J336 : desierto de Atacama, J11 : 8ème attaque du vent combinée à l’attaque d’un camion, je chute, blessures, hôpital, fracture..

Jeudi 22 décembre 2011

Bivouac dans le désert sur la route de Taltal – Hôpital de Taltal
Kilométrage en vélo: 28, 69 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo :  environ 2 heures, le compteur s’est affolé dans l’accident, je l’ai d’ailleurs récupéré à quelques mètres…
Vmax : j’ai vu 40 km/h
Températures : min : 18°, max : 33°
Départ : quand je suis prête
Arrivée : plus tôt que souhaitée, oui, toujours le vent, pas vraiment là où j’avais prévu…

Tout a bien commencé…

Juste avant de partir un petit vent d’est un peu frais s’est levé, je me recouvre, je ne sais pas que cela va m’éviter quelques blessures…

Je termine ma montée, et enfin je l’ai ma descente vers la mer, je suis très prudente et extrèmement concentrée, j’ai le vent à gauche, je freine beaucoup, quand soudain, un camion que je n’ai pas entendu arriver me double en me rasant, je pense qu’il l’a fait exprès.

Je suis prise dans une zone de turbulence d’une force rare, j’essaie tout, je freine, essaie de me maintenir debout, je sens venir la chute, elle vient, elle est terrible. Le camion lui continue son chemin content, non mais c’estquoi ces cyclos sur sa route ?

Un bus passe continue son chemin, il est content lui-aussi, la route et aux bus et aux camions, pas aux cyclos…

La cyclo elle est incarcérée dans son vélo, pied gauche et droit coincés, le sang gicle de partout, son pied droit lui fait très mal. Elle essaie vainement de se sortir de là. du monde arrive, deux voitures, un camion se sont arrêté. On l’aide à se relever, elle ne peut marcher, la douleur du pied est trop forte. avant d’accepter de se faire emmener elle défait sa chaussure et regarde son pied, ouf, il est encore là. Un de ses sauveteurs entoure la main la plus sanguinolente d’un chiffon.

les bagages de la cyclo sont éparpillés un peu partout, elle a quand même la présence d’esprit de récupérer son compteur. Le reste sera récupéré par ses sauveteurs, mis dans le camion et déposé au commissariat de police de Taltal…

La voiture qui l’emmène (à 160 quand même) est une grosse voiture, impeccable.

La cyclo elle va voir qu’elle a raté des gorges d’une beauté rare, un oasis au milieu du désert… Elle va traverser une zone de neblina (brouillard), puis longer une côte splendide (à 160 la côte quand même), déchiquetée sur lesquelles viennent s’écraser d’immenses vagues, mêlant leur écume à la blancheur de guano du sommet des rochers, elle a raté ça, oui elle a raté ça….

A l’hôpital de Taltal elle est rapidement prise en charge, radio, le diagnostic tome : fracture avec déplacement de P1 du gros orteil droit, ce n’est pas de leur compétence, elle sera transféré demin à Antofagosta. Ses plaies sont nettoyées, pansées, le pied est immobilisé dans une botte platrée. La cyclo est mise dans le service de femmes (une chambre à six lits) et là va commencer un cauchemar de deux jours : pas à manger, pas de couvert, pas de verre, pas d’eau, pas de sonnette pour appeler l’infirmière, pas d’affaires de toilette, de toutes façons toilettes inaccessibles, pas de bassin, rien. La cyclon’a aucun moyen d’appeler, pas de téléphone, pas d’internet et elle ne peut se déplacer, bref elle est épave… Heureusement ses compagnes de chambre et leur famille vont lui porter secours. L’une ira chez elle et luiramènera à manger, des couverts, un verre, l’autre lui donnera un soda, la troisième de l’eau, une autre l’emmènera aux toilettes.

