Premier petit caillou vert fluo ou J1 ou Aéroport Simon Bolivar-Caracas à l’hôtel

Arrivée à l’aéroport Simon Bolivar de Caracas situé  à Maiquetia, au bord de la mer, à 30km et 800 mètres de dénivelée de Caracas, vol sans problème, j’avais demandé une place près d’un hublot et pas au-dessus de l’aile histoire d’y voir quelque chose, j’adore les voyages en avion…

Quelques renseignements culturels :

  • Simon Bolivar est le »Libertador » de la Bolivie, à toujours respecter
  • Le bolivar(es au pluriel et vaut mieux en avoir plusieurs) est la monnaie locale, taux de change officiel : 1 euro vaut 3 bolivares
  • Le Bolivar est aussi  un sommet du Venezuela, ne sais si c’est le point culminant, vais voir.
  • A Caracas c’est la Cordillera de la Costa, qui rejoint la Cordillère des Andes mais qui n’a pas la même origine géologique, la première datant du III millénaire, la deuxième du II ème… Ou le contraire… Oué me suis rajoutée des kilomètres,sans parler des dénivelées pour rien… Et bin non, parce qu’en atterrissant à Caracas j’ai vaincu cette espèce de peur paranoïaque (que l’on avait réussi à m’inculquer) que les occidentaux ont vis à vis de certains pays étrangers… Va quand même falloir arrêter de croire qu’on est les meilleurs, toujours et partout…

Vu d’avion : première impression, il y a des montagnes, le mer, une falaise et des montagnes, donc va falloir grimper.

Deuxième impression ce n’est pas une mégalopole, de plus une autoroute et une route suit la mer, donc ça me semble facile de sortir de Maiquetia en vélo.

Descente de l’avion sans problème, il fait chaud, un peu trop et beau, contrôle de police nickel, quand raconte ce que je vais faire l’agent appelle sa collègue, devient presque une star nationale. Le principal c’est que j’ai mon autorisation de séjour pour 3 mois.

Récupération de bagages :

  • Winnie l’Ourson rouge arrive
  • Winnie l’Ourson jaune arrive
  • Me renseigne pour aller récupérer mon vélo, c’est bon il est là, sauf qu’on ne me laisse pas prendre un chariot, après c’est démerde-toi pour mettre le vélo sur un chariot qui n’a pas la place pour mettre le dit vélo et les 2 Winnies, et pour avoir de l’aide c’est bakchich oblige, je n’ai pas de bolivars, change parallèle avec un employé, grosses coupures, comme cela je peux difficilement donner un pourboire raisonnable, e tle pourboire c’est à chaque passage de trucs qui vous empêchent d’avancer, soit presque tous les 10 mètres et dans la queue une italienne ayant vécu 20 ans en France recommence le même discours de garde du corps, voiture blindée, je finis par lui demander pourquoi elle revient si c’est si dangereux, elle me dit qu’elle est obligée pour son travail, au passage d’une machine à contrôler je sais pas quoi, n’arrive pas à mettre mon vélo sur le tapis, l’employé le met en maugréant, suis bousculée, mes bagages sont empilés à différents endroits, j’ai sorti mon petit carnet où j’avais renoté l’adresse de l’hôtel que j’avais déjà cherché pendant 1/4 d’heure dans l’avion, la nana me donne son téléphone, je note dans mon petit carnet, mes bagages sont éparpillés, suis un peu inquiète, réassemble le tout, en perd mon carnet, qui a aussitôt été ramassé et volé, m’arrête pour rechercher le papier de l’hôtel, me fait houspiller, ne faisais pas bouchon, étais sur le coté, suis réalpaguée par un employé, qui me prend mon chariot et je fais comment moi ? Réalpaguée par un autre employé toujours contre espèces sonnantes et trébuchantes, lequel me met dans un taxi, sympa le mec, sauf qu’il me dépose pas au bon hôtel, ne m’en aperçois pas, quand on m’annonce le prix, dis que c’est pas possible que ce n’était pas ce qu’on m’a annoncé, là l’employée s’aperçoit de l’erreur, quelqu’un me montre l’hôtel, 5oo mètres mais je ne peux y transbahuter mes bagages surtout mon vélo emballé et franchement n’ai plus envie de repayer un taxi ni qui que ce soit pour m’aider. Je décide alors de déballer mon vélo et de fixer mon barda sur mon vélo. Le jeune de l’hôtel va chercher un couteau pour m’aider à couper bulles et emballage alimentaire, heureusement que j’ai mis tout cela car le carton est complètement défoncé, et les cartons mis en renfort et non collés ont glissé. Le jeune veut m’aider à remonter le vélo, mais quand je vois comment il s’y prend pour remettre mes pédales, forçant sur le pas de vis je l’arrête tout de suite et remonte seule tranquillement et sans problème mon vélo, fixe mon barda n’importe comment vu que je n’ai pas envie de déballer là mes sacoches et de les refaire comme il faut, sors de ce premier hôtel, suis nase de chez nase, et évidemment il fait nuit et n’ai plus le courage de chercher mon éclairage. Arrive au bon hôtel, là surprise le prix annoncé sur internet n’est pas respecté, ce n’est pas pour le prix mais pour la forme que je ne suis pas contente. Bref suis énervée, pas trop une bonne idée sur les vénézueliens. Quand même à l’hôtel il y a internet, vais donc aller poser mon article ma clef USB. Il y a 3 ordinateurs, pas un le même clavier, en tous cas pas le clavier AZERTY et le clavier qui ressemble le plus au mien les lettres sont effacées… Donc un indice pour le concours, je ne vais pas me débarrasser en premier de l’ordi, me suis déjà débarrassé d’un truc, allez y la chasse au trésor est ouverte. Là viens de préparer une deuxième vague d’élagage, il y a plusieurs choses, donc c’est plus difficile, donc le pédalage avec moi c’est logé, nourri, pas le billet d’avion quand même, celui-là sera pour la 3ème vague.

