J457 : la piste restera toujours pour moi une épreuve…

Samedi 21 avril 2012

Casa près de l’aérodrome- Puerto Bertrand (Lodge Green Balker)

Kilométrage : 12,99 km
Vmoy :  6,4km/h, Vmax : 28 km/h
Heures sur le vélo : 2h01’42 »
Température  6 à 12°
Dénivelée : positif : 144m, négatif : 207m

La famille qui m’accueille est sympa, ils sont âgés, elle souffre beaucoup du dos, lui prépare amoureusement son petit bois qu’il fera sécher sur le coin du feu pour le lendemain. Je leur pose problème, ça les gène de me laisser dormir dehors dans le givre, ça les gène aussi de m’accueillir chez eux… Finalement ils m’offriront le « onces », me permettront de faire sécher mes vêtements à coté de la cuisinière et m’offriront le lit au grenier, eux attendent que je me couche pour manger tranquilement et regarder la télévision, ce que je fais. Au grenier il fait très chaud, je me sens poisseuse de transpiration, je vais très mal dormir… Non, ce n’est pas cela qui va changer ma destinée, c’est juste le lendemain, le lendemain la glace est rompue, je vais leur écrire un petit mot sur leur cahier et ils vont me montrer un livre d’une française qui est venue chez
eux, une française photographe, qui revient chaque année ici, son livre montre la « Caleta Tortel », me prend l’envie d’y aller et jamais je ne le regretterai, un lieu qui me marquera autant que Popayan, Tunja, la Paz, Cocuy, et quelques autres villes ou villages, merci Camille Fuzier…

La réparation du porte-bagages n’est pas top top…

J’attends que ça dégivre un peu avant de plier la tente…

Là vous avez la cuisinière typique des patagoniens chiliens avec autour des bancs pour profiter de la chaleur, c’est génial…

Et les deux petits vieux amoureux à qui je dois de connaître la Caleta Tortel… Ils m’en ont raconté des choses, comment c’était avant, les campamientos au moment des coupes de bois, la vie est plus facile maintenant…

Avant de partir je me fais recenser, les recenseurs sont accompagnés par les policiers avec qui je vais m’engueler deux fois, oui, il y a des jours comme ça, la première où ils me disent de rouler à droite, mais c’est bourré de cailloux, la deuxième où ils me redisent de me mettre à droite mais je suis dans une endroit visible et je galère avec mon porte-bagages, ai déchargé et essaie une réparation de fortune.

Me revoilà partie dans du super beau mais je ne me sens pas bien, pas de ressort dans les jambes pour pédaler, ni pour pousser

Et pourtant c’est beau mais le coeur n’y est pas…

Et il fait très froid et je souffre des chauds et froid. Peut-être que j’ai une indigestion de lacs…

Ou de piste, je hais la piste

Ou alors j’en ai marre de faire des photos carte postale…

Ou alors c’est le porte-bagages complètement cassé, finalement le bateau ce serait peut-être mieux

Le pont il est super, donc ce n’est pas ça…

Bon ça ne va pas, peut-être que le bleu du ciel allié à celui du lac me donne le tournis, plus tard je comprendrais que je suis malade, que j’ai de la fièvre, là juste j’en ai marre…

Je craque, je demande de l’aide

Je vais louper un super bel endroit , la super Suisse, sommets enneigés, reflets dans le lac, mais coincée entre deux cannes à pêches à lunettes, il n’y aura pas de photos… Arrivée à Puerto Bertrand mes sauveteurs prennent contact avec les deux jeunes guides de montagne, accompagnateurs de VTT qui vont venir me chercher,  il vont mal réparer le porte-bagage, ça va casser en un jour, ils vont badigeonner mon vélo d’huile, je vais passer plusieurs heures à extraire le magma sable- gravier qui s’est mis partout, mais, mais je vais beaucoup parler avec eux et ils vont m’aider dans ma démarche de comment continuer mon voyage, en clair je vais jusque qu’à la Caleta Tortel, Villa O’Higgins si on ne peut traverser le lac ne vaut pas le coup, je repasse en Argentine par le paso Roballos, et après je fais fis de tout ce que l’on me raconte, et je vais jour après jour et à chaque jour suffit sa peine, et aujourd’hui, 21 mai, c’est ce que je fais et c’est très bien. Avec eux je vais faire le ménage de tout ce dont on m’a encombrée pour le vélo, les pneux chiliens, out, les milliers de chambre à air, out, le démonte-chaine suit le même chemin, le redresse-rayon aussi, même les rayons y passent, je gagne deux kilos et mon esprit s’allège… C’est quoi cette diabolisation de la carretera australe ? C’est tout sauf un désert, le désert je vais le rencontrer après, mais ouf je ne le sais pas…

