J326 : Desierto de Atacama J1 : première attaque du vent

Mardi 13 décembre 2011

San Pedro de Atacama – Bivouac quelque part sur la route de Calama
Kilométrage : 25,85 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 4h33’51 »
Températures : min : 60°F, max : 98°F
Dénivelée positif : 578 m, dénivelée négatif : 181 mètres
Départ : 9 h
Arrivée : vers 16 heures

Je sais que j’ai un col à passer, pendant 7 km je monte sans aucun problème

Puis je descends 7 km.

C’est vrai qu’il y a de grandes lignes droites désertiques…

Puis ça remonte, pour de vrai là…

Il fait beau, le ciel est un peu voilé, j’ai chaud, je vais découvrir mes avant-bras sans les crémer, cramés, ici à Taltal je pèle encore…

Contrairement à ce que beaucoup pensent, le désert d’Atacama c’est beau…

C’est varié…

Je rencontre 3 cyclos français, tout beaux, tout propres « Vous démarrez votre voyage vous » « Non, on termine, on vient de Cusco, on a pris que des routes » « Griiiiiiiiiii, j’ai été faire quoi moi sur ces pistes ? ». Ils sont sympas, cordistes ( travail sur les routes dans les falaises), l’un veut être infirmier. Ce sont les rois de la bricole…

Tous les sacoches sont faites maison, de plus quand ils en ouvrent une pour me montrer, elle est vide… Moi avec mon barda…

On parle, je ne sais pas que je perds un temps précieux…

Oui, parce que le vent se lève, il a une force incroyable, je vais caler dans la montée. Un camion du Paraguay, s’arrête m’attend et me propose de m’emmener, dix fois je vous dis , dix fois et encore aller-retour Caracas – Ushuaïa sans donner un coup de pédale, sans jamais pousser… Je réfute, je choisis très mal mon abri, en plus d’être inaccessible (au fond d’une quebrada) il est venté. Le vent va souffler la moitié de la nuit et la toile de la tente claque et je n’aime pas ça, ayant toujours peur qu’elle se déchire, pire la tente se couche sur elle-même, ce qui est très inconfortable…

Bisous tout le monde…

 

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J322- J323- J324-J325 : San Pedro de Atacama

Vendredi 9, samedi 10, dimanche 11, lundi 12 décembre

San Pedro de Atacama : LA ville touristique des chiliens… Qui plus est comme ils copient tout sur nous, c’est un week-end prolongé… La recherche d’hôtel sera épuisante… Je vais trouver un dortoir, j’y inviterai les super interviewvers…

Voilà San Pedro de Atacama c’est un oasis au milieu du désert le plus aride du monde : le désert d’Atacama…

J’y arrive complètement hébétée, qui n’a fait ce que je viens de faire ne peut comprendre, des jours et des nuits dans une nature farouche, grandiose, seule, affrontant les éléments, cherchant au plus profond de soi la force de surmonter tous ces obstacles et tout d’un coup le frivole, les tenues sexy, la nonchalence, les petits restos, le style vacances quoi, la civilisation… Tu sais plus où tu es, tout juste si tu sais encore qui tu es…

Comme d’habitude tu ne vas pas en profiter, sauf l’immense glace fruits des bois-poire (bin oui, lessive, entretien vélo, le net, le site, recherche de réparateur vélo…)

Ils proposent (entre autres) du sandboard (surf sur sable), si ils avaient proposé du sandski tu n’aurais pas hésité une seconde…

Quand même tu te trouves une chambre dans un hôtel-camping, la Wifi tombera en panne, la piscine sera froide, tu vas t’accrocher avec la duegna qui veut te mettre dans une petite chambre alors que tu as signé et payé pour une grande, tu signaleras le fait au syndicat d’initiative, tu signaleras aussi le fait qu’ils font une réduction quand on paie en dollars (ils n’ont pas le droit), on ne te chassera pas, (tu te rends compte que t’es vraiment devenue une tueuse..) mais quand même tu es bien…

