J396 : une belle journée, tout simplement…

Lundi 20 février 2012

Rapel – Bivouac à Puente la Garzas

Kilométrage : 55,16 km
Heures sur le vélo ou à coté : 5h51’30 »
Vmoy : 9,4km/h Vmax 53,09 km/h
Dénivelée positif : 299m Dénivelée négatif : 332m
Températures : de 62°F à 104°F, grand beau temps

Une douce nuit comme il en existe peu…

Tout de suite j’ai senti que dans ce « residential » (c’est comme cela qu’ils appellent ici
les hôtels économiques, dortoir, (mais moi en général j’en ai un pour moi toute seule…), sanitaires en dehors de la chambre, mais ici très corrects avec douche chaude, donc dans ce residential circulent de bonnes ondes, et ce n’est pas lié à l’amabilité ou non des propriétaires qui en l’occurrence sont un peu « froids » comme beaucoup de chiliens, non c’est lié au lieu, c’est comme cela que je le reçois moi..

J’ai été réveillée dans la nuit par le froid, vite j’ai retiré sur moi les couvertures. Depuis quelques jours les nuits sont fraîches, je dois gagner en latitude, enfin j’espère… Je me suis vite rendormie.

Je ne me suis pas pressée le matin, d’une part à cause de la fraîcheur, d’autre part je n’ai rien compris à ce qui se passait, partir à 8 heures semblait très incongru, à 9 aussi… Subtilités chiliennes qui m’échappent…

Dés le départ une longue cote que je vais finir à pied. En haut de la cote, un cimetière où tu peux bivouaquer sieur Janodou, parce qu’ailleurs très dur, les barbelés, les épines, dur…

Je vais croiser un cyclotouriste qui ne s’arrêtera pas.

Le paysage sans virer dans le spectaculaire est agréable : forêts d’eucalyptus, cultures

Des vergers

De la savane où je recherche désespérément les girafes et les gazelles.

Des collines, beaucoup de collines

Quelques fermes isolées, un ou deux hameaux avec un dispensaire

Les odeurs m’envoutent, surtout celle de la fraise, nous sommes en pleine récolte.

Les aloès sont un peu prétentieuses

Et surtout, surtout la route est déserte, y a pas, j’aime pas les camions, j’aime pas les bus, j’aime pas les voitures… Un air d’apaisement, de calme m’envahit, même si je dois appuyer sur les pédales, même si les vitesses arrière sautent,se bloquent, c’est une horreur…

Je sais que je vais avoir plusieurs jours difficiles avec de la piste et des pentes de dingue, mais si il le faut je ferai du portage… Je sais aussi que cela me retarde dans mon arrivée à Ushuaïa, mais la tête fracassée je ne peux plus…

J’arrive à Litueche, petit bourg aujourd’hui très animé, c’est jour de marché. Je mange au resto, quelconque. Je me renseigne un peu sur la suite de mon parcours, à Pichilemu il y a tout, entre les deux rien. Ce qui est faux je vais rencontrer une boutique qui vend des boissons, un restaurant et un mini mercado.

On me promet une plage écologique, le rêve…

Vous imaginez ? Un ciel plus bleu que bleu, une eau cristalline, si cristalline que quand vous plongez vous devez garder vos lunettes de soleil, un sable fin, mais fin, si fin qu’il ne vous colle pas à la peau, ne s’infiltre pas partout, jusque dans votre lit, les méduses ? Écologiques aussi les méduses, si elles vous piquent, ne cherchez pas, c’est pour votre bien…

Et devant vos yeux ébahis : la playa ecologica…

Et la route ? Après la grande montée elle va monter et descendre avec des pentes raisonnables. Quelques voitures surgiront après Litueche, il y aura un peu de circulation
après la bifurcation qui ramène dans le centre (le centre du pays, pas de la ville).

