J117 : Amazonie enchantée…

Jeudi 19 mai 2011

Pujo – Communauté à mi-chemin entre Pujo et Macas

Distance parcourue : 64,36 km
Vmoy : 13,1 km/h Vmax : 48,3 km/h
Température : minima : 22°, maxima : 27°
Dénivelée positif : 525 m
Dénivelée négatif : 758 m
Heures sur le vélo : 4H53’11 »
Départ : 8 heures 25
Arrivée : vers 15 heures 30

Résumé de l’article

  • Objectif : à mi-chemin Puyo-Macas
  • Conditions météorologiques : couvert, température douce, puis sensation de frais, un peu de brume, une bruine qui ne va pas durer longtemps

Particularités de la journée : surprise, je m’attendais àune longue ligne droite monotone au milieu de vert, ce sera une route qui serpente entre les collines, qui monte, descend, une route style petit billard et déserte, le paysage est magnifique, les maisons ont du caractère, bref je suis enchantée.

Je sors sans difficultés de Puyo, m’engage sur la toute qui mène à Macas, j’ai lu que pour y parvenir il y a un pont que seuls les véhicules légers peuvent emprunter, il y a donc deux lignes de bus, une de chaque coté du pont, ceci va peut-être expliquer cela…

A partir du moment où j’ai décidé d’aller à Banos, j’avais le choix entre rebrousser chemin et rejoindre la Panam, où descendre en Amazonie, puis remonter dans la Cordillère, soit au niveau de Macas, soit avant. Je choisis d’aller faire un tour en Amazonie.

Je m’attendais à une longue ligne droite monotone, avec du vert à gauche et du vert à droite.

Et bien non…

Je vais vivre une journée enchantée…

La route un vrai billard sauf lors des passages de faille géologique,

là quoique l’on fasse la route s’effondre, au mieux il y a juste une marche à franchir, le plus souvent en plus de la marche la route fait place à une mauvais piste, au pire le rio a choisi de s’y engoufrer ou les trous sont remplis d’eau.
Des fois il n’y a pas que la route qui s’effondre…

La route est déserte, la route est pour moi toute seule, allez pour être honnête il y a peut-être un véhicule toutes les vingt minutes, je vais ainsi voir passer le marchand de poissons, le marchand de glace, une patrouille de police, le diseur de parole évangélique, quelques bus, quelques voitures, de rares camions. La route est à moi.

Aucun village, quelques communautés, qui sont indiquées avec leur nom et le kilométrage.

La route serpente entre des collines, elle n’est ni plate, ni droite, je vais monter et descendre.

La végétation est très différente de la végétation tropicale, le vert est moins fluo, je vais voir de magnifiques orchidées sauvages, et bien sûr il y a de l’eau,

des petits rios, des étangs, la brume s’échappe de la végétation, bref c’est somptueux.

Les maisons ici sont très différentes de ce que j’ai vu jusqu’à présent en Equateur,

soit elles sont en bois de la petite cabane à la maison presque somptueuse, soit en dur, mais alors peintes de couleur vive, le bleu et jaune dominent,

 et quand elles sont en parping brut, même là elles ressemblent à quelque chose, elles ont un toit, des fenêtres et pas de la ferraille qui sort comme pour percer le ciel. L’habitat est très dispersé et je subodore que si je m’enfonçais dans la jungle il y aurait d’autres maisons.

Ici ils travaillent le bois et la canne à sucre (enfin ce que j’en ai vu).

Parfois le long de la route de tous petits enfant le plus souvent par deux ou trois mais aussi seuls. Je suppose que comme chez les quetchuas les petits enfants sont libres dans la nature et tous veillent sur eux.

Les nuages sont très bas, je crains de prendre la pluie, je ne connais pas le climat d’ici, j’ai lu que la saison des pluies c’est en juin-juillet-août (on me dira que c’est enfévrier et en août), je suppose que ça ne commence pas le 1er juin pour se terminer le 31 août, et avec ma chance habituelle je sens que la saison des pluies va se déclarer plus tôt, je ne sais pas non plus comment sont ces pluie, fines ? Style averse tropicale ? Nocturnes, diurnes, bref je ne sais rien, je repère quand même quelques rares abris, et puis maintenant je sais qu’avec ma cape de pluie je peux me faire un abri… Parfois la route est mouillée, donc je suppose qu’il a plu, je ne vais prendre qu’une pluie fine et pas longtemps, pas besoin de sauve qui peut général…

Je me sens vraiment seule, en paix et savoure cette quiétude et le silence…

Parfois cette nature que je sens aussi puissante que La Cordillera serait presque, je dis presque car vraiment j’apprécie… presque angoissante. J’entends, je vois les oiseaux, je vais croiser une chenille qui fait bien 15 cm de long et qui a les pattes fluo. Je me sens en grande sécurité, je pense que les communautés d’Amazonie sont un peu comme celles des quetchas et donc discrètement mais avec efficacité veillent sur moi.

Comme au Venezuela et en Colombie, beucoup de panneaux sur le bord de la route recommandent de préserver la nature, sur l’un d’entre eux, un guépard ou un puma ou un truc comme ça, moi les vaches, les taureaux et les chiens me suffisent…

Là il y a deux vaches, une pour Jacques et une pour Brigitte…

C’est peut-être pour se préserver des bêtes sauvages que les maisons sont posées sur d’énormes pierres et qu’il y a des miradors…

Allez je n’en ai rien à faire des bêtes sauvages, moi je savoure le silence, la paix et la quiétude, pas de camions vrombissants, pas de bus qui vous culbutent, pas de voiture qui vous klaxonne, pas de radio qui hurle à tue-tête, pas de télévision bêtifiante.

Vers 12h45 je vois un petit restau, je m’arrête d’abord j’ai faim depuis déjà un bon moment, ensuite je pressens que je vais devoir attendre longtemps avant d’en voir un autre, effectivement dans la même communauté il y en a un autre et puis plus rien, je vais manger une cuisse de poulet, du riz, des lentilles, un verre de limonade faite maison, une banane que je quémande pour un dollar cinquante.

Depuis le départ je pressens qu’il n’y ni village ni petite ville avant Macas et que je vais devoir bivouaquer. Je voudrais faire 70 km pour faire un peu plus que la moitié du chemin qui mène à Macas.

Au kilomètre 64 il y a une communauté un peu plus grande que les autres, il y a un minuscule restaurant. Je suis sûre qu’il n’y a plus rien avant de longs kilomètres, je demande si je peux mettre ma tente, pas de problème. Je demande si il va pleuvoir cette nuit, oui beaucoup, je demande si il ya aun endroit abrité, on m’indique le préau qui sert à tout. Comme d’habitude c’est toujours un peu difficile de bivouaquer dans un village, il y a ceux qui jouent au ballon, les enfants très envahissants,

 puis des jeunes qui viennent mettre la musique à fond les manettes, là je crains le pire, je me dis que si ça dure la moitié de la nuit, même avec des bouchons dans les oreilles cela risque d’être très dur, et puis non ça dure juste une demi-heure. J’ai satisfait à la curiosité des enfants, j’ai visité leur école. J’ai quémander de l’eau à une maison voisine, j’ai très envie de me doucher, suis hyper poisseuse de sueur, toujours le même problème, température inférieure à 25 ° je dois me couvrir, ce qui ne m’empêche pas de transpirer à fond dans les montées.

Je vais inaugurer une nouvelle forme de douche, je repousse matelas et duvet, mets ma serviette par terre et me douche avec ma gourde, c’est efficace, je me dépoisse. J’écris un peu sur mon ordinateur, quand les enfants viennent me chercher, je ments, je dis que je me repose.

A 18 heures 30, je vais manger dans le minuscule restaurant, j’emporte avec moi ce que j’ai de plus précieux, passeport, travellers chèques, ordi appareil photos, les dollars sont cachés je dirais pas où, même sous la torture… Dans la tente j’ai tout bouclé et surtout tout rentré sauf… les gourdes… ça a de l’importance pour la suite…

Allez je vais essayer de suivre quelques conseils, non de prudence, mais de relativisation

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | 8 commentaires

J116 : des cendres et descendre…

Mercredi 18 mai 2011

Banos – Pujo

Distance parcourue : 64,46 km
Vmoy : 13,3 km/h Vmax : 49,8 km/h
Température : minima : 21°, maxima : 33°
Dénivelée positif : 375 m
Dénivelée négatif : 1255 m
Heures sur le vélo : 4H50’50 »
Départ : 8 heures 25
Arrivée : vers15 heures 30

Résumé de l’article

  • Objectif : Puyo
  • Conditions météorologiques : couvert, rares rayons de soleil, température agréable
  • Etat de santé : moins en forme

Particularités de la journée :  ça descend plus que ça ne monte, paysage merveilleux, vallée encaissée, des cascades, des tunnels, des cendres partout sur les arbres, sur le vélo, dans les yeux… Une vallée touristique sans touriste, je me paie un petit tour de nacelle…

Ce matin le volcan fume très fort, mon vélo est recouvert de cendres.

A l’hôtel ils ont tout calfeutré

Je n’ai pas assez dormi, ayant voulu mettre mon article et photos sur le net.

Avant de partir je passe à la poste envoyer le papier de déclaration de vol à ma sœur, je voulais aussi demander les coordonnées de la banque, mais elle est encore fermée.