Du coup demain ne vais pas rester ici, vais commencer mon périple, direction Chichirichi, vais changer au change parallèle ( le cours est d’ailleurs dans le journal) sinon c’est remanche assurée et demain il fera jour…

Alors le premier petit caillou vert fluo il dit faut pas remonter le vélo dans l’aéroport, trop de monde à l’affût du moindre bolivar, y compris dans la zone protégée. Le premier petit caillou vert fluo il dit faut regarder là où le taxi vous dépose, parce atterrissage à 15h30 et arrivée à l’hôtel à 19h30, sachant que l’hôtel est à 5km maxi de l’aéroport, ça fait du combien de km:heure, sachant qu’il y a environ10 OOO km à parcourir, combien de jours ? La réponse juste rapporte un deuxième petit caillou vert fluo…

J avais oublie les bisous, suis vraiment nase… suite des photos plus tard, ca rame plus que chez moi

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Le départ

Partie de Jonchères vers 12h 30, suis arrivée sans encombre à Marseille. Première difficulté : le vent souffle en rafale, la neige annoncée n’est pas là, Gérard mon chauffeur a conduit vite mais très très bien, après se déplacer seule dans un aéroport avec un vélo encartonné et deux sacs ce n’est pas évident, surtout quand vous êtes interviewée par téléphone au moment où vous posez votre vélo sur le tapis roulant, la dame rouspète, l’a raison vous fait les gros yeux, l’a raison aussi, pendant ce temps on vous pique votre chariot, là c’est pas top. Au fait l’émission c’est sur France inter ce lundi qui vient, à 21h (ou 21h30), je sais plus, le titre « tour du monde » ou quelque chose comme ça. Après les difficultés recommencent, plus de chariot, un jeune homme me passe le sien, je n’ai ni jeton ni le moindre euro à lui donner, ça y est je commence à faire la manche… J’arrive dans la zone des bagages hors gabarit, la dame qui s’en occupe doit faire la moitié de mon poids, elle me demande où est mon accompagnateur, bon lui explique que n’en ai pas… Quelques sourires et à deux nous hissons l’engin sur le tapis roulant… Vélo parti, et moi je pars à la recherche du jeune homme pour lui rendre son euro, ne le trouve pas, me renseigne, est sur le même vol que moi, j’ai même son numéro de rangée, va pas en revenir de voir qu’on lui rende son euro… Après c’est la sécurité, séance vidage de sac et déshabillage, je les ai bien fait rire quand je leur ai dit que dans mon club de rando ils m’appelaient « vide-grenier », et puis j’ai discuté avec un français d’origine tunisienne, je lui en ai appris sur son pays où j’ai laissé la moitié de mon cœur. Ah oui le jeune homme il m’a dit qu’il connaissait quelqu’un qui avait été à Caracas pour son travail et que ça craignait, qu’une voiture blindée l’attendait avec garde du corps et interdiction de se déplacer comme il voulait, mais de toute façon moi je ne vais pas à Caracas mais à Maiquetia, nuance, et puis là-bas je prendrai bien un taxi noir à plaque jaune et après j’aviserai, si insécurité je sortirai de la zone par bus ou taxi, on verra. Pour l’instant n’ai aucune appréhension mais une joie profonde, liée je pense à l’aboutissement d’un projet longtemps pensé, longtemps muri et encore plus rêvé…