Je sais que je ne peux atteindre la prochaine petite ville, 33 km avec une moyenne inférieure à 10, c’est dur. Comme d’habitude la fatigue me prend d’un coup, je cherche
un endroit où poser ma tente, avec les barbelés c’est dur… Je fais du charme à une restauratrice, sans succès, je peux crever…
Une forêt d’eucalyptus un peu plage écolo m’accueille…

Ti vélo se shoote et vous envoie des bisous

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J395 : un doux bonheur…

Dimanche 19 février 2012

San Antonio – Rapel

Kilométrage : 57,02 km
Heures sur le vélo ou à coté : 6h10’42 »
Vmoy : 9,2 km:h Vmax 38,7 km/h
Dénivelée positif : 362m Dénivelée négatif : 568m
Températures : de 73°F à 100°F grand beau temps

Si l’hôtelière ne m’avais pas indiqué le chemin, je ne voyais pas ce joli port de pêche, un des plus grands du Chili

J’ai encore fait du délestage, à l’hôtelière j’ai donné mon bonnet blanc acheté au Pérou avant d’escalader l’Inshinca, l’hôtelière a aimé, c’était un bonnet qui avait une histoire… Vous allez voir que je vais finir par arriver toute nue à Ushuaïa, ce qui ne manquera pas de faire sensation…

Les couleurs de Valparaiso éclaboussent San Antonio

Le rio alimente le Pacifique

Et moi je pédale, j’espère que certains prient pour moi…

Lentement mais sûrement (comme d’hab) j’arrive à Bucalamu, petit point sur la carte…

Sa colline

Son parc

Bucalamu, petit point sur la carte, a brûlé

Lui en est quitte pour replanter sa haie…

Lui a du avoir très très chaud

Ici les feux clignotants ce ne sont pas pour les avalanches, c’est pour les feux…

Le plus gros cactus de mon voyage (pas pour toi Julien, celui-là je le garde pour moi)

Je ferai bien comme les chiliens, en cette fin de journée il fait très chaud, mais je suis raisonnable…

J’arrive à Rapel, un resto fait aussi « residential », toute de suite je vais m’y sentir bien,
en plus de l’empanada je mangerai un humita, c’est un pastel de choclo, en clair de la polenta mais avec des épices, bonne, mais bonne, cuite dans des feuilles de palme…

Ici pas de net pour personne…

Ce fut une journée de simple bonheur…

Une douce nuit m’attend, bisous tout le monde

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J394 : ma journée : un enfer… ou une carretara de los poetas (route des poètes) complètement dépoétisée…

Samedi 18 février 2012

Algorabbo-San Antonio

Kilométrage : 39,07 km
Heures sur le vélo ou à coté : 4h37’40 »
Vmoy : 8,4km:h Vmax 39,07 km/h
Dénivelée positif : 267m Dénivelée négatif : 349m
Températures : de 71°F à 96°F couvert

Tout va aller de travers, tu vas te réveiller aux aurores, te jeter sur l’ordi pour essayer de
déchiffrer les cartes d’Enzo qui se tue à te les envoyer et que tu ne peux lire…

Tu vas faire trois caisses automatiques sans pouvoir avoir de l’argent, le petit dej inclus dans la nuit est nul…

Tu pars tard mais la plage n’est pas encore envahie…

Le ciel est couvert et, et ?????????

Tu vas te payer 25 km d’embouteillages, vrai de vrai, pare-choc contre pare-choc, (bin oui, la cote d’Azur en plein mois d’août, on a pas idée), puis 10km où il y a bien 20mètres entre chaque voiture…

Les gens ne sont jamais bien où ils sont, ils bougent… Certains vont à la plage, les autres font leurs courses, oui les vacances c’est cela : plage-manger-plage…

Et en plus ça monte (et ça descend), mais quand même ça monte.

Les routes transversales sont de sable

Les maisons sont tristes

Pas toujours mais le plus souvent

Et les embouteillages persistent…

Y a pas, y a de la vie, Cartegena est la ville la plus populaire du Chili que tu aies rencontrée jusqu’à présent

Certaines maisons mériteraient d’être rénovées

Le camping a des airs de bidonville…Un policier va t’envoyer sur une rue piétonne (oui tu
pousses, la pente est trop rude) sauf que là où il t’envoie c’est le pire du pire, si tu veux passer, il faut décharger, tu vas expliquer ça au policier qui te laisse passer, sauf que tu t’es trompée, donc tu redescends tout ce que tu as monté et tu vas monter une autre colline…

