J464 : enfin j’atteinds mon bout du monde à moi…

Samedi 28 avril 2012

Bivouac au bord de la carretera austral – Caleta Tortel

Kilométrage : 30,04 km
Vmoy : 6,9 km/h, Vmax : 22,6 km/h
Heures sur le vélo : 4h21’01″
Température : 0° à 12°
Dénivelée: positif : 172 m, négatif : 183 m

Avant le jour il y a la nuit

Glaciale, givrée comme d’habitude…

Avant la nuit il y a le soir, l’immense tas de bois sur lequel je comptais est comme figé depuis des siècles dans une humidité qui a soudé les bûches entre elles, c’est à la frontale que je vais chercher du bois, il est si humide que je devrais m’y reprendre à deux fois pour allumer mon feu…

Puis c’est le matin un petit oiseau vert est venu s’égarer à l’intérieur de la tente…

Ciel la tente a rétréci durant la nuit…

Ti vélo lui est ravi de sa nuit

Il apprécie pas vraiment les réparations de sa cyclo machintruc

Les chèvres n’en ont que faire…

Et les vaches ne veulent pas bouger…

Et moi je sais que je vais vers mon bout du monde à moi et je commence déjà à être émue…

La bifurcation est là

Au début la piste est large et pas trop mauvaise

Les petits rios ici n’ont même plus de nom…

La route commence par serpenter au bord du rio, pour le stop pour le retour, il ne faut pas trop y compter, je ne rencontrerai personne…

Ca monte et ca descend…

Une ferme de l’autre coté du rio

C’est beau, tout simplement beau…

Je traverse une immense plaine marécageuse

Au loin les glaciers se profilent

De près je me sens menacée

La piste continue de serpenter, puis va rudement grimper, je sais que je ne suis pas loin…

La Caleta Tortel est là, je pleure…

Allez, on reprend ses esprits, on cherche un hôtel, pas évident avec un vélo chargé…

On accepte de poser pour la promotion du tourisme en Patagonie chilienne

Nous visiterons la Caleta Tortel demain…

Je ne connais pas la suite, mais bizarrement c’est comme si j’étais au bout de mon voyage, je sais en tous cas que j’en ai fini de pédaler sur la carretera austral, et bien non ma cocotte, moi je le sais tu vas y repédaler…

Bisous tout le monde

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J463 : galère le matin dans le froid et le verglas, mieux, mieux l’après-midi…

Vendredi 27 avril 2012

Bivouac au bord de la carretera austral – Bivouac au bord de la carretera austral

Kilométrage : 36,33 km
Vmoy : 7,5 km/h, Vmax : 22 km/h
Heures sur le vélo : 4h48’25″
Température : 0° à 10°
Dénivelée positif : 212 m, négatif : 345 m

Allez, on repart, beaucoup, beaucoup de givre

J’ai noté que la piste était meilleure, je vais me payer quand même une sortie de route et deux chutes sans gravité, la douleur à la fracture du gros orteil se réveillera pour s’éteindre quelques heures plus tard

Je souffre dans des passages très à l’ombre, avec le froid, du verglas, mais l’après-midi la forme reviendra, n’empêche finies les pauses pique-nique, voire même pas d’arrêt pour avaler quelques galettes à cause du froid et de la crainte de me refroidir et de me paralyser.

Sinon c’est comme d’hab :

Des fois une ferme

Toujours un ciel laiteux

De l’eau

Et puis c’est chouette

Des cairns, là ça m’inquiète car si sur cette unique piste il y a des cairns cela veut dire que par mauvais temps ce n’est pas évident, allez, il fait froid et humide mais ni pluie ni vent

Comme d’hab, une montagne enneigée

Un rio bleu

Un rio ocre

De la forêt

La piste est meilleure, il faut quand même le dire vite

Je remonte un immense rio, génial

Trop génial même, pour un peu je bivouaquerai au bord, mais trop dangereux en cas de montée des eaux et aussi trop venté