Ce jour-là j’ai pris une des meilleures décisions de ma vie et même si l’hôtel est un peu cher, même s’il ne fait que 8° dans la chambre, je vais manger le meilleur pastel de choclo de ma vie…

Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : lundi 21 mai 2012

Bonjour à tous

Je suis à El Calafate, ce soir je mange avec Marie et Jean-Marc, deux tours du mondistes qui me courrent après depuis des mois…

J’ai accepté l’aide d’un pick-up après avoir lutté des heures contre un vent contre.

On m’a volé mes cartes routières, et le sac où il y avait tous mes gants, bonnets, bandeaux, ouf je suis dans un endroit où on peut renouveler.

J’ai encore vu aujourd’hui une des plus belles choses du monde : la croisière d’un jour sur le lac où se jette entre autres le Perito Morino, un des plus grands glaciers du monde.

Sinon il neige à donf, ça commence à tenir par terre… Demain c’est entreprise rhabillage, après-demain un minitrekking et si vraiment je ne peux continuer en vélo, je continuerai à pied, ça ira plus vite, il faut que j’aille encore plus vite pour des raisons familiales, ça devient difficile mon truc.

Bisous à tous

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Nouvelles breves : 18 mai 2012

Bonjour  a tous

je suis a Tres Lagos, tout va bien  a part le vent et le froid et la piste et des problemes familiaux…

Je squatte le net d un pensionnaire ou je suis donc ne m eternise pas

Je me dirige vers El Calafate

Bisous a tous et merci de votre soutien

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J456 : très « lago » la journée…

Mardi 17 avril 2012

Puerto Rio Tranquillo – Une maison sur le bord de la carretera austral

Kilométrage : 34,16 km sur piste
Vmoy : 7 km/h, Vmax : 26,3 km/h
Heures sur le vélo : 4h51’17″
Température 4° à 15°, grand beau temps froid sans vent
Dénivelée positif : 262m, négatif : 544m, du bord du lac au bord du lac, expliquez-moi…
Départ 9h45, arrivée 18 heures

Je fais faux bond à mon prétendant et profite du lever de soleil

Puerto Rio Tranquilo est aussi un minuscule village, je ne prendrai
pas le temps d’aller visiter la cathédrale de Marmol, un temps comme
cela on roule…

Il a beaucoup neigé sur les montagnes alentour…

Mon hôte me renouvelle sa déclaration d’amour….

Mais avec un ciel bleu comme cela en Patagonie chilienne, on roule…

La route suit le lac

Elle monte et descend, comme d’hab…

Puis une grande montée, puis elle remonte et descend, je suis souvent dans des zones à l’ombre où il fait très froid.

Les travaux ne rendent pas toujours le pédalage aisé…

Le lac, vous n’avez pas fini de le voir, il est grand et je vais lentement…

Idem pour les montagnes enneigées…

Là c’est un lac secondaire, oui, pas le même…

Et la piste qui n’est pas trop mauvaise

Je vais franchir mes premières plaques de verglas… Et… Mon porte-bagage est à nouveau cassé, de l’autre coté…

La forme ce n’est pas encore ça mais ça va mieux…

Je vais enfin pouvoir m’offrir un pique-nique au soleil, parce que sinon ce sont des galettes avalées le plus vite possible pour ne pas me refroidir…

Le loup ne m’attaquera pas, je suis trop maigre…

Pour un peu on aurait envie de se baigner…

Là c’est un peu de Suisse pour Enzo, je sais qu’il adore ça…

Et là mon ombre…

Et un rio pour réveiller les neurones de Monica…

Là je ne sais si c’est du sable ou de la cendre (je vous rappelle l’énorme éruption volcanique d’il y a 20 ans)

Et, et, voilà que mon envie d’échange me reprend…

En fait ce sont des cabanas avec aérodrome privé mais fermé car il y a eu trop d’accidents…

