mon voisin, bin oui c’est possible, enfin pas juste à coté, il habite à Crest, fais la saison de la piscine puis se balade en vélo… Il a « fait » le Sud lipez il y a deux ans, quelqu’un lui a passé le topo avec tous les points de ravitaillement et d’eau qui sont en fait des restaurants. Le topo est chez lui, pas loin de chez moi…  Mais loin de moi…Ce topo est très précis, a été fait par quelqu’un avec un GPS, donc amis cyclos, au boulot, il faut me le trouver… Il me conseille de partir avec 3 jours d’eau et de nourriture, lui quand il l’a fait il avait une remorque à son vélo… C’est très très chaud m’a-t-il dit, enfin chaud façon de parler car la nuit les températures chutent à moins 10 moins 20, et il faut pousser pendant 10 jours car la piste est de sable, et des pistes il y en a plusieurs avec risque de se perdre… Pousser je connais, j’aimerais quand même éviter le portage… Pour les non initiés le Sud Lipez est un désert en Bolivie de plus de 400 km à plus de 4000 mètres d’altitude sans route, que des pistes, pas de fléchage, aucune indication, pas de carte non plus… Bon je prépare bien mon truc, je vais même tenter d’avoir une carte de téléphone qui marche. Dans ma tête j’ai déjà imaginé un système de sac que je vais rajouter au bas de mes sacoches pour y mettre des bouteilles de 3 litres d’eau… Notre rencontre a lieu en plein courant d’air à près de 4200 mètres, je monte, il descend, on a froid, on abrège…

Je continue mon petit bonhomme de chemin, la route est déserte parce que… Il y a une manifestation et des barrages, ici comme au Pérou les barrages de route sont très utilisés pour manifester son mécontentement.

Le premier barrage est petit…

Je me renseigne, que se passe-t-il ? Je peux passer moi ? Oui, moi je suis une amie. Vous voulez savoir pourquoi ils manifestent ? Non ce ne sont pas le résultat des élections d’il y a deux jours qu’ils contestent, selon le village qui manifeste, on a emprisonné à tort un des leurs, selon le village plus bas qui est coincé c’est un criminel qu’on a emprisonné…

 Tout peut être utilisé pour les barrages, la un barrage bidon pas bidon…

Dans le plus gros des barrages, cinq ou six français sont coincés… (Oué parce que les boliviens sont malins ils font plusieurs barrages, alors il y a des véhicules coincés…

Ils ont chacun deux énormes sacs, ils s’apprêtent à réaliser une expédition dans les hautes montagnes boliviennes, ils ont tout le matos, piolets crampons, corde, je pense aussi aliments déshydratés, sûrement mieux organisés que moi, sauf que au niveau saison ils sont un peu limites… Peut-être ai-je rencontré les guides de Chamonix, va-t-en savoir ? Ils me félicitent sur ce que j’ai déjà réalisé. Ils sont en période d’acclimatation car arrivés il y a deux jours, je leur dit que c’est parfait d’être coincé au-dessus de 4000m. En attendant moi ça fait quelques jours que j’ai mal à la tête par intermittence, je ne sais si c’est l’altitude ou mon hypertension qui fait des siennes… Ces français sont super sympas, ils vont me passer le vélo par-dessus la barrière de sécurité pour franchir le barrage. Je franchirais les autres barrages aisément.

Et neige et lac continuent de se chamailler pour savoir qui des deux est le plus beau…

Et si ils continuent moi je ne vais pas vraiment avancer…

D’autant plus que devant moi surgit ? Le Mont Blanc…

Certains arbres ont de la chance, peut-être ils sont tristes mais ils vivent…

D’autres moins…

D’autres planent littéralement…

Et puis je suis sur une presqu’île que je traverse, donc au bout il y a quoi ? Le lac…

Je dois le traverser ce lac, ça y est j’ai ma traversée en bateau, oué sauf que c’est dans une barge qui ressemble aux ponts péruviens , c’est-à dire il n’ y a pas de fond, juste des planches pour les voitures, j’aime pas…

Je suis debout, arc-boutée sur mon vélo, freins bloqués, et il y a du roulis et du tangage, c’est la première peur de la journée.