Le lendemain transfert à Antofagosta en fourgon ambulance, donc elle ne voit rien du paysage…

Erreur d’aiguillage, elle ne verra pas le spécialiste mais l’interne qui la renvoie dans son fourgon, ambulancière et chauffeur l’y laisse et s’en vont manger, et elle rien, et les cyclos sans manger ça devient terrible, alors elle sort, se traine par terre, voit une femme passer avec un repas qu’elle a chouravé à l’hôpital, elle supplie, elle a à manger, exprès elle ne fermera pas la porte du fourgon-ambulance, pour crier « la porte, la porte; la porte de l’ambulance n’est pas fermée quand ces messieurs-dames démareront sans vérifier que leur précieux chargement était toujours là …

Au fait j’ai déjà tout raconté, je radote, grave…

Voir détails là :

http://www.frannycyclo.com/noel-sous-les-etoiles/

Merci de supporter mon radotage, et bisous à tous

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J335 : desierto de Atacama, J10 : huitième attaque du vent

Mercredi 21 décembre 2011

Bivouac km 93 sur la route de Taltal – Bivouac dans le désert sur la même route
Kilométrage : 46,67 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 5h54’33 »
Vmoy : 7,8 km/h Vmax : 3036,3 km/h
Températures : min : 55°F, max : 95°F
Dénivelée positif : 418 m, dénivelée négatif : 540 mètres
Départ : quand je suis prête
Arrivée : quand j’en peux plus

Alors que dire ?

Le matos ?

Après avoir trafiqué la pile le compteur remarche. J’ai vu que la pile n’était pas une pile standard, donc amis cyclos regardez bien vos piles, ici en AL on trouve sans problème les AAA, les piles rondes (standard, celle du compteur), les autres, plus dur…

La route ?

Excellente mais moi qui croyais me payer 200km de pente douce vers la mer et bien ça monte encore, puis ça descend, puis ça remonte, puis ça redescend…

Les virages ils ne connaissent pas, droit dans la pente…

Je vais même passer un paso… (un col)

Le vélo ?

Content de sa nouvelle béquille antofogastaïenne…

La cyclo ?

Bin tout va bien…

Le vent ?

3/4 coté avant, un moment franchement de face, il va me faire galérer pour planter la tente vu que je n’ai pas trouvé d’abri…

Le temps ?

Grand beau temps chaud, un peu moins qu’hier…

La circulation ?

Rare… Une voiture s’arrête et me propose de l’eau, je me fais confirmer la présence d’eau à Paposa, oui là-bas il y a , donc je la refuse, en revanche j’accèpte l’orange.

Le paysage ?

Quelque peu désertique…

Quand même, un aéroport limité au strict nécessaire : une piste, une manche à air…

Mes pensées ?

Je suis inquiète sur le passage du Paso, 200 km sans eau combinés à la montée d’un col à 4700 et au vent ça risque d’être très compliqué… Et après coté Argentine, encore 200km, sans eau, la route a l’air de suivre un rio, donc de descendre, je suppose que la toxicité de l’eau des rios ne connait pas de frontières…

Bisous tout le monde

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J334 : desierto de Atacama, J9, septième attaque du vent…

Mardi 20 décembre 2011, je ne suis pas sûre, je me suis encore emmêlée dans les jours…

Bivouac dans le désert à la bifurcation Panam route de
Taltal – Bivouac au km 93 de la route qui va à Taltal.

48km

Ce matin mon compteur ne marche pas, je vois que ça vient de l’émetteur sur la roue, pas de temps à perdre (le vent), je verrai ça ce soir… Déjà que je perds un peu de temps à attendre que la tente sèche…

La route est excellente, dotée d’une brema excellente aussi, de plus elle est quasi déserte.

Grand beau temps qui va devenir chaud.

Vent favorable, 3/4 gauche, puis dos, puis 3/4 droit.

Regardez la force du vent…

Je monte, je monte, je monte, je savais que ce n’était pas plat, je ne pensais pas passer de vrais cols… Je suis vers 2000 mètres.

