J390 : arrivée à Los Andes (Chili)

Lundi 13 février 2012

Hosteria la Gringa à Rio Colorado – Los Andes
Kilométrage : 20,93 km
Heures sur le vélo : 1h14’58 »
Vmoy : 16, 7 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Dénivelée positif : 32m, négatif : 251m

Hier je me suis arrêtée vers les 19 heures ou plus, ce n’aurait vraiment pas été raisonable d’atteindre los Andes.

j’ai ey du mal à quitter mon petit coin de paradis, ce d’autant plus que je me suis fait surprendre par la fraïcheur de la nuit et que mon unique short de vélo n’a pas séché.

Dans la nuit j’ai été un peu malade (douleurs abdominales, diarrhée), ouf la propriétaire après m’avoir montré comment dompter ses cinq chiens a fini par les enfermer…

A 9h 30 je décolle, j’hésite un moment devant l’autoroute qui mène à Santiago, je vais à los Andes ou je shunte ? Là encore je suis raisonnable, je vais à Los Andes, il faut que je mette mon site à jour.

Le vent contre étant faible le matin et la route en faux plat descendant, je ne peine pas trop.

Les maisons sont coquettes, ici jaunes

Là rouges…

Les figues de brabarie seront bientôt bonnes à manger…

Les cuivres au soleil brillent…

Enfin je réussis à prendre une calèche en photos (les pierres c’est plus facile, ça bouge moins…)

Le vélo du facteur est jaune (oui, je sais mes commentaires s’appauvrissent)

Moi mon préféré de vélo c’est celui-là

La recherche d’hôtel est un peu plus difficile. J’adopte une autre tactique, je laisse mon vélo sur la plaza des armas devant la banque et cherche à pied.

Je passe l’après-midi à mettre mon site à jour et répondre à mes mails. Je cherche aussi l’office du tourisme, fermé à vie.

Le soir c’est la fête à los Andes, la place est noire de monde et blanche de confettis qui volent par milliards, bien sûr je me fais asperger.

Un orchestre et une chanteuse balancent leur musique crillarde.

Les lumières scintillent de toutes parts.

Les chiliens ne dansent pas, ils paradent.

Le chilien, conquérant dans l’âme fume beaucoup, mais l’alcool ne coule pas… Jamais un chilien ne baisse la garde…

Certains jouent, au loto

au baby foot…

Les enfants ne sont pas oubliés…

Une auto échappée du Dakar crie son âme en peine…

Et si je ne faisais pas de bisou aujourd’hui ?

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J389 : passer un paso, repasser une frontière, des camions qui se font rares, un orage qui ne me tombe pas sur la tête, des jambes qui tournent c’est une merveille, une rencontre magique, la descente d’un grand huit, le vent qui ne me jette pas par terre, et puis un petit coin de paradis, le bonheur, plus encore…

Dimanche 12 février 2012

Refugio Acacongua à los Penitentes – Hosteria la Gringa à Rio Colorado en el camino internacional

Kilométrage : 74,64 km
Vmoy : 11,8km/h, Vmax : interférences électromagnétiques
Heures sur le vélo : 6h16’59 »
Température : 15° à 28°
Dénivelée : positif : 581m, négatif : 2148m dont à mon avis 1500 sur 10 km…

Je ne sais par où commencer tellement cette journée a été riche en émotions…

Hier soir au refuge-hôtel sont arrivés plusieurs personnes qui s’en allaient gravir l’Aconcagua. Une des cordées le faisait sur 25 jours, oui, monter, descendre, remonter, descendre sont les meilleures chances de succès. Moi je sais que j’ai fait le bon choix pour moi…

Allez hop, on s’en va, pas trop tôt à cause de la circulation du matin

Et c’est parti

Une petite photo pour ma collection, ce sont les chevaux ou les mules qui transportent tout le matériel au camp de base de l’Aconcagua.

Et moi je monte, je monte et parfois ça monte dur, mais je pédale bien.

Et devant tous ces cailloux je suis dubitative, lequel peindre en vert fluo pour le sieur Janodou ?

Oui, parce que là il faut absolument s’arrêter pour voir une curiosité de la nature…

Là je retrouverai le couple de jeunes français d’hier, en stage pour cinq mois à Mendoza et qui ont dans les yeux leur jeunesse et le bonheur de la découverte. Et puis, j’avance, j’avance, ça monte et c’est beau.

Un dernier adieu à l’Aconcagua

Où l’orage gronde à mourir…

J’ai froid, vite  je me couvre, grosse polaire, pantalon polaire, bonnet gants écharpe, la totale quoi.
L’orage gronde de plus en plus, je fais le sauve qui peut de la
pluie, je retrouve les gestes tant pratiqués et si vite oubliés, je
pédale sous le soleil depuis combien de mois ? Oué, je sais, c’est pas juste… Le sauve qui peut général fait s’échapper l’orage et je ne prendrai que trois gouttes.