 Et pour sortir en marche arrière, j’ai du mal avec mon épaule, le batelier m’aide à reculons (au sens propre et au sens figuré…) Ouf je sors de ce truc, entière vélo et bagages aussi…

La deuxième peur c’est quand arrivée à l’hôtel (grand luxe l’hôtel, je ne me refuse rien…)

Au moment du déchargement et montée de mes bagages dans la chambre, du garage du vélo dans le joli petit patio tout bien rangé, je m’aperçois que deux sacs ont disparu, ma tente et celui contenant mon matelas et mon sac à dos, je suis dans tous mes états, en fait c’est moi qui les ai montés en visitant la chambre… Mon frère il a raison, l’altitude ça tue les neurones… 8 mois que je vais titiller les plus de 4000 m, voire 5000, voire 5500, ça commence à faire son effet. Pas de douche dans l’hôtel, pas d’eau courante non plus, je me douche avec mon gobelet en puisant l’eau dans un tonneau. J’ai roulé sans manger, ce n’est pas bien, avant de prendre la barge, un resto, ce n’est pas l’heure mais il me font à manger.

Voilà je suis encore épuisée, mais quelle journée… Trop, trop géniale…

Bisous tout le monde, la sculpture du jour pour la route…

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Nouvelles breves : jeudi 20 octobre 2011 : je suis a la Paz

Bonjour a tous

Je suis a la Paz, ville vertigineuse, ville de tous les vertiges…
Details plus tard… Pas d’inquietude, ce soir je dors a la casa de ciclista… Enfin pas d’inquietude y a des feles las-bas…

Voila, tout va bien, reponse a chacun plus tard et bisous a tous des maintenant et pour Enzo je bois 3 litres par jour minimum, apres ca depend de comment est la route  si ca monte je bois plus, si il fait chaud je bois plus et calcule bien, je veux pas mourir de soif, la tu as une grande responsabilite, tu m’envoies sur des chemins pas possibles, alors faut que tu assures aussi, encore merci

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J268-J269-J270 : Copacabana et la Isla del Sol

Trois jours, trois petits jours dans ce petit coin de paradis…

Douceur de vivre, quiétude des heures qui passent au bord du lac jamais le même, toujours changeant… Températures clémentes ou vent violent…Ciel laiteux ou rougeoyant…

Un dimanche mort, jour des élections… Aucun bruit, rien, pas une note de musique, même les enfants se taisent… Rien, juste le clapotis de l’eau qui lui aussi se fait discret…

Même calme plat au marché…

Et qui a dit qu’en Bolivie on ne trouvait pas de pâtes ?

Une chambre simple, lumineuse… Vue plongeante sur la baie…

L’envers du décor on l’oublie…

Une croisière en bateau sur le lac Titicaca, cap sur l’Isla del Sol…

Allez c’est parti…

Attention de ne pas écraser les canards…

La cote est superbe…

Le vent souffle très fort…

La passe est étroite…

Si possible il ne faut pas non plus percuter un autre bateau…

Penser à admirer l’écume…

Ciel encore une girafe…

Premier arrêt, les passagers pour le Nord (ou le Sud, je ne sais plus) descendent…

Deuxième et dernier accostage, au premier plan les briançonnais, tu les connais Marie-Hélène ?

Et c’est parti pour la visite de l’île, cool d’abord la visite, son minuscule musée de l’or et sa gardienne…

Là c’est quand je n’aurai pas disparu complètement dans le Sud Lipez…

Là une aire de bivouac repérée pour le sieur Janodou…

Ciel encore des escaliers… Je croyais que ceux du Machu Pichu étaient les derniers…

Cette île est un vrai petit bijou, cela vaudrait le coup d’y passer plusieurs jours… Mais le Sud Lipez m’appellle et me dit de vite venir avant la pluie, quoique la pluie resolverait le probleme de l’eau…

Les ânes ne semblent pas perturbés par la magie de cette île…

Parfois de petits murets évitent aux voyageurs de se perdre…

Ne pas oublier de se recueillir devant la pierre sacrée, demander, elle est un peu en dehors du chemin et rien n’est indiqué…

Et devant le sublime on a le droit de ne pas retenir ses larmes…

Voilà encore un cadeau pour Julien, celui-là il est de qualité exceptionnelle…
Il faut bien suivre le chemin, mais même comme cela on peut se tromper (je l’ai fait…, ce qui m’a fait monter, descendre, puis remonter et redescendre pour rien…)

Les crêtes sont dénudées et offrent toute une palette de couleurs dans les tons rouges…