Mes résolutions de ne pas m’arrêter pour manger se sont vite envolées… Je me fais un deuxième pique-nique…

Je craque avant que le vent ne me jette par terre, je suis à nouveau épuisée…

Je monte ma tente sur une piste parallèle à la route, me disant qu’il faudrait être taré pour l’emprunter… La route ne m’abrite pas, le vent n’est pas trop fort, je ne me méfie pas, j’installe la tente en mettant juste une sacoche dedans… Horreur tout d’un coup le vent se lève, traîne ma tente sur plusieurs mètres, les dégats sont épouvantables : trois trous dans le double toit, un dans la tente intérieure, un sur le tapis de sol…

Le vent va se calmer à 20 heures 45 puis reprendre dans la nuit.

Comme tous les soirs je fais un bilan nombre de km me restant et provision d’eau, ça devrait aller…

Nuit calme malgrè de nouvelles sueurs nocturnes.

Bisous tout le monde

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J333 : desierto de Atacama, J8 : sixième attaque du vent…

Samedi 17 décembre 2011

Antofagosta – Bivouac dans le désert à la bifurcation Panam route de Taltal
Kilométrage : 55,05 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 5h59’57 »
Vmoy : 9,1 km/h Vmax : 30,4 km/h
Températures : min : 68°F, max : 93°F
Dénivelée positif : 745 m, dénivelée négatif : 103 mètres
Départ : plus tard que prévu, la béquille
Arrivée : plus tôt que souhaitée, oui, toujours le vent…

Je perds du temps au départ, la béquille est mal réglée, le vélo tombe, j’arrange tout ça.

J’ai un problème d’itinéraire, au syndicat d’initiative on me dit que ça ne passe pas par la cote. Mon voisin de chambre à l’hôtel me dit que ça passe. Des militaires qui font leur petit jogging du matin sur la promenade des anglais me disent que la route est en construction et que ça ne passe pas… J’écoute les militaires…

Moi je serais bien restée au bord du pacifique…

Antofagosta y est bien restée elle…

« Je vais devoir me rehisser tout là-haut ? » « Oui vous allez devoir, et ça va vous prendre toute la matinée » En moi-même je pense « Et peut-être plus », Et bin ça me prendra moins que la matinée, j’ai une pêche d’enfer et les globules rouges s’agitent. Je pousse sur les premiers km très raides puis je pédale allègrement, camions et bus veulent me jeter sur le bas coté c’est un peu dur, finalement ce sera plus aisé sur la Panam…

Comme moi la banlieue grimpe allègrement…

Mais le désert reprend vite ses doits…

Pour sortir d’Antofagosta j’apprécie le « fair play » des conducteurs chiliens qui, en centre ville, me laissent passer même quand je n’as pas la priorité, puis le naturel reprenant le dessus, sur le périf qui n’est pas un périf vu qu’on ne peut faire le tour de la ville à cause des murailles et du Pacifique, voilà qu’ils recommencent à me frôler, ne modifiant jamais leur trajectoire… Ici au Chili il y a peu de voitures mais elles sont toutes grosses, rutilantes et extrèmement bien entretenues, quand même sur le périf qui est pas le périf, le matin il y a beaucoup de circulation…

Je vais redécouvrir Antofagosta, je n’en avais vu qu’un petit bout… Il y a bien un port, et quelques kilomètres de hauts immeubles et une promenade des anglais superbe..

Comme je le disais je remonte allègrement et j’atteins La Negra qui est un centre industriel mais sans maison…

Nul n’habite ici… Les gros camions se bousculent…

Parfois je suffoque le long d’une usine, à La Negra (quand je pense que j’ai failli ne pas faire mes courses à Antofagosta, pensant tout trouver ici) une station d’essence-restaurant, une caravane où je mangerai la moitié d’un super sandwich tomate-avocat et où je rachèterais eau et coca, rien d’autre…

Sur le bord de la route, des tombes, comme partout dans les pays traversés, juste ici elles sont plus imposantes, oui, les chiliens sont les plus forts. Je croyais que c’était juste un usage de se faire enterrer sur le bord de la route, j’apprendrai à l’hôpital de Taltal que ce sont les accidentés de la route, les gens sont enterrés là où ils ont rendu leur dernier soupirs… Ces milliers de tombes depuis mon départ, ces morts sur la route… J’en ai froid dans le dos…