Le vélo il est comme moi, plein, plein d’émotions, passer un paso, peu importe qu’il ne soit qu’à 3200, ça le remplit d’émotions, retraverser une frontière aussi, alors il ne couine pas et avance bien. Comme prévu, le dimanche la circulation est rare et le paysage toujours aussi beau…

Et les vestiges du train me remplissent de tristesse, après interrogation de la population locale, le train est abandonné depuis longtemps, et le pont tout neuf en bas ? On ne
sait, on se pose des questions…

La montagne prend un aspect méchant

Et moi je me rapproche des glaciers

Et voilà, j’ai fini de monter, je suis à 3200 mètres et là j’ai une grande angoisse, j’ai dépassé la frontière sans la voir, incroyable, il n’y a qu’à moi que ça arrive ça, je regarde ma carte, oui, c’était plus bas, j’interroge la population, oui, c’est plus bas, il faut que je redescende et remonte ? L’horreur… Je réinterroge d’autres populations (maintenant j’ai compris que les gens racontent n’importe quoi, il faut recouper les renseignements), non, la nouvelle frontière est conjointe, Argentine et Chili et se trouve 5 km après le tunnel.

Quand au tunnel, aucun problème pour le traverser (j’en veux encore aux esprits chagrins qui m’ont fait peur avec ça), après une visite guidée de la salle de contrôle…

J’ai droit à une camionnette de transport, gratuite en plus, et j’apprends que ce service existe dans toute l’Argentine et le Chili pour traverser les grands tunnels…

Après l’embarquement c’est le débarquement…

De l’autre coté du tunnel, un autre monde… Des montagnes abruptes austères et qui me font peur…

Après avoir fait attention aux avalanches

Je pénètre de nouveau au Chili (ce n’est que la troisième fois)

Où je me fais de nouveaux amis ( encore des brésiliens)

La zone quant à elle est abandonnée par les hommes

Et je retrouve quoi au Chili ? Avant mes amis c’étaient les nuages et maintenant ? Le vent… Il souffle fort, je vais l’avoir contre tout le long de la descente et il va même me déstabiliser…

En attendant je vais où ? A droite ou à gauche ? Dans le doute et n’ayant pas envie de remonter le paso dans l’autre sens, je vais demander aux hommes du tunnel, bon, bin, c’est pareil, je choisis la voie de droite.

Voilà le poste frontière, le vrai, pas celui qui est sur la carte, et excusez moi du terme, c’est le vrai bordel…

J’apprends par un passant que moi je dois aller en bas

Parce qu’en haut c’est pour les bus…

Là je tombe dans le surréalisme, il fait froid, le paysage est inquiétant, le vent souffle, nous sommes à près de 3000 mètres et on me donne en plein air des papiers à remplir, me voici à quatre pattes par terre, avec les papiers, le vent furieux, le froid, évidemment mon feutre qui a du mal à écrire… Je me crois sortie d’affaires, non le papier il faut le rendre à un autre guichet, évidemment je choisis la mauvaise file, devant moi quatre voitures, ça va durer deux heures, vrai de vrai… Pour contrôler ils contrôlent… Les coffres sont ouverts, fouillés, le chien renifleur est de la partie… Moi la contrôleuse va s’arrêter à la première sacoche se demandant pourquoi je transporte tant d’eau, je renonce à lui expliquer que depuis la vueltita d’Enzo, la traversée du désert d’Atacama et encore il n’y a pas longtemps quand je me suis couchée avec la soif (c’est horrible ça), depuis tout ça j’ai deux litres d’eau d’avance pour on ne sait jamais, des fruits ? Du fromage ? NONNNNNNNNNNN, que des galettes, elle abandonne la partie assez facilement…

Pendant ce temps je photographie et rephotographie la falaise

Les cimes enneigées

Et mes amis les motards qui ont choisi une meilleure file…

Je me dis qu’il faut bien être chilien pour avoir mis des remontées mécaniques là

Enfin me voici à la sortie

Dans tout ça j’ai faim, je n’ai pas mangé depuis le matin, voulant tellement réussir à franchir ce col dans la journée, mais il n’y a plus rien que des rocs…

Quand soudain une flèche : Portrillo, station de ski dans les falaises avec un hôtel-restaurant. Je vais y découvrir un superbe lac… La laguna de los Incas

Je mangerai dans un hôtel de luxe un sandwich poulet avocat (délicieux le sandwich), et pourquoi un sandwich ? Parce qu’il est 16 heures, et qu’à cette heure là, on ne sert plus à manger;

Et je vais faire une de mes plus belles rencontres, l’échange ne va durer que quelques minutes, il va me chanter une chanson… Oui, le voyage c’est ça aussi, quelque chose d’indicible qui se passe, qui ne se reproduira pas, mais que vous n’oublierez jamais… C’est comme le sourire de Catarina, vous vous
rappelez ? En Équateur, le col venté, froid et pluvieux, le buenas noches senora, le bracelet que j’ai toujours au bras…

Quand à Wendy, elle continue de me suivre…

Quelques maisons tout de bleu vêtues

Et j’entame la descente, on m’a mis en garde, vous avez de bons freins ?