Et les kilomètres ne défilent pas, c’est l’horreur…

Quoi ? La vue est belle ? L’espace d’une seconde…

Vu que tu ne veux pas mourir bête tu vas voir la maison du poète  Pablo Neruda, dépoétisée aussi la maison du poète, complètement dépoétisée par une horde de
touristes chiliens, une horde de marchands de souvenirs, un océan sans vague, alors tu fuis… Non, pas en train…

Tu préfères garder en ton cœur la résidence secondaire de Pablo Neruda, son architecture futuriste, sa vue à 180° sur l’océan, son harmonie des formes et des couleurs
dans les objets patiemment acquis par le poète, tu te retrouves un peu dans le poète, même des traits de caractère que tu n’aimes pas, loin de moi l’idée de me comparer à ce grand homme, juste des trucs…

Et la photo de la casa de Pablo Neruda à Valparaiso, c’est comme les cartes d’Enzo, elle ne veut pas s’ouvrir…

Alors tu fuis, en chemin tu achètes des chocolats artisanaux aux amandes qui seraient parfaits si ils avaient le goût de chocolat, oui, il y a des jours comme cela… Et t’es nase, et les kilomètres n’avancent pas… Et le soleil ne brille pas (soyons sincère, dans l’après-midi il va daigner pointer son nez), et c’est moche, et on voit rarement le Pacifique…

Enfin tu arrives à San Antonio, un grand port

Tu adores, tu stoppes

Le soir tu iras manger à la mall (prononcer mole)

Rêve illuminé de tout chilien…

Elle est vraiment géniale cette photo, aucun truquage, aucune retouche… Quand même une chose bonne dans la journée… Allez, on repoétise un peu…

Bisous tout le monde…

 

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J393 : une journée d’enfer…

Vendredi 17 février 2012

Valparaiso-Algorabbo

Kilométrage : 77,94 km
Heures sur le vélo ou à coté : 9h06’23 » ( mon record…)
Vmoy : 8,6km:h Vmax 38,5 km/h
Dénivelée positif : 1038m Dénivelée négatif : 1317m ( bord de mer à bord de mer, entre les deux la Cordillera de la Costa)
Températures : de 64°F à 98°F, beau temps chaud

Et bien voilà je quitte Valparaiso, toujours un peu trop tard…

Adieu à son port…

Son Pacifique

Et ses vagues tonitruantes

Je suis à l’envers de là où je vais aller, au début c’est un peu compliqué, je remonte une grande avenue, environ 1 km, puis je réussis à passer de l’autre coté. Mon idée c’est de longer la mer pour rejoindre la route de Placilla en évitant la traversée de Valparaiso, ses autoroutes et ses camions tueurs, au pire ça ne passe pas (il y a des falaises) et je fais
demi-tour, au mieux ça passe, et bien ça va passer… Amis cyclos je vous recommande ce chemin pour sortir de Valparaiso, vous vous tenez au plus près de la mer.

Si vous voyez le phare, c’est que vous êtes sur le bon chemin

Si vous rencontrez la police, ne vous inquiétez pas, ils sont sympas, vous font les conseils de prudence élémentaire, vous renseignent sur la route, il va y avoir beaucoup de camions et un grand tunnel.

Quand même il ne faut pas rêver, la route va monter dur pour vous élever au-dessus de la falaise, mais miracle elle est déserte, après renseignements auprès de la police il n’y a personne parce que c’est un peu compliqué de passer par là…

Puis cette jolie route va rejoindre une grande autoroute qui va mener à la ruta 68. Sur cette autoroute il y a des milliers de camions, pour rentrer dans Valparaiso ils sont à
la queue-leu-leu, moins nombreux dans mon sens, mais il y a une large brema où je peux rouler en toute sécurité. Arrive un grand tunnel avec un trottoir où si vous avez la force d’enjamber l’énorme rebord vous pouvez pousser votre vélo sans le tirer par les cornes… Je joue la sécurité au maximum, je m’équipe, lumières et bracelets réfléchissants, j’ôte mes lunettes de soleil et je pousse, le vélo dans le caniveau et moi sur le trottoir. Tout se passe bien.