La mer, euh non le lac est toujours très présent…

La flore contribue à l’étrangeté du spectacle…

Une table rituelle témoigne du passé…

Les habitants de l’île ont une façon bizarre de se reposer…

Sa majesté dans un superbe écrin…

Un méditateur…

Ces ruines sont nommées « le labyrinthe », voyageurs n’oubliez pas votre carte et votre boussole ou le GPS pour les plus modernes…

La nième baie…

Ciel, les girafes poussent sur cet îlot…

Et sa majesté continue de jouer avec son retardateur et va rater son bateau…


Comme d’habitude la nature se transforme en peintre de l’irréel…

 

Maintenant ça suffit la flânerie, le bateau est à 15h30, il te reste toute l’île à traverser, tu cours, pas le temps de manger ni de sortir les bâtons qui ne servent à rien (conseil du batelier de les prendre, très inutiles sur ce genre de chemin…), juste le temps d’avaler anti-inflammatoires et paracétamol français, car ton genou te fait atrocement souffrir, c’est magique la douleur disparaît…

Allez, on court, l’appareil photo à la main…

Bin oui, partout il y a des choses étranges…

Vite on se dépêche, bon si je loupe le bateau j’ai pris de l’argent je dormirai dans l’île…

La mer… Le chemin… La mer… le chemin…

Lui il s’est perdu…

On court…

On essaie de distinguer les cimes enneigées au travers des nuages…

Quand même c’est trop trop beau…

La nature a ses caprices, les hommes aussi…

On se dépêche…

Encore des perdus…

L’île est habitée et cultivée…

Je m’arrêterai bien là, pas le temps, je me dépêche…

Ouf, je redescends, des arbres, le village, sa baie et mon bateau…

Un repetit coup de zieutage sur les cimes enneigées et cachées…

Même les ânes ne vont pas ralentir ma course…

Sur le port règne une grande agitation les bateaux du continent viennent d’arriver…

Les cimes enneigées resteront chapeautées…

Ouf, tu as eu ton bateau, à deux minutes près quand même… Et tu vas goûter au plaisir de la croisière, du soleil, pas de vent, tu peux enfin manger… Huit jours de croisière comme cela sans rien faire ce serait bien…

La passe est refranchie sans problème…

Le cerro toujours à sa place ….

Et Copacana est là, ton hôtel il est vert, ma chambre dernier étage à droite, 4euros50 la nuit…

Belle et rude journée, je rentre, suis épuisée une fois de plus, je me couche (il est 17h30), dors, me relève pour admirer le coucher de soleil, manger 3 bananes et du chocolat, me recouche jusque 8 heures du matin, plus que le tour du cadran…

Voilà, demain je pense reprendre la route direction La Paz, je vais essayer de trouver la casa de ciclista, je n’ai pas d’adresse, juste un email, puis le salar d’Uyuni, puis le Chili… Le danger sera partout, selon le site du gouvernement il y a risque d’enlèvement, il faut emmener avec soi plusieurs semaines de nourriture et boissons, je fais comment moi ? Selon les cyclos c’est très très dur, là-aussi emmener plusieurs jours de nourriture, je veux bien mais pour l’eau je fais comment ?

Selon un site oueb, des dizaines de personnes disparaissent COMPLETEMENT chaque année, tet moi je vais disparaître mais pas complètement… Et je reviendrai vous bercer de mes balivernes…

Bisous tout le monde

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J267 : je quitte le Pérou en pleurant, dés le premier soir la Bolivie me fait pleurer…

Vendredi 14 octobre 2011

Village à 10 km de Yunguyo (Pérou) – Copacabana (Bolivie)
Distance parcourue : 21,98 km
Vmoy :  9,4 km/h Vmax : 39,6 km/h
Température : minima : 17°, maxima : 27°
Dénivelée positif : 90 m
Dénivelée négatif : 154 m (mon compteur remarque des chiffres… Faux… Je pars du bord du lac Titicaca pour arriver au bord du lac Titicaca, donc théoriquement je devrais avoir monté autant que descendu, même si mon fils n°2 a essayé un jour de me démontrer le contraire…
Heures sur le vélo : 2H20’O6 »
Départ : 8 heures 25 (heure péruvienne)
Arrivée : vers13 heures (heure bolivienne)

Résumé de l’article

  • Objectif :  La Bolivie
  • Conditions météorologiques : ciel laiteux, températures douces, le petit vent froid de je ne sais où (la Cordillère, la Bolivie ? Le lac Titicaca ?)
  • Etat de santé : mieux qu’hier, moins bien que demain

Particularités de la journée : je quitte le Pérou, je pleure, je rentre en Bolivie, pour mon premier soir elle va m’offrir un coucher de soleil fabuleux sur le lac Titica, je pleure…

Nuit tranquille sur la place du village…

Je retrouve quelques des enfants d’hier, ça va, ils me demandent pardon, je leur pardonne et leur offre un baiser…

Le Pérou va m’offrir encore quelques montées et quelques beautés.