Mais c’est que ça se corse

Ici c’est comme à l’Alp d’Huez, les virages sont numérotés, il y en a 33

Sauf que là ce ne sont plus des virages mais le grand huit… La route descend carrément dans la falaise…

Je suis extrêmement prudente, les camions le sont encore plus que moi et je vais en doubler un par la droite. Une courbe sur deux je suis très bousculée par le vent, j’ai à nouveau la main droite vrillée par la douleur (là où le plâtre était le plus serré, mais c’est une complication normale, parait-il), je vais vous dire c’est comme descendre une piste noire verglacée, vous comptez les virages, franchement j’arrive en bas, je tremble comme une feuille morte et suis contente que ça s’arrête…

En plus il y a des galeries pare-avalanches et dans deux d’entre elles je vais me faire surprendre par l’obscurité…

Et puis je vais retrouver une vallée verdoyante

Avec toujours un vent contre extrêmement fort, la première hosteria est fermée, puis je trouve des cabanas, je trouve que c’est très cher pour ce que c’est…

Je décide d’aller jusqu’à los Andes, une montée d’un kilomètre va me faire juste un peu souffrir, et je découvre ce petit coin de paradis…

La maison a 150 ans, avant c’était une allemande qui était là, les gens de maintenant y sont depuis des années, les coins et recoins du jardin m’enchantent, le vent est cassé par les arbres et ma chambre est verte…

Voilà, c’était le Paso Cristo Redentor…

Bisous tout le monde

 

 

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J388 : une jolie rencontre, un décor somptueux, un ciel trop bleu, des jambes qui tournent bien, un vélo qui ne couine presque pas, des camions qui se font moins nombreux, le bonheur…

Samedi 11 février 2012

Bivouac sur la ruta 7 – Refugio Acacongua à los Penitentes

Kilométrage : 36,13 km
Heures sur le vélo : 4h07’58 »
Température 17° à 37°
Dénivelée : positif : 569m, négatif : 166m, ouf, le solde est encore positif

Je reprends la phrase des jours précédents, vu que c’est la même chose : comme d’hab sous la tente, je dors bien la première partie de nuit, mal la deuxième.
Toute la nuit ça a circulé TRES dur. L’orage ne m’est pas tombé
sur la tête… J’avais quand même préparé l’artillerie lourde…

Départ à 9 heures (oui les réparations de tente ce n’est pas tous les jours), partir avant n’est pas recommandé en raison de la circulation encore plus intense la nuit, tôt le matin et en fin d’après-midi.

Évidemment c’est beau…

Les camions sont bien moins nombreux, je pense parce que l’on est samedi, et vu tout ce qui a circulé la nuit… D’immenses camions qui transportent plusieurs containers, apparemment l’Argentine exporte et le Chili importe…

Ici c’est différent du Paso del Agua Negra, on est moins dans la subtilité mais on reste dans l’immensément beau… Ce serait sûrement sympa de se faire un voyage en vélo de Paso en Paso, en plus le vent soufflant plutôt d’ouest en est au Chili et d’est en ouest en Argentine, on aurait le plus souvent un vent favorable à la montée et contre à la descente, ce qui est mieux que le contraire…

Le vélo va, il a trois vitesses qui « accrochent », mais ça va. Avant hier j’ai fait un nettoyage un peu superficiel, ce soir j’en ai fait un un peu plus soigneux.

Je suis dans un immense canyon creusé par le rio Mendoza et chaque affluent a son canyon

Des cailloux, lequel je peins en vert fluo ?

Et sieur Janodou tu vois la trainée là ? N’y bivouaque pas, simple conseil d’amie…

Incroyable

Sublime

Je ne vous redemande pas de commenter mes photos, vu que la dernière fois vous avez laissé Enzo travailler tout seul et il y a passé la nuit… Et là je voudrais qu’il bosse sur mon itinéraire : je répète du goudron, pas de camion, pas de bus, des paysages somptueux, de préférence un point de ravitaillement tous les 50km, pour le ciel bleu je m’en charge, je veux bien de la piste si on ne peut pas faire autrement, mais pas trop de sable, le ripio (terre battue), pas de problème, ça roule comme le goudron… Et Enzo pour la carte que tu m’as envoyée il y a
les dénivelées qui se superposent dessus et qui la masquent, j’ai tout essayé sans résultat.

Et y a quoi au fond du tunnel ?

Après renseignements ce n’est pas l’Aconcagua…

En tous cas à droite c’est beau…

Moi ça me plait

Et sans m’en rendre compte me voilà à Polderia, hameau de quelques maisons avec une épicerie et plus loin un resto ou snack.

Je découvre une station de microondes, oui c’est comme cela qu’ils l’appellent…

Ciel Wendy s’est échappée, elle a fait tout ce trajet pour me rejoindre, elle se rappelle quand je suis sortie toute nue sous la neige pour aller la chercher et la faire dormir avec moi parce qu’elle pleurait toute seule. Elle avait été sympa le lendemain, elle m’avait laissé dormir jusque 9 heures, après les grands coups de langue de Wendy ça réveille. Quand même la veille elle avait mangé toutes les céréales des enfants parce que j’étais rentrée trop tard de montagne, quand je pense que ses maîtres m’ont fait peser la nourriture…

A l’épicerie j’achète eau, gâteaux salés, sucrés (ce matin je n’avais plus que des galettes salées pour le petit déjeuner mais avec le coca ça passe bien), j’achète aussi un yaourt, mon corps le réclame, je mange et bois le maximum sur place… Je termine le crémage anti-soleil quand… 3 drôles d’individus surgissent…

Il y a le plus beau, le plus rigolo, et le troisième il a deux ans de plus que moi…

Tous trois sont brésiliens, et comme tous les brésiliens que j’ai rencontrés ils ont quelque chose que les autres n’ont pas…

Et moi qui me plains de ma sacoche éventrée…

Nous avons passé un bon moment ensemble, eux font les étapes comme il faut s’arrêtant là où il y a hôtel et restauration, moi je n’ai pu atteindre le premier point, alors je fais tout décalé… Ce soir je me suis recalée…

Ce n’est pas tout ça, il faut avancer, mettre ses chaînes ?