Je finis par trouver un endroit génial où bivouaquer, très très humide c’est sûr, une clairière au milieu de la forêt au bord du rio mais un peu plus haut, la nuit tombe de plus en plus tôt, le jour se lève de plus en plus tard, je me dirige à la fois vers le sud et vers l’hiver et figurez-vous que j’aime ça, enfin j’aime ça quand la forme revient, pas quand je suis malade et que je me traîne lamentablement…

Dodo, bisous tout le monde

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J462 : vélo pour la balade du dimanche sur la carretera austral

Jeudi 26 avril 2012

Bivouac au bord de la carretera austral – Bivouac au bord de la carretera austral
Kilométrage : 28,27 km
Vmoy : 6,8 km/h, Vmax : 20,7 km/h
Heures sur le vélo : 4h06’58″
Température : 1° à 11°
Dénivelée positif : 184 m, négatif : 501 m

Mes notes : la nuit fut glaciale, du givre s’est introduit dans la tente, je me réveille dans le brouillard givrant, le ciel est laiteux, la piste est mauvaise, je suis toujours en petite forme sauf sur 300mètres, je me trouve un super bivouac et fais du feu. Qoi d’autre ? Je ne sais plus, je vous propose d’aller voir ensemble ce qui se cache derrière les photos :

C’est vrai qu’il y avait du givre…

Que rapidement le brouillard s’était levé
Permettant d’admirer les beaux paysages…
Quand à la piste elle est ? Allez tous en chœur : « elle est piste »
Alors là il faut m’aider, franchement je ne sais plus pourquoi j’ai pris cette photo

Des travaux d’entretien de la piste ne facilitent pas ma progression
Bon  le refuge est trop loinVraiment trop loinÉvidemment nous n’allons pas échappé au rioNi aux sommets enneigés
Et là c’est le mouton qui s’est échappé de la crèche (explications par mail privé sur demande)De rares fermes continuent de témoigner de la présence humaine, alors amis cyclotouristes arrêtez de paranoïquer sur la carretera austral, ce n’est pas le désert…Et la voici, là voilà, celle que vous attendez tous avec impatience : la photo carte postale du jourEt le ciel bleu en ce jour de fin d’automne australEncore un peu de rio, mais là je m’amuse avec mon ombreJe hais, je hais la piste, peut-être mon vélo n’est-il pas adapté, une personne qui vient de m’aider à remonter mon dérailleur m’a affirmé que c’était un vélo pour la promenade du dimanche que j’avais, et bien dites-donc elle a été longue ma promenade du dimanche… A ce jour 462 dimanches…Longue mais toujours aussi belleDe près comme de loinEt maintenant je me rappelle mon bivouac, un peu en dehors de la route
Surplombant le rio, avec le feu un peu plus loinEt une personne avertie en valant deux je ferme un peu mieux ma tente, car le givre qui tombe sur la tête c’est drôle la première fois, à répétition cela devient glaçant, pour ne pas dire lassant ou l’inverse…

Bisous tout le monde

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J461 : cap sur la Caleta Tortel…

Mercredi 25 avril 2012

Cochrane – Bivouac au bord de la carretera austral

Kilométrage : 32,45 km
Vmoy : 5,9 km/h, Vmax : 24 km/h
Heures sur le vélo : 5h32’32″
Température : 0° à 12°
Dénivelée positif : 380 m, négatif : 367 m

Je quitte Cochrane
Et son art moderne
Ça y est, je me suis encore trompée de chemin, ne serais-je pas en Argentine où le culte à la défunte permet de se réapprovisionner en eau ?
Vite un point carte
Je suis le lac Esmeralda, un nom comme cela ne s’oublie pas…
Donc du lac vous allez en voir
Allez, je vais essayer de ne pas abuser
Je suis toujours en petite forme, la piste elle est en grande forme, petits graviers, tôle ondulée, pierres sont omniprésentes

Mes chauds froid m’épuisent, je suis souvent à l’ombre avec des plaques de verglas et des flaques d’eau encore gelées
Quand même elle est fascinante cette eau
Les montagnes aussi d’ailleurs, le ciel lui est devenu très laiteux
Parfois une ferme rappelle que cette Patagonie-là est habitée
Et voici le lac Chacabuco