Piste et goudron vont alterner…

Rencontre de deux suisses, ils ont décidé de faire un tour dans chacun des pays d’Amérique latine, leur temps est limité, alors ils alternent bus et vélo, la partie où je vais mourir en Bolivie ils l’ont fait en bus, ils me disent que quand même il y a des tiendas mais qui ne vendent pas de pâtes… Comment ils peuvent savoir , vu qu’ils étaient en bus ? Ils me disent que dans le désert d’Atacama il y a des posadas tous les 50 km sauf une partie de 120 km… Il y en a que deux que je crois c’est Enzo et Pol et Verocyclette…

Un dernier ti coup de surréalisme péruvien : une immense place au milieu de nulle part…

Dernier village péruvien…

Derniers lamas, vigognes, moutons…

La frontière est vite là, j’arrive en même temps qu’un bus, alors je fais la queue, pas grave, devant moi deux briançonnais…

Adieu Pérou…

Bonjour la Bolivie…

Pour faire ma sortie le préposé à l’immigration y regarde quand même à deux fois, oui j’ai eu une faveur en obtenant un visa de 120 jours, il compte sur ses doigts les mois… En fait je suis rentrée au Pérou le 16 juin, puis sortie le 28 juin (pour récupérer ma carte bancaire) puis rerentrée le 30 juin avec un visa de 120 jours. Là pour la Bolivie je n’ai pas eu de faveur, j’ai 90 jours… A la frontière je dépense mes dernières pièces en… Chocolat… Je change mes soles contre des bolivarios, j’en ai plus…

Je commence mon périple en Bolivie par le km rien, c’est pas beau ça ?

Le paysage ne change pas vraiment, la route est goudronnée mais en très mauvais état et la circulation est nulle et je peux tanguer comme je veux dans les montées, ce d’autant plus que mon épaule ne me fait plus mal aux tangages ( l’habillage-déshabillage reste difficile, le passage de la main sur le guidon à la selle aussi, pour le reste ça va mieux, enfin pour ce qui est de l’épaule car le genou et les dents et le dos ce n’est pas ça…).

Arrivée en Bolivie, je me croirais au Pérou, sauf que à l’hôtel les gens de l’hôtel sont bien plus aimables…

L’arrivée à Copacabana est superbe…

Comme au Pérou l’arrière du décor laisse à désirer…

Ayant enfin trouvé le bouton retardateur de mon appareil photo j’en profite…

On m’a tellement prédit le pire pour la Bolivie que je me paie un bon resto y compris un dessert : crêpes bananes chocolat, sur la plage devant une baie magnifique. Je laisse mon vélo à la garde du restaurant et je me cherche un hôtel bien et pas cher et… Je trouve. C’est l’hôtel des baroudeurs. Ce n’est certes pas le luxe mais les draps sont propres, la douche électrique chaude, pas d’internet mais internet pas loin et… Immense baie vitrée donnant sur le lac… Chambre ni froide ni humide, plein ouest…

Et ce soir j’ai droit au sublime… Le coucher de soleil sur le lac Titicaca, c’est quelque chose… Je crois que mon cœur va finir par lâcher de voir tant et tant de beauté, merci la Bolivie, tu commences très fort… J’ai demandé à l’hôtelier si je ne pouvais pas avoir table et chaise, dans la minute elles étaient dans ma chambre, je lui ai dit que je cherchais un guide de la Bolivie, en fin d’après-midi il me vendait 20 bolivarios (soit je crois 2 euros) le Lonely Planet en français, du coup je lui laisse la moitié de mon guide du Pérou (oui, je me déleste des pages de mes guides au fur et à mesure, je rappelle que depuis Quito je transbahute celui du Chili…);