Atterrissage sans problème, une lune qui fait son clin d’œil aux lumières de Francfort…

Repas d’hier : saucisses de Francfort frites, pain (à ma demande et bière). La nuit s’est ma fois bien passée, il y a des espèces de relax (très inconfortables) ai dormi recroquevillée, réveillée souvent par la douleur des points de contact…  Puis réveillée en sursaut lisant  8h 30 à mon réveil ( c’était comme la fonction de l’engin l’indique l’heure de réveil et non l’heure exacte, ai essayé de me rendormir mais mon cerveau ayant définitivement enregistré que je devais ma réveiller me suis réveillé… Petit déjeuner : coca, croissant sans beurre, le rêve quoi…Tite toilette, puis crémage parfumage gratos au Duty free, ai expliqué à la vendeuse que just I try because I was with my bicycle, et elle a bien compris (là I speaké l’english, c’était plus facile… Y a bien un poste internet mais payant et à priori pas d’entrée chef USB, on verra la tenue du blog à Maiquetia. Pour la petite histoire n’ai pas retrouvé mon jeune à 1 euro… En revanche ai encore bien discuté avec une dame qui presque venait avec moi, bientôt vais pédaler avec une armée virtuelle de cyclotouristes… Sécurité très forte ici, fouille au corps, messages de précaution toutes les cinq minutes. Me sens toujours bien, heureuse, sans crainte, on verra… Me voilà à nouveau dans la zone d’attente sécurisée, là où les gens pour Caracas attendent, ça y est je lies connaissance : une mère et ses cinq enfants, l’ainée jeune fille bien comme il faut, la seconde petite demoiselle fort délurée (au moins question vestimentaire), car pour le reste elle est très attentive à ses petits frères et sœurs qui comme tous les enfants du monde savent utiliser la zone de confinement pour courir dans tous les sens. Cette très jeune fille, doit avoir dans les treize ans est « muy bonita », visage typé (c’est quoi au fait un visage typé, moi aussi on m’a souvent dit que j’avais un visage typé), elle est vêtue d’un collant noir,d’un sous pull rouge, d’une robe très courte aux motifs rouge et noire et de somptueuses botte rouge avec un rebord lui-aussi rouge et noir, du plus bel effet, j’aimerais trop avoir les mêmes, ne peux y résister, demande si les bottes viennent du Venezuela (n’ai pas l’intention d’acheter les mêmes, vu que je suis intimement persuadée que vais devoir me délester d’une partie de mon chargement faute d’avoir les muscles suffisants pour le charrier, mais quand même sont trop chouettes ces bottes), j’apprends qu’il s’agit d’une famille d’émigrés libanais qui vit à Maracaibo, je sors ma carte, ils n’arrivent pas à situer la ville puis quand ils me disent qu’ils vont prendre un autre avion nous cherchons plus loin, il s’agit d’une ville située tout au nord ouest du Venezuela. Je me rend compte que mon espagnol est très approximatif, soit leur accent libanais me gène, soit le vénézuelien est un peu différent du catalan, soit suis vraiment très mauvaise, j’opte pour la dernière solution et me replonge dans mon dictionnaire, les tournures de phrases ça va, c’est le vocabulaire qui fait défaut, et quand je cherche un mot (dans ma tête, pas dans le dico franco-espagnol et réciproque) il me vient en anglais… J’ai quand même réussi à expliqué mon projet, m’ont dit qu’il n’était pas dangereux de rouler en vélo, m’ont dit que la sécurité c’était moyen, qu’il ne fallait pas que je porte des bijoux en or ( ça risque pas, j’ai deux colliers, j’y tiens quand même, l’un m’a été offert par mon fils aîné quand j’étais raplapla l’est fait de pierres énergisantes, coûte pas une fortune, l’est rouge grenat, l’autre me le suis offert moi, l’est fait de pierres apaisantes, l’est vert sombre, aussi j’ai mon bracelet balance en plastique transparent, le voulais vert fluo, zavez pas, n’empêche depuis que je l’ai mis n’ai plus mal au genou, mais n’ai pas repédalé depuis, on va voir, si vraiment ça m’a guéri le genou