Je rejoins une route à grande circulation qui rejoint la ruta 68, je suis en sécurité sur la
brema mais le bruit des camions me fracasse la tête…

Le paysage n’est pas désagréable

Voir sympa

Fracassée par le bruit des camions je sors à Placilla, j’ai vu sur la carte une route parallèle qui, hélas, n’existe plus, je visite les faubourgs puis je suis obligée de reprendre à nouveau la grande route et enfin je sors, j’ai décidé de changer d’itinéraire, je ne supporte pas cette circulation… Je vais rejoindre la cote, je sais que je vais souffrir sur cette route compte-tenu des dénivelées, mais tout est mieux que le vrombissement des camions (peut-être si
j’avais su que j’allais souffrir autant je n’aurai pas pris cette route et c’eût été une grande erreur…)

Le vélo est content de cette décision

Le ciel est bleu

Une menace d’animaux bizarres surgit (peut-être l’invasion de pumas prédit par certains… Certains dont je tais le nom parce que je suis trop sympa…)

La route monte et descend au milieu d’une forêt de pins et d’eucalyptus, il n’y a plus un camion et les voitures sont rares, le bonheur quoi…

Arrive la bifurcation pour Quintay, je la laisse, je sais que Jean le cyclo (désolé Jean de t’appeler comme ça mais c’est pour te différencier de mon frère Jean qui lui est andiste) y a trouvé un bon hôtel mais c’est un détour de 15km.
Mon idée est de dormir à  Tunquen à l’hôtel, oui sur la carte il y a un point, une étoile…

La route est étroite et sinueuse, déserte, un vrai bonheur…

J’arrive à une immense baie

Zoomée, je pense que les piliers supportent la piscine (la piscine de 1km de long…, ces chiliens…)

Je dépasse 4 maisons sans réaliser que c’est Tunquen et là, là mes amis, je vous dis pas, une pente à la vénézuelienne bien comme il faut, du style tu pousses, tu comptes jusqu’à 12 et encore 12, là t’es explosé de partout, donc tu t’arrêtes, frein bloqués, et quand tu veux repartir tu crois que jamais, jamais tu vas décoller le vélo… Une voiture passe, te
propose de t’aider, tu es pas maso, tu acceptes, sauf que l’aide qu’ils te proposent ce n’est pas de t’aider à pousser ton vélo mais de t’accrocher à la voiture, ça non. Alors tu souffres, ton bras cassé te fait hurler (oué je n’en parle plus de celui-là, il va mieux mais n’est pas guéri, il va y avoir du boulot en rentrant…)
Tu souffres, mais tu crois que c’est juste une côte comme ça, et bien non…

Poussage, arrêt, poussage vont durer une heure et demi, tu vas transpirer comme une malade, oui parce qu’avant il y avait eu de la descente et tu avais eu froid, donc tu
t’étais couverte. Un écriteau annonce un hôtel 5 km plus loin, ouf, sauf que ce n’est que du poussage-torture, et l’hôtel un hôtel de luxe, pas dans tes prix, et le bivouac ? Des barbelés… De toute façon tu planes littéralement depuis que tu es sur cette petite
route, c’est ton truc ça, les autoroutes c’est pas ton truc…

Tu vas quand même essayer de plaider ta cause à l’hôtel, et bien le franco-chilien il te laisserait bien crever sur place… Comme tu n’es pas trop nase, tu réfléchis à pourquoi tu es dans un état second, t’as pas fumé, t’as pas mâchonné des feuilles de coca, non mais la veille au soir tu t’es fait des pâtes, double portion, une pour le soir, une pour le pique-nique du midi. Amis cyclos, des pâtes, oué il n’y a que ça, des pâtes, plus d’un an quand même pour arriver à cette conclusion…

Après la montée la descente, l’hôtelier t’a dit ça descend, bon ça remonte il y a une quebrada à passer, en fait il y en a deux, la première sans problème, la deuxième poussage d’enfer… Et quand même tu arrives à Algarobba, et… D’abord tu t’es pris le soleil couchant en plein dans l’œil…