La route peu fréquentée traverse une vallée très encaissée, j’adore, sauf que le ciel couvert lui donne un air triste. Bientôt je vais comprendre que le ciel couvert c’est la fumée du volcan, des cendres extrêmement fines me fouettent le visage, fouetter n’est pas le terme, c’est la première fois que je ressens ça, ce n’est ni le picotement du sable, ni celui du grésil ou de la neige, ni la poussière, non c’est très particulier, presque un effleurement. Ces cendres s’infiltrent partout et surtout dans mes yeux qui me piquent très fort (ce soir j’ai encore mal, mais je l’ai bien cherché…).

Personne ne mettant son masque je fais de même mais pense que ces cendres de la taille d’une tête d’épingle doivent bien pénétrer dans les poumons et y faire autant de mal que l’amiante. Je ne suis pas inquiète pour moi, deux jours d’exposition ne vont pas me tuer, non je pense aux gens qui sont exposés tous les jours et à cette vallée touristique qui est morte.

La végétation est vert cendrée, au sens propre et au sens figuré. Les cascades abondent, d’ailleurs cette route s’appelle la route des cascades, et les attractions touristiques aussi sont nombreuses, ne manquent que les touristes, je vais quand même en rencontrer quatre en VTT. Ceux qui sont restés à Banos et ses environs espèrent que les touristes vont revenir, mais qui va aller s’exposer pendant huit jours à des cendres et vapeurs toxiques et faire des sports de plein air, histoire d’en respirer de grandes gorgées ?

 Moi je vais me payer un petit coup de frisson dans une nacelle qui plonge dans le vide pour aller effleurer une superbe cascade, je suis seule dans la nacelle,

 au début ça va lentement c’est bien, puis le conducteur (qui n’est pas dans la nacelle) s’amuse à donner des à coups, j’aime moins, n’ayant qu’une confiance très modérée dans le matériel utilisé,

allez j’ai mon petit coup de sensation forte, je suis contente…

Y a pas que les sensations fortes, il y a aussi la vue

Cette route pourrait aussi s’appeler la route des tunnels, le premier n’est pas très long, je m’équipe ( lumière avant blanche clignotante, lumière rouge arrière clignotante, bracelet réfléchissant cheville et bras), une fois sortie de ce tunnel je me déséquipe, arrive alors un deuxième tunnel, j’ai la flemme de me rééquiper, mais quand je vois sa longueur (près d’un kilomètre), je me rééquipe, je fais bien, ce tunnel est sombre, humide et très pollué, le troisième tunnel c’est la douche, mais la vraie douche pas juste trois gouttes, le quatrième sera montant,tous les autres seront descendant, un dernier sera contourné par une petite route surplombant les gorges, cette vallée a du être magnifique, là elle est plutôt sinistre. A Banos ils balaient la cendre, dans un petit village ils arrosent (à mon avis c’est mieux). Le nuage toxique va m’accompagner pendant 30 km…

Quand même ça s’appelle la route des casacades, alors en voici quelsques unes

Des cacades j’en ai vu un max, alors vous aussi

Il y a des cascades parce que ça plonge

La route descend beaucoup, dans les montées je peine un peu, je n’ai pas la pêche des jours précédents.

Je ne mange jusqu’à ma pause déjeuner à 12h45, la dernière heure je sens qu’il manque du carburant… En revanche je gère bien l’hydratation. Vers 10h30 je me mets en short et pour moi c’est un vrai bonheur.

Je me fais attaquer par deux chiens, çà c’est fréquent et en général maintenant ils me craignent sauf que là un va mordre ma roue arrière et il y a ses traces…

Le rio à l’arrivée en Amazonie est majestueux.

 Comme en Colombie les gens des régions chaudes sont très différents de ceux des régions froides, plus exubérants, ils se couchent plus tard, font plus de bruit.

Je vais traverser en long et en large la ville de Puyo à la recherche d’un hôtel pas cher et bien… je descends au bord du rio, c’est sympa, à mon avis ça vaudrait le coup d’explorer et qui sait trouver un endroit où bivouaquer, mais moi j’ai un impératif, c’est le nettoyage de mon vélo, je ne peux le laisser dans cet état. J’ai repéré une station de nettoyage, une fois mes bagages déchargés dans la chambre d’hôtel je m’y précipite, après un nettoyage à l’eau je m’attaque à la chaine et aux pignons avec le produit miracle, et bien il n’est pas si miracle que ça, peut-être l’ai-je trop dilué, j’ai du mal à enlever le cambouis, je finis par y arriver, j’huile un peu, j’essaie, une fois le tanguage passé je m’amuse à grimper les cotes, c’est trop génial, une vraie fusée. Je sens qu’un de ces jours je vais me payer un petit col à vide rien que pour le fun…

En attendant mon vélo a un nouveau look

A Puyo je vais voir les enfants d’une école chrétienne défiler tous habillés en petits anges (moi aussi je me souviens d’une procession dans un char et j’étais en ange), parmi les anges il y a d’autres déguisements style, je sais plus comment il s’appelle celui qui envoie des fils d’araignée pour délivrer tout le monde, la fanfare est là aussi. Le soir dans la rue un prédicateur va nous faire sa litanie pendant plus d’une heure. Ici il n’y a pas d’indigènes, même si tous ont le type. Ce qui me gène dans la montagne c’est que je sens qu’il y a deux mondes et que les indigènes qui descendent à la ville sont dans la misère, les autres pas ou du moins pas de la même manière. En Colombie jamais je n’ai vu cela. J’ai beaucoup de mal avec l’Equateur, peut-être est-ce mon passage en Colombie, pourtant tout est loin d’être rose là-bas. Les équatoriens avec qui j’ai essayé de parler des communautés quetchuas, c’est simple, ils ne connaissent pas, ne savent pas que cela existe, je comprends mieux maintenant pourquoi ces communautés sont si repliées sur elle-même, en fait elles se protègent et au travers de ces communautés c’est une dignité retrouvée. Cette fracture qui existe en Equateur me gène…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , | Un commentaire

J115 : trop,trop, trop génial…Il s’est réveillé…

Mardi 17 mai 2011

Ambato – Banos 

Distance parcourue : 56,48 km
Vmoy : 11,7 km/h Vmax : 52,7 km/h
Température : minima : 18°, maxima : 36°
Dénivelée positif : 720 m
Dénivelée négatif : 1401 m
Heures sur le vélo : 4H49’34 »
Départ : 8 heures 00
Arrivée : 15 heures 30 à Banos, le temps que je fasse mes courses, que je me décide sur ce que je fais 16h30 dans la chambre

Résumé de l’article

  • Objectif : Banos
  • Conditions météorologiques : grand beau temps frais puis chaud puis vent glacial fort de face plus rafales puis à nouveau températures douces
  • Etat de santé : une pêche d’enfer

Particularités de la journée : trop, trop génial, le volcan Tungurahua qui fume, le Chimborazo enneigé qui étincèle, le Cotopaxi aussi, les jambes qui tournent sans effort, les cendres qui me piquent les yeux, je suis très impressionnée par le volcan.

OUI, trop, trop génial, il s’est réveillé, qui ? Le Tungurahua…

Toute la nuit les chiens aboient, je prête l’oreille, j’entends aussi quelques cris d’hommes, pas de grondement, le lit ne bouge pas, je me lève, passe la tête par la fenêtre, il n’y a pas de feu, je me recouche avec mes bouchons dans les oreilles.

Je me réveille à 6h30, un grand ciel bleu et le volcan Tunghurahua fume, je suis ravie…
Je suis vite prête, mes sacoches sont bouclées depuis hier.

 Après les salamalecs et les photos d’usage, après aussi que la voisine au courant de mes mésaventures m’ait donnée deux pommes, l’hôtelier m’a donné un masque, un vrai, un en mousse qui filtre les cendres (j’espère aussi les vapeurs toxiques), je pars. Deux routes mènent à Banos ( ah oui je précise que Banos est au pied du volcan Tungurahua), j’ai choisi celle que je voyais de ma fenêtre, je vais donc descendre dans le cratère (le éteint, pas celui du Tungurahua…), et bien sûr remonter. La route est excellente, une deux fois deux voies, et toujours la moitié d’une bande d’arrêt d’urgence qui fait une excellents piste cyclable quand elle n’est pas à moitié recouverte de cendres, la circulation est peu importante, il faut dire que pour aller là, il faut soit une bonne raison, soit être félée…

 Pour l’instant le vent m’est favorable et le panache de fumée ne se dirige pas vers moi, et alors là je vais avoir plein d’explosions (pas du volcan), non des explosions de beauté, de spectaculaire, d’incroyable comme ils disent ici : à droite, puis à ma gauche le volcan Tungurahua qui fume, fume, devant moi le Chimborazo grandiose, étincelant de blancheur,

derrière moi le Cotopaxi, lui aussi est blanc comme neige, à droite du Tungurahua, des crêtes enneigées.

 Dans ma tête plein plein de joie, de l’excitation aussi, sur ma tête un grand grand ciel bleu, dans mon cœur encore Tatia Imbabura. Et les jambes elles tournent, elles tournent, et le vélo il roule, il roule, ce n’est pas possible, je crois qu’au magasin de vélo ils ont du avoir pitié de moi et ils ont du installer une assistance électrique. Le temps est très agréable, j’ai un peu des chauds et froids, mais à 10 heures je peux me mettre en short et maillot bleu informe mais si doux… Pas de pause de 10 heures, je ne sais pas ce que j’ai mais je monte sans difficultés, je descends aussi. Deux fois je vais me tromper de route, mais je vais m’en apercevoir rapidement ( 10 mètres plus loin), je n’arrête pas de m’arrêter pour prendre ce volcan en photo.