Et puis tu vas rencontrer les deux jeunes cyclos français qui te tracent depuis trois mois et qui vont faire un si bel interview que quand tu t’es regardée tu as pleuré…

Allez je remets le lien :

http://sebaroundtheworld.blogspot.com/

Les vélos (en location) sont si nombreux ici qu’ils sont obligés de les endiguer… Mais de réparateur nenni… Un magasin vend du matériel, Pierre et Sébastien ont été voir, pas de béquille, allez tu verras ça à Calama, sauf que pour la béquille il te faudra  aller jusque Antofagosta…

Il fait beau, la température est douce, tu vas voir un sapin de Noël, tu ne vas pas comprendre, sont dingues ici… Non c’est toi qui est décalée, pas eux… Toi tu viens d’ailleurs…

Tu vas aussi rencontrer deux cyclos Alaska-Ushuaïa, ils sont pressés (normal, deux ans qu’ils sont partis), quand même ils te donnent un câble, le pneu qu’ils te proposent est presque aussi usé que le tien. Le chemin des lagunes, ils ont abandonné, l’un avait sa selle fendue (entre nous soit dit vu que l’on pousse la majorité du temps ce n’est pas bien grave… Allez, dis-le que t’es vachement contente que ces deux jeunes super costauds ils aient abandonné et que toi tu as réussi… Calama, ça ne vaut pas le coup, ça monte et puis il fait chaud…)  Y a pas il y a plusieurs races de cyclos…

J’ai adoré San Pedro de Atacama, d’ailleurs j’y suis restée 4 jours…

Et puis je suis repartie dans le désert… Après ce que j’avais enduré, je pensais n’en faire qu’une bouchée de pain, ERREUR, ERREUR, ERREUR…

Bisous tout le monde

 

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J308 à J321 : le plus jeu de pistes du monde 2ème partie : traversée du Sud Lipez par le chemin des lagunes

Voilà, c’est juste pour respecter l’ordre antechronologique, cliquez là :

http://www.frannycyclo.com/le-sud-lipez-un-apercu/

Au passage remarquez que les cyclos « normaux » mettent 10 jours, moi j’ai mis 14 jours, score tout à fait honorable…

Bisous tout le monde et merci de votre soutien, tous vous m’êtes indispensables…

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J306, J307 : escale technique à Uyuni

Mercredi 23, jeudi 24 novembre 2011

J’ai trouvé l’hôtel des baroudeurs, nuits en dortoir mais grand patio avec eau et étendage.

Dessalage, entretien du vélo
Le petit chien est mort…

Grande lessive
Courses

La symbolique de la statue suivante n’est ni l’enchaînement des femmes, ni la femme qui se libère, juste la ville d’Uyuni qui récupère son bien, à savoir ce qu’il y a dans ses mines…

Je me renseigne sur un train, celui qui va dans mon sens et passe deux fois par semaine ne prend pas de voyageurs…

Visite du cimetière de trains, quand je demande le musée on rigole… C’est à 4km, donc je me fais mes quatre km à pied (soit 8 aller-retour), il suffit de suivre les rails…

Je prends de l’argent pour payer l’entrée, je rêve, pas d’entrée à payer, c’est juste un dépotoir, là encore les boliviens ont de l’or entre les mains et ne savent pas l’exploiter…

L’endroit est surréaliste, sur près d’un kilomètre, wagons, locomotices enchevêtrées, et au milieu de ce fatras de petites merveilles…

Merveilles en tous genres…

Et pour terminer dans les trains et le surréalisme, une passerelle, deux trains par semaine dans chaque sens…