Ensuite tu as eu refroid à la descente, et dans la deuxième quebrada tu as pris la nuit, et à
Algorroba, ce n’est pas le choc du futur, c’est le choc du décalé, tu viens de la nature où tu as lutté, là les petites nanas en short ultracourt, les embouteillages,  oui, oui, la musique, les lumières et toi tu cherches désespérément un endroit où dormir, les « residential » (pas chers) sont pleins. Une femme te proposera de dormir chez elle, mais il faut remonter 4 km, non, pas à cette heure là… Tu ne vas pas voir la piscine de 1km, où c’eût été plus digne de te flinguer les muscles que dans lapiscine de 6m50… Tu aboutis à un soit-disant hôtel de luxe, cher et où la moquette n’a pas du être changée ni lavée depuis sa construction, en plus le personnel est hyper pas sympa, te faisant attendre des heures alors que toi t’es là titubante, te faisant payer d’avance, sûr que tu commences vraiment à ressembler à une va-nu-pieds, mais tu es tellement cassée et planante que même les odeurs de graillons et la musique à tue-tête ne vont t’empêcher de dormir… Enfin la première partie, parce que la deuxième c’est toujours compliqué..

Une journée d’enfer, mes amis, les pâtes, les pâtes, il n’y a que ça de vrai… Ce fut une journée d’enfer, demain ce sera un enfer…

Bisous tout le monde

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J392 : Valparaiso

Valparaiso, ville classée au patrimoine de l’humanité, un milliard de fois visitée… Et tant photographiée…

Alors un peu de Valparaiso vue par mes yeux…

De tags bariolée
De couleur ondulée
Marches enchevêtrées
Valparaiso
Oiseau ?
Ou paquebot ?

Voilà, Valparaiso est une ville constituée de milles collines qui plongent sur le centre bouillonnant de vie et le Pacifique où toujours s’accroche le regard.

Des escaliers, des ascenseurs, beaucoup d’escaliers…

Valparaiso est une ville entièrement taguée, c’est vraiment impressionnant…

Une ville qui cache parfois sous ses couleurs floiboyantes une misère oubliée…

Quelques photos numérotées que vous pouvez commenter…

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Le clou du spectacle : là où s’entremêlent tous nos messages…

Et si vous avez aimé Valparaiso je vous invite à écouter cette chanson « jeux de couleurs », paroles de votre dévouée Françoise, musique de Jean-Marie Djibedjian, magnifiquement interprêtée par Sosso :

Cliquez sur le lien puis cliquez sur le machin vert où il y a une flêche

http://lespoetes.net/tdmpoeme.php?id=5517&theme=MAGIE

Bisous valparaisiens

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Nouvelles breves : mardi 21 fevrier 2012

Bonjour a tous

J’ai vire de bord… Oui, j’ai craque sur l’autoroute et je me suis trouve de superbes petites routes pas loin du Pacifique, et encore tempete de ciel bleu…

La je suis a Pichilemu, capitale mondiale du surf.

J’ai eu quelques problemes de velo, je viens de trouver un reparateur qui a l’air de tenir la route : changent de chaine et d’une des petites roulettes qui avait du jeu.

Je suis dans un hotel de ouf, un truc pour baroudeurs completement dingue avec des tentes dans le patio, moi j’ai une chambre ou l’on accede avec une echelle et si on grimoe encore un peu ca plonge sur l’0cean…

J’avais un peu peur pour la suite : pistes, pentes fortes, et peur que pas de ravitaillement, on m’a rassuree, tout devrait bien aller…

Bisous a tous et merci de votre soutien sans faille

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Nouvelles brèves : vendredi 17 février 2012

Bonjour à tous

Je suis à Algarrobo, cité balnaire à la mode, le soleil brille (enfin brillait, là il est couché), la musique bat son plein…

Je me suis fait une journée de dingue, plus de 9 heures de vélo, arrivée à 10 heures du soir, c’est du n’importe quoi et partie de la mer, arrivée à la mer j’ai monté 1038m et descendu 1317 m, là il y a quelque chose qui m’échappe…

Même pas fatiguée, j’ai eu des cotes à la vénézuelienne, poussage difficile…

N’ayant pu lire la carte d’Enzo, je me suis trouvée un itinéraire pour sortir de Valparaiso mieux que ce qu’il proposait et me suis inspirée de l’itinéraire de Jean le cycliste. Je savais que par la cote c’était hard, mais franchement je ne pensais pas à ce point… Mais je suis sortie de l’autoroute et de son bruit qui me fracassait…

