Jeudi 28 février 2013
Je ne sais si ce que j’ai vu est le plus beau qui puisse exister sur terre, mais impressionnant oui, très impressionnant… Quand je suis descendue dans le Grand Canyon j’ai eu l’impression, comment dire, que la terre me parlait… Quand j’ai franchi le paso Aguas Negras, c’était aussi comme si j’étais en communication avec ce que la terre avait de plus profond, même si là-bas c’était très haut… Et voilà que la terre à nouveau me parle…
Partout ce ne sont que cratères fumants et criants… De l’eau brûlante qui jaillit soudain ou se cache sous des couleurs étonnantes, et le bruit et les odeurs…
Mon émotion est très grande, je vous livre mes photos sans commentaire, il y en a trop je sais, faire le tri je ne sais…
Je viens de mettre en ligne mille photos, elles sont toutes parties en fumée, comme si la terre voulait garder tous ses secrets…
Nous allons reprendre un peu notre souffle, toutes ces vapeurs toxiques ont fini par embrumer ce qu’il me reste de cerveau, pas vous ?
Alors jouons, toutes ces merveilles de la terre portent des nom poétiques ou incongrus comme « la maison du diable, le cratère arc-en-ciel, le cratère du tonnerre, les encriers du diable, la piscine d’opal, les terrasses violettes, le geyser de Jean Batten, le chemin sacré, les chutes du voile de mariée (je sens que celui-là va en exciter plus d’un…, les falaises d’alun, la poêle à frire, la piscine à huîtres, la grotte à souffre, les chutes d’eau du lac de Ngakoro, la forêt indigène, les tertres de souffre, la piscine de Champagne (une petite coupe ? Attention il y mettent du souffre, de l’antimoine, de la silice, de l’arsenic, de l’oxyde de fer, du carbone, du manganèse, etc, etc… Quand au bain du diable un verre pour chaque non participant…
Et voilà mes photos reparties en fumée… Je craque… Reprendrai cette page un peu plus tard, les mystères du net m’échappent…

Mais je vous rappelle que je suis une cyclotouriste, vous venez de voir la partie touriste, reste la partie cyclo.
Rotorua – Ferme sur la route Tukukan
53km
Certains dans ce pays ont compris comment circuler en vélo…
Je pars, je ne sais plus à quelle heure de Rotorua, ne me perds pas, et surprise, le long de la route un espèce de chemin cimenté que j’emprunte, le bonheur, ça roule mieux que sur le goudron scotchant et je suis à l’écart de la route, parfois je dois monter et descendre les talus que la route coupe, mais c’est si agréable de ne pas être avec les voitures. Ce bonheur dure 15 kilomètres et s’évanouit…
Le temps sera gris et frais le matin, beau et tiède en milieu d’après-midi.
Il reprend 2 kilomètres plus loin pour laisser place à une piste de sable à la Enzo et va dans une autre direction que celle où je veux aller (oui Enzo, je ne prépare pas mes itinéraires à l’avance mais le fais sur place au feeling et en fonction des renseignements que je récolte sur place et toujours ça me porte chance, donc là suivant un conseil avisé de Janick, j’ai vu sur une brochure une photo d’un truc que j’ai eu envie de voir (et reconnaissez que ça valait le déplacement) et j’y vais, j’abandonne la piste de sable et retourne sur la route qui est moins infernale que la 2 lors d’un départ en week-end mais qui le reste quand même.
