J49 : touchée mais pas coulée

J49 : touchée mais pas coulée

Vendredi 11 mars 2011

Casa Vieja lieu-dit de quatre maisons à 3000 mètres d’altitude – El Presidente

Distance parcourue : 6,67 km

Vmoy : 4,9 km/h  Vmax : 8,5 km/h

Température : 13° départ°, en cours : 21°, arrivée : limite inconsciente, je sais pas

Dénivelée positif : 249m dénivelée négatif : 0m selon compteur

Heures sur le vélo : 1H20’18 »

Départ : 7h00

Arrivée : je sais pas, limite inconsciente

Résumé de l’article : (pour ceux qui roulent ou les flemmards ou les gens normaux que mon délire n’intéresse guère ou ceux qui bossent comme des malades pour payer la retraite des vieux croulants comme moi, merci d’enlever le c)

  • Objectif : passage du col à 4000 mètres d’altitude puis Cerrato ou Malaga
  • Conditions météorologiques : ciel couvert  puis beau temps puis je sais pas, le soir le village est dans le brouillard
  • Etat de santé : excellent au départ puis foudroyée par vomissements et malaise très important puis diarrhée et fièvre
  • Degré d’euphorie : bon au départ, catastrophique ensuite, j’ai bien cru que j’allais mourir
  • Particularités de la journée : Ca se corse, ce n’est pas une route mais une piste, ça monte bien sûr, route coupée, descumbre (éboulement) infranchissable, dangereux, ça continue à tomber, un camion est pris au piège, sous l’œil averti d’un connaisseur (qui dit quand les pierres vont tomber et quand ça se calme) et avec l’aide de tous ceux qui sont coincés passage du vélo et du bazar. Puis peu de temps après avoir bu du coca qui avait trainé, vomissements, malaise très important, je m’arrête me couche sur le bas coté, demande de l’aide, impossible de me redescendre, la route est coupée, trop dangereux de me faire passer à 4000 mètres, on me trouve un lit, un sac plastique, ça se calmera en début de nuit.

Tout a bien commencé. L’ambiance sur le parking de l’hôtel isolé à 3000 mètres est celle d’un départ en course de montagne. Les gens savent ce qu’ils vont affronter, moi pas… Je me prête volontiers à la séance interview photos et rigolade et je pars sereine. Ca monte, je monte. La route se transforme en piste, cela va être plus dur que prévu, mais il ne pleut pas. Soudain embouteillage, un autobus est en travers, le conducteur trafique sa roue, je pense que là est l’origine de l’embouteillage, j’attends un peu puis me faufile. On me dit que je ne peux pas passer qu’il y a un éboulement, que c’est très dansgereux, je comprends qu’il faut un camion pour passer, je dis que si un camion passe je peux passer et je vais voir, au début je vois beaucoup de boue et une grosse pierre au milieu, je me dis ça passe, oué sauf que derrière le virage c’est toute la montagne qui est partie avec un camion au milieu et que ça continue à tomber. Je retourne à mon vélo pour prendre mon appareil photos afin d’immortaliser la chose. Un homme comprend que je veux passer, je ne veux pas, ça continue à tomber, il me dit qu’il a l’œil, je lui fais confiance et je le suis, je fais des photos, deuxième passage de la zone d’éboulement pour retour au vélo. Conférence au sommet pour savoir ce que l’on fait. Décision prise de passer la bicyclette déchargée, puis de ses sacoches. Un enfant s’amuse beaucoup de toute cette agitation et aimerait bien passer le vélo, je refuse. L’homme qui a l’œil va passer la bicyclette, il réclame un peu d’argent, les autres me disent que c’est une aide gratuite qu’il ne faut rien donner, je dis que si il demande c’est qu’il est pauvre, décision est prise que je donne un peu. Et voilà la caravane de passeurs partie, notez bien car tout a son importance : en tête l’homme qui a l’œil, puis une procession de cinq ou six personnes dont moi qui suis en avant-dernière position. L’homme qui a l’œil n’en a pas derrière, soudain sur moi et la personne qui me suit un éboulement, je vous dis pas à quelle vitesse j’ai fait un bond en arrière et me suis planquée derrière celui qui me suivait, dans ces cas-là (et je l’avais déjà remarqué dans une attaque d’essaim de guêpes alors que nous étions un groupe d’amis en VTT) c’est le sauve qui peut général et chacun pour soi, leurs histoires de Titanic je veux bien, mais je crois que l’être humain va protéger ceux qu’il aime, pour les autres son instinct de survie va être plus fort que tout. Mon instinct de survie a donc fonctionné. Un autre œil resurveille et nous donne le feu vert, on y va, ouf on sort de la zone dangereuse, je remercie tout le monde, réinstalle tout sur mon vélo, entretemps le soleil s’est levé, j’ai soif, je bois du coca qui a traîné deux jours avec des transvasements de gourde en gourde, déjà le matin il ne m’avait pas paru bon. J’avais jeté une bouteille de catogate entamée mais pensais que le coca c’était imputrescible. Peu de temps après je suis prise de malaise et de vomissements, je continue en poussant ma bicyclette, je passe devant une maison, les gens veulent me parler, je leur dis que je ne peux pas parler que je suis malade, je pousse et ça empire, j’arrive à El Presidente, je m’affale sur un talus, essaye de demander de l’aide, n’en reçois pas, soit les gens ne me comprennent pas, soit je leur fais peur, je suis là couchée sur le talus, le soleil me cogne sur la tête, je vais sur le trottoir en face à l’ombre, je me gèle, retourne sur le talus, me mets le kwé sur la tête, je vomis comme une malade, je ne peux même plus retenir  ma vessie, en clair je me pisse dessus, j’ai essayé de prendre des médicaments, j’ai une intolérance alimentaire complète, j’ai aussitôt tout revomi, je vomis aussi de la mousse, là je commence à m’inquiéter, me disant que je fais peut-être un mal aigu des montagnes et que je vais y rester si je ne redescends pas, ce qui me rassure c’est que je n’ai pas mal à la tête, je pense que je vais mourir comme un chien au bord de la route. Arrive une jeep rouge un peu rutilante, trois hommes bien habillés en sortent. Je leur explique la situation et demande de l’aide. Ils disent que le mal aigu des montagnes peut se manifester seulement par des vomissements, je leur demande de me faire passer le col et de me redescendre, la route est coupée en bas, pour plusieurs heures ou jours. Ils estiment que c’est trop dangereux de me faire passer le col, si c’est le mal des montagnes je vais y rester (maintenant que je connais la route, je comprends, les véhicules motorisés mettent à peu près autant de temps que moi). Ils me trouvent un lit et un toit, je ressors aussitôt pour vomir, ils me demandent de rester couchée et m’apportent des sacs en plastique puis me laissent. Je vais ainsi rester seule de nombreuses heures à vomir et être très mal. Au début quand je vomis je suis soulagée environ dix minutes, puis ça recommence, puis ça n’en finit plus. J’ai quand même eu la force de sortir mon duvet et de déshabiller le bas, pas le haut. Je pense maintenant que je vais mourir comme un rat dans son trou. Puis me prend une envie d’aller à la selle, je pense que je vais pas arriver à me lever et enfiler un pantalon pour aller aux toilettes qui sont dans la rue à coté du restaurant, et je pense qu’en plus de mourir dans ma pisse je vais mourir dans ma merde. En prenant un pantalon je vérifie mon téléphone, pas de réseau, le mec m’ a vraiment vendu une merde, sinon j’aurais appeler de l’aide. J’arrive à aller aux toilettes, je me vide de tous les cotés et là je suis soulagée une demi-heure, puis ça recommence puis la fièvre se met à grimper, moi qui n’en ai jamais eu j’en suis à ma troisième poussée. Je remarque que quand je suis soulagée si je bouge ça recommence, c’est un comble ça avoir le mal de mer en montagne. Vers 19 heures un léger mieux je vais acheter du seven up, j’arrive à en boire et en même temps des médicaments, je vais enfin réussir à dormir. Tout d’un coup je suis réveillée par des tambourinements à la porte, j’avais fermer la porte mais sans mettre le bâton en travers, je crie que c’est ouvert, les tambourinements reprennent, j’allume, on a fermé pendant mon sommeil, je vais ouvrir, en fait je suis dans l’hôtel du village composé de deux chambres l’une avec deux lits, l’autre trois. Je ne sais si l’hôtel sert uniquement de refuge aux personnes en perdition comme moi, en tous cas on ne m’a pas fait payer. Je me rendors.