Il est minuit on vient de m’offrir une mousse au chocolat, elle est pas belle la vie ? Bisous tout le monde

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J391 : jetée de l’autoroute à Con-Con (oui c’est vrai c’est con, con), transportée par véhicule assistance pendant 10km, enfin arrivée à Valparaiso

Mercredi 15 février 2012

Maison à la Febre Ocoa – Valparaiso
Kilométrage : 76,97 km en vélo plus une dizaine en véhicule assistance
Heures sur le vélo : 6h14’26 »
Vmoy : 12 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Dénivelée positif : 306m, négatif : 452m, en clair ça ne fait pas que descendre…
Températures : de 62°F à 100°F

Après une excellente nuit je me réveille avec le jour, j’ai l’impression que tout dort dans la maison, alors je me prépare en silence. En fait les hommes sont déjà levés, la femme se lève plus tard. A 8 heures je suis prête à partir, mais je ne vais pas partir comme ça, un pain frais dans le ventre, deux à emporter, et plein d’avocats…

Je rejoins l’autoroute, c’est l’horreur, une circulation dingue pendant une vingtaine de kilomètres. Puis changement d’autoroute, je souffre dans la bretelle de raccordement vu mon absence des 3 grands pignons. La nouvelle autoroute est superbe, large brema et pas de circulation, je file à grande vitesse.

Les cités chiliennes n’ont rien à nous envier…

Petit pique-nique sur une rambarde, tout va bien…

Un péage, on m’arrête, oui c’est con-con, je me fais sortir à con-con…

Et je retourne dans l’horreur, route étroite, brema étroite et pas toujours roulable, circulation très intense, et pour couronner le tout la route monte dans les collines et en plus des fois je manque de me faire décapiter…

Je comprends l’autoroute vide, comme de toute façon ils conduisent pied au plancher, pourquoi prendre l’autoroute et payer ? L’avantage de la petie route c’est que c’est plus beau et on passe dans les villages, l’inconvénient : je suis en grande insécurité…

Puis petite route et autoroute se rejoignent, donc là j’ai le droit d’y aller, mais la circulation est à nouveau intense. Arrive une nouvelle section à péage, ils appellent ça des autoroutes à grande vitesse (ils ne manquent pas d’humour), je me fais héler, je m’arrête. Alors voilà, voilà, voilà, j’ai deux solutions, passer par des petites routes, c’est très compliqué, ça va beaucoup monter et j’en ai pour 4h30, en clair moi j’en ai pour une journée. Deuxième solution, je traverse l’autoroute (j’ai horreur), je sors, je rerentre et je passe à toute vitesse, ils ne m’arrêteront pas et ne lanceront pas la police à mes trousses. Oh la la que c’est compliqué tout ça… En plus on est juste à coté de Valparaiso, moins de 10km et puis arrive une troisième solution, arrive un véhicule assistance qui me fera franchir ces 10km de no’bikes land…

Après le gentil monsieur m’explique : je prends le trottoir en face, je traverse au feu, je vais tout droit puis je longe la mer. Même dans le véhicule assistance je continue à prendre mes photos…

Je traverse Vina del Mar

Je pique-nique au bord de la mer, à nouveau sandwich à l’avocat.

Le pacifique me fascine

Si vous connaissez quelqu’un qui cherche une femme à tout faire pour tour du monde à la voile, je suis partante, là je n’ai pas le temps de m’en occuper…

Les vélos circulant sur le trottoir j’en fais autant. Puis à un feu un homme m’aborde, où je vais d’où je viens, patati patata, je dis que je cherche un réparateur de vélos mais d’abord je vais à Valparaiso ,mais j’y suis, quelle bonne nouvelle.

Pour une fois je suis les explications de Jean le cyclo pour trouver un hôtel, je trouve la rue San Ignacio. le premier hôtel en remontant sur la droite ils louent les chambres à l’heure, oh la la Jean, tu m’avais caché cela… Le deuxième est le bon, pas cher, bien, tout, ils m’aident à trouver un réparateur de vélo qui s’avérera très bien. Jean pour ton tableau l’hôtel s’appelle Hotel del Rincon.