Vous avez de la chance, il est à contre-jour, allez j’ai « travaillé » la photo pour vous offrir quelque chose d’agréable à regarder sans vous brûler la rétine
Dans la piste assez épouvantable une de mes sacoches avant se détache, je vais enfin, je ne sais plus quand, rerégler tout cela, ce qui d’ailleurs (merci Christophe rencontré à la casa de ciclista de la Paz de m’avoir fait comprendre tant de choses sur le vélo) est d’une simplicité remarquable. En revanche n’ayant pas pensé comme d’autres cyclotouristes à prendre mon rapporteur (oui ils précisent pente à 22%, 30%), je me remémore ma trigonométrie qui, elle-aussi, une fois bien expliquée est d’une simplicité redoutable… Mais je n’ai pas non plus apporté de mètre… Ni de compas, rien de tout cela, sauf ma boussole qui quelques jours plus tard va complètement s’affoler, normal sous ces latitudes ?
Je galère un peu pour trouver une aire de bivouac qui me convienne, je pose ma tente dans un espèce de gravier, écrivant cet article en décalé je ne sais pourquoi j’ai si bien arrimé la tente alors que dans mes notes j’ai écrit que le soir je me faisais mon petit feu de camp.

Dans la nuit je vais avoir de la fièvre, elle est d’abord agréable, mon corps diffuse une douce chaleur, puis elle va grimper, je vais grelotter, je comprends enfin mon état d’épuisement j’ai un truc, je ne sais pas quoi, mais j’ai un truc, bizarrement ça me rassure plus que ça ne m’inquiète… Je me rappelle cet accès de fièvre la veille de l’escalade del Pan de Azucar au Vénézuela qui m’avait fait peur et qui était parti aussi vite qu’il était venu.

Bisous fiévreux

 

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J460 : Cochrane

Mardi 24 avril 2012
J’ai pris ma décision, je vais à la Caleta Tortel en vélo, je reviens en bus et passe en Argentine par le paso Roballos.
Ce jour-là à Cochrane il fait grand beau, le clocher troue le ciel

L’église est lumineuse
Certaines maisons sont très typiques
Ti vélo se repose

Et moi je fais les courses, oui je prépare mon périple jusqu’à la Caleta Tortel que je pense rejoindre en quatre jours, et aussi je profite de la maison qui certes était moins sympa ce matin avec ses 2° mais qui me permet de cuisiner et je me fais steak pommes de terre et steak pâtes. La veille j’ai pu faire de la lessive en faisant chauffer de l’eau sur le feu et avec la bouilloire électrique, oui parce que de l’eau chaude quand même il ne faut pas rêver, elle séchera facilement grâce au feu de la veille et au soleil du jour. Je rencontre une journaliste française basée à Santiago, elle me propose que dinions ensemble, hélas je décline, car je dois préparer les quatre jours qui arrivent et en plus j’ai des douleurs abdominales, cela doit être ma cuisine…
Le soir tout est prêt pour ce que je crois être mes derniers jours sur la carretera austral.
Bisous tout le monde

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J459 : arrivée à Cochrane…

Lundi 23 avril 2012

Bivouac à l’intersection de la piste qui mène au Paso Roballos – Cochrane

Kilométrage : 16,60 km
Vmoy : 6 km/h, Vmax : 20 km/h
Heures sur le vélo : 2h44’03″
Température :  2° à 12°
Dénivelée positif : 178 m, négatif : 381 m, moi qui connais l’avenir et qui ai fait le chemin en sens inverse, je vais pouvoir comparer…

Allez, c’est reparti
Là c’est la maison abandonnée, je pensais trouver un point d’eau, mais non…
Je ne vous ai pas encore parlé du projet de construction de cinq barrages, l’affaire occupe tous les esprits, les patagoniens n’en veulent pas, d’abord l’électricité elle va aller à Santiago, et puis moi je crois que les patagoniens chileniens sont heureux de leur état d’isolement et de pauvreté, reste qu’ils ont bloqué pendant toute la saison touristique la carretera australe, se privant d’une de leur principale ressource, et maintenant se lamentant, enfin l’affaire est compliquée, j’ai eu la chance d’assister à un démarchage politique mobilisateur, de rencontrer une journaliste française qui enquête sur le sujet, moi, très égoïstement je me dis que cela aura pour avantage de permettre le goudronnage de la route, alors peut-être je reviendrai…
Je vais encore avoir un petit poussage-torture et l’état d’épuisement est à nouveau là, comme d’hab c’est beau
Et le ciel est d’un bleu parfait