Ce fut l’étape la plus courte de mon équipée, ce fut la plus dure, là j’ai été durement touchée, mais pas coulée…

Bisous tout le monde

Publié dans Colombie | Marqué avec , | 5 commentaires

J48 en images

L’heureuse elue qui a recu en echange de son sourire le guide

Un nouvel ami

Paix et serenite

Tout est grand ici

La route est nickel (pour l’instant) 

Au loin un eboulement de rien du tout

Les nuages ne sont jamais loin

Petit festin a plus de 3000 metres

Le resto d’altitude est  vraiment sympa

Le torrent aussi

Le parking impressionnant, il pleut…

Publié dans Colombie | Marqué avec | Laisser un commentaire

14 mars 2011 : nouvelle breves

Je suis a Capitanejo, 1200 m temperature : 37, je me dirige vers la Sierra Nevada del Cocuy, histoire de voir la neige… Et de reavoir froid…

Je vais bien, bisous tout le monde

Publié dans Colombie | Marqué avec | Laisser un commentaire

J48 : paix, calme et sérénité

J48 : paix, calme et sérénité

Jeudi 10 mars 2011

Chitaga – Cas Viejas, lieu-dit de quatre maisons à 3000 mètres d’altitude, hotel-restaurant, dernière étape avant le Paramo à 4000 mètres

15,21km

Vmoy : 6,4 km/h  Vmax : 18,6km/h

Température : 18° départ°, en cours : 21°, arrivée : chute rapide, vent glacial

Dénivelée positif : 565m dénivelée négatif : m selon compteur

Heures sur le vélo : 2H21’21 »

Départ : 8h30

Arrivée : vers  11h45

Résumé de l’article : (pour ceux qui roulent ou les flemmards ou les gens normaux que mon délire n’intéresse guère ou ceux qui bossent comme des malades pour payer la retraite des vieux croulants comme moi, merci d’enlever le c)

  • Objectif : El presidente ou plus lon selon les renseignements recueillis
  • Conditions météorologiques : ciel couvert toute la journée, pas de sensation de froid au départ, vent glacial à partir de 11 heures, pluie à 13 heures, ouf je suis à l’abri
  • Etat de santé : excellent, le doigt s’améliore
  • Degré d’euphorie : parfait
  • Particularités de la journée : trop, trop, trop beau, paysage de calme, de paix, de sérénité, verts pâturages, route excellente, aucun bruit, seul celui du torrent et de quelques cascades,  je pédale bien, ça monte. J’arrive à 3000 mètres, m’arrête à un hotel-restaurant isolé dans la montagne à cause du vent glacial, excellente idée, après c’est le paramo, 1000 mètres sans rien sauf les frailejones et un col à 4000 à passer, qui sera pour demain.