Demain au programme je prends le bateau direction le nord de l’Isla del Sol, je traverse l’île à pied, environ 3 heures et demi, je reprends le bateau à 16 heures et je suis tellement bien ici qu’après-demain je m’offre une journée de repos avant d’affronter tous les dangers prédits…

Je croyais que Copacabana était une grande ville touristique, c’est un petit village, touristique, mais petit village, la température est douce, l’ambiance chaleureuse, il règne ici comme un air de nonchalance et de bonheur de vivre…

J’ai fait mille photos du coucher de soleil, les couleurs ne sont pas truquées, je vous en livre quelques unes en vrac…

Bisous tout le monde, je sens que je vais l’aimer cette Bolivie…

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J266 : jusqu’au bout le Pérou m’aura tout donné…

Jeudi 13 octobre 2011

Le Pérou c’est le Pérou, le pied quoi…

– village à 10 km de Yunguyo, un peu en retrait de la route

Distance parcourue :61,82 km
Vmoy :11 km/hVmax :41 km/h
Température : minima : 15°, maxima : 33°
Dénivelée positif :184 m
Dénivelée négatif :275 m
Heures sur le vélo : 5H35’07 »
Départ : probablement vers 8 heures 30
Arrivée : vers 17 heures

Résumé de la journée

  • Objectif : La Bolivie, je m’écroulerai avant…
  • Conditions météorologiques :  ciel laiteux, du ciel bleu aussi, pas de pluie, vent intermittent toujours glacial.
  • Etat de santé : et bin l’épaule, le genou, le dos, les dents…
  • Particularités de la journée : de tout…

Pour ce dernier jour au Pérou, le Pérou va tout m’offrir…

D’abord le plus bel oiseau libre du monde, elle a dix ans de moins que moi mais est tellement plus libre… J’espère, arrivée à Ushuaïa, avoir acquis un peu de sa liberté… Ni GPS, ni téléphone (remarquez moi-aussi), ni carte, ni ordinateur, pas même d’appareil photo… Elle est partie il y a cinq mois du Paraguay, va de-ci delà, explorant au grès de sa fantaisie les chemins de traverse, parfois elle ne fera que10 km dans la journée, s’arrêtant quand elle le veut et où elle le veut, les bivouacs sauvages loin de tout ne l’inquiètent pas, même ses cheveux elle les a laissé libres… Revêtue d’une robe de laine elle a je crois trouvé la solution pour ne pas avoir les cuisses glacées comme je les ai souvent… Nos points communs ? On a un buen suerte de crevaison, chacune une, oué car moi je mets deux heures pour changer une chambre à air, elle trois… Nous avons toutes les deux la moitié d’une sacoche pleine de trucs pour réparer le vélo, oh on a pas décidé d’emmener ces trucs, juste qu’on a peur pour nous alors on nous donne des démonte-chaines, des câbles, des trucs pour changer intégralement tous les rayons, même qu’on nous a montré, même qu’on sait qu’on le fera jamais et un jour, en catimini, on va prendre tout le sac et on va le jeter dans un fossé… Elle et moi sommes minuscules… Elle et moi avons perdu 10kg, ne vous inquiétez pas là je suis en train de reprendre… Notre joie rebondit de l’une à l’autre… Notre rencontre a lieu à 10 mètres du col, elle a faim, j’ai froid, nous nous quittons…

Le Pérou a compris que j’en avais un peu assez de ces longues lignes droites au milieu de l’altiplano…

Alors il va parsemer ses bas-cotés de rochers…

Parfois imposants…

Ailleurs érodés par l’eau et le vent…

Là on ne sait qui de l’homme ou de la nature lui a donné cette forme inattendue…

Des fois ils sont tout ronds…

Et enfin le lac Titicaca va se montrer, beau, très beau…

Et pour ne pas oublier la descente sur Ocros, allez, un peu de piste…

Bien sûr dans ce pays les gens ne s’arrêtent pas de travailler parce que je passe…

Certains tissent des cordes en plastique, quand je leur ai demandé ce qu’ils faisaient ils m’ont dit que c’était pour me tordre le cou… Bon on peut aussi en faire des filets…

Certaines femmes tissent…

D’autres transportent les espèces de roseaux pour en faire un tas de choses…

D’autres travaillent dur pour doter ce pays de vraies routes…

Partout la terre est cultivée ou sert de pâturages, là les vaches frôlent la surpopulation…

Certains attendent que les filets posés ramènent de délicieux poissons…

Et puis le Pérou va m’offrir encore :