Parfois la piste descend, je ne sais pas encore que je vais la remonter, là mon histoire tourne au masochisme, après avoir longtemps zigzagué, voilà que je vais me mettre à faire des aller-retour…
L’eau est toujours là
Mais je ne suis plus dedans, en fait depuis la veille je suis sortie de la vallée, je suis un rio à flanc de coteau, mais en hauteur
Un oratoire ici est suffisamment rare pour qu’il justifie une photo
Le repère du jour
Et j’arrive à Cochrane
Cochrane, avant-dernière ville, enfin ville, plutôt village avant la fin de la carretera australe à Villa O’Higgins
Je me trouve une petite maison où je peux faire du feu, seul hic, au lever ouaaaaaaaaah, 2° dans la maison…
Bisous tout le monde

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Nouvelles brèves : mercredi 30 mai 2012

Bonjour à tous

L’aventure n’est pas finie, la vie est une grande aventure… Certaines sont plus faciles que d’autres, celle-ci est un peu plus difficile, mais vous me connaissez, je suis une tigresse…

J’ai fait le plus difficle, je ne peux expliquer tout cela…

Mes projets :

Profiter du démontage de mon vélo pour le nettoyer à fond, je bute sur la remontée du dérailleur arrière, je crois que je n’ai pas bien positionné la vis qui le fixe au cadre car la petite roulette touche les pignons, ayuda me, ayuda me por favor

Rester avec mes enfants le temps qu’ils me l’ont demandé c’est-à-dire jusqu’au 12 juin

Puis je rentre chez moi en vélo, ça fait longtemps que j’avais envie de faire ce trajet : Serre-Chevalier (près de Briançon pour les non connaisseurs) – Ferme de la Béoux à Jonchères (dans le diois pour les non connaisseurs), un col plus mes 20 virages plus mes 250 mètres de piste, vu le délestage avant de prendre l’avion, notamment la tente ça va un peu compliquer mais bon… Quant à mon courrier de 16 mois, je vais m’installer à coté des poubelles pour le trier et ça vite être vu…

Voilà puis j’attends le plus sereinement possible et je repars soit cette année soit l’année prochaine pour faire coincider avec la bonne période et la suite des évènements…

Et puis aussi je vais répondre à chacun et continuer mes articles et commencer à écrire mes livres…

Je vous invite à écouter la chanson qu’un chilien m’a chanté lors d’une rencontre après la descente du grand huit après le paso Christo Redendor:

http://www.youtube.com/watch?v=Lj-W6D2LSlo

Les paroles sont du poète Antonio Machado : caminante, no hay camino,
 se hace camino al andar

Todo pasa y todo queda,
pero lo nuestro es pasar,
pasar haciendo caminos,
caminos sobre la mar.
Nunca perseguí la gloria,
ni dejar en la memoria
de los hombres mi canción;
yo amo los mundos sutiles,
ingrávidos y gentiles,
como pompás de jabón.
Me gusta verlos pintarse
de sol y grana,
volar bajo el cielo azul,
temblar súbitamente y quebrarse…
Nunca perseguí la gloria.
Caminante, son tus huellas
el camino y nada más;
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar…
Hace algún tiempo en ese lugar
donde hoy los bosques
se visten de espinos
se oyó la voz de un poeta gritar:
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”
Golpe a golpe, verso a verso…
Murió el poeta lejos del hogar.
Le cubre el polvo de un país vecino.
Al alejarse le vieron llorar.
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”
Golpe a golpe, verso a verso…
Cuando el jilguero no puede cantar.
Cuando el poeta es un peregrino,
cuando de nada nos sirve rezar.
“Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…”
Golpe a golpe, verso a verso…