Admirer les courbes parfaites de la route…

Il y en a qui à force d’admirer n’ont pas vu le virage arriver, d’où les coups de frein…

C’est beau

Trop beau

Magique

Seraient-ils en train de réhabiliter la voie ferrée ?

Ma voiture, on m’a volé ma voiture…

Cyril t’étais chargé de jeter un coup d’œil dessus, quoi ? Tu te venges parce que je n’ai rien fait pour mon chemin défoncé ? Ok, je vais m’en occuper, enfin je vais essayer parce que quand j’ai demandé de faire quelque chose parce que je ne pouvais plus sortir vu que le chemin était en glace, on m’a répondu que je n’avais qu’à ne pas sortir de chez moi… Et si il m’arrivait quelque chose ? Le PGHM, de toute façon quelle idée d’habiter là…

Le voleur et ma voiture ayant disparu, je peux zoomer le paysage…

Ces deux-là vont à l’assaut de l’Aconcagua

Là, en fait ce n’est pas l’Aconcagua

En  revanche là ce sont des chevaux

Et là l’œuvre d’art du jour…

Ici un centre de réflexion, bin oui, c’était écrit, je ne sais à quoi ils réfléchissent, peut-être à ce qui peut bien motiver les cyclos de traverser toute l’Amérique latine…

Et là, mon frère Jean, toi qui a atteint le sommet de l’Aconcagua, ce qui a fait de toi l’homme le plus haut de la famille, as-tu descendu les éboulis droit dans la pente ?

Les petits nuages du jour…

Et là il y a un musée, si je n’étais pas en montagne je me serais arrêtée, mais en montagne je fais très gaffe à bien gérer mes étapes et mon temps

De photos en photos j’arrive à los Penitentes qui est une station de ski, évidemment en plein été il n’y a pas de neige et personne.

Le refuge (qui est plutôt un hôtel-restaurant) est ouvert, je n’hésite pas longtemps, je pourrais continuer, je ne suis pas fatiguée et il n’est pas tout à fait 3 heures, mais je me dis que une douche, un toit, des draps propres, de la bonne nourriture me feront du bien, je stoppe. Les brésiliens se sont aussi arrêtés, eux font les étapes comme il faut. Demain ils passent au Chili, je vais essayer d’en faire autant.
Pour le tunnel, il est effectivement interdit aux vélos mais la
traversée par un bus se fait sans problème. Quant à aller à
Valparaiso et Santiago, eux vont commencer par Valparaiso, je vais faire comme eux.

Cela ne fait pas un quart d’heure que je suis au refuge que le vent que j’ai eu un peu contre le matin, puis de dos, qui m’a de temps en temps un peu chahutée, se met brutalement à changer, et que le ciel se couvre méchant, vous allez voir que l’orage va tomber tandis que je suis bien au chaud dans le
refuge… Je suis vraiment bien au chaud car au moment de choisir ma chambre, je leur ai demandé si ils n’en avaient pas une mieux exposée car celle-là était froide, hop ils m’ont mis un radiateur dans la chambre. Lessive, entretien du vélo, douche, écriture ont largement occupé le reste de l’après-midi. Demain j’essaie de passer le col et de le descendre, sinon je prends quand même de quoi survivre une journée… J’écris devant un télésiège, c’est drôle…

Je suis quand même au refuge de l’Aconcagua, il y en a qui arrivent avec un matos dingue, oui, une vraie expédition cet Aconcagua, je ne regrette pas mon choix, comme je l’ai déjà dit, dans tout choix il y a un renoncement, et une de nos chances (ça c’est un des français rencontrés entre les barrages sur la route de Copacabana et à nouveau aux geysers de Sajama), une de nos chances, c’est justement d’avoir le choix…

Et comme j’ai beaucoup de chance le ciel va jouer sa symphonie nocturne…

Et la falaise s’illuminer…

Bisous tout le monde

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J387 : le grandiose…

Vendredi 10 février 2012

Bivouac sur la ruta 7 – Bivouac sur la ruta 7

Kilométrage : 49,69 km
Heures sur le vélo : 5h09’51  »
Température 18° à 40°
Dénivelée : positif : 444m, négatif : 173m, ouf, le solde est positif

Je reprends la phrase d’hier, vu que c’est la même chose : comme d’hab sous la tente, je dors bien la première partie de nuit, mal la deuxième. Toute la nuit ça a circulé dur. L’orage ne m’est pas tombé sur la tête, en revanche il a du tomber plus haut car la petite branche du rio presque à sec la veille
est pleine d’eau… J’avais quand même préparé l’artillerie
lourde, ce que je refais ce soir.

Comme tous les jours le soleil se lève,la lune elle, a des horaires fantaisistes…

Et moi je me lève avec le jour (7h30) et je pars quand je suis prête, en général 9 heures. Là avant de partir je dois faire une réparation d’urgence de la sacoche qui a littéralement explosé, la colle de carrefour est super..

Tout ce que m’a dit le jeune nimois rencontré hier (il faisait partie du débarquement, il était en pâmoison devant moi et ce que je faisais, il était quand même pas mal éméché ( je ne savais pas que le liquide du rio venait des vignes…), il m’a embrassée des milliards de fois, quand même ce qu’il a dit était vrai.