essaierai d’en avoir un deuxième vert fluo celui-là, et mon dernier bijou est une espèce de tresse en tissu dans les cheveux faites sur le marché de Vallouise cet été, les quatre filles (entendez belle-mère, moi, belle-fille et mes deux petites filles) y sont passées, seule la mienne a résisté au temps, l’est coriace la Babouchka la Babouchka c’est moi, pour ceux qui ne le savent pas l’aîné de mon petit-fils est à moitié biela-russe et à moi ça me plait Babouchka, sauf que c’est chasse réservée (à mes petits-enfants, éventuellement à mes belle-filles, mais c’est tout, et moi bien sûr, moi j’ai tous les droits sur moi, sauf de me faire mal. La famille libano-vénézuelienne m’offre un bonbon, je n’ai rien à offrir en échange, ça y est, voilà que je vis de la charité des autres (je n’ai pas retrouvé le jeune-homme au chariot pour lui rendre son euro), en attendant j’ai été reprendre des euros au distributeur, vu que j’ai vu dans le guide qu’il était plus facile de changer des dollars ou des euros que de servir de sa carte bancaire, quant aux travellers-chèques vaut mieux pas y compter (ça tombe bien j’ai perdu les miens…). Après 3 longues heures d’attente nous rentrons dans l’avion, aaynt réservé ma place sur l’ordinateur à Marseille, suis bien placée coté hublot et pas au-dessus d’une aile (carv le ceche la vue, et moi j’adore l’avion et j’adore regarder par la fenêtre, euh le hublot). Mon voisin est un allemend né en Autriche, je comprends pas non plus son espagnol, me dit qu’il est « jubilado », entendez retraité, au fait la dame libabo-vénézuelienne m’a dit que ce mot ne s’employait pas au Vénezuela, que mayor (entendez agée suffisait), j’en déduis que la retraite ils ne connaissent pas au Venezuela et nous on se plaint. Mon voisin m’explique qu’il va dans un île au Venezuela, mon voisin ne me plait pas, c’est comme cela la vie y a des gens avec qui vous vous sentez en résonance et puis les autres, donc lui fait partie des autres, il baratine une jeune femme au teint un peu bazané et ouf trouve une place à coté d’elle et voilà que j’ai deux sièges pour moi toute seule, j’ai fait une sieste allongée d’enfer, ayant non seulement la tête percée mais également petite, ai pu glisser celle-ci sous l’accoudoir, top de chez top, quand me suis réveillée tout l’avion était plongé dans le noir, non y avait pas un pépin mécanique, juste tout le monde a du faire comme moi (l’apéritif a du aider, pour moi ce fut un petit whisky avec plein de glaçons comme je l’aime) et piquer son p’tit roupillon, les hôtesses ont fermé les volets, même pas vu, même pas entendu, faut dire que j’avais deux nuits un peu écourtées à rattraper… Ce midi ai mangé comme un ogre, j’ai rien laissé, j’ai même redemandé un morceau de pain, et en plus ce n’était pas loin d’être bon: salade, boeuf en sauce ptits pois carottes riz, espèce de camembert sans goût comme je l’aime, gâteau au chocolat, le tout arrosé de una cerveza. Toujours pour parfaire mon espagnol, je parle en espagnol à l’hôtesse, tiens, on se comprend, sauf quand je lui demande si je peux utiliser « me ordinator », là elle préfère « «computer », va pour computer, je vais computer…, J’essaie aussi de regarder un film en espagnol, j’accroche pas trop, essaie un deuxième, idem. Maintenant que j’ai compris le maniement du retardateur de mon appareil photo et que après bien des hésitations j’ai pris son pied agrippe tout, m’amuse… Quel va être le premier délestage ? Allez je lance un concours… Premier prix  : le droit de venir pédaler avec moi dans la Cordillère des Andes pour une durée qui reste à préciser…

Bisous toutes et tous et merci pour tous les encouragements que vous m’avez apportés…

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Des nouvelles fraiches

En direct live depuis le Venezuela, notre cyclotouriste est arrivée à bon port.
Nous aurons plus de détails lorsqu’elle aura trouvé une connexion wifi.