Allez, on va continuer dans le surréalisme, cela nous changera les idées…

Le désert d’Atacama essaie de se la jouer à la Dali, mais y a pas photo, ce n’est pas ça…

Désert il est, désert il restera…

Et ces quelques traces c’est juste pour ne pas oublier le Sud Lipez…

Le vent sera 3/4 coté droit puis 3/4 coté gauche, puis dans le dos, puis coté gauche. Au début ça va.

J’ai rejoint la Panam, elle est très peu fréquentée et sa « berma » très roulable… J’avance bien, puis la Panam vire à gauche et je me prends un coup de vent pas possible, même poussant le vélo j’ai du mal à tenir debout… Je cherche un endroit où m’abriter. Mon abri est très précaire, je fortifie le mur, je suis à l’abri des regards mais pas du vent.

Et si moi-aussi j’ai envie de me la jouer à la Dali, j’ai le droit ?

Les montagnes, elle font semblant d’être éléphant…

J’étudie de près la carte, je vois que la Panam me fait faire un détour de 50km, j’ai peur d’être un peu juste en eau (en fait j’en ai toujours trop), je décide de passer par Taltal… Ce qui va modifier mon destin… J’ai encore plus de 200km à faire sans eau, ça turbine dur dans ma tête et turbiner sans eau c’est dur, ah oui y a le vent pour actionner les turbines, sans vent ce serait possible, mais avec ce vent qui te jette par terre, pas d’autre choix que de s’arrêter…

Dans la soirée des nuages arrivent, j’hésite longtemps et finalement je monte la tente à la nuit, quand même c’est plus confortable dans une tente, je n’ai plus de vent sur la tête… Bien m’en a pris car le lendemain je vais me réveilller… Dans le brouillard… Et avec de la rosée… Quand je disais que j’étais capable de faire pleuvoir dans le désert le plus aride du monde…. Cela arrive parfois et le désert d’Atacama se couvre alors de milliers de fleurs violettes…. J’aimerais, j’aimerais…

Bisous tout le monde

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J332 : desierto de Atacama, J7 : cinquième attaque du vent… Je passe le Tropique du Capricorne…

Lundi 19 décembre 2011

Bivouac dans le désert – Antofagosta
Kilométrage : 68,67 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 4h36’33 »
Températures : min : 51F°, max : 93°F
Dénivelée positif : 69 m, dénivelée négatif : 828 mètres
Départ : 8 h je pense
Arrivée : je ne sais plus…

Je vais faire 54 km en moins de 3 heures et 4 km en plus d’une heure, cela devient désespérant…

Ouf il y a quand même des dunes dans ce désert…

La superstition continue de faire son chemin…

Toute la nuit j’ai eu des sueurs, je ne dois plus supporter les altitudes inférieures à 4000 mètres.

Un mirage…

Quand même, je suis fière d’être dans ce désert…

Un panneau publicitaire dit que chaque fois qu’il construit une grosse machine bien polluante, il plante un arbre, oué, pas ici l’arbre…

Qaunt aux usines certaines s’habillent de blanc pour se faire pardonner…

Tout d’un coup je réalise que je suis entourée de montagnes, ils ne vont quand même pas me faire grimper un col avant de me jeter dans la mer, si ils vont… Et le vent aidant je vais lamentablement pousser…

La descente sur Antofagosta sera vertigineuse et dangereuse …

Oui parce que ça plonge (notez le jeu de mots…)

Sur la mer…

Et ses énormes navires…

Après avoir traversé sa banlieue pauvre j’arrive dans un port sans port… Je ne le verrai que le lendemain le port… Antofagosta cache bien son jeu…

Cette ville me fait un peu penser à Monaco… De hauts immeubles coincés entre de hautes murailles et la mer…