L’orage n’allait pas me tomber sur la tête…

Le vent allait tomber dans la nuit, ça c’est facile, il tombe toujours dans la nuit…

A 300 mètres il y avait une maison en ruines, où j’aurai pu m’abriter du vent, mais ce n’était pas mieux que là où j’étais, parce que là où j’étais si il y avait eu un toit, j’aurais rampé sous la porte pour m’abriter

J’allais rencontrer une succession de tunnels

Il ne m’a pas dit que la circulation allait continuer de m’étourdir

Même grave

Quant à la défunte, après être morte une première fois de soi, je crois bien qu’elle est morte une deuxième fois inondée…

Et que vois-je ? Des campeurs, je ne suis pas sûre qu’ils aient passé la nuit là (à cause du vent), peut-être sont-ils là pour la journée.

Et je vais traverser ? Le rio Mendoza

Qui saoule les jeunes nimois..

N’ayant pas fait de raft (une fois dans ma vie m’a suffit…), je ne suis pas saoule et arrive sans encombre à Uspallata. Je ne m’arrête pas dans les aires de chaînage, ni ne prends de forfait de ski, oui, je n’ai plus de temps à perdre si je veux arriver à Ushuaïa (au fait ici ils disent, et c’est dans leur
pays, donc ils savent mieux que nous, ils prononcent oussouaia), je ne m’arrête pas non plus aux premières cabanas sur la gauche à l’entrée du village, parce que si je m’arrête là, ce n’est pas une semaine mais un mois de repos que je prends… Uspallata est une oasis de verdure et n’est faite que de restaurants, hôtel et cabanas. Comme annoncé par le ministère du tourisme il y a bien un distributeur de billets qui accepte de me fournir en pesos argentins, quand je passerai de nouveau la frontière (parce que mon avenir c’est ça, un coup Chili, un coup Argentine et je recommence) j’aurai des sous.

Je n’ai pas craqué pour la cabanas mais pour manger oui, je suis un peu surprise parce que l’on m’amène

Et la prochaine fois je ne me contente pas de ronger les os, je les mange…

Allez un dernier adieu au vert

Retour dans la minéralité (et la réalité de mes jours et de mes nuits…)

Et voilà que ça passe au grandiose

Une petite vision panoramique

Quand au mur au premier plan, c’est l’œuvre du rio, et si vous regardez bien derrière le rio, il y a la trace de l’ancienne voie de chemin de fer

Et la route ? Excellente, elle monte et descend, j’ai ma petite heure de tranquillité (pendant la sieste des argentins) puis la valse des camions et voitures recommencent… Je descends lentement car le souffle des camions en sens inverse me chahutent. C’est dur quand même cette circulation, et au moment où j’écris c’est le bruit, car le plus gros du trafic international a lieu de nuit… Si ça continue je transforme mon vélo en pédalo et je passe par la mer…

Et le vent ? Petit vent contre et frais ce matin, pas en milieu de journée, se levant dans l’après-midi et forcissant en fin d’après-midi.

Le ciel ? Bleu, bleu, bleu, bleu…

Les températures ? Ultra-agréables pour moi, ne dépassant pas 40°, donc je ne souffre pas…

Le vélo ? Il grince un peu aux changements de vitesse du pignon arrière, mais dans l’ensemble ça va…

La cyclo ?

Elle fait des photos…

Bin oui, c’est beau

Et puis elle fait du repérage pour le sieur Janodou : là c’est l’erreur à ne pas faire : poser sa tente là, même si le sable paraît doux, même si son matelas est crevé, car à mon avis hier là c’était noyé…

Des fois la cyclo elle fait du vélo, alors d’un coup d’un seul elle est nase, elle cherche un endroit où bivouaquer, là c’est super mais il faut faire du portage, là trop dangereux. Là c’est plat, pas à l’abri du vent, elle n’est pas sûre qu’en cas d’orage elle soit protégée de l’inondation, alors elle arrime bien tout. Quand même ça prend une heure l’installation et j’ai des biceps de déménageur à force de porter les pierres et le dos en bouillie.

La vue est belle

Le bruit des camions insupportable, je vais essayer les nouvelles boules quiés

Bisous tout le monde

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J386 : je repasse dans le spectaculaire…

Jeudi 9 février 2012

Bivouac sur la ruta 7 – Bivouac sur la ruta 7

Kilométrage : 50,89 km
Heures sur le vélo : 5h20’46  »
Température 24° à 36°

Dénivelée selon compteur, oui, il a décidé de remontrer des chiffres… positif : 483m, négatif : 481m, en clair tout  ce que j’ai monté aujourd’hui pour gagner seulement 2 mètres…

Comme d’hab sous la tente, je dors bien la première partie de nuit, mal la deuxième. Toute la nuit ça a circulé dur.

Dans la nuit je me lève, c’est couvert, je prépare l’artillerie lourde en cas d’orage, je m’habille ( juste pour être décente…), le poncho de pluie est pas loin, je me suis déjà protégée de la grêle avec, rappelez-vous c’était un dimanche pascal sur les pentes du volcan Gallera ou quelque chose comme ça, en Colombie. D’ailleurs ce que j’avais pris pour des roulements de tambour dans la ville en-dessous, j’apprendrais plus tard que c’était le volcan qui grondait. Je vérifie l’arrimage de la tente et… Il n’ aura pas d’orage…

Je pars le matin à 9H30 (ce qui équivaut 7h30 au soleil), il ne fait pas froid mais le ciel est couvert.