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Médiatisation suite bis…

J’ai eu notre cyclonaute au téléphone, la médiatisation se poursuit, une interview sera diffusée sur France Inter lundi prochain à 21h00. Une seule chose donc à ajouter : tous à vos postes de radio…

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Mediatisation suite…

L’article passe en page 2 de l’édition régionale du Dauphiné Libéré cette semaine, si quelqu’un peut se le procurer, me le scanner et me l’envoyer aimerai savoir ce que le journaliste a raconté sur moi… Va falloir que je me fasse kidnapper pour passer en page 1… Bon je plaisante, serai prudente…

Merci d’avance

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JO ou JJ

Que de chemin parcouru… Peut-être le plus long… L’idée de faire le tour du monde en vélo, ça fait 20 ou 30 ans, puis je revois mes objectifs à la baisse, vais le faire par petits morceaux, envie de traverser tout le Chili, mais la première étape (sans eau) dans le désert d’Atacama est longue de 150 km, ce n’est pas une bonne idée de commencer par ça, vais partir de plus haut, et de fil en aiguille décide de « descendre » l’intégralité de la Cordillère des Andes, des ennuis de santé, des accidents remettent mon projet à plus tard…

Ö         Juin 2010 : fais le tour du Mont Blanc en solo avec toutes les variantes malgré la présence de neige (à pied, pas en vélo), me sens prête physiquement et dans ma tête

Ö         Juillet 2010, remonte sur un vélo (première fois depuis l’explosage de poignet et écrabouillage de la main droite), horreur, ne peux ni passer les vitesses, ni freiner, m’obstine, change de vélo et j’y arrive

Ö         Août 2010 à Janvier 2011 : préparation intensive, à la fois physique et mentale, préparation du matériel, trouver le juste milieu entre le poids et le confort, recherche de renseignements tous azimuts, ai trouvé une communauté de cyclointernautes sympas comme pas possible

Ö         20 janvier 2011 m’envole pour Caracas, tout baigne, sauf que j’ai perdu mes travellers chèque (tout la pochette, la liste et les chèques, peut-être les ai-je jetés croyant que c’était de la pub) et le premier qui rigole je le tue.

Ö         A plus en d’autres lieux…

Ö         Bisous

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J-1

Suis heureuse, heureuse, heureuse, dirai pas que c’est le plus beau jour de ma vie, mais presque…

Me reste à relever les tel importants : opposition de carte bancaire, n° travellers, etc

Ö         Réouvrir mon carton et y mettre mon fanion et mes bâtons de rando, tant pis pour le surpoids, suis en sous poids de mes bagages en soute mais surpoids pour le vélo mais  je crains que mes bâtons même bien emballés soient abîmés dans Winnie l’ourson

Ö         Nettoyer la moitié de ma maison

Ö         Manger

Ö         Dormir

Ö         Refaire mon lit avec draps propres

Ö         Aller aux poubelles (800 mètres)

Ö         Quelques papiers en retard

Ö         Vérifier que j’oublie pas passeport billet d’avion adresse hôtel y tutti quanti

J’en peux plus, mange et me lèverai tôt demain

Bisous toutes et tous, prochain article je sais pas où, je sais pas quand…

Quand même quelques dernières pitreries…

Au revoir la Béoux, au revoir toutes et tous, et surtout un grand merci à toutes et tous, la liste est trop longue et suis trop nase pour l’écrire et…

Bisoussssssssssssssss

De mon ultime au revoir
De bisous tapisse mon couloir

Y a les bisous

Ceux qui sont tout doux
Et celui qui s’envole
Ceux qui rendent fous
Et ceux qu’un jour on vole

Les bisous


Ceux des soirs chagrins
Qui vous rendent jaloux
Le matin câlin
Celui du rendez-vous

Les bisous

Ceux qui carillonnent
Les tout petits timides
Ceux qui papillonnent
Et les gros plus avides

Les bisous

Les consolateurs1
Ceux qui tombent du ciel
Et les prometteurs
Subtil goût de miel

Les bisous

Ceux qui vous excitent
Imbibés de tendresse
A peine explicites
Edifiés de caresse

Les bisous

Les mouillés de larmes
Et ceux que l’on envoie
Les nimbés de charme
Et ceux que l’on reçoit

Les bisous

Ceux que l’on refuse
Celui que tu bafoues
Ceux qui un jour s’usent
Celui que je déjoue

Les bisous

Ceux que tu espères
D’un amour infini
Ceux qui désespèrent
De l’espoir défini

Les bisous

Les bisous des mamans
Les bisous des enfants
Les bisous des amants
Les bisous d’éléphants2

Les bisous

Et dans un petit trou
Au fond du blanc igloo
Le plus beau des bijoux
Qui coûte pas un sou
Qui tombe tout d’un coup
Qui appelle le nous

Le ?