 Je fais trois bêtises, lors d’une prise de photo je laisse tomber le vélo, j’amortis sa chute, me fais un peu mal à l’épaule, pas grave, le vélo n’a rien, j’ai super amorti. Je m’arrête sur le bord du vieux cratère pour jeter le bois de la clef d’une chambre d’hôtel que j’ai emportée par mégarde, je jette en même temps mon précieux petit mouchoir en tissu, pour une fois il y a une rambarde de sécurité et elle est très haute, au risque de me déchirer un muscle je l’enjambe, récupère mon mouchoir, ai encore plus de mal à réenjamber dans l’autre sens mais ça passe, sans casse. Troisième bêtise, en sortant mon appareil photo d’une poche je fais tomber deux billets de 20 dollars, ouf le vent ne les emporte pas. Il faut dire que j’ai fait un système de planque que même moi je m’y perds… Vraiment cette route est trop géniale, facile et spectaculaire, les bats-cotés sont quand même plein de cendres et le volcan est très très… volcan.

Devant moi un camion d’herbe a un problème, il a signalé son arrêt par une branche d’arbre (au Vénézuela et en Colombie ils ont la même technique), il redémarre. J’ai une idée je coupe (difficilement, même avec mon opinel) une branche, c’est de l’euclyptus, ça sent super bon, je la mets en travers sur mon vélo, ça marche, l’esprit humain est ainsi fait qu’il enregistre ainsi des choses à son insu, les bus prennent un peu plus de marge pour me doubler, en revanche ils me klaxonnent, ils peuvent klaxonner autant qu’ils veulent, tant qu’ils ne me touchent pas. Dés que je trouve un morceau de bande fluorescente rouge, je la rajoute à ma branche. Un conseil aux cyclotouristes, mettez un fanion de travers, je suis sûre que ça protège un peu. Je fais ma pause déjeuner à Pelileo. Je vais m’apercevoir que la route que j’ai prise fait presque 20 km de plus que l’autre, qu’importe elle était tellement chouette… L’après-midi sera plus dur physiquement, un vent glacial de face s’est levé, je dois me recouvrir. Dans une descente j’ai du mal à avancer tellement le vent m’est contraire. Le volcan m’impressionne, à un moment le panache de fumée est si fort que je crois qu’il va exploser, je repère un mur où m’abriter si explosion il y a , c’est vraiment impressionnant, je suis plus que subjuguée, c’est la première fois que je vis ça en direct.

 De temps en temps je me dis arrête de n’avoir d’yeux que pour le volcan, le reste aussi est superbe, je vais prendre en cachette une vielle indigène, quand je demande aux beaux indigènes revêtus de leur pantalon blanc immaculé et de leur poncho noir la permission de les prendre en photo, celle-ci m’est refusée, ils me diesnt que je n’ai qu’à prendre en photo le volcan, bon je prends…

Dans une petite ville, je ne sais plus laquelle, un école un peu bizarre…

Coincidence, c’est l’école de la fille des hôteliers, ils paient 200 dollars par mois, ce qui ici est beaucoup d’argent (c’est le salaire de l’employée de la restauratrice, d’hier, sans ancun avantage social, mais le salaire peut être deux fois moindre…

Je vais traverser un rio (avec un pont pas à gué comme au Vénézuela),

 il coule au fond d’une gorge d’orgues basaltiques,

 il a une couleur bronze superbe, et le vent force, force, force, m’obligeant parfois à mettre pied à terre, manquant une fois de m’envoyer valdinguer dans les cendres sur le bord de la route, ça y est, je suis au pied du volcan,

 le vent est très fort et fait voler les cendres, j’en ai plein les yeux, pourtant j’ai d’excellentes lunettes de protection, mais les cendres s’infiltrent partout, mes yeux me piquent très fort, je m’arrête plusieurs fois pour les frotter. A la sortie du pont je vais quand même devoir pousser pour sortir du rio.

J’arrive à Banos, tel que décrit par les autres cyclotouristes la ville n’est pas belle, et qui plus est, on dirait presque une ville morte, beaucoup de maisons et de commerces sont fermés. La ville est axée sur le tourisme (cascades, escalade, VTT, marches, et bien sûr les eaux thermales), ils ont inventés plein de trucs, les nacelles au-dessus du vide, là demain j’y vais, le saut à l’élastique, ça va pas non.

 Une ville touristique sans touriste qui n’a pas d’autre vie que le tourisme c’est bizarre. Je sui un peu déçue car on ne voit pas le Tungurahua, juste on prend son nuage toxique. J’hésite sur la conduite à tenir, 6 km avant banos, j’ai vu un écriteau pour une zone touristique avec une photo du Tungurahua, et puis après le pont le jeune qui fait sauter me dit que pour voir le volcan il faut monter à la montagne en face et que je peux y planter ma tente, il y a presque 800 mètres de dénivelée, pas ce soir. Et puis ils organisent des soirées devant le volcan, j’apprends aussi que si c’est couvert on ne voit rien, et c’est couvert, donc j’abandonne l’idée de monter là-haut ce soir, je trouve un hôtel très bien, il n’a qu’un mois d’existence, l’eau est chaude, c’est propre, évidemment la wifi annoncée ne va pas dans la chambre.

Ici les gens ont soit quitté la ville, soit passent leur vie le balai à la main, soit font comme si de rien n’était. Dans l’hôtel tout est calfeutré pour empêcher les cendres de rentrer. Je suis à peine sortie de la douche que j’entends deux grondements, vite je vais voir l’hôtelière, c’est normal, ce n’est pas grave. Elle me renseigne quand même sur la conduite à tenir en cas d’urgence, les sirènes vont hurler, suivre les flèches et me rendre au point d’évacuation le plus proche,

Selon elle le volcan ne va pas exploser cette nuit, je vais quand même préparer mon sac avec ce que j’ai de plus précieux…Je sympathise avec les hôteliers, je réponds à toutes leurs questions, du coup je ne peux écrire, et en ce moment à 20heures 30 je tombe de sommeil…

Je vais manger et j’écris, je vais aller mettre cela sur ma « pagina ».

Au passage merci mon frère pour les photos de toi au sommet du Chimborazo, les hôteliers te félicitent et sont ravis d’avoir pu l’admirer de près, moi mon petit Tatia Imbabura me suffit, celui-là je le garde dans mon cœur à vie…

Voilà superbe journée, le moral au zénith, les problèmes de vol oubliés, amis lecteurs mon compte en banque n’est pas vidé, juste je n’ai plus de carte bancaire et une réserve de dollars modérée, mais, mais j’ai quand même mes travellers chèques que j’ai planqués, d’ailleurs un conseil : j’ai trouvé une super planque, mais dois-je en trouver plusieurs, pour ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier ? Parce que mon projet c’est de continuer, là je peux tenir un mois, je continue puis je prends un bus pour aller chercher ma carte là où elle sera.

Le principal est que je sois réconciliée avec l’Equateur… Et les équatoriens… Merci pour cette belle journée…

 Bisous tout le monde

Un p’ti dernier pour la route ? De volcan en éruption bien sûr…

Tungurahua

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | 8 commentaires

J113-J114 : premier vol, séjour à Ambato

 

De l’argent…beaucoup…les quelques dollars qui venaient de France et auxquels je ne touchais pas… Même quand j’avais faim au Venezuela… Je les gardais en cas de coup dur… Et puis les réserves que je m’étais faites ici… Car finalement les dollars c’est ce qu’il y a de mieux, au moins en Amérique du Sud… Toujours pour les coups durs…. Parce que l’on dira ce qu’on veut mais l’argent ça aide… Moi j’admire le couple qui a fait Paris-Jérusalem à pied en cassant leur carte bancaire et en vivant de ce que les gens leur donnaient, mais ils étaient deux et plus jeunes… J’avais caché un peu d’argent, mal, mais celui-là on n’y a pas touché… Le pire c’est que je crains que ma carte bancaire ait été dupliquée…

L’histoire commence par : je quitte Quito, plutôt je fuis Quito je ne m’y sens pas bien… Sur mon vélo je plane littéralement…Je pédale, pédale… Gravis un col à plus de 3500 mètres sans presque m’en rendre compte… L’ivresse des montagnes ?Le vélo qui marche super bien ? Heureuse d’avancer ? Je ne sais… Toujours est-il que je ne vois même pas la ville où je voulais m’arrêter et j’arrive très tard à la ville suivante, il est plus de 6 heures, la nuit tombe d’un coup à 6heures 20 ici…Il y a un hôtel dans un coin très pourave, je zappe, la Hosteria Cotopaxi me paraît chère, je zappe et reviens, je suis folle, je ne vais pas continuer de nuit… Et puis les draps seront doux et l’eau chaude. Je suis la seule dans l’hôtel, les propriétaires ne sont pas là, deux jeunes tiennent l’hôtel. Tout commence par une erreur dans la clef de sécurité de l’internet, le jeune ne sait plus, je ne peux avoir accès qu’à l’autre internet dans la salle à manger de l’hôtel. L’hôtel est constitué de tous petits immeubles d’un étage disposés le long d’une très grande cour. J’ai une chambre au fond, je dois négocier pour mettre mon vélo dans la chambre. Pour moi tout va bien, sauf les deux jeunes qui ont l’ait bien gentils mais totalement incompétents… Je me sens en confiance, vraiment je n’ai rien senti venir. Je n’aivpu le Cotopaxi, il pleuvait, j’ai bien redormi jusque 9 heures, et je me suis installée dans la salle à manger pour écrire, aller sur le net et surveiller le Cotopaxi. Jusque là tout va bien. Le soir je me fait gentiment jeter de la salle à manger par la jeune femme, il est 19 heures 30, elle tremble un peu, je crois que c’est parce que je l’ai mis en retard, ou qu’elle a un problème familial. L’après-midi elle a nettoyé ma chambre, a touché à mes affaires, a tout plié, les empêchant de sécher et je ne retrouve plus rien, je pense qu’elle a voulu bien faire et ne m’inquiète pas… Quand je demande la clef pour retourner dans ma chambre, elle me répond tout de suite sans chercher qu’elle ne l’a pas, cela aurait déjà du m’alerter. La clef est sur la porte de la chambre, la chambre est à plus de 50 mètres de la réception. Dans une chambre pas loin vivent des jeunes. Quand j’ai demandé le soir pour payer, elle m’a dit demain. Quand j’ai voulu payer j’ai bien vu que mon porte-monnaie avait été visité, avant je mettais peu, mais depuis que je n’ai pas eu sur moi de quoi payer à Quito je mets plus. Et de toute façon on a fait mes sacoches puisque le plastique étanche qui contenait la réserve de dollars (et 2 billets de 10 euros que l’on a pas voulu me changer) a été pris et que la carte bancaire n’est plus à la même place. Je n’ai même pas eu l’idée de vérifier mes sacoches quand j’ai vu que mon porte-monnaie avait été visité, ne l’ai fait que le lendemain soir et là j’ai vu l’étendue des dégâts… Seul l’argent caché n’a pas été pris, conclusion il faut cacher. Maintenant je cache et en petits morceaux mais comme j’oublie où j’ai caché ça complique les choses…