Le ciel se dégagera rapidement pour me permettre de voir les cîmes enneigées…

Je continue à monter, en fait je passe un col et là une grande descente, je me fais avoir, je croyais juste que c’était une petite descente, je réagis trop tard et hop la main gauche complètement paralysée, la droite seulement engourdie, deux
fois en deux jours, là ça fait beaucoup… Vite je me couvre,
enfile difficilement les gants, du coup je ne profite pas de la
descente sur le lac..

Le lac qui existe grâce à un barrage alimente en eau toute la ville de Mendoza. A coté du lac un petit village qui est plus une station de vacances : Potrerillos.

Sympas quand même les cabanes…

A Potrerillos je mange une assiette de raviolis, renouvelle ma provision d’eau (en fait je n’en avais pas trop) et emporte deux sandwichs qui sont immangeables pour moi (le cheddar qui a pris le chaud je ne peux pas). Les petits grains de trigo enrobés de nutella sont loin et j’ai presque repris la ligne… Traduisez, je redeviens maigre comme un coucou… Je donne les vieilles chaussures, les neuves ne me mettant pas les pieds en sang…

On repasse dans le beau

Les raviolis m’ont réchauffés et je peux profiter du lac (non, pas me baigner, le prendre en photo)…

Après le beau le SPECTACULAIRE…

Quant à la circulation elle est infernale. Si je m’étais pas jetée sur le bas coté non carrossable, un bus qui doublait en face me tuait… A un moment il y avait deux voies pour monter une cote, ils m’ont doublée à trois. Seul moment de répit : l’heure de la sieste.

Et voilà qu’ils annoncent la neige, non, je me trompe, ouf…

La route suit le rio Mendoza (je progresse, je retiens le nom des rios) et va donc sans cesse monter et descendre…

Et y a pas c’est beau…

L’activité principale de la vallée (enfin c’est plutôt un canyon) : le raft…

Et là c’est la photo du jour de ti vélo, sous un autre angle…

Le rio qui me semblait bien calme pour le raft ne manque pas de rapides

Celles-là de cabanes elles sont rigolotes

Le rio

Encore le rio

Toujours le rio

Mon premier tunnel argentin, on commence doucement, petit le tunnel. A propos de tunnel, c’est archi faux qu’on ne peut rentrer à Santiago que par un tunnel, ça dépend d’où on vient, et le tunnel on le fait passer aux cyclistes en véhicule gratuitement…

Une autre de mes passions, photographier les panneaux indicateurs, des fois je m’en sers quand j’ai oublié où j’étais…

Et qui est allé mettre ce tas de sable là ?

Reconnaissez que c’est dingue quand même ce que la nature invente…

Et puis une fois qu’elle a inventé elle fignole…

Les hommes, eux, ils cassent tout…

Pourtant ils donnent de bons conseils…

Et dans ce décor magique…

Pollué par le bruit de la route, ouf le rio couvre un peu, j’espère qu’il ne va pas déborder cette nuit, donc dans ce décor magique entre 17 heures et 18 heures je plante ma tente devant le vestiaire d’un club de raft car le vent est à nouveau fou furieux (il m’a un peu chahutée dans le canyon)

Quand soudain…….. C’est le débarquement…

Bisous tout le monde

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J385 : contrôle de police, je refuse de montrer mes papiers et je passe, après coup je pense que je suis folle…

Mercredi 8 février 2012

Mendoza – Bivouac sur la ruta 7

Kilométrage : 53,66 km
Heures sur le vélo : 5h38’02  »
Température 23° à 38°
Dénivelée selon compteur, oui, il a
décidé de remontrer des chiffres… positif : 398m, négatif : 16m

Mon vélo il a dormi derrière la peinture abstraite.

Il a sûrement mieux dormi que moi, car entre les chauds et froids de je te mets la clim, je l’enlève (je n’avais pas vu qu’il y avait un petit bouton pour la régler), ça plus l’orage…

Je me réveille comme d’habitude avec le jour, je prends mon temps, je pars il est 9H30. La personne de la réception me fait un plan pour rejoindre la rua 40, oui, encore elle, il faut compter les cuadras, je me trompe un peu mais pas beaucoup.

Ce matin je me suis à moitié paralysée la main de froid et en faisant un mouvement un peu biscornu pour porter mes deux gourdes, comment j’ai fait avec la canicule ? La clim à 23°, radical… Je devrais attendre de bifurquer vers la ruta 7 et de ne plus avoir le petit vent de face pour qu’elle se déparalyse, je suis très gênée pour passer les vitesses…

La ruta 40 est en autoroute avec une brema de mauvaise qualité mais sur laquelle je me tiens, la circulation est épouvantable. Quand les voies d’accés d’entrée et de sortie sont confondues, je pense à l’accident de Jean-Luc et essaie d’être très prudente…Le ciel est bleu, le vent souffle peu,
je pense que ça monte un peu.

Ici les stations-services sont un peu bizarres.

Au bout de je ne sais plus combien de km je rejoins la ruta 7, l’espace de quelques minutes c’est le bonheur, les voitures, camions et bus ne vrombissent plus dans mes oreilles, la montagne est là devant moi.

Mais c’était juste une accalmie pour me dire, ce serait bien si il n’y avait ni camions ni bus, les voitures sont moins dangereuses. Il n’y a pas de brema, en  plus tous vont à une vitesse folle, ils me rasent et même des fois une voiture ou un camion en face double comme si je n’existais pas.