Son jaune…

Ses maisons agrémentées de cochons…

Ses églises posées là par hasard…

Puis il va m’offrir encore une dernière montée, la der des der ? Non, derrière ça monte encore, et puis il y en aura encore une, et encore une, et bien sûr je mets un point d’honneur à ne jamais poussé, appliquant quand c’est nécessaire ma technique de la respiration contrôlée, non pas assistée, contrôlée, n’oublions pas que nous sommes aux alentours de 4000 mètres d’altitude…

Et puis bien sûr, pour clore le tableau, un peu de vent, toujours glacial, là contre…

Et voilà le cadre du dernier pique-nique…

Le Pérou ira jusqu’à voler à la Bolivie ses cimes enneigées pour ravir mes yeux et mon cœur…

Pour moi encore il louera la petite reine…

Pour dormir il a voulu m’offrir son « parque », il fallait escalader le banc, traverser la haie…

Moi j’aurais préféré le« campo », mais parait-il que les chiens la nuit vont me manger…

Je suis épuisée comme cela m’arrive souvent… Je ne veux qu’une chose, c’est m’enlever ma transpiration, me changer, manger, dormir. Une fois installée une mamita me propose d’aller chez elle, là c’est dangereux, non, merci beaucoup mais je n’ai plus la force, j’explique que je suis vraiment épuisée et quand je suis comme cela les larmes me montent aux yeux toutes seules. Je m’enferme dans ma tente et ce sont les enfants qui vont venir m’embêter, tournant autour de la tente, lançant dessus leur ballon, puis du gravier. Je crie un coup, ils se sauvent puis reviennent, l’un essaie de sortir de l’instrument traditionnel quelques notes de musique à touristes, je supporte un moment et je craque et je m’énerve, je sors de le tente et crie, non pas crie, hurle que je suis au Pérou depuis quatre mois, que tout le monde m’a bien accueillie, m’aidant, m’hébergeant quand c’était nécessiaire, me respectant et que c’est la première fois qu’on m’ennuie comme cela, mais qu’est-ce que c’est que ce village, c’est ma dernière nuit, c’est le souvenir que je vais avoir du Pérou ? Et celui qui joue de la musique et bien au lieu de m’embêter il ferait mieux d’aller à l’école apprendre à jouer de la musique parce que ce qu’il joue c’est très très laid. Puis je rentre dignement dans ma tente (enfin aussi dignement que l’on peut rentrer dans  une tente, c’est-à dire les fesses en l’air, puis effectuant un retournement, lequel vous arrache mille cris de douleurs, puis vous récupérez vos savates qui ont valsé et bataillez avec les fermetures éclair qui évidemment se coincent… Ceux qui me connaissent  savent que je ne ne m’énerve pas souvent mais que quand je m’énerve il vaut mieux se garer, et bien c’est ce que vont faire les enfants, la mama qui regardait et tous les habitants du village, de toute la soirée et la nuit on aurait pu entendre une mouche voler… Sauf qu’à près de 4000 il n’y a pas de mouche…

Ce fut ma dernière journée et ma dernière nuit au Pérou, merci le Pérou pour tout, tout ce que tu m’as donné valait bien une fracture…

Bisous tout le monde

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J265 : pas encore la promenade au bord du lac, camping a la ferme…

Mercredi 12 octobre 2011

Puno – Une ferme  au bord de la route à la hauteur de la bifurcation pour Pilcuyo
Distance parcourue : 65, 56 km
Vmoy : 11,6 km/h Vmax : 48, 2 km/h
Température : minima : 15°, maxima : 29°
Dénivelée positif : 160m
Dénivelée négatif : 161 m
Heures sur le vélo : 5H38’16 »
Départ : 8 heures 35
Arrivée : vers 16 heures 45

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques : Ciel laiteux, températures douces au compteur que le vent glace
  • Objectif : je verrai en fonction de la route
  • Etat de santé : mon épaule, mes genoux me rappellent mon état de décrépitude…
  • Particularités de la journée : je pedale, bord du lac, puis altiplano monotone, puis camping a la ferme.