Je ne sais pas pourquoi mais je ne me sens pas super bien en Equateur, j’ai du voir trop de belles choses en Colombie. Et puis je voudrais grimper, mais j’ai peur de « casser » l’émotion du Tungurahua. Après bien des tergiversations dans ma tête ça y est j’ai pris ma décision, je vais aller à Banos, faire un petit tour en Amazonie, histoire de faire un petit rappel de piqûres de moustiques et de palu puis remonter sur Cuenca, en espérant que la carte soit là, sinon je continue et prendrai un bus pour aller la chercher.

Hier j’ai beaucoup pleuré, rassurez-vous, aujourd’hui je ne pleure plus, juste ça me servira de leçon…

Je dors peu, à 6 heures je suis debout, et là devant ma fenêtre … Le Chimborazo, éclatant de pureté…

De plus près :

Bon vous m’avez assez vu, je mets mon chapeau

Le lendemain je vais à Ambato, je peux tchatter avec ma soeur, cela me fait du bien et elle s’occupe de tout, je prends le max d’argent (200 dollars) avant de bloquer la carte.

Pour me venger je me paye une bonne bière (ici elles font 600ml) et des frites et une salade d’avocat et j’écris ma rage, bon je vous la livre pas, mais ça m’a fait du bien…

Et puis je traîne dans Ambato, j’en vois un qui a aussi triste mine que moi

Je prends en photo un tag pour Monica car je sais qu’elle aime.

Des formes pour moi

A Ambato le dimanche il n’y a pas que la messe, il y a aussi du théatre

Hier soir j’ai encore eu droit au ciel flamboyant, le petit resto où j’avais déjà mangé était fermé, mais la femme m’a donné à manger, elle m’a raconté sa vie difficile, elle 30 ans, un enfant, le père de son enfant s’est mariée avec une autre qui avait plus d’argent, ne lui verse pas de pension, elle vit avec sa mère et son fils, travaille de 5h30 du matin 22 h 30, son restaurant marche bien, elle est souriante, la joie de vivre, on parle de choses de femmes, et de femmes seules, elle me raconte le volcan qui a explosé, le grondement, la poussière, la peur, les pierres rouges qui tombaient…

Quand je lis ce que j’ai écrit hier j’étais vraiment au fond du trou et là c’est fini, je reconnais que j’ai une force en moi qui me permet toujours derebondir.

Le « gobernacion » étant fermé le dimanche je suis resté aujourd’hui à Ambato, les démarches ici c’est pire qu’en France…

Allez hop demain en route vers l’Amazonie, je ne vais pas trop gaspiller mes globules vu que selon les renseignements pris évidemment ça monte et ça descend…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , | 8 commentaires

J112 : siège du volcan Tungurahua

Samedi 14 mai 2011

Hosteleria Cotopaxi dans la petite ville de Lasso – Ambato

Distance parcourue : 58,99 km
Vmoy : 16,8 km/h Vmax : 48,2 km/h
Température : minima : 14°, maxima : 31°
Dénivelée positif : 251 m
Dénivelée négatif : 655 m
Heures sur le vélo : 3H30’11 »
Départ : 8 heures 30
Arrivée : 13 heures

Résumé de l’article

  • Objectif : La laguna de Quilotoa ou Ambalo selon le temps
  • Conditions météorologiques : couvert, frais au départ puis tiède, mes chauds et foids habituels
  • Etat de santé : une pêche d’enfer

Particularités de la journée : une grande descente, puis des montées et descentes, des volcans chapeautés de nuagse, des froids et chauds, j’abandonne l’idée de faire un détour pour aller voir la laguna et bombe vers Ambato, vu ma forme je décide d’aller plus loin, mais je m’arrête dans à un hôtel à Ambato, vue directe sur le volcan qui flamboie tous les soirs..

Lever 5h50, oui pour voir le volcan Cotopaxi, à 6 heures lever du jour, volcan dans les nuages, je me prépare vite car hier j’ai tout rangé dans mes sacoches. Si je veux aller à la Laguna de Quilotoa j’ai une grosse étape, 1000 mètres de dénivelée et de la piste, j’ai intérêt à na pas traîner.

A 7 heures je suis prête, et je vais attendre, attendre 3/4 d’heure le petit déjeuner et la note. Je commence à comprendre pourquoi je suis seule dans l’hôtel… La petite jeune fille elle est bien gentille mais totalement incompétente… Hier tandis que je mettais à jour mon blog dans la salle du restaurant (car ailleurs on ne capte pas, et ce que l’on capte ils se souviennent plus de la clef de sécurité…) elle a nettoyé ma chambre, a « rangé » mes affaires, donc tout dérangé, a plié le linge qui séchait ou s’aérait, n’a pas changé la serviette de toilette mais l’a bien pliée elle-aussi, donc elle n’a pas séché, a jeté mes sacs plastiques qui avaient tous leur utilité… A laissé la clef sur la porte, mais là je ne suis pas sûre que ce soit elle, donc je ne peux l’accuser… Je crois aussi que mon porte-monnaie a été visité, je n’en suis pas sûre donc ne peux accuser personne… Bon ceci n’est pas très grave… Vu mes ennuis dentaires, après le petit déjeuner je me brosse les dents, pas d’eau… Bon quand j’ai pris ma douche il y avait de l’eau et elle était chaude, les draps étaient doux et propres, les couvertures chaudes (oui parce que dans la chambre 16°), ah oui aussi à 19h30 j’ai été virée (gentiment mais virée quand même) de la salle à manger, je n’avais pas fini de manger, et après plus d’internet, mais elle fermait. L’hôtel vide a été confié à deux jeunes gentils mais là totalement incompétents…

Voilà, je pars, j’hésite vraiment sur la laguna, le ciel est couvert, le plafond nuageux en-dessous de 3500 mètres, la laguna est à 3800 mètres, vraiment j’hésite… Et puis j’ai lu des blogs de cyclotouristes qui sont allés à Ushuaïa, le plus dur n’est peut-être par derrière moi… Alors il faut peut-être que je m’économise et surtout que je garde du temps…

Je rencontre un cycliste équatorien, il me félicite plusieurs fois, il me décrit le trajet pour la Laguna, dit que ça monte trois fois plus que le col à 3500 mètres, bref il me décourage, lui aussi me conseille Banos, mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec leur Banos, il y a 10 jours ils évacuaient, fermaient les écoles… Je dois prendre une décision cette nuit… Allez vu les conditions météo je décide de zapper la laguna. Quelques kilomètres plus loin je rencontre mon cycliste équatorien, il est victime d’une crevaison, une épine, il a une chambre à air de rechange pais pas de pompe, je le dépanne, il m’accompagne un peu. Deux autres cyclistes vont me doubler dans la montée et bien sûr m’encourager, dans la descente je vois que je vais plus vite qu’eux… L’avantage du poids…  je fais la même photo qu’un cyclotouriste il y a plusieurs années…

Prudemment je repère le chemin d’évacuation si grosse éruption

Je repère aussi les cascades pour éteindre le feu…

Des volcans il y en a partout , ils se ressemblent et je me mélange un peu les pédales dans les noms…

Au début j’ai une très longue descente, puis ça monte et ça descend et les volcans ont tous mis leurs grands chapeaux. Je bombe, je décide de dépasser Ambato et d’aller à Mochoa, je prends quand même le centre ville pour aller manger. A l’entrée d’Ambato je traverse pour faire des photos, je suis sur le bord d’un espèce de cratère, une femme est là , je l’aborde, elle me montre le volcan Tungurahua,

 me confirme que la nuit il crache du feu, me montre un hôtel où les chambres donnent sur le volcan, je décide de rester là et de profiter du spectacle.

 En plus l’hôtel est bien, tout neuf (deux mois), propre, une fenêtre, vue sur le cimetière et le Tungurahua. Nous parlons pas mal cette femme et moi, c’est un peu comme cela que je connais les pays, en regardant, en parlant et en écoutant. La vue de ma chambre est grandiose, au premier plan le cimetière et une entreprise où ils travaillent le bois (oh là là maintenant il y a une forte odeur de vernis ou de colle), les lèvres d’un vieux cratère, au fond des habitations, à ma droite Imbato, plus loin les volcans et bien sûr le Tungurahua qui n’est pas très haut mais qui a une superbe forme conique (quand il veut bien sortir des nuages). Je suis un peu descendue ( de 3200 je suis passée à 2640) et j’ai gagné des degrés. Ce midi on m’a indiqué pas loin un restaurant, j’ai mangé très bien pour un dollar cinquante.