Je crois que mes anges gardiens aujourd’hui se sont unis pour m’offrir ce superbe cadeau…
Je commence par fuir rapidement cet hôtel pourri, à 7H30 mes sacoches sont bouclées, à 8 heures mon vélo est chargé et je quitte l’hôtel pourave de chez pourave. Je fais les cinq ou six boutiques du village pour réunir tout ce dont j’ai besoin (que vous connaissez maintenant par coeur mais je redis pour si nouveaux lesteurs : pain, chocolat,, ships coca, limonade), je vois qu’il y avait un autre hôtel, la peur de l’orage m’a fait accepter  n’importe quoi, du coup je raconte à tout le monde comment l’hôtel est pourave, combien il m’a fait payer, la tête de dix mille mètres de long est connue du reste du village…. Je donne le guide promis à une voisine du point internet avec pour mission de le remetre à la jeune femme qui tient la boutique. Quand je quitterai le village je la verrai arriver le guide à la main, on lui a donc bien remis, elle est ravie et sait s’en servir mieux que moi. Voilà donc deux heureuses, elle qui a un petit trésor entre les mains, je lui ai recommandé d’instruire les gamins qui viennent jouer sur ses ordinateurs (et au passage les casser), et moi je suis ravie de m’être déchargée. Voilà, il est 13h30, j’entends la pluie qui dégringole. A la sortie du village, je me coeur, il sait même faire usage de la parole, il accepte de poser pour moi à coté de mon vélo, et me voilà partie, je suis vite rejoint par un cycliste (un vrai), il s’appelle José, il travaille à Chitaga et s’est pris une heure pour faire du vélo, il me fait grimper à un train d’enfer, en plus il me fait parler, au bout de cinq kilomètres je craque et lui dis que monter et parler en même temps il va me tuer, je le retrouverai une heure plus tard lui descends, moi je continue à monter ( je ne sais si vous avez fait attention, mais aujourd’hui c’est descente 0 mètre, j’apprends que son vélo pèse 9 kg, qu’il est en aluminium (renseignement utile, si il y a ici des vélos en aluminium peut-être y-a-t-il des gens capables de le souder si jamais je casse). De la route se dégage calme, bonheur et sérénité, un petit billard asphalté, de vrets pâturages, beaucoup de vaches, quelques moutons, des chevaux aussi. Ce matin j’ai vu un cow-boy qui avait vraiment fière allure avec ses botes et son chapeau à large bord, j’ai pu observer que ce chapeau sert autant pour le soleil que pour la pluie. Des arbres trapus  au  tronc noir, au feuillage vert très sombre en forme de boule m’intriguent. Je ne saurai jamais ce que c’est car je ne sais pas si vous avez remarqué mais les renseignements concernant la flore, la faune et la géologie sont quasi inexistants dans les guides. Je vois aussi un arbre très très haut avec seulement deux branches à sa cîme, là-aussi je resterai dans l’ignorance .Je suis bien, mais bien, tout n’est que silence, pas de voitures, pas de camions, (ou si si rares)les vaches et les moutons se taisent aussi, et mon vélo, rien pas le moindre petit bruit, pas de cliquetis de chaîne, pas de freins qui accrochent, j’ose à peine respirer, seuls viennent troubler ce silence le torrent qui reste un peu jaune pour rappeler que nous ne sommes pas dans les Alpes, les ruisseaux qui passent en cascade sous la route, un enfant qui pleure dans une ferme isolée. Je surveille les nuages, je ne crois pas qu’ils me tombent sur la tête aujourd’hui (erreur puisqu’il pleut). Je pédale, ça monte depuis plus de deux heures et demi et la faim vient me retenailler. Je cherche un endroit où manger, mais un petit vent glacial vient de se lever, je veux un endroit abrité, je continue donc, je vois un écriteau indiquant que l’on peut manger et dormir, je décide de m’arrêter pour manger. C’est bon je peux manger, je vais pour me changer car trempée par la transpiration plus froid égale mains paralysées. Tandis que je cherche mes affaires je me fais brancher par le mec du restaurant, je lui explique que je vais d’abord me changer puis je reprends la conversation, à nouveau des compliments sur mon espagnol (comme je sais que je le parle comme une vache espagnole ça me fait toujours plaisir…). Je vais manger, trop trop bon, une super soupe, le plat complet de poulet, riz, mon légume à goût de chataigne, des pois chiches, salade carottes oignons, j’écarte quand même un peu les oignons, la salde est assaisonnée de mayonaise un peu sucrée, miam, miam, des pois chiches, un morceau de banane frit, un verre de jus de mangue frais, j’en redemande un. Ici, c’est le menu habituel, on choisit juste la viande. Voilà, je commence à bien prendre mes repères, je comprends tout ce qu’ils disent, y compris derrière mon dos, ce qui me permet de répondre et de surprendre, nul n’ose me traiter de gringa et si on me demande timidement si je suis une gringa, je lève les bras aux ciel en disant que non, je suis une française, je ne suis pas une gringa… Comme je vous l’ai déjà expliqué, vu ma lenteur, tout l monde a largement le temps de me repérer et les gens doivent sepasser le message. J’apprends qu’une française est passé il n’y a pas longtemps, ellee-aussi est allé au Venezuela, mais elle se déplace en prenant des camions. Et surtout je me renseigne sur la route, El presidente, tout petit village est à 3km, puis il n’ya plus rien pendant 60 km, et devant moi c’est ? Le Paramo, un col à 4000 mètres, les frailejones, le vent, le froid, la pluie, l’altitude quoi, instantanément je décide de m’arrêter ici, on n’attaque pas un col à 4000 mètres l’après-midi. Quand je vous dis que mes anges gardiens ont fait front aujourd’hui, en plus 1 heure de l’après-midi (il est 16 heures là) il pleut… Si la faim ne m’avait pas tenaillée, si le vent glacial n’avait pas repoussé mon arrêt, si je n’avais pas décidé de m’offrir un bon petit repas chaud, su je n’avais pas habladorée, peut-être serai-je en train de mourir quelque part dans le Paramo… Là je suis dans un endroit super sympa, de l’autre coté de la route la vierge garde les voyageurs. L’ambiance ici est un peu celle d’un refuge de haute montagne, d’ailleurs nous y sommes en haute montagne, nous sommes à 3000 mètres, tout voyageur qui se respecte se doit de s’arrêter ici. Devant le hameau de quatre maisons, un immense terre-plein qui sert de parking aux camions (un toutes les heures à peu près). Le Paramo, ici, on le respecte, on le craint aussi. Oh là là que ça dégringolees gens avec qui j’ai discuté me disent qu’il y a une inversion des saisons, que maintenant c’est l’hiver au lieu d’être l’été et que cela est du à El nino qui s’est inversé (Jean_Luc t’as de la veine, normalement c’est toi qui aurait du avoir de la pluie. Je décide donc de passer mon après-midi à faire ma petite préparation physique et mentale. Je commence par prendre une douche chaude (auparavant je demande si l’eau est vraiment chaude ou si elle est tiédasse et je continue à parfaire la réputation de l’hôtel des Alpes où j’étais à Chitaga). On me dit qu’elle est vraiment chaude. Je vérifie quand même par moi-même avant de me déshabiller, au passage je m’éclabousse, c’est malin, j’évite la pluie et je mouille mes chaussures sous la douche, ça va elle est chaude, et quand je serai dessous elle est bouillante. Cela fait des jours et des jours que je n’ai pas eu de douche chaude, j’en profite un max, je lave mes dessous (pas affriolants, non, quoique quand je fais les boutiques je me retiens de ne pas acheter une petite tenue un peu féminine, mais le rapport poids utilité étant en défaveur de la petite tenue sexy je m’abstiens…), après la douche, une tenue chaude, une plaquette de chocolat, je vole le balais à franche pour essuyer mon éclaboussage, là-aussi à cause du rapport poids-utilité je le remets en place, je sors pour faire des photos, trop tard il pleut. Hop, au lit pas besoin de mon duvet, il y a quatre couvertures (c’est même mieux qu’en refuge où c’est une ou deux maximum), je tapote sur mon ordinateur, une envie de dormir me prend, j’y cède, le trop chaud me réveille, je me déshabille, une envie de chocolat me réveille, j’y cège (2 plaques), puis je reste dans une douce léthargie. Ca c’est la préparation physique. Pour le temps demain il va pleuvoir, l’hôteleir me conseille de partir très tôt, il me dit même six heures, mais je crois qu’à six heures le jour n’est pas levé, d’accord je partirai aux aurores, et si il pleut le matin je repousserai. Oui le Parano à 4000 mètres et dans la Cordillère des Andes ça se respecte, la nature sera toujours la plus forte, donc il vaut mieux composer avec elle et savoir que l’on est petit, petit, petit, et quoique l’on fasse on restera petit. J’ai pu rentrer mon vélo dans le sens du départ, ainsi je ne le décharge pas complètement, ce soir tout sera prêt, je dormirai de bonne heure, je sais déjà que j’aurai un bon repas. J’achèterai à l’hôtel qui vend deux ou trois trucs mes calories et boissons indispensables, mon vélo tourne nickel. J’imprime presque (à la manière des compétiteurs de ski mon trajet de demain, même si je ne le connais pas, juste je sais qu’il y a mille mètres de dénivelée, qu’il y 15 kilomètres, donc une pente plus forte qu’aujourd’hui mais supportable quand même, que nous sommes en haute montagne, que les conditions météorologiques vont être difficiles, et puis ? C’est pas possible ça vous ne suivez pas, je suis dans la Cordillère des Andes…
A propos de météo j’ai entendu qu’il y avait des inondations en Colombie, je ne sais pas exactement quelles régions sont touchée, Bogota déplore un mort. Moi j’ai toujours mes problèmes de séchage, vêtements mouillés non par la pluie mais par la sueur et le lavage qui s’avère parfois indispensable, c’est trop collant, trop désagréable.

