Samedi 11 juin 2011
Col avant Cariamanga – Huacozas
Distance parcourue : 44,53 km
Vmoy : 8,7 km/h Vmax : 48,1 km/h
Température : minima : 22°, maxima : 38°
Dénivelée positif : 465m
Dénivelée négatif : 1035 m
Heures sur le vélo : 5HO6’31 »
Départ : vers 9 heures
Arrivée : en fin d’après_midi
Résumé de la journée
- Objectif : je veux m’avancer pour demain car demain sera selon la carte de l’office du tourisme une grosse étape de montagne
- Conditions météorologiques : soleil, chaleur, j’adore
- Etat de santé : bon
- Particularités de la journée : petite route de montagne deserte, j’adore avec en plus du soleil, ca devient genial…
Voilà je suis encore sur une petite route de montagne, un peu très cassée ma petite route de montagne, mais déserte, et belle et belle…
J’arrive à Cariamanga qui est 7 km plus loin qu’indiqué sur ma carte, et mon compteur est juste, j’ai mesuré 4 fois la circonférence de mes pneus, j’ai vérifié à plusieurs reprises le kilométrage avec les bornes colombiennes qui sont justes, au fait les colombiens ont de la rigueur dans beaucoup de choses, des fois ça aide la rigueur, ne serait-ce que pour obtenir des renseignements justes… Les equatoriens la rigueur je ne crois pas qu’ils connaissent, je sais, je suis sévère avec les équatoriens…
Cariamanga est une ville pauvre sans grand intérêt si ce n’est que l’on me fait passer (à dessein, pour me tester ?) dans une route à la Vénézuelienne que j’avais réfutée au Venézuela dans la ville avant la ville avant la frontière. Là j’ai progressé et j’y vais debout, le poids en arrière, mes freins couinent à mort mais fonctionnent bien, et ça passe…
Le paysage comme d’habitude est superbe.
Je rencontre quelques hameaux…
Un vélo, c’est le mien ? Ah oui, le bazar ça peut être que le mien… Et en plus y zon ecrit peligro (danger)…
Une montagne pointue que demain je vais la voir toute petite en bas…
Et mes copains les nuages, partis mes copains…
Sur le bord de la route une femme vend ses produits, je goûte, la dulce del leche n’est pas bonne, il y a trop de riz dedans, je lui achète de la confiture de papaye, je ne peux partir ainsi après avoir tout goûté sans rien acheter, je la donnerai cette confiture.
Je vais descendre dans une combe magnifique qui doit être à très basse altitude vu la végétation luxuriante de bananiers et autres plantes exotiques.
La route alterne des passages de piste et des passages goudronnés, la circulation est absente.
Et puis bien sûr ça remonte et il n’y a aucun endroit plat où planter ma tente et je sens que je suis repartie pour une galère… Fatiguée, la nuit qui va tomber et ça va monter jusqu’où ? 4000 peut-être. Quand soudain … Un village de dix maisons, alors là je fais du porte à porte, presque du forcing, j’ai besoin d’un endroit plat près d’une maison pour dormir cette nuit. On veut m’envoyer encore je ne sais où près d’une église, je ne crois plus rien de ce que l’on me dit, et à la dernière maison il y a à coté un endroit plat, je demande, j’aurai mieux que ça, sa pelouse (enfin si on peut appeler ça une pelouse, le sol est sec, dur, craquelé et plein de piquants, je me fais bouffer par les bêtes aussi, alors j’enfile mon collant, je passerai une heure à enlever les piquants, il y a deux sortes de piquants, ceux qui partent facilement et les autres, bien sûr j’ai plus des autres que ceux qui partent facilement, mais qu’est-ce qu’elle est difficile cette nana, on lui offre un endroit plat clôturé pour la nuit et elle râle…).
Je plante ma tente sous l’œil intéressé d’une petite fille de 8 ans, le papa est équatorien, la maman est en Espagne, elle a eu quatre autres enfants avec d’autres hommes, la petite est très entourée mais aimerait voir sa maman, elle la verra l’année prochaine, ce n’est pas vrai, elle a quand même des contacts téléphoniques avec la maman… Je lui donne mes crayons, mon taille-crayon et ma gomme, depuis bientôt 5 mois je ne les ai pas utilisés, alors je me déleste et j’avais décidé de ne pas me délester à l’aveugle mais pour faire un cadeau, et bien voilà… La dame qui m’a accueillie va aussi me donner à manger, nous aurons une grande discussion sur la vie, la religion bien sûr, l’Equateur… Une rencontre qui comptera pour moi… Quel bonheur aussi de ne pas avoir froid… Je réussis l’exploit d’enfermer un moustique dans ma tente… Là je suis toute piquée, je prends mille précautions depuis si longtemps, et là en deux jours c’est la cata, voilà en plus d’être enragée je vais devenir dingue…
Encore une super journée…
Et la nuit la lune brille…



























A un moment (oh pas longtemps cinq ou dix minutes, le vent m’est favorable et je passe de 5,2 à 7,2 ( pour les non cyclo c’est ma vitesse, sachez que je peux faire du 4,8 sans tomber…) . Il y a une vitesse qui décroche, c’est pénible mais pas dramatique, surtout quand tu roules la majeure partie du temps sur la petite vitesse. Surtout mon dérailleur est dur à passer, je parle dur physiquement, le réparateur qui n’y connaissait pas grand chose m’a dit ne rien pouvoir faire, des fois je suis obligée de passer la vitesse avec le creux de la main. C’est très pénible ces gens qui ne comprennent pas que tu puisses avoir des difficultés. C’est comme la sangle pour tenir mon frein, il m’ a mis un morceau de pneu, je lui ai expliqué que je ne pouvais pas m’en servir, mais il n’a rien compris… Bon j’ai acheté un élastique à cheveux, pour l’instant je me débrouille avec… La béquille remise d’aplomb, avec beaucoup de précautions plus le frein avant ça a l’air d’aller…. Prochain voyage, c’est sûr, je change de monture…


















