Mais à Uyuni, dans mon hôtel de baroudeur, deux cyclos, lui espagnol elle ukrainienne. Son boulot préparer des circuits VTT, leur projet : ils ont trois mois, ils vont faire des tronçons de route mythique… Ils sont frais et roses, fraîchement débarqués de la Paz où ils ont descendu la route de la mort, ils s’apprêtent « à faire » ce fameux Sud lipez, ils vont partir tard (pour profiter du petit déjeuner), sont très cools, voyagent très léger, tout informatique, soit ils sont très forts, soit ils n’ont pas pris conscience de la force des éléments ici, soit je suis très faible. Ils partent jambes et bras nus, je leur conseille quand même de se protéger sur le salar, surtout la jolie ukrainienne, et ils vont me passer le topo de ce Sud Lipez, jamais je ne les remercierai assez, ce topo va vraiment m’être très précieux même si le kilométrage est faux, même si il y a quelques erreurs…

Ah oui dernière chose, dans la zone à touristes que des restaurants italiens… Un pizzaiolo est passé par là et leur a tout appris…

Bisous tout le monde

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J305 : le plus beau de tous les jeux de pistes du monde 1ère partie : J30 et dernier jour…

Colchani – Uyuni
Kilométrage : 23,59 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 2h56’25 »
Températures : min : 48°F, max : 89°F
Dénivelée positi : 11m, dénivelée négatif : 7 mètres
Départ : 7 h
Arrivée : vers 11 heures

Le paysage est plat et totalement inintéressant : RIEN…

La piste normale est très tôle ondulée, sans le savoir (car j’ai reçu le message après mon départ), je vais suivre les conseils d’Enzo, c’est-à dire prendre des petites pistes parallèles, sauf que quand la piste parallèle est mauvaise et que vue de loin la piste principale parait bonne (en fait elle est toujours mauvaise), j’essaie de la rejoindre, j’ai alors un grand rebord à franchir, j’ai beaucoup de mal, même une fois je crois ne pas y arriver…

Je reverrai les italiens de la veille qui me demandent ce dont j’ai besoin : de la nourriture, j’ai mangé dans la nuit tout ce que j’avais prévu pour le matin…

L’arrivée à Uyuni est conforme à mes prévisions…

Le comité d’accueil est là…

L’entrée d’Uyuni est très moche…

Le centre touristique est un peu plus avenant…

Arrivée à Uyuni je fais quoi ? Je me précipite sur le premier restaurant… Puis je cherche un hôtel… Voilà c’est simple…

Epilogue : j’en ai beaucoup bavé, mon manque de force fait que quand la piste est sableuse ou tôle ondulée montante je dois pousser… Je compense ma petite vitesse par des heures et des heures de poussage, donc je m’épuise… J’en ai bavé aussi psychologiquement, la peur de manquer de nourriture et eau, L’expérience montre qu’on en a toujours trop mais je préfère, malgré le poids garder une marge de sécurité…

D’être seule en revanche ne m’a nullement effrayée, je crois même que j’aime ça…

Je pense sincèrement que tout ce qu’on raconte sur le sud Lipez fait partie de ce que l’on appelle les « fantasmes », que plus dur ça ne peut exister, donc je suis très sereine pour traverser ce Sud Lipez par la route la plus difficile, je ne sais pas que je me trompe, que plus difficile c’est possible…

Et les paysages ? Ca déchire grave…

Bisous tout le monde, en espérant que cette première partie du plus beau jeu de pistes du monde vous ai plu… Et merci à Enzo de me l’avoir fait découvrir, même si souvent je l’ai haï…

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J304 : le plus beau des jeux de pistes du monde, J29 : traversée du Salar d’Uyuni J3, terre, terre, terre…

Isla Incahuashi sur le salar d’Uyuni – Chicani sur la terre ferme
Kilométrage : 76,61 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 6h03’59 »
Températures : min : 46°F, max : 109°F
Départ : 7 h
Arrivée : vers 16 heures

Une tempête d’une rare violence a balayé le salar et l’île durant la soirée et en début de nuit…

Je pars tôt pour essayer de sortir du Salar avant la tempête. La première fournée de 4X4 est là, tous bien alignés et prenant leur petit déjeuner sur les tables prévues à cet effet.

Je fais partie des curiosités du paysage et suis photographiée sous toutes les coutures.