Je repère la route pour aller à banos si je décide d’y aller

Voilà, tout va bien, j’attends le spectacle de ce soir…

Bon le spectacle de ce soir ce n’était pas le volcan qui flamboyait mais le ciel…

Et je n’ai pas truqué les photos

Une autre ?

La dernière

Quand même il flamboie le Tungurahua

On m’a volé mon argent, pas que ce qui avait dans le porte-monnaie mais le reste non caché, le caché on ne l’a pas volé… et je crains que l’on ait pris une copie de ma carte bancaire… Je ne sais pas pourquoi mais ce pays je ne le sens pas bien… Quelle était douce la sécurité de la Colombie… Je vais me méfier maintenant…

Voilà je suis très énervée.

Je vais aller à Banos, il me reste assez d’argent pour acheter un masque (à cause de la poussière du volcan)… Et peut-être me payer un bain thermal pour me désénerver… Mais si je dois faire opposition sur ma carte et que je n’ai plus d’argent je fais quoi ? Bref je suis dans la merde…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , | 5 commentaires

J111 : siège du volcan Cotopaxi

Vendredi 13 mai 2011

Kilométrage : 0

Voilà j’ai abouti un peu par hasard dans cette hosteleria au pied du Cotopaxi, hier en arrivant au col il m’a littéralement ébloui… Les gens d’ici me disent qu’à 6 heures il sort des nuages. je me lève à 5h50, m’habille rapidement, il pleut…

Ma décision a été vite prise, le lit est confortable, les draps sont doux, hop je retourne au lit et dors… jusqu’à 9 heures…Trop bien, je sens que j’ai une pêche d’enfer qui ne fait que grandir…

J’établis mon quartier général dans la salle de restaurant de l’hosteria où je suis la seule cliente, je suis près du géant et là j’ai accés à internet, j’en profite donc pour mettre mon blog à jour et blablater…

Et quand même par surprise je l’attrape ce géant…

Et d’un

Et de deux…

Et voilà, fini , dodo le volcan, la cyclo aussi…

Besos a todos, dice El Cotopaxi, oui les volcans ça parlent, je les ai entendus…

Publié dans Equateur | 15 commentaires

J110 : le choc…

Jeudi 12 mai 2011

Quito – hosteleria Cotopaxi dans la petite ville de Lasso

Distance parcourue : 70 km
Vmoy : 10,9 km/h Vmax : 56,6 km/h
Température : minima : 11°, maxima : 30°
Dénivelée positif : 892 m
Dénivelée négatif : 887 m
Heures sur le vélo : 6H23’41 »
Départ : entre 9 h 30 et 10 heures (trop tard, mais une rencontre, un espagnol qui a traversé la Colombie pour sa plus grande partie à pied, un peu en bus, je lui donne le tuyau pour ma carte et on blablabalte un peu…)
Arrivée : 18 heures 20 (trop tard)

Résumé de l’article

  • Objectif : sortir de Quito
  • Conditions météorologiques : douce chaleur au départ, puis couvert, froid, vent, deux fois troi gouttes de pluie…
  • Etat de santé : une pêche d’enfer

Particularités de la journée : sortie de Quito (15km),  petites montées, grande descente puis un col à plus de 3500 mètres, du froid, du vent, un choc : devant moi le Cotopaxi enneigé de la tête au pied… Arrivée à la nuit après une longue descente à un bon hôtel où je suis la seule… Eau chaude pas électrique…

En pédalant je me demandais comment j’allais intituler cette journée :

  • D’abord j’ai pensé la route des volcans, ça s’est le nom normal…
  • Et puis la réalité s’est imposée à moi : « quand l’abuela cyclo guapa fluo fait peur aux volcans… », oui les volcans entrelacés les uns aux autres se sont parlés, ils se sont dit : « attention, la voilà, la voilà », ils sont si proches, si entremêlés qu’ils n’avaient pas besoin de crier, juste ils murmuraient, quand même j’ai entendu des bribes de leur conversation, certains disaient « on fait comme d’hab », d’autres disaient « non, moi je veux resplendir », le plus petit chuchotait « moi je voudrais fumer » et le plus gros « attention, moi je vais exploser ». Quand même tous grands et petits étaient très très timides, c’est pour cela que souvent ils se voilaient de blanc, et puis un message était arrivé jusqu’à eux : « l’abuela cyclo guapa fluo est la protégée de Tatia Imbabura », alors ils furent encore plus intimidés que d’habitude. Le plus grand d’entre eux qui se cachait là-bas tout là-bas et qui du haut de ses presque 6000 mètres voyait tout susurra : « vous avez vu ce que l’abuela cyclo guapa fluo traîne derrière elle ? »

 « oui » murmura le petit Corazon « ce sont ses copains les nuages » « on s’en prend chacun un ? », les volcans ne prirent même pas la peine de répondre, tous se précipitèrent et en instant se voilèrent, certains s’emmêlaient un peu les pinceaux et ne se couvraient pas totalement, le plus souvent quand même ils ne laissaient voir que leur pieds solidement ancrés dans la Cordillère,

 et l’abuela pédalait, pédalait, pédalait, parfois même on aurait dit que quelques uns de ses copains s’étaient glissés sous elle et alors elle flottait comme… sur un nuage… Elle ne se rendait plus compte qu’elle montait et descendait, elle n’entendait plus le vacarme des voitures et camions… Elle avait oublié qu’il lui avait fallu plus de 15km pour sortir de Quito, elle avait oublié les queues de poisson des bus, elle avait oublié les gros trous à éviter, elle avait oublié la police toujours un peu curieuse mais bienveillante,

 elle avait oublié ses tourments des jours précédents, elle n’avait pas su répondre à la question »décrivez-moi les différentes couches géologiques »

elle avait même oublié qu’elle avait superbement mangé dans le seul endroit où il y avait deux restaurants sur sa route, tout juste si elle regardait les couleurs des marchands de fruits…

elle était tellement sur un nuage qu’elle a dépassé sans la voir la ville de Machachi où elle voulait s’arrêter, oui elle était bien sur un nuage, elle ne ressentait nulle fatigue, enfin juste un peu l’après-midi après la pause déjeuner, quand même elle sentait les chauds et froids, juste elle sentait ça et quand il avait fait très très froid et que le vent avait soufflé fort, là oui elle avait senti, elle avait enfilé sur son collant son pantalon polaire et même son pantalon kwé, et aussi les gants de soie, les mitaines, et les gants polaires, bref le barda habituel, elle avait oublié aussi la longue et superbe descente, elle flottait, tous ses amis l’entouraient : les nuages et les volcans, même si elle ne les voyait pas elle savait qu’ils étaient là…

  • J’aurai pu intituler cet article : quand je pense qu’il y en a un qui m’a dit : « à partir de l’Equateur ça descend jusqu’à la mer », je vais quand même me payer mon quatrième col à plus de 3000 , sauf que celui-là il est à plus de 3500 mètres, à 3521 mètres très exactement, et je monte ça comme une fleur, je suis super acclimatée à l’altitude, ni essoufflement, ni battement cardiaque, ni mal de tête, ni fatigue, rien de rien de rien, que du bonheur de sentir que ça roule…. Je me dis quand même que les cyclos fraîchement débarqués de l’aéroport de Quito ils doivent douffrir un peu, enfin j’espère, sinon ce n’est pas juste. Des fois je me dis que cette pêche d’enfer c’est peut-être que mon vélo il roule à merveille et qu’il n’a plus ces frottements disgracieux. Peu importe ça roule…
  • Et puis j’ai un choc, honnêtement j’ai failli tomber par terre, tout d’un coup là, devant moi, alors que rien ne le laissait présager le Cotopaxi, blanc, blanc, blanc du sommet à ses pieds, il me regarde, je veux le photographier, j’accélère, appuie à fond sur les pédales pour arriver plus vite au col, puis m’arrête, cafouille avec mon appareil photos, il n’y a plus de mémoire, la mémoire de rechange est aussi pleine, vite le géant se recouvre, quand même j’en attrape un petit morceau, et puis demain nous avons rendez-vous tous les deux, nous avons rendez-vous à six heures…

  • La nuit, trop d’émotion, les kilomètres, mais je les ai pas senti, l’ivresse des montagnes,

 ce grand plateau à plus de 3500 mètres froid et venté, on pourrait je pense y bivouaquer, les kilomètres, le rayon de soleil sur la ville,et même, même l’arc-en-ciel, trop, je vais encore pleurer, l’hôtel que je réfute et puis je reviens, le suivant est à 12km et il fait nuit et je deviens bête (parce que si je calcule bien ce n’est pas cher, enfin ça rentre largement dans mon budget, et je suis vraiment bête car si je ne m’offre pas un peu de confort je vais craquer…), j’ai eu mon repas préféré : l’avocat les frites le pain la bière…

  • Demain réveil 5h55, j’ai rendez-vous avec le Cotopaxi, il ne daigne se montrer qu’à 6 heures précises…
  • Le lendemain 6 heures, il pleut… Je me recouche, dors dans des draps doux, sans bruit au-dehors, même pas les coqs, jusque 9 heures, des siècles que cela ne m’est pas arrivé…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | 14 commentaires

J108-J109 : Quito

Mardi 10 mai et mercredi 11 mai 2011

Kilométrage en vélo : 10 km (oui de l’hôtel Rincon de las Flores dans le centre historique à la boutique de réparation de vélo près du parc El Espijo, aller-retour bien sûr). Au fait quand l’hôtelière elle a su que j’y allais en vélo, oué c’est quand même plus pratique de conduire ton vélo en vélo, elle m’a dit que j’étais folle, alors je lui ai dit que j’avais traversé tout Bogota, que j’avais déjà traversé tout Quito, donc d’aller au magasin de vélo ça ne me posait pas de problème (je ne lui ai pas dit que j’avais traverser Bangkok et qu’en plus ils roulent à gauche et qu’en plus il faut mettre un masque… Et aussi Mexico) Bon elle a pas insisté mais sûre qu’elle croit que je suis folle… Maintenant je sais pourquoi je suis la seule cycliste à circuler dans Quito, toutes les bicyclettes ont été confisquées et sont là :

Que dire de Quito ?

  • Inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, à visiter cool en se laissant aller, en ne voulant pas tout voir, juste déguster quelques petites (plutôt grandes) choses…

  • C’est une ville bizarre à cause de la configuration du terrain, elle est toute en longueur du Nord au Sud, et de chaque coté les collines sont recouvertes de petites maisons aux couleurs pastelles,

 bien que située à une latitude de près de 3000 mètres ( je crois que c’est la troisième ville la plus haute d’Amérique du Sud après La Paz (Bolivie) et je sais plus quelle ville, à l’aide renseignez-moi). Il est super facile de se repérer dans Quito, ça c’est le pied…

  • Il y a le Quito neuf où les gens comme vous et moi travaillent et vivent

  • Il y a le quartier du Marical Sucre où se trouve toutes les commodités pour les touristes.
  • Il ya le parque del Espijo où j’ai fait réparer ma bicyclette, en fait le bruit ça je l’ai découvert moi-même venait des sacoches avant, je crois que c’est une très mauvaise idée de mettre des extenseurs, ce n’est pas prévu pour, cela fait travailler la sacoche pas comme ça été prévu par le constructeur, bref je les enlevés, ai reréglé les crochets et cela va beaucoup mieux. Sauf que ? Sauf que le mécanicien d’Itamalo m’ a tout bousillé. Et là les dieux ont été avec moi, je me suis renseignée sur les boutiques de vélo (deux sources valent mieux qu’une et j’ai abouti près du parc de l’Espijo, il y a quatre ou cinq boutiques de vélo, j’ai été dans celle où il y a écrit en grand réparation, j’ai vérifié qu’ils avaient au moins un truc pour suspendre le vélo, ils me l’ont gardé une journée, m’ont dit qu’il n’y avait rien de grave, qu’il fallait juste tout nettoyer (la graisse d’Itavalo) et tout rerégler. Ils m’ont changé le câble du dérailleur, bien nettoyé avec un produit spécial ( selon eux le gasoil ça fait du cambouis, l’essence ça attaque l’aluminium et après risque de casse). Grâce au déploiement de tout mon charme j’ai réussi à leur en acheter un peu mais je n’ai pu avoir le nom de ce produit miracle. J’ai du acheter aussi une bouteille de coca-cola, donner son contenu, je n’en bois pas l’après-midi sous peine d’insomnie (la bouteille de coca pour mettre le produit miracle, qui se mélange avec de l’eau, la dame m’a dit que je pouvais détacher mes vêtemnts aussi, pour quoi je suis i tachée que ça ? Je pense que c’est un diluant, je sais pas quoi. Ils avaient aussi de bons patins de freins, j’en ai acheté deux, je suis parée. Comme j’écris en décalé je peux vous dire qu’aujourd’hui j’avais des ailes, je ne sais si c’est moi ou mon vélo. En tous cas je suis hyper contente. Amis cyclotouristes qui passaient par là je vous recommande ce magasin.
  • J’ai aussi été acheté une carte à l’Institut Géographique Militaire,

 en dehors du fait qu’elle n’a pas de relief elle est bonne, elle est au 1/1 000 000 000 ème, ce qui fait qu’aujourd’hui je me suis plantée, j’ai fait 3 fois plus de kilomètres que prévu, oui vu que c’était pas la même échelle et que maintenant j’ai des ailes… Pour les cyclotouristes vous prenez un taxi, ils connaissent, c’est au-dessus du parc de l’Espijo, un bâtiment en haut d’une colline avec une grande sphère.

Il y a aussi la terre

Attention prenez votre passeport, on est quand même chez les militaires, ils vous le prennent à l’entrée et vous donnent un badge,

nécessité quand même de passer par quatre guichets, un qui voit ce dont vous avez besoin, un qui vous donne un papier avec un numéro, un qui enregistre votre commande, un qui vous fait payer, un qui vous donne la carte, bon ça vous prendra quand même une heure et vous coutera 4 dollars. Ouverture du lundi au jeudi de 8 heures à 12 heures 30 et de 13 heures à 16 heures 15, vendredi de 7 heures à 14 heures 45.

  • Ensuite je suis allé à la Libri Mundi, là les taxis ne connaissent pas et l’adresse de Lonely planète est incomplète, c »est à l’angle de la rue Joaquim Pinto et de la rue Juan Leon Mera -851. Ils n’ont pas de carte mais pas mal de guides j’ai acheté le Lonely Planète du Pérou et si j’avais eu assez d’argent sur moi j’aurai pris celui du Chili, vu que ma tactique est d’acheter dans une grande librairie de la capitale du pays voisin le guide du pays suivant, ce qui fait que je me balade avec deux guides un certain temps, mais d’une frontière à la capitale suivante je n’en ai qu’un. Moi je les donne, j’ai rencontré des suisses qui se les renvoyaient, bon… Et comme je n’ai pas l’intention de passer par Lima vu que je connais (sauf si escale technique indispensable), et pour ceux qui passent par Lima, la seule chose à voir, mais à voir absolument c’est le musée de l’or, c’est la plus belle caverne d’Ali Baba que je connaisse, il n’y a pas que de l’or, mais plein de choses, ça vaut presque à mes yeux le musée du Caire, c’est dire… Je crois que pour le Chili je vais me faire envoyer le guide du Chili à la Casa del Ciclista de Trujillo, là aussi c’est un incontournable. Je n’ai pas eu le courage de revenir sur mes pas pour aller à celle qui n’est pas loin de Quito.
  • Dans le quartier de la Libri Mundi il y a tous les hôtels confortables pour les touristes, et aussi plein de restaurants, et aussi les agences de voyages, trekking et expéditions en tous genres, et aussi des magasins de vêtements techniques, il y a pas mal de choses, si j’avais eu assez d’argent sur moi je me serai acheté une grosse polaire, qu’est-ce que je la regrette celle que j’ai enlevé au dernier moment de mon sac, aujourd’hui encore je me suis caillé. Donc là dés que j’en vois une à peu près correcte je l’achète et si je demandais à mon fils de me l’envoyer parce que parait-il, sur les hauts plateaux de la Bolivie en Août c’est du moins vingt, je crois que si on connaissait les difficultés en tous genres qui nous attendent on ne partirait pas, mais peut-être que c’est de les surmonter qui nous procure le plus grand bonheur…
  • Et puis j’ai vu, j’ai regardé Quito, j’ai un peu été déçue, je lui ai préfèré la blancheur immaculée de Popayan, la splendeur de Tunja, la simplicité blanche et verte d’El Cocuy. Peut-être est-ce du au fait que là-bas (en Colombie) j’étais la seule touriste et là (à Quito) j’étais seule au milieu des touristes, et puis aussi j’ai eu un coup de blues qui a duré trois jours, et puis j’ai eu un nouvel épisode de fièvre qui m’a cloué au lit une demi-journée alors que je voulais prendre le téléphérique, et puis que je m’étais trompée pour la cas de ciclista et puis que ce deuxième Mitad del Mundo ne valait pas le déplacement, et puis que l’hôtel que je croyais pas trop mal est très nul : chambre froide, douche froidasse, pas de captage du net dans la chambre et comme tu as mis la connexion automatique ils te décomptent toutes les heures sauf que quand je suis partie les dames de l’hôtel (très gentilles d’ailleurs) ont oublié de me faire payer et j’ai surtout rien réclamé, vu que je me tirais un jour plus tôt tellement j’étais mal, et que ce matin réveil intempestif avant six heures par tambourinage à la porte, c’était une dame qui devait partir à six heures et qui s’est vue enfermée dans l’hôtel vu que le gardien de nuit à part fumer des cigarettes toute la soirée et enfumer ma chambre, le local (je dis bien local vu qu’il n’y a pas de fenêtre) où on capte internet, et déclencher l’alarme de nuit, et bien le gardien il dort tranquille la nuit et à 10heures 30 il ferme le net, la porte de l’hôtel (qui affiche 24/24) et s’en va dormir tranquilos… J’imagine la fureur de la femme si elle avait un avion à prendre ou tout autre rendez-vous important, moi de rage je suis partie… En plus j’ai une rage de dent, en plus le dos vrillé avec douleur transfixiante dés que je pose le pied par terre, j’ai commencé un traitement anti-inflammatoire super efficace. Pour les dents c’est un problème que j’avais avant de partir, j’ai vu deux fois mon dentiste pour cela, le problème n’est pas résolu. Il faut dire que tout ce que j’avale de sucré et le riz qui s’infiltre entre les dents n’arrangent pas les choses, là-aussi je regrette d’avoir sacrifié une brosse à dents à pile pour raison de poids. Bon je redouble d’attention pour mon hygiène dentaire, j’ai acheté aussi un produit désinfectant local (pas cher 2 dollars), dedans il y a de l’iode et un anesthésique, ils ne s’inquiètent pas de savoir si tu es allergique, j’ai quand même dit que j’étais médecin mais ils n’ont rien contrôlé. Peut-être c’est ça (la dent, pas le produit) qui me donne des poussées de fièvre mais franchement je ne crois pas et je me connais bien, jamais ne me suis trompée sur mon état de santé. J’espère ne pas avoir attrapé le palu ou autre gentil truc de ce genre. Sinon quand je n’ai pas de fièvre j’ai une pêche d’enfer, si vous m’aviez vu remonter les rues de Quito (qui est quand à près de 3000 mètres), après les dix premières minutes de tanguage, oui délivré du poids à l’avant on tangue vraiment pendant 10 minutes, et en plus dans les rues de Quito il y a des trous, donc une fois détanguée, impressionnant comme je montais ça, moyen plateau, moyen pignon, pas le moindre petit essoufflement (et le matin j’étais clouée au lit par la fièvre, vas-t-en savoir…) dommage qu’il n’y avait pas la place de doubler les taxis sinon je le faisais. Tiens aujourd’hui sur l’autoroute j’ai doublé deux camions (dans la descente quand même).Bref pendant trois jours c’était la totale…
  • En y regardant de plus près,