Je suis fatiguée, je veux m’arrêter mais… Je n’ai plus d’eau…

La maison isolée ne répond pas à mes appels, l’homme de l’ex-aérodrome me démontre que je ne peux boire l’eau puisée dans le rio car le filtre est trop sale, un touriste chilien venu voir l’avion me dépanne, en plus avec de l’eau à bulles, ouf je ne vais pas mourir de soif en Patagonie… Non, je ne peux mettre ma tente dans l’ex-aérodrome, qu’à cela ne tienne, je vais la mettre au bord de la route de toute façon il ne passe personne, alors l’homme de l’aérodrome m’accompagne à la maison isolée dont les habitants sont revenus car la cheminée fume… Comme au Vénézuela ils vont me laisser planter ma tente, y installer toutes mes affaires (au passage tout va givrer, donc se mouiller) pour finalement m’inviter au Onces et à dormir… Les moutons auraient aimé ma compagnie… Mon halte dans cette maison va changer ma destinée, surprise, surprise, vous le saurez demain…

Bisous tout le monde

 

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J455 : je craque et m’en veux à mourir de craquer…

Jeudi 19 avril 2012

Bivouac avant le col – Puerto Rio Tanquillo

Kilométrage : 23,29 km en vélo, plus de 100 en minibus
Vmoy : 9,5km/h, Vmax : 48,6 km/h
Heures sur le vélo : 2h27’14″
Température -1° à 10°
Dénivelée positif : 500m, négatif : 1152m

Le matin tout se passe normalement, décongelage de l’eau, c’est vrai que dormir au col expose à des températures négatives mais à moins d’humidité…

La nuit fut tranquille

Je termine la montée du col, ce qui me permet certes de me réchauffer mais aussi de transpirer, alors bonjour le froid à la descente…

Tout va bien, le paysage me plait…

Et la montagne, il n’y a pas j’aime…

Voilà la descente, il fait très très froid, le vent contre est glacial, je serre les dents et j’y vais…

Là c’est je ne sais quoi au milieu de rien… Je m’abrite derrière un pilier pour avaler un gâteau

J’arrive à Villa Cerro Negro, minuscule village avec quand même une hosteria où je vais prendre un petit déjeuner dinatoire dans la cuisine, c’est là qu’il fait le plus chaud, oui, je suis archi-gelée, grande est ma tentation de m’arrêter là et de ne repartir que le lendemain, mais avec toujours cette idée que beaucoup m’ont insufflé, il est trop tard, je ne vais pas passer, avec le recul je me demande bien ce que je ne vais pas passer.., donc avec cette idée d’aller vite, je repars, grossière erreur…

Le village bien que minuscule a de grandes avenues…

Et surtout est dominé par l’imposant Cerro Negro (Cerro ici veut dire montagne)

L’hôtelière m’a indiqué un camping à 10 km, mais je veux aller plus loin… Je m’engage dans un espèce de canyon et là le vent qui était fou devient furieux…

Les gorges sont imposantes et moi je lutte, je lutte, 1mètre, 5 minutes d’arrêt, 1 mètre, cinq minutes d’arrêt, c’est comme si j’essayais de traverser un mur…

Le Cerro Negro se moque de ma détresse, car détresse est le mot, j’hésite à faire demi-tour, ce qui est sûr c’est que je ne peux avancer, je pense que toutes les prédictions destinées à me décourager sont en train de se réaliser…

La route monte plus qu’elle ne descend

Un premier véhicule me voyant sctochée sur la route m’attend, je ne fais aucun signe, il continue sa route, un deuxième fait de même, je résite encore… Un bulledozerpelleteuse a pitié de moi, il avance en crabe pour me fair un cone sans vent, je gravis ainsi une pente (inutile de dire que je pousse), la scène est si pitoyable qu’il vaut mieux en rire… Un minibus s’arrête et me propose de m’emmener, je craque… Soit-disant que ce vent n’est pas normal, il dit qu’il va me déposer à Puerto Rio Tranquillo…

Je suis désemparée, furieuse après moi-même (sur le coup, car avec le recul c’était mon obstination qui était ridicule…), si furieuse que j’ai des hallucinations…

L’eau est toujours très présente

Après le vent ce sera la pluie

Nous arrivons au lac General Carrera qui parait-il est le deuxième par sa grandeur de l’Amérique latine, parait-il…