Bisous valparaisiens

Voili, voilou, bisous tout le monde

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J390 : stoppée net dans mon élan par deux déchirures de pneu…

Mardi 14 février 2012

Los Andes – Maison à la Febre Ocoa
Kilométrage : 55,32 km
Heures sur le vélo : 3h31’16 »
Vmoy : 15, 7 km/h Vmax : 29,7 km/h
Dénivelée positif : 79m, négatif : 410m
Températures : de 22° à 35°

Le ciel est bleu, les températures agréables, le paysage non grandiose n’est pas monotone et les jambes continuent de tourner…

Ici tout est grand, même les panneaux de signalisation, quant à l’industrialisation du pays, bin la pelle et la pioche sont toujours là…

La route est étroite, encombrée, la brema est de mauvaise qualité mais je m’y tiens. L’espoir de m’en sortir vivante…

J’avale à grande vitesse les 40 premiers kilomètres. Quand même je regarde, les fleurs bleues…

Les rouges…

Je fais attention aux camions

Inspecte la vigne

J’aboutis sur une autoroute et sa grande sécurité, sauf quand il faut franchir un tunnel, je m’équipe, lumière rouge arrière clignotante, lumière blanche avant, réflecteurs bras et jambes (Jean-Luc, prends ce matos, ça ne coute rien, ne pèse rien et un conseil rends-toi visible, le plus visible possible, mets des écarteurs dans tous les sens, en haut, en bas, sur les cotés, à l’arrière, il faut que l’image de toi qui va s’afficher dans le cerveau des conducteurs soit plus grosse que la réalité, tu peux céder à ta gourmandise, vu que des kilos tu vas en perdre…), j’ai peur dans le tunnel mais je le traverse sans encombre.

L’autoroute est interdite aux cyclistes, mais là, je passe…

Je profite des fruits fraichement cueillis pour améliorer mon pique-nique

Et je fais gaffe aux épines

Puis le vent se met de la partie et je l’ai contre, ma vitesse chute à 8 km/h, je me dis que tant que je peux pédaler je continue mais si il faut pousser je stoppe. Après étude de la carte, je pense qu’une fois arrivée à Calera, le vent devrait m’être plus favorable, alors je tiens, j’ai dans l’idée si ce n’est d’arriver à Valparaiso du moins de m’en approcher le plus possible pour y arriver tôt et qui sait gagner une journée, oui, j’en suis là…

Quand soudain un bruit épouvantable me fait stopper net, j’inspecte mon vélo, roue arrière complètement à plat. Une piste longe l’autoroute et un stand de fleurs me permet d’y passer facilement, je m’y installe, regrade l’heure pour voir combien de temps il va me falloir pour changer de chambre à air, il est 14 h 30.

Je sors la roue sans problème, photographie le tout si des fois je ne sais plus comment ça se monte…

Je sors aussi le pneu sans problème (ceux de France étaient extrèmement durs, là c’est tout mou…), je passe mon doigt à l’intérieur pour chercher l’épine ou le clou, et que vois-je ? Deux grandes déchirures…

J’inspecte mon pneu de plus près, horreur, on voit à travers tout le pneu, ne reste plus que la trame… Le pneu qui vient d’être changé à Calama au Chili…

Devant le stand de fleurs une maison, dans la cour des enfants, allez chercher vos parents. Une femme, une deuxième, puis une grand-mère apparaissent, j’explique mon problème. je leur dis que je vais faire du stop pour aller à los Andes où j’ai repéré un magasin de vélo et leur demande si ils peuvent garder mon vélo et mon matériel et si je peux poser ma tente dans le jardin pour la nuit, pas de problème, le matériel est entreposé dans une maison en construction, du coup je leur demande si je ne peux pas dormir dans cette maison, la réponse est affirmative. En fait le soir je mangerai avec eux les meilleurs avocats de ma vie, ils en produisent… J’aurai droit à une douche chaude, un lit et même un accés internet. Au Chili dans les campagnes il y a la wifi gratuite mais le pare-feu est si grand que je ne peux avoir accés à ma messagerie.

Mes bienfaiteurs me conseillent d’aller à Calera, c’est plus près, il y a un magasin de vélos, je peux y aller en bus (ça s’appelle des micros ici), il me suffit de traverser l’autoroute (dur ça, au retour je passerai par la passerelle), la voie ferrée et de courir  pour attraper le micro qui justement passe.