Les portes de ses église sont en or

Et les colones vous donnent envie d’une grande glace surmontée d’un énorme méli-mélo de crème chantilly

Quito est quand même une ville somptueuse,

 j’ai aimé ses couleurs d’un soir,

J’ai aimé l’audace de ses jardins

 j’ai aimé ses lumières d’une nuit…

 J’ai aimé aussi l’audace de la voute du musée

J’aurai aimé me perdre dans ses ruelles, mais à Quito on ne peut se perdre… (sauf quand on y cherche la Casa del Ciclista qui n’est pas à Quito, à moins que j’ai été mal renseignée…)

J’ai aimé les pics acérés de son abbaye

J’ai aimé ses voutes épurées

J’ai aimé ses vitraux qui irisent la lumière

Et ceux aux goût de sucette ou de bonbons acidulés

Bien sur il y a la grandiose place de l’indépendance où il fait bon flâner

Et la vierge qui toujours m’indiquait le chemin de mon hôtel (oué elle aurait mieux fait de m’indiquer le chemin de la casa del ciclista…)

  • Ah oui et puis là où je passe il arrive toujours des trucs, d’abord les pluies du siècle, puis le volcan qui explose (ce soir je n’en suis plus très loin… j’adore), et là je redescends tranquille à pied de chez les militaires et je tombe sur une manif, quand je suis passée c’était bon enfant, après ça a dégénéré, selon un autre chauffeur de taxi les policiers tirent à balle réelle, en tous cas j’ai vu à la télé qu’ ils tabassent dur. Il faut dire que les chiffres du référendum-plébiscite-élections-présidentielles tournent aux alentour des 90% de oui, c’est beaucoup… Ils ont posé dix questions style « Êtes- vous d’accord pour une meilleure justice ? ». Quand j’ai demandé à mon chauffeur de taxi d’une toute petite voix s’il n’y avait pas un peu de manipulation dans tout ça, il m’a répondu « Un peu, non beaucoup ».

  •  Donc ça bouge dans le pays, mais pas d’inquiétude quand ça bouge dans un pays, c’est surtout dans la capitale et j’ai quitté Quito… Et à la vitesse grand V….
  • Voilà que dire encore de Quito ? Même si c’est difficile de circuler en vélo à cause des routes étroite, des trous sur le bord droit de la route et l’impossibilité de circuler dans les couloirs de bus, ce n’est pas trop dangereux, en tous cas beaucoup moins qu’à Bogota, ici ils ont du respect pour les non motorisés et ils ne roulent pas vite en ville.

Et sinon, je n’ai pas senti l’âme de Quito, j’ai senti l’âme de Bogota. Il faut dire que la Colombie m’a tellement interpellée, fascinée presque que, là j’ai encore un peu de mal avec l’Equateur, j’avais parce qu’aujourd’hui j’ai eu un choc, oui un choc…J’ai eu un peu l’impression que Quito était entièrement tournée vers le tourisme, ce n’est qu’une impression personnelle… Ce soir je suis dans une « hosteria » pour touristes trekkeurs, je suis la seule… L’eau est chaude et pas électrique…Demain lever 5h45 pour ? Vous le saurez plus tard…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | 7 commentaires

J107 : un véritable exploit…

Lundi 8 mai 2011

La Mitad del Mundo-Quito
Distance parcourue : 40,43 km
Vmoy : 9,3 km/h Vmax : 56,2 km/h
Température : minima : 16°, maxima : 37°
Dénivelée positif : 550 m
Dénivelée négatif : 212 m
Heures sur le vélo : 4H19’55 »
Départ : vers 7 heures 30
Arrivée : vers 13 heures (au resto…)

Résumé de l’article

  • Objectif : Quito, la casa de ciclista
  • Conditions météorologiques : bonnes, franchement je ne sais plus…
  • Etat de santé : ça va, la fièvre a disparue
  • Particularités de la journée : tout se passe à merveille, mes craintes s’envolent, je traverse Quito sans problème, je ne me perds pas, sauf que… La Casa de Ciclista n’est pas à Quito mais une localité voisine, qui certes touche Quito mais est à 10 km dans le sens montant… J’abandonne et reste dans le vieux Quito.

Nuit sans problème, sauf les coqs…

La remontée du village à la Mitad del Mundo se fait aussi sans problème.

Je repasse devant le monument (donc je dois repasser la ligne…), celui-ci est encore fermé.

Je pédale pas mal, la circulation n’est pas plus intense que la veille. Il faut dire que je suis inquiète et contrariée, je pensais traverser Quito un dimanche et là je vais la traverser un jour de semaine, compte-tenu de la circulation d’hier je crains le pire…

Au bout d’une quinzaine de kilomètres j’arrive aux périphériques de Quito, je dois d’abord remonter une montée à la vénézuélienne (entendez une pente supérieure à 20%, je serais d’ailleurs curieuse de connaître la pente des montées que j’ai faites au Vénézuela, je ne pensais pas que cela puisse exister..), j’arrive donc aux périphériques, si on peut appeler cela des périphériques, vu que Quito s’étale en longueur et sur les collines avoisinantes. J’ai bien noté l’adresse de la Casa de Ciclista, j’ai bien repéré sur Google-map tout le trajet, je l’ai noté, l’ai dans ma tête, me fait confirmer. Je ne vais me tromper que deux fois et m’en aperçois au bout de trois mètres. Le premier auto-pont m’angoisse un peu, je le passe sans problème, le deuxième m’angoisse aussi, décidément cet accrochage avec le bus a laissé des traces. Ici les bus sont moins méchants, ils font aussi des queues de poisson mais pour doubler laissent 5 à 10 cm de marge… Finalement il y a moins de circulation qu’hier et surtout ils conduisent mieux, je crois qu’hier c’était les conducteurs du dimanche… Par ailleurs la circulation est très régulée dans Quito aux heures de pointe,ce qui doit en décourager plus d’un, et en plus je ne suis pas aux heures de pointe. Une fois sortie de la Panam-Nord, je suis dans l’avenida 10 de Agosto pendant une vingtaine de kilomètres, c’est facile de se repérer, le nom des rues est écrit et visible à tous les croisements. Tout se passe super bien, juste les routes sont étroites et c’est parfois un peu difficile. En plus je note bien tout dans ma tête pour en faire profiter le sieur Janodou…Je traverse donc tout Quito.

Bonjour Quito…

Je vois une zone piétonnière, je mets pied à terre et trouve un resto sympa pour manger, je vais faire la connaissance de trois femmes touristes brésiliennes qui voyagent seules, elles sont super sympas.

Elles me racontent leur pays, elles vivent dans le sud du Brésil, elles ont les quatre saisons… Incroyable ce que cela peut changer la vie d’avoir deux ou quatre saisons, je parle très sérieusement quand je dis cela, je pense que le climat a une grande influence sur la mentalité des gens.