Là j’ai pris la photo pour la montagne et vous voyez quoi ? Je n’y prête même plus attention sauf quand la voiture en face est sur moi et qu’elle me frôle…

Je préfère quand même cette route à la ruta 40

Encore un arbre enrubanné de rouge

Beaucoup de vignes ici et leur domaine…

Je me rapproche du Chili, je suis un peu triste de quitter l’Argentine car je me trouve bien ici, juste la circulation comme partout en Amérique latine.

Là vu du pont une minuscule route et une piste cyclable, peut-être y-a-t-il des alternatives à ces routes épouvantables…

J’avance bien, j’ai fait 40km, je cherche un endroit sympa pour pique-niquer. Un contrôle de police, pour la première fois on me fait signe de m’arrêter, j’obtempère, vos papiers, oh la la mon passeport est au fond de la sacoche, c’est obligé? 3 fois ils reviennent à la charge, 3 fois je résiste, et vous n’avez pas un document ? Si, j’ai mon passeport au fond de la sacoche… Ils
finissent par me dire qu’ils sont obligés de contrôler, je comprends, c’est juste que mon passeport est au fond de la sacoche.
Ils décident alors de contrôler ma sacoche guidon, je pense qu’ils voulaient ne pas m’embêter, mais c’est que c’est compliqué ma sacoche guidon, d’abord la fermeture éclair est cassée comme toutes les fermetures éclair de mon équipement, et puis ma sacoche est organisée en strates, donc on commence par la première strate où les affaires sont dans un sac, oui, vu que ça ne ferme pas, je ne veux pas tout perdre, quand même ils regardent, là ce sont mes batteries d’appareil photo, là les lampes, là un porte-monnaie, là ça les intrigue, alors je leur explique que j’ai une maladie aux muscles et que c’est une chaufferette. Après on arrive à la deuxième strate, là ce sont mes bonbons menta chocolate, très importants, la troisième strate c’est un guide touristique de la province de Mendoza, après ils abandonnent… Vous pensez que ça aurait été plus vite de sortir mon passeport ? Pas sûr, ça m’obligeait à mettre pied à terre, à descendre du coté gauche de mon vélo, à tenir mon vélo avec ma tête, ce qui avec le casque à visière n’est pas aisé, à aller chercher de ma main la béquille car la personne qui me l’a mise n’a pas pensé que telle qu’elle était placée, avec une sacoche, je ne pouvais pas l’attraper avec mon pied. Et ce n’est pas fini, si je veux pas casser la béquille je dois positionner le vélo de telle façon que la sacoche de gauche soit accessible, c’est celle où il y a nourriture et boisson, l’autre est plus difficilement accessible . Pourquoi avoir mis le passeport
là ? Justement pour qu’il soit difficilement accessible…  Je pense que j’ai convaincu les policiers parce que j’étais très
convaincante, et je l’étais parce que j’étais sincère. Le problème
avec moi c’est même quand  je suis dans l’erreur je suis très
convaincante, juste je ne sais pas que je suis dans l’erreur…

Serait-ce l’Aconcagua ? Mon frère au secours

Là c’est pour enrichir l’air trop pur de l’Aconcagua…

Deuxième événement de la journée, je suis en train de ranger mon pique-nique et en train de mettre en route mon réfrigérateur à énergies renouvelables, un camion s’arrête, me propose de l’eau à moitié gelée, je commence par refuser, oui, j’ai tout ce qu’il me faut, je me dis même que j’en ai trop. Visiblement je le vexe si je refuse, j’accepte donc,.

Je n’ai ni le courage ni de faire demi-tour pour aller l’offrir à la défunte (celle qui est morte de soif dans le désert et dont on a retrouvé le nouveau-né vivant en train de têter son sein)

Ni de charrier deux litres d’eau inutile, alors tout d’un coup j’ai une idée, je cherche un petit caillou vert fluo que voici

Et je laisse ma bouteille d’eau pour le sieur Janodou, peut-être le glaçon aura-t-il fondu…

Puis ça se met à vraiment monter (normal je grimpe un col)

C’est beau

Le vent souffle de coté pas trop fort et parfois même m’est favorable, le pique-nique a du mal à passer, le village que je comptais rallier aujourd’hui est à 20 km, je décide de stopper dés que je trouve un endroit pour bivouaquer. Je sens que j’ai monté, le soir il fait frais… Je sais qu’il n’y aura pas d’orage ce soir, mais quand même je suis prudente, j’amarre bien la tente, je ferme la porte extérieure, je mets à disposition ma cape de pluie et même pas peur, c’est affreux je n’ai plus peur de rien…

Bisous tout le monde

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J384 : arrivée à Mendoza…

Mardi 7 février 2012

Cabanas « Despertar de Horneros » sur la ruta provincial 36 sur la commune de 3 de Mayo – Mendoza

Kilométrage : 32,94 km
Heures sur le vélo : 2h54’77  »
Température 25 à 39°

Ruta 40 toujours sans intérêt, circulation toujours aussi dense. A une dizaine de kilomètres de Mendoza c’est l’autoroute donc moins dangereux.

Avant de partir le voisin et cousin de ma propriétaire emploie les grands moyens pour regonffler mes pneux.