Webbisou3

1 : ceux des meurtriers dont je tairais le nom pour préserver leur impunité

2 : ceux de la fée à sa baguette magique

3 : don de l’ami le plus sincère et le plus fidèle dont je tairais le nom pour le préserver de la notoriété

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J-2

Bon bin voilà, ai passé ma journée à réparer mes bêtises et celle des autres, on va commencer par celles des autres, ça ira plus vite…

Bon la bêtise des autres : mes clefs, Ai fait refaire des milliers de clefs distribuées à droite à gauche pour les bénéficiaires ou gardiens de ma maison  qui m’est une province et encore bien davantage pour parodier certains avec sûrement d’ailleurs des erreurs… Génial elles marchent pas, donc  je retourne, la dame l’est super gentille sauf que ça fait que 3 mois qu’elle refait des clefs… Recommence, je passe 2 heures dans son magasin, me caille à mort, reviens avec mal de gorge, faut dire que ce midi ai mangé dehors sous un super soleil et il faisait doux, suis donc descendue à Die pas assez couverte, sauf que mes virages zétaient toujours aussi givrés et quand plus de soleil (soit vers 15 heures), ça caille un max, bon j’ai les clefs (ai pas encore essayé, c’est pas gagné), sauf celles de ma bergerie, vous inquiétez pas y a plus de moutons dedans, sauf que y a l’accés à l’eau si problème de gel (cette nuit moins 1à et des fois ça va à moins 20).

Mes bêtises à moi, rappelez-vous la route gelée hier, le sel, la douche, me dis que je vais compléter mon grand nettoyage par un dégraissage au pétrole puis regraissage, sauf que j’ai pu de pétrole, pas grave, pense à mes rollers, à Lyon le club en plus de nous apprendre à ne pas utiliser le mobilier urbain comme moyen de freinage, à éviter les pièges tendus lors du passage de trottoir (parce qu’à Lyon en plus du trottoir y a un espèce de creux, plus une bosse, , plus les clous pour les aveugles, ça devient très hard pour les rolleyeurs qui sont pour le code de la route considérés comme des piétons, mais haïs autant de ceux-ci que des voitures (idem pour les cyclo, mais eux ils doivent circuler sur la route), donc à Lyon-Evasion-Roller nous ont tout appris, mettre son casque, ses protections pour tout (moi j’ai rajouté les fesses), à tout respecter piétons, voitures et mobilier urbain, à faire des croisés, du slalom, et sauter, et les demi-tours pointés, sautés, croisés, et jouer au basket en roller (trop chouette sauf quand une nana costaud vous tombe dessus et vous voilà avec une entorse de la cheville la veille de Noël et votre fille qui tire une tête longue de 10 mètres de long car revenir d’un an en Australie c’est dur, et qu’elle supporte pas le bruit que vous faites en mettant le genou sur une chaise et en vous traînant, seul moyen que vous avez trouver pour vous déplacer tout en portant quelque chose ( la dinde de Noël par exemple), aussi nous ont appris à faire des chronos, sauf que vous vous retournez pour savoir votre temps et pof faute de carre et le menton fendu, nous ont aussi appris à défiler le 8 décembre avec des torches pour illuminer la ville des lumières, ( faut juste éviter les morceaux de feu, éviter de rentrer dans la torche du voisin, et aussi les rails de tramway que vous voyez pas, trop occupés à ne brûler ni vois doigts, ni vos rollers, ni accessoirement votre voisin) bon nous ont aussi appris à entretenir nos rollers, permuter les roues ( à cause de l’usure), nettoyer les roulements, et nous voilà dans le vif du sujet, si vous roulez par temps de pluie (ce qui est à éviter car dangereux, idem pour le vélo la nuit, mais invariablement tout le monde se fait piéger) vous reste plus qu’à démonter les roues pour les rollers par temps de pluie, pas pour les vélos), sécher les roulements, les rehuiler), donc n’ayant plus de pétrole je pense à ma boite d’entretien des rollers, je vois une petite burette d’huile et un flacon non étiqueté, je sens,  me dis que ça doit être du pétrole, prends ma brosse à dents et nettoie tous mes pignons, sauf que je trouve que c’est très huileux et que plus je nettoie, plus il y a du cambouis, finis par comprendre que ça doit être une huile 2 en 3 ou 3 en 1, une m… quoi. Bon je prends de l’essence que j’avais achetée pour le réchaud, lequel réchaud ai réussi à me le faire reprendre (vu que déjà ça me plaisait pas, ensuite ne veux pas me torpiller l’épaule, compte-tenu du fait que le seul endroit où je n’ai pas mal est l’épaule gauche), passe 2 heures à tout nettoyer, puis regraisse avec modération, puis passe les vitesses, d’abord sur vélo retourné, puis en vrai en tournant en rond sur ma DZ pour ceux qui connaissent, à l’arrière ça va, au pédalier ça coince, recommence l’opération plusieurs fois, appelle J.L, un cyclo aussi confirmé que moi, il me conseille de voir un spécialiste, vais à Die, me fais recevoir comme un chien dans un jeu de quille, certes n’ai pas acheté mon vélo chez lui, mais à qui la faute ? La première fois l il avait oublié, la deuxième fois n’avait pas eu le temps, la troisième les fournisseurs étaient fermés, moi suis allée ailleurs…Lui raconte mes mésaventures, me dit d’aller faire une révision complète à Valence, lui dit que je n’ai pas le temps et que j’ai déjà fait, il  regarde en 2 secondes me dit que tout va bien. Je lui demande alors quelle taille de tournevis cruciforme je dois prendre pour le dérailleur, me dit de ne jamais y toucher que c’est une affaire de spécialiste,bon… Lui demande si il peut me vendre un démonte-chaîne ( vu que j’ai vu que ça peut casser facile une chaîne lors de déraillement) et me montrer comment m’en servir, me dit qu’il ne va pas me donner un cours de mécanique vélo, bon, bon. Lui demande si il peut me faire 3 rayons, vu que ceux que j’avais ont été perdus lors de mon accident de voiture (ça lui dit pas, c’est juste pour expliquer), me dit que ça me servira à rien vu que j’aurai pas le matériel et que je saurai pas faire ah et bin dis donc le Harold y me porte pas dans son cœur, lui achète quand même ce truc balance auquel je crois pas, mais bizarre j’ai pu mal au genou…