Mon doigt va mieux, il a un peu dégonflé, est nettement moins douloureux, toujours rouge en regard de l’articulation, mais il pendouille toujours, peut-être pendouille-t-il depuis l’écrabouillage de main, l’IRM ayant montré une atteinte des nerfs moteurs (mais comme j’ai parait-il des complications normales… Monica tu me comprends… Moi maintenant je comprends les victimes du sang contaminé, celles de l’amiante (un véritable scandale là, encore pour le sang contaminé on n’avait pas trop compris, et comme le corps médical à de rares exceptions près se croit dépositaire de toute la science du monde, et bien pour l’amiante on le savait ce que ça faisait et on a continué à l’utiliser larga manu, je ne veux pas faire peur à tous les français, mais à chaque fois que vous avez attendu que le feu se mette au vert pour traverser, hop, un petit coup d’amiante dans les poumons vu que les freins étaient en amiante, et tout comme cela, qui fait une deuxième révolution avec moi ? Bon pour la révolution avant il faut être capable de monter un col à 4000 avec un vélo chargé)
Je regarde le plafond de la chambre, pour la première fois je vois un plafond en lambris.
Et pour le froid, tous le craignent ici, chacun me met en garde, mais les maisons sont ouvertes à tous vents avec en général un petit courant d’air, ce qui fait que la température ne dépasse jamais 15°. Beaucoup ici, même des jeunes continuent à mettre le poncho traditionnel en laine brute et souvent sale, mais vu les problèmes de séchage, je comprends…
Voilà, voilà, demain un col perdu désert méconnu à 4000, le bonheur quoi. Et la pluie qui continue de tomber… Et mon linge qui ne veut pas sécher…