La journée commence bien, je suis quand même au bord du lac Titicaca, le lac le plus haut du monde pour sa taille (plus de 3800 mètres d’altitude)…

Des rochers bizarrement érodés m’intriguent…

Voilà où je suis (pour ceux qui suivent sur google earth), non le tricycle n’est pas à moi…

Un cycliste qui est allé chercher un bidon d’essence et avec qui je plaisante un peu, me recommande de m’arrêter à un musée de « torros », je ne suis pas sûre du mot…

Je prends en photo la maison, la propriétaire m’interpelle, je commence par rejeter la proposition de visite, je veux avancer, puis je cède. C’est son fils qui fait les œuvres d’art avec les espèces de roseaux qui poussent le long du lac.

La mère de l’artiste me fait craquer pour un minuscule bateau, d’accord il ne coute rien et ne pèse rien mais que vais-je en faire ?

Je continue à pédaler sur les bords du lac, au début ce n’est pas la grande forme, puis ça revient. Je pense sincèrement que pédaler à près de 4000 mètres est plus fatiguant que de pédaler au bord de la mer…

Parfois les toilettes aux couleurs du Pérou égayent le paysage…

Des rochers aux formes biscornues me distraient…

Le lac aussi fait des efforts pour que je ne sombre pas dans la mélancolie…

Tout d’un coup je pile, oué un drôle d’individu me nargue…

Vu la route je me suis fixée un objectif de 70km, et manger au milieu, ça tombe bien Agora est à 35 km, je rentre dans le village, les deux restos sont sur la route…

Dans une chaleureuse ambiance je vais manger un délicieux piquante de je sais pas quoi, il y aura juste deux morceaux du gras de la peau mais c’est délicieux.

Je reprends la route, j’ai quitté les bords du lac et me revoici sur une longue ligne droite au milieu de l’altiplano, le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un peu monotone…

Ouf, de petits murets viennent rompre cette monotonie, ils sont là pour protéger cultures, hommes et bêtes du vent. Celui-ci souffle par intermittence, il ne m’est pas trop favorable, trois-quart face, il me glace et j’ai donc des chauds et froids…

Je traverse un long plat qui doit être un ancien lac où persistent des zones marécageuses.

Au bout d’une trentaine de kilomètres des montagnes surgissent…

Je commence à fatiguer et j’en ai marre et l’heure tourne et à 17 h30 il fait nuit, j’essaie de repérer une maison où il ya quelqu’un, les gens sont encore aux champs et ne rentrent qu’à la tombée de la nuit.

Une ferme où vivent six femmes m’accueille.

Il y a la mamita…

Le tas de foin près duquel je pose ma tente sur les conseils de la propriétaire des lieux pour avoir le soleil demain matin…

Les bouses de vache qui sèchent…

Le veau qui tête sa mère…

Un mutant…

Deux agneaux orphelins…

La deuxième mamita qui a la tête plus grande que la première…

Bien sûr le coucher de soleil des mers du Sud…

ET…

Mes premières montagnes boliviennes…

Ah j’ai oublié la circulation, un peu quand même jusque Agora, après plus grand monde, sauf que ils conduisent vraiment comme des malades, ceux qui me doublent ne ralentissent pas, juste bloquent leur klaxon et je fais quoi moi ? Je me jette dans le fossé ? Pire ceux qui arrivent en face, doublent en bloquant le klaxon, et je fais quoi moi ? Je me jette dans le fossé ? Certaines voitures  à mon avis frôlent les 160 km/ h et me frôlent… Il faut juste espérer que j’aie un buen suerte…

Bisous tout le monde

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Vendredi 14 octobre 2011 : je suis en Bolivie

Bonjour a tous, je suis en Bolivie, encore beaucoup d’emotions…

Bisous a tous, tout va bien, details plus tard…

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J263-J264 : Puno

Lundi 10  et mardi 11 octobre 2011

Je suis à Puno, dernière ville péruvienne avant la Bolivie, je me sens tellement comme chez moi ici que j’ai préparé mon départ de demain comme lorsque je suis partie de chez moi en France, c’est un peu dingue…

J’ai mis de l’ordre dans mes sacoches, fais provision de nourriture et de médicaments (oui les vieux ça avale des médicaments…)
Je me suis refait faire les ongles, trop bien, un fond vert, une coccinelle, un papillon, une abeille, des fleurs…

Je suis allé dans un salon de coiffure-manucure dans un quartier populaire, oué je préfère regarder ça que de visiter la milliardième église…