Et hop, directement dans le centre ville, la recherche de resto va être laborieuse, je dois vraiment faire pouilleuse car je me dirige vers les toilettes, la serveuse m’arrête en me disant qu’il n’y a pas de toilettes…

La recherche d’hôtel va encore être plus laborieuse, l’un va croire que mon vélo c’est une moto, et pas de place pour les motos… Mais coup de chance, le (et unique) magasin de vélo est juste à coté et encore plus de chance il a une béquille et encore plus de chance il accepte de remettre le cable dans le trou et de jeter un coup d’oeil sur les réglages, bon depuis toujours le même cliquetis mais les vitesses passent mieux…

Si c’était à refaire, un rotor, presque tous les suisses et allemands rencontrés l’ont adopté et en sont très contents, deux inconvénients l’inertie (qui ralentit dans les descentes mais aussi dans les montées) mais aussi le prix, sinon le seul entretien est de rajouter de l’huile tous les 5000km, je pense que nos systèmes de dérailleurs c’est de la préhistoire… Sûr que si c’était à refaire je n’aurais pas le même vélo, ni les mêmes sacoches et pour la tente j’aurai une fermeture éclair de rechange, des sangles pour l’anneau plus grandes et le système que j’ai fait pour l’anneau central. Une béquille plus costaud, une petite béquille de décharge à l’avant.

Les « muralistes » comme partout en Amérique Latine ont droit de cité…

Le Pacifique est très présent…

La mairie fleurie…

Et les pentes construites…

Tandis que j’admire les bâteaux quelqu’un vient me féliciter, il m’a vue sur la route il y a quelques jours…

Bien sûr Antofogasta a ses monuments…

Oui, j’ai aimé Antofagosta…

Ne perdant jamais le Nord, je repère les issues de secours…

A Antofogasta je vais aller à la molle (c’est comme cela qu’ils disent ici), la Pardieu en dix fois plus grand, mais ni décathlon ni go Sport, là encore le clinquant… Les jeunes en sont fous…

En sortant de la mole un coucou aux pélicans…

Et que vois-je, que vois-je, le petit train du désert et ses trésors cachés…

Là où on me dit d’aller je vais…

Et sur la rue piétonne, je me fais piétonne…

Je passe au syndicat d’initiative, les renseignements donnés m’inquiètent beaucoup, 300 km sans eau, avec ce vent qui me jette par terre je vais gérer comment « Prenez le bus » est la réponse proposée… NONNNNN… Quand même je suis inquiète et dors peu, d’autant plus que pas de fenêtre dans la chambre, il fait chaud, après les nuits à la belle étoile j’étouffe… Finalement je vais ouvrir la porte et le balcon au fond du couloir, ouf, un peu d’air…

Bisous à tous, et comme je suis généreuse, je vous envoie une fleur tropicale capricornesque…

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J331 : desierto de Atacama, J6 : quatrième et encore très forte attaque du vent…

Dimanche 18 décembre 2011

Bivouac dans le désert – Bivouac dans le désert
Kilométrage : 59,63 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 5h28’21 »
Températures : min : 53°F, max : 103°F
Dénivelée positif : 42 m, dénivelée négatif : 240 mètres
Départ : probablement vers 8 h
Arrivée : dans l’après-midi

Voilà les ruines non loin desquelles j’ai dormi…

A respecter…

Dés 10 heures le vent se lève et va croissant, cela devient très difficile…

Une bifurcation, ne pas se tromper…

Beaucoup de superstitions ici…

Je n’ai pas du assez boire (à moins que ce soit le vent qui me rende folle), j’ai des hallucinations…

Le train de trésors cachés me poursuit…

Un village sur la route, je mange dans le plus mauvais resto du poulet sec et du riz sec, il n’ y a pas d’hôtel, je cherche mollement une chambre, donc je n’en trouve pas… Je repars…

Le vent cette fois-ci me jette par terre sans casse, cela devient très difficile et extrèmement dangereux, je pousse et cherche un endroit où dormir, j’en trouve un bien, mais il est trop près du village, je poursuis. Je rencontre un cyclotouriste allemand, le barrage de la langue et le vent fait que nous abrégeons notre rencontre.