Quand même mon vélo est emballé, l’est tellement bien emballé (bulles et truc style papier alimentaire), que je vais galérer un max pour le déballer, et si demain me lève sans le dos torpillé c’est que suis en rémission complète ou le bracelet…

Me reste un jour, crois que vais y arriver, sauf pour les itinéraires, mais ferai cela sur place…

Biz (même plus le temps pour le ou)
Alors le s… Est-ce bien nécessaire ?

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J-3

Emploi du temps

  • Jus d’orange avalé aussitôt pressé sinon la vitamine s’envole
  • Thé vert, j’aime pas plus que le café mais ça fait du bien à mes intestins
  • Trucs de nana
  • Mangeage d’un croissant décongelé (voir histoire hier) et de chocolat et de coca
  • Dernier entraînement :
    Descente de mes 20 virages, le soleil est d’acier, le ciel d’un bleu d’enfer, les virages blancs de glace et de givre, ça caille un max, décide de me faire absolument mes manchons,  le froid me pique atrocement les joues, ressemble de plus en plus à une andine, teint halé, yeux en amande, pommettes saillantes et rougies par le froid, visage de pomme reinette ridée ( y a rides mais aussi reine…)
    La remontée me réchauffe, le genou continue à me faire mal mais c’est supportable, le dos est amélioré par le vélo
  • Douche pour la cyclo, mais aussi pour le vélo, à cause du sel de la route
  • Repas de midi à 14 heures
  • Lessives
  • Séance couture : mets des petites protections sur les scratch de mon duvet qui me griffent le cou, efficaces et du plus joli effet, réalise les fameux manchons, vais déposer un brevet
  • Séance interview avec le journaliste du Dauphiné libéré, en plus m’a proposé se « couvrir » mon périple, ça c’est super sympa

Me reste, c’est l’horreur, vais pas y arriver :