Enfin j’ai l’explication de ces forêts mortes

Et il pleut

Oui, il pleut…

Arrivé à Puerto Rio Tranquillo, mon chauffeur s’arrêete chez son père, il me dit qu’il tient un camping, mais moi je veux dormir dans une hosteria, pas de problème, il fait aussi « alojemiento » (un lit dégagé à la hâte au milieu d’un tas de bordel), je ne peux refuser… Le feu ronffle, mes affaires vont sécher, la douche est chaude, sans être reluisant de propreté l’endroit n’est pas répugnant, je vais avoir droit à une douche chaude, au « onces », à de la viande et… Une cour effrénée de mon hôte, il ira jusqu’à frapper deux fois à ce qui me tient lieu de chambre et me démontrer le matin qu’il repasse seul ses chemises (à merveille d’ailleurs), mais il ne me plait pas et une prison même dorée n’est pas pour moi…

Et la marchandise emballée, livrée à domicile repartira le lendemain, oué parce que le lendemain ni vent et ni pluie…

Bisous tout le monde

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J454 : deux cols et une Patagonie flamboyante…

Mercredi 18 avril 2012

El Blanco – Bivouac avant le col

Kilométrage : 43,44 km
Vmoy : 7,3km/h, Vmax : 36,5 km/h
Heures sur le vélo : 5h54’20″
Température -1° à 10°
Dénivelée positif : 698m, négatif : 336m
Départ vers 9h30, arrivée vers 17 heures

Adieu El Blanco, dix maisons…

Il y a d’abord une montée que je passe sans difficulté

Puis la route va comme à son habitude monter et descendre…

Pour se décider à monter franchement…

Je vais ce jour-là franchir deux cols, un à 1200 mètres, le deuxième à 1300 mètres, je le garderai pour le lendemain…

Oui, parce que comme d’habitude je m’arrête 100 mètres en dessous…

Entre les deux cols des gorges magnifiques mais glaciales, le vent (glacial lui-aussi) qui m’était plutôt favorable va devenir franchement contre quand je vais remonter le deuxième rio…

Le temps ? Des nuages puis une averse puis alternance de nuages et d’éclaircies, le vent j’ai dit…

Quand arrive mon épuisement je cherche un endroit où planter ma tente, le premier est marécageux, le deuxième pierreux, le troisième parfait, à peu près à l’abri du vent, je trouve un petit rio pas loin, juste je n’oserai faire du feu à cause du vent…

Vous allez comprendre pourquoi mon deuxième matelas a aussi une crevaison…

Ce jour-là je suis bien et la Patagonie va pour moi flamboyer… Alors ouvrez-bien vos petits yeux…

Un

Deux

Trois

Quatre

Cinq

Six

Sept

Huit

Neuf

Dix

Onze

Douze

Treize

Quatorze

Quinze

Seize

Dix-sept

Dix-huit

Vous n’avez que deux yeux ? Allez-vite vous en faire greffer d’autres…

Bisous tout le monde

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J453 : je continue à être en difficulté…

Mardi 17 avril 2012

Coyhaique – El Blanco

Kilométrage : 39,74 km
Vmoy : 9,1km/h, Vmax : 39,3 km/h
Heures sur le vélo : 4h20’12″
Température 8° à 14°, nuages et éclaircies, vent violent d’abord contre puis favorable sauf quand de coté
Dénivelée positif : 611m, négatif : 559m

Cette nuit la terre a tremblé au Chili, magnitude de 6,7, apparemment pas de victime, juste des éboulements, des milliers de gens évacués à Valparaiso…

J’ai de plus en plus de mal à gérer mes chauds et froid… Peut-être l’origine de ma fatigue est-elle là… Je transpire énormément dans les montées et je ne dois pas bien compenser les déperditions hydro-électrolytiques même si je fais attention de boire suffisamment… Voilà, je continue à être en difficulté…
La route continue elle de monter et descendre et je vois que je fais pas mal de dénivelée… J’ai essayé de me découvrir lors d’un coup de chaud mais le vent m’a pris contre et j’ai du vite fait remettre la troisième couche pour le bas, le goretex pour le haut (au fait j’ai trouvé une super veste goretex à Coyhaique, la capuche est rapidement restée sur ma tête et aussi un chapeau vert fluo, lequel aussi est resté sur ma tête, plus le bandana et des mitaines de la même couleur (les mitaines c’est pour le repos, je les ai aux mains super…) et aussi des gants de soie.

