Dimanche 20 novembre 2011
Isla Pescado sur le Salar d’Uyuni – Isla Incahuashi sur le salar d’Uyuni
Kilométrage : 23,28 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 2h11’35 »
Températures : min : 60°F, max : 95°F
Départ : 8 h
Arrivée : vers 10 heures 30
La nuit fut un peu perturbée par le vent, je ne suis pas abritée… La tente s’écrase sur ma tête, je change de coté, je me mets coté porte et peux enfin dormir un peu.
Levée quand même avec le soleil…

Je pédale « hors-piste », c’est un peu dur entre 8 et 9 heures, je ne vois toujours personne… (alors Jean-luc, n’aie pas peur des touristes..)

Je ne sais si l’île au loin est l’ïle Incahuasi.
Petit le point quand même… Mais il va grandir…

Je retrouve la « piste », je vais alors nettement plus vite et cela me rassure pour demain.
J’arrive sans problème à l’île qui est bien l’île Incahuashi…

Compte Jean-Luc, 1, 2, 3, 4 4X4, à mon arrivée ils vont fuir, je reconnais que d’autres viendront, mais ils m’ont laissé l’île à moi toute seule durant une heure…

Je vais, comme à chaque fois que j’arrive dans un endroit habité, me précipiter sur le restaurant…
Je suis interpellée par un homme qui voue une admiration sans bornes aux cyclotouristes et tient un livre d’or. Promis j’écrirais plus tard.
Je visite l’île seule, et oui, entre deux fournées de touristes…
Petite visite guidée de l’île, Attention Julien, c’est ton kdo de Noël, quant à toi ma petite soeur, j’ai trouvé un truc, pendant que tu seras au Pérou tu mets ton petit chérubin adoré dans cette île, certes il n’y a pas de net, mais à charge pour lui de compter le nombre d’épines présentes sur cette île…
Une forêt de cactus…
Que nous allons explorer ( à pied, on est pas maso, on veut pas risquer la crevaison…)
Les cactus sont grands…

Je ne voudrais pas gâcher votre plaisir, le coté pile des choses n’est jamais bien loin…

Dans l’île il y a aussi des cailloux…
En rangs serrés les cactus montent la garde devant le Salar…

Certains préfèrent être sentinelles…

Tous surveillent avec angoise le salar, le moindre 4X4 les effraie…

D’accord l’abuela-cyclo machin chose est minuscule, mais quand même sont grands…
Le chemin est quelque peu escarpé…
Le salar omniprésent (pour les esprits distraits je rappelle que nous sommes sur une île…)
Celui-là il est un peu prétentieux…

Celui-ci en fleurs, histoire de concurencer de sa blancheur le salar…
Continuons notre chemin…
D’accord il y en a des un peu tordus…
Ciel une touriste, ouf, elle est aussi cyclo…
Elle a franchement peur de rien…
Dans l’Isla Incahuasi il y a aussi des curiosités de la nature…
Qui jouent avec le ciel…
Et voici le maître de ces lieux…
Cet hiver (l’été pour vous) il a fait moins 25°, les petites pousses sont mortes, mais les gros vieux costauds ont résisté…
Après cette visite enchantée et solitaire je m’installe dans le refuge, certes sans sanitaires, mais il y a les sanitaires des touristes ouverts aux heures des touristes.
Ce refuge est magnifique…

Taillé dans la roche, simple, 4 lits sans draps ni couverture, 1 matelas debout au fond, un bureau, une chaise et surtout il est hyper lumineux, au plafond une tole en plastique jaune laisse passer une lumière dorée et de grandes baies vitrées courrent sur les murs, vue à 180° sur le salar…

Je commence par faire un peu de ménage, puis m’installe au bureau sur mon ordinateur.

Quand il sera déchargé je demanderai si je peux avoir de l’électricité, ici il y a des panneaux solaires, je crois avoir tué ma batterie par des sautes de courant, je vais rendre visite à apparemment le chef de l’île qui vit dans une maison très confortable et reste caché, je retrouve ici ce que j’ai remarqué à la Paz, les gens disons « nantis » se cachent, tout est secret… Il me branche sur le générateur, ouf ça remarche. Je lui saute au cou tellement j’ai eu peur, là c’est lui qui a eu peur…
Tiens j’ai de la concurrence, cherchez l’erreur, les dix premières bonnes réponses ont droit à une traversée du salar à pied, en solo, avec une brouette de nourriture et eau (ça déjà été fait)…

Ca a été difficile d’acheter de l’eau et quelques provisions mais j’y suis arrivée…
Le soir et en début de nuit un vent fou furieux va balayer l’île, pour sortir je suis presque à quatre pattes, je ne sais ce qu’il me serait arrivé si j’avais bivouaqué…
Bisous tout le monde