Bisous tout le monde

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J458 : sortie de la zone humide…

Dimanche 22 avril 2012

Puerto Bertrand – Bivouac à l’intersection de la piste qui mène au paso Roballos et de la carretera austral

Kilométrage : 27,93 km
Vmoy : 6,3 km/h, Vmax : 27,7 km/h
Heures sur le vélo : 4h25’40″
Température 0° à 15°
Dénivelée : positif : 397m, négatif : 579m, là c’est encore pas possible…

Ce matin là il faisait très froid et très humide

Je ne peux franchir l’espèce de pont qui permet de sortir du lodge, il est en rondins givrés et montant, même le chien viendra m’aider…

La vache se contentant de me regarder béatement…

Le ciel lui se laitaisant…

Et l’eau se bleuïfiant…

La neige elle, reste lointaine…

La piste hélas reste piste…

Quand même c’est beau…

Et je vais monter beaucoup, y compris du poussage torture, le premier sur quelques kilomètres, le deuxième un peu plus court, non, pas de photos dans les poussages torture… Un couple de français installé au Chili passe et me propose leur aide, ok si ils m’aident à pousser, non ils veulent bien m’emmener plus loin mais pas pousser… Je les croiserai à leur retour de week-end, ils s’inquièteront de savoir si j’ai besoin de quelque chose, oui, j’ai besoin d’eau, ils me donnent ce qu’ils peuvent, c’est à dire peu. Je pensais arriver à Cochrane aujourd’hui mais vu les montées je vais y renoncer…

Mais, mais je suis sortie du froid humide et j’adore, si maintenant je me mets à mourir de soif ce n’est pas du jeu…

Je vais rencontrer :

Un cheval…

Franchement le cavalier est mieux équipé que moi pour lutter contre le froid… Je rencontre aussi mon premier abri-bus depuis longtemps…

Et monte, monte la piste et pousse, pousse Françoise… Je vais mieux mais ce n’est pas encore tout-à-fait cela.

Je vais même m’offrir un pique-nique, rapide certes, mais le premier depuis plusieurs jours… Et le dernier avant plusieurs jours mais ça je ne le sais pas encore…

Je repère une zone de bivouac pour le sieur Janodou qui, armé de sa pince coupante et de son manuel du parfait petit bricoleur pour fabriquer un radeau en 5 secondes saura, je l’espère apprécier..

Moi je ne bivouaque plus dans l’eau, euh enfin j’essaie…

Et monte…

Monte, monte la piste…

Et gambadent, gambadent les bestioles…

Je cherche un endroit bien où m’arrêter, malheureusement je suis à court d’eau, tant pis, je trouve un endroit super

Tandis que je reviens décharger mon vélo (oui parce que la recherche de zones de bivouacs je la fais sans vélo, n’étant pas complètement maso… J’accorde une interview à deux touristes de los Estados Unidos, mais comme sur cette terre on n’a rien sans rien, je les taxe d’eau, alors eux sortent la grande bonbonne, d’avoir fait
le chemin dans sa tête de se passer d’eau et d’être en surabondance vous ne pouvez savoir le bonheur que c’est…

Ce bivouac sera merveilleux, je vais même me faire chauffer de l’eau pour me dépoisser, manque juste le feu mais l’endroit est trop sec, je risquerai de faire tout brûler… La journée fut aussi merveilleuse, bien sûr j’ai droit au petit cadeau du soir…

Euh, et à la corvée pinces à linge…

Je suis tellement bien sortie de ce « trou » que si j’avais suffisamment de nourriture je m’engageais dans la piste qui mène au Paso, quelque part heureusement que je ne l’ai pas fait, car après c’était du désert pendant plusieurs jours, désert non
seulement géographique mais humain…

Voilà, une journée qui malgré le poussage-torture me réconcilie avec la carretera austral…

Bisous tout le monde

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Et ce fut le dernier jour…

Pour le dernier jour de l’abuelacyclofluoturista la Patagonie revêtit ses plus beaux atours