Alors aujourd’hui nuages et soleil se partagent le ciel et le vent souffle très fort, d’abord contre il va rapidement m’être favorable, mais m’empêche de m’arrêter, parfois quand la route tourne il me chahute… Le seul abri-bus sur mon parcours me permettra d’avaler en quatrième vitesse un avocat, un petit morceau de pain, quelques amandes et un carré de chocolat… Toujours en tête ne pas me laisser refroidir, ne pas me laisser refroidir… Je
vais vous dire, c’est dur et pourtant il fait moins froid que dans l’altiplano mais je gère mal cette succession de montées et descentes, ce vent glacial…

A propos d’altiplano, j’ai l’impression d’y être, le paysage a radicalement changé, les arbres ont pratiquement disparu, le vent souffle…

Les rudes montagnes ne lui font pas obstacle…

La route est belle, la circulation très peu intense…

Le jaune s’est installé

Parfois un peu de vert

Les montagnes jouent la curiosité

Je ne sais l’explication géologique

Formes et couleurs bizarres jalonnent le parcours

Parfois l’alignement est de rigueur

Peut-être me suis-je encore trompée de route et suis-je en Argentine sur la ruta 40…

Pourtant je prends mes repères…

Je ne sais si je préfère le vent ou la pluie… Je crois que je préfère le soleil et la chaleur… Où sont les 49° de Mendoza ?

Les chiliens eux préfèrent les trains…

Allez, c’est beau, le coeur n’y est pas tout-à-fait quand même…Aujourd’hui je vais réussir l’exploit de me tromper deux fois, une fois à un rond-point je prends la route qui descend, dés que je comprends mon erreur je stoppe, vérifie sur la carte et arrête la première voiture (au fait moi je n’ai aucun mal à arrêter les voitures, la première s’arrête toujours, ce qui me fait penser que si à Villa O’Higgins il n’y a ni bateau ni bus, je ferai du stop), par ailleurs je m’aperçois une première fois que je n’ai pas pris le chemin le plus court pour rejoindre la carretera austral depuis Coïhaque, oui il y a trois entrées, moi je suis redescendue puis je suis remontée et quand j’ai vu que je passais devant le magasin de bricolage où j’avais acheté la veille mon produit miracle pour nettoyer le vélo, j’ai eu la haine…

Et puis finalement je ne suis pas si loin que cela de Paris…

J’ai vu un écriteau « Balamacede » à je ne sais plus combien de kilomètres, je me dis que je vais essayer de l’atteindre quand surgit un village « El Blanco » et une hosteria, j’hésite un peu et craque, j’ai bien fait car Balamacede n’est pas sur la route… La femme qui travaille à l’hosteria est super sympa.
L’hosteria est vide, donc sans chauffage et sans eau chaude mais du feu dans la cheminée, je peux faire sécher mes affaires trempées de sueur et qui commencent sérieusement à puer…

Elle m’offre le « onces », tisane, pain et confiture et me donnera une bassine d’eau chaude pour me doucher… Ce soir j’aurai droit à une bouillotte. Je lui donne mon coupe-vent vert,
j’attendais pour le donner un de vérifier que le nouveau me donnait satisfaction, deux de trouver quelqu’un de sympa, voilà qui est fait… Nous mangeons ensemble, elle est contente d’avoir de la compagnie… Je vais essayer de rejoindre le village de Villa Cero
Castillo demain où je pense trouver une hosteria et où le goudron va m’abandonner…

Bisous tout le monde

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J452 : Coyhaique

Lundi 16 avril 2012

Journée consacrée à la recherche d’équipement, aux soins de mes cheveux, oui, oui, je ne me laisse quand même pas allé et deux pages sur mon site.

Pour le vélo là c’est hors ressources thérapeutiques…

Jean le cyclo avait raison Coyhaique est une ville très bien achalandée.

Pour la tente il ne faut quand même pas rêver, celles proposées sont ou trop lourdes ou ne résistent pas au vent ou hyper-compliquées à monter, en revanche je trouve un tapis de sol, ce sera mieux et moins lourd que mon plastique.

Et je trouve un super goretex avec une fermeture éclair vert, un chapeau vert, des mitaines vertes et une gourde thermos verte…

Bisous tout le monde

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J451 : je suis en difficulté…

Lundi 16 avril 2012

Ferme immonde sur le bord de la route – Coyhaique

Kilométrage : 37,12 km
Vmoy : 9,2km/h, Vmax : 33,7 km/h
Heures sur le vélo : 4h00’15″
Température 7° à 15°, nuages et éclaircies
Dénivelée positif : 430m, négatif : 320m

Déjà j’ai oublié… Juste je sais que je suis en difficulté…

Mes seules notes : un vrai col, le froid, je mange vite fait à l’abri du vent et me refroidis à la vitesse grand V…