Au fait pour le froid j’ai lu que tout le flanc est de la Cordillère bénéficie (?) d’un climat froid.

Ah oui, je n’irai pas voir la lagune si belle, cela fait un détour de deux fois 13 km, je me consacre à mon col.

Bisous tout le monde

photos plus tard, merci bisous

Publié dans Colombie | Marqué avec , , , , , | 11 commentaires

J47 en photos

Je remets les videos pour ceux qui zappent le blablabla

vivalacolombia


pazyamor

Pamplena sous le soleil

Adieu Pamplona

Genial je suis au-dessus des nuages

Y a pas y vont devoir refaire un ecriteau – puede ser tu abuela-

Et les vaches paissent

Je me suis trompee de route…

Un peu de beau

Pour aller chercher du bois il faut :

Des chevaux

Costauds

Et des hommes, costauds aussi

Bien les ranger

Faudrait quand meme eviter de balancer des cailloux sur la route

Test de reglage des freins reussi

Y a pas que les galeres sur la route, on riigole aussi…

Encore un peu de beau

Arrivee a chitacoga

Publié dans Colombie | 3 commentaires

J47 : le bon choix

 

Avant de lire l’article regardez la video, j’espere que añis et famille etes rassures, a diffuser largement autour de vous, merci

vivalacolombia

Et une autre des fois que la premier soit ratee

pazyamor

J47 : le bon choix

Mercredi 9 mars 2011

Pamplona – Chitaga

48,20km

Vmoy : 10,9 km/h  Vmax : interférences électromagnétiques

Température : 15 départ°, en cours : 34°, arrivée :  28° puis chute rapide

Dénivelée positif : 718m dénivelée négatif : 744m selon compteur

Heures sur le vélo : 4H23’28 »

Départ : 8h30

Arrivée : vers  15heures ou plus

Résumé de l’article : (pour ceux qui roulent ou les flemmards ou les gens normaux que mon délire n’intéresse guère ou ceux qui bossent comme des malades pour payer la retraite des vieux croulants comme moi, merci d’enlever le c)

  • Objectif : prendre la route secondaire repérée, Chitaga
  • Conditions météorologiques : soleil, soleil, soleil, 15 au départ, froid au col puis 34 au fond de la vallée avant de remonter
  • Etat de santé : excellent, le doigt s’améliore, le repos et manger ont fait du bien
  • Degré d’euphorie : comme le soleil, au zénith
  • Particularités de la journée : trop, trop, trop beau, paysage grandiose, route déserte en excellent état, que des cyclos (pas touriste mais cyclo quand même), ça monte, ça descend, ça remonte, géant

Avant de commencer la lecture je vous propose d’écouter les deux messages suivants, j’espère que famille et amis seraint rassurés sur mon sort, je vous demande de diffuser ces messages le plus largement autour de vous, muchas gracias.

Cela fait presque deux jours que je cogite dans ma petite tête ( et je vous rappelle que tengo una laguna en mi cabeza) sur savoir quel itinéraire choisir, mon doigt va mieux, mon état général aussi et franchement ça me démange de prendre la petite route.

– Elle est comment la route ?
– Euh, euh
– Il y a des hôtels, on peut camper ?
– Oui il y a des hôtels, camper ? Il fait très froid.
Je renonce à expliquer qu’avec mon matériel ultratech je ne crains pas le froid pour dormir, juste je crains les orages et le déluge, parce que le déluge, tant qu’on l’a pas vu on peut pas savoir ce que c’est, et je crains que la tente toute ultratech qu’elle est ne résiste pas, j’ai déjà réfléchi dans ma petite tête à comment faire : utiliser ma cape de pluie et ma couverture de survie si la tente ne résiste pas. Quand même je ne suis pas maso.
– Et il y a combien de kilomètres ?
Réponse évasive en nombre d’heures de carosses, 2 à 3 heures de carosses.
Je finis par m’adresser à une entreprise de transports.
– Chitoga ? Vous n’y pensez pas, il fait très très froid, encore plus qu’ici dit la femme en me montrant ses deux pulls et son anorak.
– Et il y a combien de kilomètres ?
– Euh, 30, 40, 60
– Et ça monte ? Ca descend ?
– Ca descend.
Ce qui m’ennuie un peu c’est que mon guide dit que la route que je veux éviter (celle qui va directement à Bucaramanga, qui est plus grande donc forcement avec de la circulation) est spectaculaire avec franchissement d’un col à 3000 mètres.