Là jouant sur le bleu

Là avec la lumière

D’eau toujours comblée

L’aabuelacyclofluoturista après un dernier adieu à tous

Après avoir s’être ennivrée de cette glace magique

Sourit à la crevasse qui avec joie accueillit son trépas

Nul ne put la réanimer

Son vélo fut désossé

Son corps fut d’abord rapatrié par bateau

Un premier hommage lui fut rendu par ses amis cyclos français qui, aussi fêlés qu’elle, vont « Al Sur » en plein hiver austral

Puis par avion où elle reçut un autre hommage sous forme de tonnerre d’applaudissements

La fumée acre et étouffante de l’incendie de l’aéroport international de Buenos Aires ne la ressucita pas malgré la course effrénée dans les escaliers avec vélo et bagages et la nuit passée dehors

Elle espère un dernier hommage à l’aéroport Saint Exupery de LYON où elle arrivera le samedi 26 mais 2012 à 11h15 par le vol British Airways n°BA360

Amis lecteurs vous avez cru à cette histoire ?

Moi je connais bien l’abuelacyclofluoturista, elle rentre parce que franchement une séance chez le coiffeur s’impose et rappelez-vous, la coiffeuse de Loja c’était vraiment pas ça…

Bisous tout le monde

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Mardi 22 mai 2012 : je rentre, regreso a mi pais

Voilà j’ai réfléchi longuement et calmement, il est parfois des décisions douloureuses à prendre, l’un de mes enfants a un urgent besoin de moi, je rentre.

J’ai toujours dit que je donnerai ma vie pour mes enfants alors je peux bien lui donner Ushuaïa.

J’ai toujours dit aussi que celui qui toucherait à un des cheveux de la tête de mes enfants ou petits-enfants n’aurait pas assez de sa vie pour le regretter, je maintiens cette position.

Pour Ushuaïa je n’ai pas dit mon dernier mot.

Aujourd’hui j’ai passé la moitié de la journée à essayer d’avoir un billet d’avion, confirmation demain, l’autre moitié à chercher un carton pour le vélo, là c’est fait, et chercher d’autres winnie l’ourson pour emballer mes sacoches, là c’est plus dur et ce n’est pas gagné, la troisième moitié à manger des crèpes avec Marie et Jean-Marc que je remercie du fond du coeur de leur soutien et la quatrième moitié, oui, c’est comme cela il y a des jours avec plein de moitié à avoir le grand bonheur de voir et parler avec mes petits-enfants sur Skype, à peine les filles avaient-elles raccroché que c’est mon petit prince russe qui commence à être grand maintenant qui m’appellait et aussi d’autres bonheurs de gens que j’ai rencontrés et que je remercie.

Quand à vous mes lecteurs, ayant près d’un mois de retard dans la tenue à jour de mon blog, je vais vous distiller récits et photos jour après jour, vous allez encore pouvoir voyager virtuellement durant 1 mois… Je voudrais vous remercier du fond du coeur vous tous qui m’avez soutenue, qui vous êtes intéressé à ce que je faisais, dites-vous bien que je n’ai pas dit mon dernier mot et que déjà germe dans ma tête la suite, différemment, tirant bénéfice de cette expérience et peut-être beaucoup plus haut…

En attendant demain je dis au revoir à la Patagonie en allant fouler un des glaciers le plus grand du monde : le Perito Moreno.

Ce matin ici il neigeait, tout était blanc et les trottoirs glissants, puis grand beau et tout a fondu sauf sur les montagnes. Je pense que du petit avion que je vais prendre à El Calafate je vais avoir un spectacle éblouissant, à moins que je ne sois dans les nuages…

Saludos à todos

Voy a regresar a mi pais porque tengo un gran problema de familia, digo a todas la personas que me ayudan durante este viaje y estas personas son muchas, muchas, digo muchas gracias. Tambien espero mucho que voy a venir de nuevo para ir a Ushuaia donde antes pensaba que esta la fin del mundo pero los argentinos dicen que esta en este lugar que todo comienza… Es un simbolo mas fuerte, muchos gracias, muchos besos y espero a hasta pronto

Bisous tout le monde, besos a todos

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