Je quitte la ferme immonde et le lit dans lequel je n’ai pu dormir, il y avait un matelas debout je l’ai mis par terre, ce qui n’a pas empêché une bête de me venir me rendre visite…

En revanche la vue de la ferme est géniale

Le bazar dehors ne me gène pas

Mais quand le jeune à moitié débile (beaucoup de consanguinité par ici) ne m’aide pas dans mon poussage-torture pour remonter le chemin et s’y prend à 3 fois lui avec la grosse voiture, là ça me gène… Quand j’ai des salamalecs jusqu’à ce que je paie (grassement) puis plus rien, là ça me gène… Et la crasse sordide alors que l’on peut faire autrement, là ça me gène… Le vélo lui reste impassible…

Le dindon aussi…

Les nuages aussi…

Oui, parce que les nuages ils se promènent tranquilos…

La neige saupoudre les sommets

Les vaches paissent

La montagne est montagne

L’eau cascade

Sous l’œil bienveillant de la vierge

Et voici un vrai restaurant touristique, le premier depuis que je suis en Patagonie chilienne, quel contraste avec la Patagonie argentine…

Et que fait l’arbre jaune là-bas tout seul ?

Eux pèchent, je vous rappelle que nous sommes dimanche…

Comme vous allez je l’espère m’encourager pour m’aider à surmonter les difficultés auxquelles je suis confrontée je vous offre la carte postale du jour…

Les curiosités de la nature ne m’empêchent pas de monter bravement mon col…

Et de franchir dignement les sections pavées…

Et ça monte…

Tandis que j’écris quelques jours plus tard j’apprécie mes mitaines vertes, ce jour-là je n’apprécie même pas le vent favorable, quand il est froid le vent je préfére m’en passer…

Allez, on appuie sur les pédales…

Question récurrente : n’y-a-t-il pas un géologue parmi vous ?

Allez on monte…Puis on redescend, sauf que ça remonte, alors reproblème de chaud-froid, allez il ne me reste que quelques milliers de kilomètres…

Et tandis que j’écris la tempête continue de souffler, ouf je ne suis pas encore sous la neige…

L’automne lui est bien là…

Et volent volent les feuilles à l’entrée de Coyhaique, comme mes bisous vers vous…

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J450 : une simple journée patagonienne : il pleut…

Dimanche 15 avril 2012

Casa de ciclistas a Manihuales – Une ferme sordide sur la route

Kilométrage : 50,91 km
Vmoy : 9,9 km/h, Vmax : 42 km/h
Heures sur le vélo : 4h00’15″
Température : 8° à 15°, pluie
Dénivelée positif : 419 m, négatif : 633m

Je ne me souviens de rien… Alors je vais raconter cette journée en images…

Les adieux sont toujours difficiles…

Le ciel est couvert et l’automne triomphe…

Il pleut, le soleil perce, mille fois dans la journée et les arc-en-ciel fleurissent…

Le paysage reste beau…

Et le bleu du ciel bleu…

La montagne est montagne…

Les moutons broutent…

Mes commentaires manquent de recherche ? attendez j’ai un mois de retard sur ce blog,je ne vais pas voua la faire à la Victor Hugo… Parfois on vire dans le spectaculaire…

Ou le subtil…

La neige au loin se pointe…

La route est goudronnée…

Oué, c’était du passé, fin du goudron, repiste…

Un repère pour les googleearthiens…

Bin oui, c’est l’automne…

Des gorges surgissent là par hasard…

La route se regoudronne, enfin ce sont des plaques de ciment comme au Vénézuela ou en Colombie, très agréables à rouler et sûrement mieux adaptées au terrain et au climat…

Reconnaissezavec moi que l’automne c’est beau…

C’est beau ça et là…

Rearc-en-ciel, c’est lassant…

Très lassant

Là il est double, ça met un peu d’animation…

Et il pleut…

Et moi j’aime les décalés…

Une forêt morte, je redonne l’explication : l’éruption volcanique d’il y a 20 ans a tué beaucoup d’arbres, l’eau s’est installée…

Et de petites fleurettes me font un clin d’oeil…

Et ça monte, et je suis mouillée, et ce n’est toujours pas la grande forme, je cherche où dormir

J’aboutis dans la ferme la plus répugnate de Patagonie, la femme va me faire sa petite démonstration du travail de la laine

Le filage

Le je sais pas quoi

Le tricotage

Pour mon lit, je ne peux, je dors par terre… Bisous tout le monde

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