D’ailleurs ce ne sera pas la seule fois, à Uyuni, deux jours plus tard un brésilien rencontré dans mon hôtel à baroudeurs me montrera en photo sur son appareil… Ce brésilien aura mis quatorze heures pour venir de la Paz, son bus étant tombé en panne, ils ont affronté les températures négatives de la nuit sans l’aide d’un bon duvet…

Puis pendant longtemps je ne vais plus renconter personne. J’ai pour m’aider dans mon cheminement (il existe de nombreuses pistes et traces) ma carte, ma boussole et les indications du restaurateur de l’île qui s’avéreront complètement fausses (du style pour aller jusque Uyuni il faut prendre à droite à la deuxième bifurcation, or le Salar n’est pas particable aux abords d’Uyuni, la sortie se faisant à Chicani).

Je me dirige donc beaucoup à la boussole et m’efforce de maintenir une vitesse de 13km/heure, ce qui parfois est aisé, parfois plus difficile, le salar n’étant pas toujours un petit billard… La piste est parfois cahotante, je perds de la vitesse, alors plus loin j’essaie de la rattraper en appuyant dur sur les pédales, je force quand même un max. Au bout de 60km je m’accorde une pause pique-nique, en profite pour photographier le plus beau des vélos…

Je ne perds pas de temps, un seul objectif, aller le plus vite possible pour sortir du salar non seulement avant la nuit mais avant la tempête…

Mes pointages de carte et mes repérages à la boussole sont parfaits car je vais tomber pile sur l’hôtel de sel et son musée, évidemment je fais attraction…

Quand aux touristes ils s’amusent comme des petits fous sur cette grande étendue blanche dont finalement on ignore à peu près tout… On peut manger dans cet hôtel de sal, je me conterai d’y acheter deux snickers, à prix d’or…

La salle à manger est originale mais à mon avis peu confortable… Je fais comment pour rapprocher ma chaise ?

Les statues sont intéressantes…

Je me renseigne pour aller à Uyuni par le Salar, c’est impossible, il faut passer par Colchani. C’est le guide de touristes italiens qui me renseignera, lesquels italiens me retrouveront le lendemain et me donneront gâteaux, fortifiants, serviette fraîcheur (que je trouve sur le coup inutile mais qui va me servir dans le Sud Lipez pour économiser mon eau.. Et.. du chocolat français…)

Je rencontre un péruvien touriste, le courant passe, on discute…

Une piste parallèle moins cahotante est la bien-venue, je visite les fameux petits tas de sel réalisés par les travailleurs avec qui j’engage conversation évidemment. « Pourquoi font-ils des tas comme cela ? » A question idiote réponse intelligente « Parce que c’est la forme la plus facile à réaliser ».

Je ne leur dis pas qu’ils vont récolter en une vie moins que ce qui est récolté de l’autre coté de la frontière en une heure…

Les tas de sel envahissent tout :

La terre ferme

La cour de l’hôtel…

Colchani me désespère, la Bolivie me désespère, tant de possibilités touristiques et RIEN.

A Colchani pas d’eau courante, pas le moindre restaurant, nécessité de faire trois boutiques pour trouver du coca des galettes au chocolat et de l’eau… L’unique « alojemiento » est un hôtel de sel avec toilettes (un trou), pas d’eau, pas de douches. Ils travaillent dur pour faire un grand hôtel, les hôtels de sel c’est mode, oui, jamais aucun touriste ne viendra là, seuls quelques cyclos fêlés…

Depuis j’ai réfléchi (oui, ça m’arrive malgrè les neurones qui ne cessent de se perdre), les paysages sont fabuleux, mais il y a un inconvénient de taille, l’altitude, entre 3800 et 5000, plutôt réservé aux jeunes désargentés…

Dans mon carnet de notes j’ai écrit : « Demain Uyuni, repos, banque, lavage vélo vêtements, essai de mise à jour du site »

Et voilà  j’ai réussi à traverser ces deux salars, je suis heureuse, bisous tout le monde