Alors c’était trop fort, un des coiffeurs était travesti, une cliente ne tenait pas en place et j’ai rien compris à ce qui se passait, brushing avant la couleur, et pour la couleur il n’y a pas d’eau courante, je te dis pas… Ils utilisent aussi le ciseau cranteur, bon je ne me ferai pas couper les cheveux là… J’ai entendu les femmes discuter location d’appartement, intéressant, elles-aussi souffrent de l’absence d’eau chaude dans ce continent… Cette nuit la température est descendue en-dessous de zéro, ici les gens vivent et travaillent en manteau… Ca me rappelle la Tunisie, qu’est-ce que j’ai eu froid en classe, nous-aussi on gardait notre manteau… Dans mon hôtel, hier sans que je ne demande rien ils m’ont apporté un radiateur électrique, et ce matin l’eau était chaude, quel bonheur…

Mon idée à Puno c’était de traverser le lac en bateau et d’atteindre par ce moyen la Bolivie, oui mais dans le lac il y a une frontière infranchissable… Pas de ligne régulière, et les réponses données : c’est très dangereux, il faut 10 heures, il y a des papiers compliqués à faire, et pourquoi je ne prends pas un bus, il y a deux routes, une coté Pérou, une coté bolivien et si je veux aller à Puerto Cuesta en Bolivie, je vais à Copacabana et rebus…Finalement j’ai trouvé quelqu’un qui acceptait de me faire »passer », à mon avis on commençait à être dans l’illégalité pour un prix démentiel… J’ai abandonné mon idée, car j’ai senti venir le coup que j’allais encore devoir pédaler…

A Puno je me suis fait plaisir, des petits cadeaux, des petits restos, une balade en vélo, mais un tricycle et c’est pas moi qui pédalais… Un cadeau pour ma petite soeur, je suis allé à la poste, c’est d’un compliqué, photocopie passeport, empreintes digitales, et c’est hyper cher, même à petite vitesse (ma soeur ton cadeau je crois que c’est pour l’hiver prochain…) et j’ai honte, mais dans le colis je me suis encore délestée…

Voilà, c’était Puno, son port…

Son lac…

Demain cap sur ???????        LA BOLIVIE, mais patience, patience, je suis encore à près de 4000 mètres, ici c’est la montagne, ça monte et ça descend, donc je ne sais combien de jours je vais mettre…

A je ne sais quand, bisous tout le monde…

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J262 : la promenade du dimanche, pas vraiment…

Lundi 10 octobre 2011

Voilà le 7ème article que je mets en ligne, et pas un commentaire, snif, snif… Même les plus fidèles sont partis, snif, snif… Bon je vais faire sans… Allez ce blog en quelque sorte est ma mémoire…

Juliaca – Puno

Distance parcourue : 44,44 km
Vmoy : 9,4 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Température : minima : 6°, maxima : 31°
Dénivelée positif : 167 m
Dénivelée négatif : 202 m
Heures sur le vélo :46H44’27 »
Départ : 11 heures 10
Arrivée : vers 17 heures

Résumé de la journée

  • Conditions météorologiques : pluie, éclaircies, repluie, chaud, froid, vent, grésil.
  • Objectif : Puno
  • Etat de santé : baisse de forme
  • Particularités de la journée : altiplano, 2 montées, j’aime pas le grésil, baisse de forme.

Vu que tout le monde s’est lassé de me lire et que je me lasse d’écrire je vais faire un compte-rendu style télégraphique…

Grasse matinée (lever 9h 08)
Départ tardif (11h 10)
Partie pour une promenade du dimanche au bord du lac…
Projet de resto dans un des villages traversés…
C’est pas une promenade du dimanche et pas de resto, tiens je vais même supprimer les points de suspension
Ligne droite de 30 km dans l’altiplano

Pas en forme
Bien la peine de réparer le changement de plateau
Altiplano
Ses vaches

Ses quetchuases

Ses nuages (eux au-moins ils me laissent pas tomber, juste ils me tombent sur la tête)

Ses fleurs

Son linge qui ne séchera pas

Ses maisons

Pique-nique dans le fossé
Une première montée, je monte
Arrivée au Lac Titicaca, à sec (y a bien que lui !)

2ème montée, le grésil, j’aime pas, le vent, pas en forme, je tangue, plus de brema, les voitures me frôlent, je pousse

Arrivée à Puno, un rayon de soleil

L’envers du décor

Pour la première fois je cherche un hôtel grâce au Lonely Planet, bien sauf eau chaude froidasse

Bisous personne

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