Le lendemain reconversation avec le préposé de l’hôtel
– La route qui va a Malaga ? Trop dangereux, pas les gens, il n’y a pas de problème de sécurité (les colombiens souffrent de la réputation erronée qu’on leur a faite, et je peux vous assurer que je me sens en totale sécurité ici et que moi je sens les choses et que je laisse mon vélo chargé non cadenassé sans surveillance, ce que je ne ferai pas en France), non la route est dangereuse, il y a beaucoup d’effondrements, et c’est dangereux, encore aujourd’hui il ne pleut pas…

– Ils sont comment les effondrements ?
– Il y en a un qui est très grand.
– La route est coupée ? Les voitures ne peuvent pas passer ?
– Si les voitures peuvent passer.
Bon si les voitures passent, les bicyclettes aussi.
– Et le paysage il est comment ?
– Le paysage il est beau, c’est la route.
– Bon je vais voir, par où passer pour rejoindre la route qui va à Malaga ?
Explications aussi précises que fausses, ce n’est pas grave, je n’hésite pas à redemander mon chemin, surtout que là je suis dans le sens descendant de la pente. Compte-tenu de toutes ces mises en garde je me réserve le droit de faire demi-tour si c’est trop galère. Il fait beau, pas trop froid, le moral est au beau fixe. Arrivée en bas de Pamplona, juste devant moi une route toute cassée dont la pente est supérieure à 20%, je commence à me dire que le mec il avait peut-être pas tout à fait tort, mais je vais essayer et je vais voir. Surprise c’est la route à gauche qui certes monte, mais normalement et qui est en excellent état. Et là commence l’émerveillement, en fait de route cassée, un excellent revêtement bien lisse, pas une voiture, pas un camion, très très rares maisons, pas de village, une montagne à tomber par terre (je vais quand même essayer de ne pas tomber) et en plus le soleil brille. Je rencontre deux étudiantes qui se promènent, je fais un peu causette. Je prends des photos. Et la route ?  La route qui normalement devait descendre va monter pendant 7 km, soit un deux tiers de Granon. Y a pas la route en voiture et en vélo ce n’est pas la même route. Mais elle est pédalable, je ne mettrai le pied par terre que deux petites fois et je suis heureuse, heureuse, heureuse, j’aime trop cette route, j’aime trop cette montagne, j’aime trop la Colombie. Tous ceux rencontrés en chemin me l’avaient dit que j’allais aimé la Colombie, à croire qu’ils avaient lu dans mon cœur. Je n’arrête pas de me répéter que j’ai fait le bon choix, même si je sais que la recherche d’un endroit où dormir ne sera pas toujours facile, mais on verra. Elle est vraiment superbe cette route, nuages devant, derrière, à droite, à gauche, en bas, mais pas au-dessus de ma tête, c’est trop génial. Sur la route il n’y a que…… ? Des cyclistes, des vrais avec casque et tout et tout, d’ailleurs je rattraperai un couple et me dis que je ne suis pas si mauvaise que cela, mais je crois qu’ils faisaient une pause avant de faire demi-tour. Les bucherons travaillent, les tronçonneuses ronronnent (tet y vont me couper en tis morceaux, vu que c’est des sauvages), ça sent bon la résine. Et des montagnes il y en a partout, elles s’entrechoquent et te laissent KO. Je finis par déboucher sur une large vallée suspendue à 2600 mètres où paissent tranquillement des vaches, puis ça remonte un peu, puis ça redescend. Il recommence à faire froid Je mets gants coupe-vent et bandeau polaire, et j’entame une longue descente de 30km, entrecoupée de faibles montées, le réglage de mes freins a l’air correct même si ça grinçouille, j’arrive à freiner avec deux doigts, tout va bien, je ne prends aucun risque. La route est toujours excellente et le paysage fabuleux. Deux cyclistes me croisent et me font signe de m’arrêter, ils commencent par me donner un fruit, style orange un peu verte et me disent que c’est bon pour les cyclistes. Et puis on discute, et puis on rit, et puis je fais une vidéo, et puis ils me conseillent un endroit où aller : un lac de toute beauté, la jeune fille du point internet aussi me l’a conseillé, donc je prends (sauf si déluge…). La route c’est ça aussi, c’est pas que des galères, c’est pas que des kilomètres avalés, c’est pas que les beaux paysages, c’est les rencontres et les rigolades… Après cette longue descente j’arrive au fond d’une vallée, un écriteau indique Chitaga 8km, pour certains c’est peu, mais 8km cela peut être un Termesos, un Timotes, c’est-à dire une galère, c’est aussi ¾ du Granon, j’observe le terrain un rio coule, il coule en sens contraire, donc ça va remonter, au fond de la vallée une masse sombre, noire et inquiétante. Il fait maintenant très chaud, 34°, dans ce pays on peut perdre ou gagner 20 degrés en quelques minutes, c’est fou. Je cherche un endroit plat où m’arrêter afin de me déshabiller et manger, le vent s’est mis à souffler, il m’est favorable, et quand il tourbillonne je peux tituber sans crainte vu que nulle voiture ne passe. Je trouve un endroit pas trop plat, je coince ma béquille avec une pierre, finalement coince la pierre sous le pneu, le vélo tombera quand même sur le talus, je ne pourrai le relever en tirant, ouf je peux passer derrière pour le pousser, il est vraiment lourd. Ma décision est prise, je vais me débarrasser du guide colombien, il est trop lourd, j’ai beaucoup de mal à m’y repérer, il n’y a pas d’index et c’est classé par numéro de route et comme je prends d’autres routes, vous voyez le bazar, je garde les cartes. En faisant un mixe de ma carte et de celles du guide colombien j’ai à peu près les grands villages, ce ne sont pas les mêmes qui sont indiqués….Pour une fois je pique-nique avec mon vélo bien garé en dehors de la route. La route est quasi déserte. Arrive deux voitures dans un sens, une dans l’autre, une voiture double, la voiture en face pile, ils sont passés à trois, à trois millimètres là sous mon nez. Le mec qui a failli se faire percuter est resté sans pouvoir bouger pendant cinq minutes, les deux autres ont continué tranquilles. Je pense que si ils s’étaient rentrés dedans j’aurais reçu des éclats… Et tout ça surune route déserte.Je ne traine pas, la masse noire vers laquelle je me dirige est de plus en plus inquiétante, qui dit noir dit orage, le vent me poussant, j’espère que tout là-haut  il pousse aussi. Moi des fois je pousse très peu. J’ai quand même droit à une route cassée sur cinquante mètres. L’infrastructure routière de ce pays est bien meilleure que celle du Venezuela. Accueil de l’hôtel très froid, il ne veut pas de moi, puis me raquette carrément, l’eau est glaciale, pas d’eau dans la chambre. La fenêtre donne sur le couloir, toutes les fumées de graillon de la cuisine arrivent dans ma chambre. Ca gâche un peu ma journée. Le point internet, lieu de ralliement des enfants est sympa, j’ai voulu (avec la permission de la jeune fille chargée de surveiller l’endroit qui fait aussi papeterie), charger Google earth, ça a ramé, et elle m’a mieux renseigné. A trois heures de voiture, avant le village de Presidente il y a un groupe de quatre maisons avec un hôtel, avant El Presidente il faut aussi que je bifurque à droite pour aller voir ce lac. Peut-être y camperai-je si pas de risque d’orage. Pour demain la route monte, mais elle ne gravit pas la montagne en face, non, elle la prend sur le coté. Les routes ici sont plus faciles qu’au Venezuela. Je vais encore essayer de partir à 8h30 demain. J’ai observé que le temps de descendre mes affaires, de charger mon vélo,de dire au revoir (là ce sera vite fait, vu l’accueil…) il me fallait une demi-heure. En revanche pour demain je dois faire mes courses, toujours les mêmes, ships, chocolat, pain, coca, limonade. Nouveauté j’ai en réserve des gâteaux pour les fringales.