Avant de partir ils me disent où je suis, ouf sinon jamais je n’aurai retrouvé l’endroit…

La mamita (qui n’est pas leur mamita, mais une personne de la même église évangélque qui vient ici 3 jours par semaine) est atteinte de maniaquerie, je la verrai le lendemain passer mille fois le chiffon au même endroit…), elle a la mauvaise idée de bouger mon vélo (oui, il faut tout ranger…) et de le poser sans sa roue sur les pignons du dérailleur qui ne va pas aimer, tout va casser, la cable sortir de l’écrou qui le retient, la cata quoi… J’arriverai à réparer le tout mais je règle mal la tension du câble et ne peux passer les trois grands pignons, ce qui fait que le lendemain quand j’excaladerai mes mille collines je m’exploserai les cuisses et les genoux…

Je suis dans le micro, je me fais indiquer où je dois descendre. Evidemment le magasin est fermé, et il faut savoir qu’il est là, pas d’enseigne, juste un pneu usé sur le trotoir signale son existence. Il devrait ouvrir à 16 heures, j’attends, à 16 heures toujours fermé. Il devrait ouvrir à 16 h30, et si il n’est pas ouvert à 16h30 c’est qu’il n’ouvrira pas… Il y en a un autre à l’autre bout de la ville, j’y vais.

J’ai un pneu, si j’attends le lendemain je peux en avoir un meilleur… Deux jours pour réparer une crevaison, je ne suis pas arrivée à Ushuaïa… Quant à la réparation de la chambre à air, il n’a pas d’eau…

Retour à la Febre n°5, j’ai retenu… Remise en place de la roue, difficultés à réparer le changement de vitesses arrière, comme je fais des essais je suis sur la piste, une voiture s’arrête, j’en profite pour leur demander de vérifier le serrage de ma roue car je sais que le mien est faible, quant au problème du changement de vitesses ils me disent que petit plateau petit pignon ce n’est pas bon, bin oui je sais, juste que je ne peux pas passer les vitesses et ils s’en vont, allez je m’en sors pas mal…

Dans la famille je vais apprendre qu’il y a cinq repas : le levantase (notre café du matin), le desayuno (le petit déjeuner), l’almuerzo (le repas de midi), le onces (quatre heures) et la cena (le souper), là ce soir la cena est supprimée car le onces est pris tardivement. Au onces : thé, salade d’avocats, pain, confiture. Je refuse le thé, sinon je ne peux dormir. Je goûte au maté de hierba, même la deuxième saucée est très amère, je ne peux pas…

La famille vit de la culture des fleurs qu’ils vendent directement sur le bord de la route

J’ai oublé le nom, mais ça ressemble à des lys

Tous plus beaux les uns que les autres

Vous pouvez y aller, les fleurs achetées sont fraîches, pas congelées comme chez nous, et oui, et oui…

La famille cultive aussi les avocats

La fabrique et vente du pain apporte un petit revenu suppléméntaire

Les poules ce n’est que pour leur usage personnel

Une nuit réparatrice m’amènera au lendemain… Bisous tout le monde

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Nouvelles très breves : mercredi 15 février 2012

Bonjour à tous

Après bien des aventures, oué, suspens, suspens… Mais rien de grave, je suis à Valparaiso

Je file sous la douche, cours après un réparateur de bicyclette, puis je me détends et demain je profite de Valparaiso.

Les faiseurs ditinéraire, si vous pouviez vous mettre d’accord sur la fermeture ou non de la carretera australe, après si on ne m’empêche pas d’y aller je trouverai toujours une solution mais PAS le pont, je me suis entraînée dans la chambre, j’arrive à traîner mon vélo par les cornes, mais sur terre ferme pas sur un pont qui balance avec je ne sais combien de vide en-dessous et… le rio, non je ne peux pas… Et il passe des gens sur ce pont ? Je vous rappelle que le deuxième jour de mon voyage j’ai eu un problème de franchissement de rio mais j’ai eu de l’aide… En attendant merci Enzo, j’ai reçu ton itinéraire, je vais étudier ça…

Bisous à tous

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