  • Une dernière séance couture : mes Winnie l’ourson qui ont besoin de rafistolage, fabriquer des scratch double face
  • Mes clefs
  • Dernier nettoyage pignon  et regraissage de mon vélo
  • Démontage, emballage du vélo
  • Passer les vêtements à l’antimoustique
  • Emballer mon rétro
  • Emballer mes bâtons
  • Faire définitivement mes bagages, 2 ou 3 trucs à vérifier
  • Renoter correctement les différents itinéraires
  • Passer à la poste
  • Faire la liste adresse et tel
  • Faire l’itinéraire de la traversée de Madagascar et noter les points de chutes (pas badaboum, là où on peut dormir) pour un cyclotouriste
  • Ranger et nettoyer un minimum ma maison, ai reçu le journaliste dans un b… pas possible, même pas honte
  • Aller porter les clefs à mes différents gardiens ( ici les distances sont grandes entre voisins)
  • Dire un dernier adieu au bébé chevreuil, qui a encore du duvet et qui a élu domicile dans un de mes 20 virages
  • Trouver un tournevis cruciforme adapté à mon dérailleur et un extenseur adapté aussi

Vais pas y arriver…

Un seul bisou, pas le temps d’en faire plus

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Médiatisation tardive mais massive…

Pour les locaux de chez locaux achetez le Journal du Diois, pour les régionaux le Dauphiné libéré (qui en plus me consacrera un article tous les mois pour dire où j’en suis), pour le reste, j’envoie mes dépêches et ils feront comme ils le sentent…

Vais aussi contacter les deux écoles de chaque coté de mon col, histoire de partager.

Me reste 3 jours pour :

  • Ranger un minimum ma maison
  • M’occuper de mes clefs qui, refaites, ne marchent pas, ça ça me gonfle un max
  • Terminer mes bagages ( au passage ai encore éliminé 1 kg, horrifiée de voir que mon vélo chargé atteignait les 40kg), me suis débarrassée de quelques vêtements, de ma grosse polaire, et si j’ai trop froid rachèterai un anorak sur place
  • Faire un dernier entraînement de vélo
  • Passer à la poste
  • Voir les deux écoles
  • Faire quelques trucs féminins que je dévoilerai pas ici… A propos de voile (et de femmes) :

Les mots râlent

Leïla de ses mots râle
Sous son voile cachée
Une larme écrasée
Abrutie de morale

Tafia sous ses maux râle
Elle attend qu’on la gomme
Condamnée par les hommes
Si fiers de leur morale

Voilà de la morale
La triste vérité
Nulle moralité
N’effacera leurs râles

Ce soir mon fils Cyril et sa cop que j’adore est rentré chez lui, nous avons passé 3 jours ensoleillés que c’est pas possible… Vidage du congélateur… Pleurs généralisés (le congel et les humains…)

Hier ai descendu très prudemment mes 20 virages qui malgré l’heure tardive (12 heures) , et le soleil, étaient encore tout verglacés, les ai remontés avec une pêche d’enfer, mais n’étais pas chargée…

Aujourd’hui c’était la séance photos, on a bien rigolé :

Faudrait quand même pas trop crier victoire trop vite…

Au passage remarquez la provision de cailloux verts fluo, y en a même des jaunes… Et la pub pour les « Chamois Lucois »

Dur l’orientation à la boussole…

Quand même le ciel est bleu, le soleil brille, on va se la jouer cool…

Heureusement j’ai trouvé un sherpa pour m’aider à porter mes petits cailloux verts fluo…

Et le Diois c’est quoi ? Des sourires, du soleil et de la clairette…de Die

Alors pourquoi Ushuaïa ?
Parce que ….

En rimes, bin oui, quand même…

Quand on veut de la fête
Un peu plus que des miettes
On chantonne à tue-tête
Toutes sortes de sornettes

Quand on aime les bulles
Et qu’on est noctambule
De musique on ondule
Sans le moindre scrupule

Quand s’allument les feux
D’artifice pompeux
On ouvre grand les yeux
On se sent tout heureux

Quand mille confettis
S’envolent en parodie
Frêle pluie de chichis
Sans conteste on sourit

Quand sonnera le glas
De l’année qui s’en va
On criera des hourras
A celle que voila

Quand on aime la fête
Celle qu’on a dans la tête
On sèche ses larmichettes
Et … ? On se fait poète

Bisous toutes et tous

ET ?

COMMENTAIRES por favor… Y como se dice « commentaires » en espanol ? No sé

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