Je trouve un abri dans une petite quebrada. de huit heures à minuit la circulation va être très intense (retour de week-end), puis la nuit sera tranquille, je suis totalement invisible dans ma petite quebrada mais très près de la route, nuit à la belle étoile avec superve vue…

Bisous tout le monde

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J330 : desierto de Atacama, J5 : troisième attaque du vent…

Samedi 17 décembre 2011

Calama –  Bivouac dans le désert
Kilométrage : 92, 51 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 5h54’54 »
Températures : min : 12°, max : 38°
Dénivelée positif : 14 m, dénivelée négatif : 566 mètres
Départ : 8 h
Arrivée : vers 15 heures

Bon bin c’est du désert…

Rares sont les virages…

Après les montées, les descentes…

J’ai une pêche d’enfer, j’étais partie pour faire 120km, mais le vent ne l’a pas voulu…

Là c’est du sadisme (Cristal c’est la bière du Chili, mauvaise d’ailleurs, elle ne mousse pas et a le goût de bière éventée, leur champagne goûté hier a aussi mauvais goût, mais le vin…)

Le désert n’est pas désert pour tous, il est richement exploité et un petit train transporte ses trésors cachés…

Dés 10 heures le vent s’est levé, il n’est pas génant et m’est plutôt favorable.

A Sierra Gorga, je vais sans descendre de vélo, viser une poubelle avec ma bouteille de coca, elle rebondit sur le bord et tombe… Dans la poubelle… Les chiléniens assis en face et qui regardaient la scène sont restés bouche-bée (moi aussi d’ailleurs…).

Je fais deux arrêts pique-nique, puis je repédale, chaque jour du désert j’engage une course contre la montre, plus je vais vite, plus je gagne du temps sur le vent, plus je gagne du temps sur le vent, plus je vais vite, plus je vais vite, plus les kilomètres tombent, plus les kilomètres tombent moins j’ai d’eau à charier, moins j’ai d’eau à charier, plus je vais vite, oué, c’est simple, suffisait d’y penser…

Mais le vent toujours gagne… Un premier puis un deuxième camion me jettent sur le bas coté, ni chute ni casse.  Je stoppe.

Je trouve un endroit bien pour bivouaquer, très éloigné de la route, je fais attention de ne pas être à l’ombre le matin. Je continue ma tactique de ne pas monter la tente pour gagner du temps…

Je suis non loin de ruines, là je pense que c’est un cimetière…

J’ai perdu mes sucettes… Nuit tranquille… Bisous tout le monde…

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J329 : desierto de Atacama, J4 : Calama

Calama

Bah ça alors, je n’ai pas fait une seule photo…

Ici comme ce que je vais rencontrer ailleurs au Chili, des fringues, du clinquant, de la nourriture comme chez nous, pour le reste RIEN.

Je passerai la soirée dans un truc à karaoké, moi je profite de la wifi, comme on m’a installée près des toilettes pour avoir une prise, on me prend pour madame pipi..

Je parfais mon espagnol grâce au karaoké et je transporterai l’odeur de tabac jusque dans le désert… La situation est assez irréaliste, hier dans le désert à la belle étoile, ce soir, le frivole…

Bisous tout le monde

A Calama c’et la remise des diplomes de fin d’année, les filles sont assez ridicules dans leur kilt raz-les-fesses…

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J328 : desierto de Atacama, J3 : le vent ne m’aura pas…

Jeudi 15  décembre 2011

Bivouac 20 km avant Calama – Calama
Kilométrage : 21,86 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 1hO4’06 »
Températures : min : 13°, max : 22°
Dénivelée positif : 2 m, dénivelée négatif : 268 mètres
Départ : 8 h
Arrivée : vers 9 heures 30

La rage m’a pris, je pars vers 8 heures, non sans noter que mon tas de sable a servi à d’autres…