Conclusion, j’ai fait le bon choix, il faut toujours prendre des avis, puis suivre son instinct et se réserver le droit de renoncer, voilà la cyclophilosophe a parlé…

Besos a todas y a todos y hoy a todas las Françoise del mundo porque es sus fechas.

Publié dans Colombie | Marqué avec , , , , , | 4 commentaires

12 mars 2011 :nouvelle breves

Bonjour tous

Je viens de passer un col a 4000 dans des conditions extremements difficiles ; coulees de boue et de pierres,passage entre deux coulees, vous verrez les photos, iñpressionnants, mais le plus terrible c’est que je suis tombee tres malade et impossible de m’evacuer, route en bas coupee et haut pas possible, le col a 4000, route tres difficile (piste), on m’a donne un lit et 2 sacs plastiques, si mon tel avait capte aurait demande une assistance, au bout de 12heures mieux, j’ai donc repris la route vu qu’il y avait une trouee de ciel bleu. Voila ne suis pas morte, details plus tard, la je suis dans un petit village qui existe pas sur mes deux cartes et qui s’appelle Cerrito, et j’ai les mains paralysees de froid; je vais quand meme tenter d’envoyer mon blabla et photos, bisous tout le monde

Publié dans Colombie | Laisser un commentaire

9 mars 2011 : le bon choix

Trop, trop genial , apres multes hesitations, recueil de renseignements aupres de la population locale (qui me le deconseillait) j’ai pris un chemin de traverse, c’est trop trop beau, grandiose, ume montagne d’enfer, une route d’enfer, le desert, tout ce que j’aime quoi, les deux jours a venir risquent d’etre un peu compliques (plus de village pendant 90km, une montagne a gravir, l’altitude, une montagne souveraine et les elements qui se dechainent au mieux en milieu d’apres-midi, au pire toute la journee, a suivre…

Mon doigt va mieux, il pendouille toujours mais il va mieux et mon reglage de freins a marche aujourd’hui

Voila je vous tiens au courant des que possible

Bisous tout le monde

Publié dans Colombie | Marqué avec , | 14 commentaires

El dia de la mujer en Pampelona (Colombia)