Puis je reprends mon cheminement, tout se passe toujours bien, trop bien même, sauf à la dernière bifurcation, là je ne trouve pas la rue, en plus il y a des travaux. Je demande à un policier il me dit que cette rue n’existe pas ici. Bon c’est bizarre, je cherche, je demande, je suis bien sur les bonnes avenues et rues mais l’allée Calderon n’existe pas. Une femme m’aborde, elle me propose de m’aider, elle me dit qu’elle est à l’hôtel en face, là je suis sur la Parque de la Independencia, le plus grand parc de la cité historique de Quito. Je crois qu’elle travaille dans ce que je crois être un grand hôtel de luxe ( en fait c’est un musée), je lui dis que je ne peux monter les escaliers avec mon vélo, les gens ils ne doutent vraiment de rien. Je contourne la place, elle me retrouve plus loin, je lui dis que je vais chercher un internet pour vérifier mes renseignements, elle me propose de le faire dans son hôtel, je me retrouve dans le truc le plus pourri que je connaisse, de plus l’endroit est enfumé à mourir. Quand même j’ai accès à Internet, mes renseignements sont bons. Elle me dit que je devrais téléphoner, je lui dis que la veille, je suis tombée sur un faux numéro. Elle essaie quand même et tombe sur la bonne personne. Stupeur la Casa de Ciclista n’est pas à Quito mais à Tumbalo qui est à 10 km d’ici en montée. Je suis découragée… Tout s’était si bien passé… Un français baroudeur m’accoste. Lui a des problèmes de papiers, il a passé la frontière le jour des élections dans un petit bled, il n’y avait personne à l’émigration, il est passé quand même, il a été contrôlé et hop il est illégal, il essaie de résoudre son problème. Quand je pense que depuis plus de trois mois je n’ai pas été contrôlée une seule fois… Amis voyageurs, ne faites pas comme lui, faites bien vos papiers à la frontière. Cet hôtel est vraiment pourri, j’ai peur que l’on m’aie pris mon vélo, non il est toujours là, j’ai peur que l’on m’aie fait les sacoches, j’attendrai l’arrivée à mon hôtel pour vérifier, non tout va bien. J’ai pris mon temps, maintenant on est en milieu d’après-midi, je n’ai plus le courage de faire 10km de montée et surtout je veux quand même visiter Quito. Je n’ai pas non plus le courage de retraverser Quito dans l’autre sens pour atteindre la cité neuve où je sais que se trouvent les services que je cherche (carte, guide, réparation de vélo) et de meilleurs hôtels. Je me trouve un hôtel à un prix raisonnable et pas trop pourri, la première nuit je me caille à mort vu que je suis dans une espèce de cave, le lendemain je change de chambre. Une fois posées mes affaires je visite un peu le vieux Quito, je suis un peu déçue, oui, à mon avis les villes colombiennes (sauf Bogota) sont plus belles… Bon je ne suis pas encore habituée à l’Equateur et ici tout me parait moins beau qu’en Colombie et moins sûr aussi…(Une des brésiliennes s’est fait arracher son collier et a le cou meurtri, l’âme aussi…)  En revanche en fin d’après-midi Quito va être illuminée d’une lumière qui n’a rien à envier ni à la Bretagne, ni à l’Ecosse… Je ne sais si des peintres ont tenté de reproduire cette lumière…

Et qui va me faire coucou ? Mes copains…

Et au fait pourquoi un exploit ?

J’ai quand même réussi à rallier 3 capitales :

Caracas ( Vénézuela)

Bogota (Colombie)

 Quito (Equateur)

 sans aucune crevaison…

 Oué, oué

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | 10 commentaires

J106 : latitude 0° 0′ 0″ bis

Dimanche 8 mai 2011

Gayllabamba – La Mitad del Mundo

Distance parcourue : 42,13 km
Vmoy : 8 km/h Vmax : 56,2 km/h
Température : minima : 17°, maxima : 41°
Dénivelée positif : 787 m
Dénivelée négatif : 655 m
Heures sur le vélo : 5H12’20 »
Départ : 9heures50
Arrivée : vers 16h30 à la mitad del mundo

Résumé de l’article

  • Objectif : aller voir la mitad del mundo ( la vraie fausse), revenir sur Quito à la casa ciclista
  • Conditions météorologiques : matin soleil et chaleur entre 30° et 40°, l’après-midi d’un coup vent glacial, froid et ça se couvre, perte de 20° en quelques minutes..
  • Etat de santé : ça va

Particularités de la journée : ça monte beaucoup plus que prévu, c’est beaucoup plus loin que prévu, il y a une circulation d’enfer, je ne peux sur la journée revenir sur Quito, allez je mets un pied de chaque coté de la ligne, mais ce n’est pas la même chose, l’émotion n’y est pas, c’est tout comme c’est écrit dans le guide y compris l’orchestre et les jeunes qui s’éclatent mais je ne peux m’éclater, j’ai trop mal au dos et puis j’ai pas envie… Et j’entends déjà ceux qui disent et puis t’es plus jeune…

Je me réveille à 5 heures, je petit-déjeune (oui j’ai faim), me recouche et dors jusqu’à 7h30, puis je traine, vais un peu sur internet dehors assise devant ma chambre (seul endroit où je capte) pour prévenir la casa de ciclista de mon arrivée en fin d’après-midi, oui je m’imaginais faire un petite étape… Et bien je vais me repayer près de 800 mètres de dénivelée… Je reste donc dormir au village près de la Mitad del Mundo…

Le matin je vérifie que j’ai bien fait de rebrousser chemin la veille… Pour atteindre Calderon il m’aurait fallu : 2H33′, soit une arrivée vers 20 heures, donc circuler de nuit sur une route où il n’y a aucun village donc pas de lumière, sans compter que j’aurais du faire 592 mètres de dénivelée positif, que vu mon état de fatigue avancé j’aurais fait en poussant (là j’ai fait moit-moit)

Je n’aurais pas vu ce canyon aride…

Je n’aurai pas vu le volcan fumer…

Je n’aurais pas (je poussais) couru à toute vitesse pour éviter les pierres qui évidemment se mettent à tomber au moment où je passe…

Je n’aurai pas pris mon pied en doublant les voitures arrêtées par un accident puis au péage, peut-être que j’aurai eu moins de circulation, là ça été infernal toute la journée, un peu moins quand à Quito j’ai pris la bifurcation pour la Mitad del Mundo, laquelle n’est pas indiquée, nécessité de demander, et c’est beaucoup plus loin que prévu, et bien sûr ça monte et ça descend, et le soleil se cache et un petit vent glacial se lève. C’est vrai que l’on passe par Quito car Quito est une mégapole et tout se touche… Finalement ils avaient raison les gens… Mais j’ai bien fait de prendre l’autre route, là était la vraie émotion, cette petite sphère de rien du tout sans personne, un peu décrépie, humble quoi… Et la sensation de traverser quelque chose… De passer de l’autre coté… L’émotion quoi…

Toute la journée je vais être de mauvaise humeur, je vais à ce vrai faux monument (la ligne est pas à sa place, ils se sont trompés), j’y vais, je sais pas pourquoi, parce que c’est écrit dans tous les livres, que c’est un incontournable, mais en fait ça me gonfle, je croyais faire un petit détour, ça me prendra une journée, c’est peut-être la journée qui va faire que je vais essuyer la tempête de neige du siècle à Ushuaïa. D’ailleurs je vais écrire un article spécial sur l’effet morceau de sucre, on en pousse un et tout s’écroule ou sur sur tous ceux que je vais tuer, je dévoile pas pour l’instant, juste quand j’écrirai l’article, qui sait peut-être vous qui me lisez êtes dans la liste de ceux que je vais tuer… Ca y est vous pensez elle est devenue folle… Tet… C’est de changer comme ça d’hémisphère deux jours d’affilée, j’en perds la boule…

 Donc je monte, je descends, je monte, quand je monte je peine et quand je descends je me dis que je vais devoir me repayer tout le lendemain… Sauf que le lendemain je suis plus en forme et que ça passe comme une lettre à la poste… Je visite le monument, je me fais brancher par le garde du parc qui a mon âge et qui est seul, mais il me plait pas… Là c’est facile de le débrancher, je m’en vais, lui doit continuer à bosser… Je vais au village en-dessous (qu’il va me falloir remonter le lendemain) trouve un hôtel propre avec eau chaude et pas cher, net impossible, pas dans l’hôtel et la boutique n’a pas un ordi de libre, c’est dimanche les jeunes sont tous ici aussi sur facebook. J’emprunte quand même la clé 3G de l’hôtel pour envoyer un message à la casa de ciclista pour dire que j’arrive demain. D’ailleurs je n’aime pas cela, ça me fait installer un programme que je ne connais pas, je m’empresse ensuite de le désinstaller, quand même il a laissé des traces, style changement d’icône, rajout d’un icône, et le pire c’est que je crois qu’à la casa de ciclista ils n’ont pas du avoir le mail car pas de réponse et au tel je suis tombée sur quelqu’un d’autre et j’ai mis un moment pour comprendre qu’il y avait erreur de numéro, il y avait une erreur bien plus grande mais vous le saurez demain…

L’avocat que j’ai acheté n’est pas mur, bref tout va mal.

Dans la nuit et le matin suivant j’ai à nouveau de la fièvre et de la diarrhée, ceci explique peut-être cela…

Au fait, ça c’est pour les cyclos, ici ce n’est pas comme en Colombie (la Colombie des routes normales, pas des chemins de traverse), les villages sont rares, pas de petite boutique où on peut acheter de quoi manger et boire, pas de petits restos partout, donc il faut partir avec ses boissons et ses en-cas, ça y est là je gère bien, j’ai même l’impression d’avoir un peu rempli mes joues (pas les fesses, peut-être qu’elles se sont usées sur ma selle…).

Mais quand même je me suis un peu amusée avec la ligne…

Et là où suis-je ?

Et là c’est pas moi, juste une belle inconnue…

Là c’est mon ombre, longue, longue, longue…

Là c’est une rencontre importante, une femme qui essaie de promouvoir le vélo dans Quito, et bien après avoir parcouru Quito en long, en large et en travers, je peux vous dire qu’il y a du boulot… Les routes en plus sont très étroites, soit il faut envoyer un nouveau Hausmann, soit il faut partager les rues en trois catégories, une pour les bus, une pour les taxis et une pour les vélos… Ah oui il y a aussi les collines… Vélo électriques ? Et quand il pleut ou qu’il fait très froid ? Un toit ? des portes ? Ah ça existe déjà ? C’est une voiture, oui pas bête…

A la vraie fausse Mitad del Mundo il ya aussi du vent…

A la Mitad del Mundo il y a des artistes…

Ca y est je me suis encore trompée de chemin, là c’est grave, je suis revenue au point de départ…

A la Mitad del Mudo il y a, il y a ? Qui ?

Mes copains les nuages…

Bisous tout le monde

Publié dans Equateur | Marqué avec , , | Un commentaire