Je pédale avec force…

Une heure plus tard je suis à Calama… Oasis au milieu du désert…

Un gentil monsieur m’indiquera là où il y a le magasin de vélo, à 9h30, j’y suis, il ouvre à 10h 30. Je fais changer mon pneu arrière usé. Je demande à ce qu’il me change mes câbles et ma chaîne et ce en ma présence, rendez-vous est pris pour 17 heures, à 17 heurs 30, oui ici l’heure ce n’est pas l’heure, il me dit de revenir le lendemain matin, je râle et il s’exécute. Il va me démonter le tout et me démontrer que c’est inutile. Après son intervention les vitesses passent mal et un cliquetis de la chaîne me perturbe, et je remarquerai que lui aussi a raté un trou…

La journée se passera en déambulation dans la ville, visite du centre commercial, recherche de je ne sais plus quoi que de toute façon je ne trouverai pas… Quand même je craque pour un petit haut sympa (oubliez pas que mon unique tee-shirt je l’ai donné à l’hôtel del desierto)…

Bisous tout le monde

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J327 : Desierto de Atacama J2 : deuxième attaque du vent…

Mercredi 14 décembre 2011

Bivouac quelque part sur la route de Calama – Nuit à la belle étoile 20 km avant Calama
Kilométrage : 52,23 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 5h07’00 »
Températures : min : 66°F, max : 95°F
Dénivelée positif : 218m, dénivelée négatif : 769 m
Départ : 9 heures
Arrivée : je ne sais plus

Le vent a soufflé la moitié de la nuit. Malgré un lever à 6h30, je ne pars qu’à 9 heures, oui je vais passer un temps fou à remonter mes affaires de la quebrada où je me suis installée, une très mauvaise idée cette quebrada…

Je me dépêche de terminer les 10 km de montée pour passer avant le vent, je vais mettre deux heures pour atteindre le col.  Puis j’ai droit à un altiplano sur environ 1km, puis la route ondule, descend.

Descend très fort :

M’offre un faux plat descendant puis un faux plat montant, je recule l’heure de manger pour passer ce faux-plat montant avant que le vent ne devienne furieux. Je me fais un gros pique-nique.

Des animaux étranges sont susceptibles de vivre ici…

La monotonie n’est pas de mise…

Qui a dit que le désert d’Atacama était le plus aride du monde ?

Des fleurs : grenat…

Jaunes…

Et même un arbre…

Avec son écriteau « give me water », et bien moi ma water je la garde pour moi…

Ca y est, le vent est là, je pédale quand même, je vois une tornade au loin, la deuxième traverse la route, la troisième est pour moi et me jette dans le fossé. Je ne tombe pas mais ai tout le mal du monde à remonter de ce fossé. Alors je vais pousser, je suis dans un faux plat descendant et je bataille dur. Ma vitesse chute parfois en-dessous des 4km/h, un rapide calcul me dit 20km, 4 km/h, me reste 5 heures, j’arrive à la nuit, ça suffit, je stoppe.

Deux tas de sable ne m’abriteront pas du vent mais des yeux indiscrets des véhicules à moteur, car si je me couche au bord de la route, je pense que beaucoup vont s’arrêter,non pas pour ce que vous pensez, juste pour me porter secours.

Je décide de dormir à nouveau à la belle étoile, les températures fraîches de la nuit ne sont plus négatives. Je pense que je suis en train de faire la partie la plus dure de cette traversée du désert (plein ouest) et les vents dominants sont quand même ceux de l’ouest. Il est râlant de pousser sur du goudron et à la descente… Seule solution, rouler le matin, je dois partir le plus tôt possible, donc continuer de dormir à la belle étoile si le temps le permet.

Tandis que j’admire les étoiles un avion passe, je me relève et que vois-je ? La montagne en face illuminée, c’est vrai que je ne suis qu’à 20km de Calama, un peu plus je bivouaquais sur le terrain d’aviation…

Bisous tout le monde

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