Ceci étant dit, je pense que le sous-gonflage de mes pneus m’empêche de déraper sur piste et me protège des crevaisons…

Je vous invite tous à aller voir la vidéo de Pierre et Sébastien sur la ruta 40 : en résumé, sans intérêt, une chaleur à crever, un vent contre épouvantable, eux ils boivent dix litres par jour, et le pire… Ils ont battu tous les records de crevaison en en accumulant 5 le même jour (Sébastien 1, Pierre 4), mais comme ils sont un peu dans le même défi que moi, ils n’ont pas craqué et n’ont pas pris de bus. Je les remercie ici chaleureusement ( sans ironie le chaleureusement) d’avoir ramassé toutes les épines car moi je n’ai pas crevé, en plus ils ont eu de la casse (chaîne et pédales), mais comment ils font pour tout casser ? Moi j’ai tout cassé d’un coup et depuis Trujillo au Pérou à part des ennuis de câble et de dérailleur, rien…

Le ciel le matin est couvert, la température pas trop forte, mais rapidement le ciel bleu va s’imposer, laissant deviner les cimes enneigées au loin…

Vous avez bien sûr remarqué les vignes au premier plan, ici ils cultivent aussi toutes sortes de melon, des pastèques et des tomates, et c’est le plein moment de la récolte.

Le bleu le voilà, c’est juste pour prouver qu’à la saison des pluies il ne pleut pas tout le temps. De toutes façons les gens le disent, seulement un orage de temps en temps la nuit, mais extrêmement violent l’orage. Il est tombé cette nuit à Mendoza, il y a tout eu, les éclairs, le tonnerre, les trombes d’eau. Une heure après c’était fini.

L’orage de cette nuit a eu pour effet de faire tomber les températures. Dans la soirée c’était impressionnant, à croire que même une fois le soleil couché les températures continuaient de grimper.

Quand même un petit centre d’intérêt sur cette ruta 40, sauf que les vélos il ne les vend pas ce sont les siens…

Je rejoins directement la place de l’indépendance sans passer le terminal de bus que m’indiquait Jean le cycliste. Je me trouve un hôtel un peu cher mais très bien. Je n’en profiterai pas beaucoup car je vais passer l’après-midi à courir pour essayer de renouveler mon matériel et ne rentrerai à l’hôtel qu’à 10h30. De toute façon je suis privée de piscine. Je suis à peu près sûre qu’en renageant je ne me redéclencherais pas
de nouvelles myalgies, mais je ne tente pas, mon objectif étant maintenant d’essayer d’arriver à Ushuaïa avant l’hiver…

La chaleur est vraiment très intense, les gens disent que ce n’est pas normal, les enfants barbotent…

Avant que ne surgissent les grandes eaux…

Les étudiants vendeurs de colliers sont explosés de chaud…

Seuls s’agitent dans cette chaleur la cyclo qui essaie de se refluoser…

Et la police qui verbalise…

Bilan : de super chaussures ( j’en ai déjà usé 3 paires), de la colle pour réparer une de mes sacoches qui est carrément éventrée (achetée à Carrefour la colle). On trouve pas mal de choses à Mendoza, plus qu’ailleurs, mais il ne faut pas rêver, pas de quoi renouveler un équipement… J’ai quand même vu un pantalon duvet, mais il faut une mule  pour le porter…

Ayant renoncer à l’idée de me frotter à l’Aconcagua, ma présence à Mendoza ne se justifie plus et je décide de partir le lendemain. Je n’ai même pas pris le temps de manger une glace, toujours aussi dure la vie de cyclo…

Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : lundi 13 février 2012

Bonjour à tous

Tout va très bien, le paso s’est bien passé, le ciel est bleu, les températures douces et le moral au zénith, ti vélo va pas trop mal aussi.

Allez j’engage une course contre la montre, après avoir renoncé à l’Aconcagua, à l’île de Pâques, voilà qu’il y a 5 minutes j’ai renoncé à Santiago, que de renoncements pour atteindre Ushuaïa sans être obligée de prendre le pont où il n’y a la place que pour un : soit le vélo, soit moi. Ce pont là je NE PEUX le franchir seule, je n’aime pas les ponts… Alors si il ne reste que cette solution il faut que je trouve quelqu’un pour m’aider. Quant aux grands tunnels routiers, que ce soit coté argentin ou coté chilien, aucun problème, un service de camionnette gratuit fait passer les vélos, ça c’est pour aider Enzo à me faire mon itinéraire, ah oui aussi je veux passer par Bariloche, c’est encore possible ?

Bisous à tous

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Nouvelles très brèves : vendredi 10 février 2012

Bonjour à tous

Tout va très bien, je suis à Uspallata, à 100km de la frontière, la forme et le moral au zénith, le ciel est bleu et les températures sont agréables, camions et bus toujours aussi locos.

Pour mon webmaster et mon fils n°2 tant aimé, tous en choeur : bon anniversaire.

Prochaine coonection à Los Andes, j’ai décidé d’aller à Santiago ET Valparaiso, Enzo et toi seul dis-moi si il vaut mieux que j’aille d’abord à Santiago et ensuite à Valparaiso ou le contraire compte- tenu de la circulation, des dénivelées et des tunnels, et j’ai dit QUE Enzo.

Les bisous ils sont pour tous…

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Nouvelles breves : mardi 7 fevrier 2012, 13h15 heure locale argentine

Bonjour a tous

Je suis a Mendoza dans un hotel de bourg pas loin du centre, le cuisses ce n’est pas top mais ca tient

Le ciel est bleu les temperatures agreables (35) et je n’ai pas eu de vent, donc tout va bien

Bisous a tous

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