Une petite route fort sympathique m’amène à la merveille thermale de Wai-o-Tapu, et je prends tout mon temps…
Une vidéo ? Allons-y…
Puis je reprends la route, m’engage sur la Tukukan road qui mène à un autre site et qui a l’avantage d’être déserte et bien sûr je suis fatiguée, et bien sûr tout est clôturé, une espèce de butte où je sens que je vais galérer pour y porter mon matériel a échappé au pâturage. En face une maison, je demande si je peux m’installer là. « Mais vous seriez bien mieux au bord de la rivière » « Oui, mais comment faire ? » « Suivez-moi »… And I follow…
Je traverse le champ des veaux, un chemin plein de ronces et me voilà de nouveau dans un petit coin de paradis dont je ne pourrai encore profiter, vue mon arrivée tardive (18 heures) et vu l’absence de provisions pour tenir plus d’un jour…
Je m’installe tranquillement
Quand le propriétaire des lieux surgit…
Il vient m’ouvrir la cabane avec toilettes et douche chaude, oui, oui Janick, ils ont du lire ton commentaire… Chaude la douche, chaude, délicieuse…
J’installe mon petit palais…
Et pour clore la journée… Le coucher de soleil… Dans la nuit je remarquerai que beaucoup d’étoiles sont oranges, explications ? Professeur Tournesol, si vous êtes si professeur que cela, allez au travail, éclairez ma lanterne…
Les chiffres :
52,85km en vélo, pas mal à pied
Vmoy : 11,7 km/h
Vmax : 36,2 km/h
Heures sur le vélo : 4h28’55 »
Bisous tout le monde






















































Question: vos « étoiles oranges » scintillent-elles ? clignotent -elles ? ou leur lumière est-elle figée ?…si c’est le cas, alors ce ne sont pas des étoiles, mais des planètes: très probablement Saturne et la planète Mars qui est proche de la terre, si le point orangé est au plus haut dans le ciel vers 22H. Procurez-vous vite une carte du ciel et une bonne paire de jumelles !…
Des jumelles, non, tu n’y penses pas, je suis déjà trop chargée… Une fois j’ai rencontré un cyclo colobien il transportait avec lui l’oeuvre complète de Don Quichote de la Mancha, plus la moitié de la bibliothèque de Bogota… Moi c’est la TOTALITE des cartes existantes sur la NZ, des fois que je loupe une route sans circulation…
Cette nuit pas d’étoiles, pluie, pluie, pluie..
See you later Professeur
Belles images qui rappellent un peu l Islande
Bisous
Moi aussi ça me rappelle l’Islande, sauf que je n’y suis jamais allé…
Bisous
Bonjour, je suis avec beaucoup d’intérêt votre périple et suis étonnée de lire que les paysages rappellent l’Islande. En effet, pour y être allée plusieurs fois, je peux vous confirmer qu’il y a effectivement des lacs d’acide, des geysers, des fumeroles et de très fortes odeurs de soufre mais pas de végétation luxuriante comme le montrent vos magnifiques photos. Tout au plus, quelques arbres par ci, par là. En tout cas, continuez à nous faire voyager et rêver.
Bonjour la Viking, moi aussi je suis étonnée par ce que je rencontre. D’après ce que j’ai compris au nord de l’île du nord le climat est subtropical, ce qui explique la végétation luxuriante. Ici je ne sais pas trop, peut-être est-ce les moutons qui ont entraîné ce type de paysages dénudés à la limite désertique, il faut que j’étudie la question…
Le souffre, les fumerolles restent limitées dans la région du centre.
Quand à l’île du sud, je ne sais encore…
Amitiés
la terre te parle ?!
ooooooooooh ma petite françoise , tu m’fait flipper !!
le café du matin .. ça se boit , d’accord ?? tu le fumes pas
n’oublie pas aussi que l’eau froide ça réveille et donne plein de tonus
alors arrête moi ces douches chaudes
Je ne bois pas de café et ne fume plus depuis un milliard d’années…
J’en ai encore eu une avant-hier de douche chaude, je n’y peux rien, je ne demande rien on me force…
Sauf cette nuit et ce matin, pluie, pluie, pluie… Un peu froide la pluie…
Que de conseil, mais connaissant la miss Françoise, elle fera
ce qu’elle veut, comme d’hab.
Bisous d’une journée de printemps avec encore pas mal de neige.
En fait je fais ce que je peux, pas toujours ce que je veux…
Ici aujourd’hui ça sentait l’automne avec de la pluie cette nuit et ce matin.
Kisses