Alors aujourd’hui la cyclo elle a décidé de faire la grève, ce qui tombe bien car c’est la journée de la femme, ce qui tombe mal car quand elle a ouvert un oeil et regardé le ciel, il était tout bleu, la première fois depuis des jours et des jours, trop tard pour changer d’avis, ses affaires ne sont pas prêtes et puis elle sait bien qu’elle a besoin de ce jour de repos, donc elle replonge dans les draps, couvertures et duvet, de temps en temps jette un oeil vers le ciel qui reste bleu, ça la fait quand même râler un peu, quand elle sort de sa léthargie elle va écrire son dernier article et mettre photos et vidéo sur le blog, ouf à 11 heures le ciel se couvre, donc elle se lève, range un minimum ses affaires, ne va pas sous la douche froide, se lave les dents quand même, ah oui elle s’est bourrée de chocolat ce matin, ici le chocolat est bon et à un prix abordable. Elle ouvre les fenêtres qui n’ont pas du être ouvertes depuis des siècles et qui sont toutes rouillées, elle met des trucs à la fenêtre pour les faire sécher et s’enquiert de l’endroit où se trouve le séchage de l’hôtel (c’est ce que je fais à chaque fois que je reste plus d’une nuit dans un hôtel), puis elle s’en va cool manger, elle trouve un peu plus loin que la place somptueuseoù elle est installée un restaurant très mignon super propre, où mangent des familles, des étudiants, des gens qui travaillent, pour moins de 2 euros ( à vérifier, il faut que j’aille voir le taux de change) elle mange une délicieuse soupe, du poulet, des pois chiches, des pommes de terre, du riz, des pois chiches, salade carotte choux céleri, le légume qui ressemble à une grosse racine (qui va enfin me dire ce que c’est ?) et du jus d’ananas frais à volonté, trop bon. Le ciel est couvert et les nuages touchent presque la ville, la température s’est radoucie. Elle revient tranquilos à son hôtel qui donne sur l’immense place de la petite ville. Pampelona est une ancienne ville coloniale, le dernier tremblement de terre (oui dans toute la Cordillera Andina ça tremble souvent) n’a détruit que partiellement la ville, les anciennes maisons coloniales cotoient ainsi de petits immeubles plus modernes.  Elle va directement soigner son vélo qui est garé dans le patio un peu sinistre de l’hôtel dans le quel donne sa chambre, pas de nettoyage intempestif mais nettoyage doux au chiffon, partout, partout et regraissage là où il faut et reréglage des freins, là ça va nickel chrome, mais elle craint qu’une fois le vélo chargé et la pluie ça ne recommence. A suivre… Ca lui prend quand même une heure et demi, puis elle va à la banque, elle ne sait pas quand elle pourra à nouveau retirer de l’argent et elle veut plus se priver de manger ce qu’elle a envie. Elle a fait son itinéraire, s’est renseignée, va se perdre dans de petites routes de montagne… A suivre… Elle ne sait pas encire ce que c’est que les petites routes de montagne en Colombie… Aux dire de la population elle devrait trouver où dormir, où se restaurer… C’est vrai que la Colombie a l’ait beaucoup plus moderne que le Venezuela, hôtels, internet et magasins abondent (dans les villes), mais si il n’y a pas de village ? Elle verra, le premier village est à 30 ou 40 km, très très froid lui a dit la personne qui s’occupe d’une entreprise de transport (un bon truc pour les cyclo : aller chercher les renseignements chez les spécialistes). Comme à Cucuta le distributeur automatique ne lui avait délivré aucun pesos, elle demande de l’aide, là tout se passe bien, même système qu’en France, sauf que la carte on la met et on la retire aussitôt, retour à l’hôtel qui est pas loin, et voilà notre abuela cyclo que tiene una laguna en el mense (oué c’est comme ça qu’on dit avoir la cervelle comme une passoire, littéralement un lac dans le cerveau…) libre comme le vent. elle a décidé de visiter la ville et d’aller voir le musée d’art moderne où sont exposées les oeuvres d’un peintre impressionniste natif de la ville : Ramirez Villamiraz. Elle est subjuguée le musée est dans une ancienne maison coloniale de toutes beauté, l’endroit respire le calme et la sérénité, elle est seule dans le musée et a le droit de faire toutes les photos du monde. Sont principalement exposées des sculptures, la gardienne du musée lui a expliqué que régulièrement les oeuvres exposées changent. Voila quelques bribes de beauté, les non amateurs d’art peuvent zapper

Puis notre cyclo abuela que tiene una laguna en el mente va trainer, elle ne pourra pénétrer dans la casa de las Cajas Reales, la personne qui n’en occupe n’est pas là;

Elle v a traîner cool, manger des gaufrettes faites sur mesure, trop trop bon

Regarder les nuages qui se battent entre eux

Admirer la cathédrale

être fascinée par la ville qqui va à l’assaut de la montagne. Elle va regarder les nefants qui font du vélo sur la place, ceux qui achètent des fleurs pour leur maman, les jeunes femmes d’une élégance redoutable, puis elle va se laisser perdre, elle va découvrir une ville à plusieurs visages, une ville étudiante, une ville rutilante, une ville aux commerces florissants, une villed’une propreté absolue, et aussi une ville à la route cassée, et plutôt sale, une ville ou de vieux indiens semblent sortir du passé, une ville où des laissés pour compte traînent leur misère, comment  vivent ensemble toutes ces villes ? Il est trop tôt pour le dire…

Voilà c’était le jour de la femme à Pampelona, 2290 mètres d’altitude, ville enclavée dans la vallée del Spiritu Sanctu, dans la Cordillère Orientale de Colombie, ville réputée pour son froid…

Publié dans Venezuela | Marqué avec , | 13 commentaires

Coucou de Pamplona (Colombie)

Voici quelques vidéos.


Bonjour tout le monde

Le doigt blessé

Publié dans Colombie, Vidéos | 15 commentaires