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J303 : le plus beau jeu de pistes du monde 1ère partie, J28, traversée du Salar d’Uyuni J2 : cap sur l’île Incahuashi

Dimanche 20 novembre 2011

Isla Pescado sur le Salar d’Uyuni – Isla Incahuashi sur le salar d’Uyuni
Kilométrage : 23,28 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 2h11’35 »
Températures : min : 60°F, max : 95°F
Départ : 8 h
Arrivée : vers 10 heures 30

La nuit fut un peu perturbée par le vent, je ne suis pas abritée… La tente s’écrase sur ma tête, je change de coté, je me mets coté porte et peux enfin dormir un peu.

Levée quand même avec le soleil…

Je pédale « hors-piste », c’est un peu dur entre 8 et 9 heures, je ne vois toujours personne… (alors Jean-luc, n’aie pas peur des touristes..)

Je ne sais si l’île au loin est l’ïle Incahuasi.

Petit le point quand même… Mais il va grandir…

Je retrouve la « piste », je vais alors nettement plus vite et cela me rassure pour demain.

J’arrive sans problème à l’île qui est bien l’île Incahuashi…

Compte Jean-Luc, 1, 2, 3, 4 4X4, à mon arrivée ils vont fuir, je reconnais que d’autres viendront, mais ils m’ont laissé l’île à moi toute seule durant une heure…

Je vais, comme à chaque fois que j’arrive dans un endroit habité, me précipiter sur le restaurant…

Je suis interpellée par un homme qui voue une admiration sans bornes aux cyclotouristes et tient un livre d’or. Promis j’écrirais plus tard.

Je visite l’île seule, et oui, entre deux fournées de touristes…

Petite visite guidée de l’île, Attention Julien, c’est ton kdo de Noël, quant à toi ma petite soeur, j’ai trouvé un truc, pendant que tu seras au Pérou tu mets ton petit chérubin adoré dans cette île, certes il n’y a pas de net, mais à charge pour lui de compter le nombre d’épines présentes sur cette île…

Une forêt de cactus…

Que nous allons explorer ( à pied, on est pas maso, on veut pas risquer la crevaison…)

Les cactus sont grands…

Je ne voudrais pas gâcher votre plaisir, le coté pile des choses n’est jamais bien loin…

Dans l’île il y a aussi des cailloux…

En rangs serrés les cactus montent la garde devant le Salar…

Certains préfèrent être sentinelles…

Tous surveillent avec angoise le salar, le moindre 4X4 les effraie…

D’accord l’abuela-cyclo machin chose est minuscule, mais quand même sont grands…

Le chemin est quelque peu escarpé…

Le salar omniprésent (pour les esprits distraits je rappelle que nous sommes sur une île…)

Celui-là il est un peu prétentieux…

Celui-ci en fleurs, histoire de concurencer de sa blancheur le salar…

Continuons notre chemin…

D’accord il y en a des un peu tordus…

Ciel une touriste, ouf, elle est aussi cyclo…

Elle a franchement peur de rien…

Dans l’Isla Incahuasi il y a aussi des curiosités de la nature…

Qui jouent avec le ciel…

Et voici le maître de ces lieux…

Cet hiver (l’été pour vous) il a fait moins 25°, les petites pousses sont mortes, mais les gros vieux costauds ont résisté…

Après cette visite enchantée et solitaire je m’installe dans le refuge, certes sans sanitaires, mais il y a les sanitaires des touristes ouverts aux heures des touristes.

Ce refuge est magnifique…

Taillé dans la roche, simple, 4 lits sans draps ni couverture, 1 matelas debout au fond, un bureau, une chaise et surtout il est hyper lumineux, au plafond une tole en plastique jaune laisse passer une lumière dorée et de grandes baies vitrées courrent sur les murs, vue à 180° sur le salar…

Je commence par faire un peu de ménage, puis m’installe au bureau sur mon ordinateur.

Quand il sera déchargé je demanderai si je peux avoir de l’électricité, ici il y a des panneaux solaires, je crois avoir tué ma batterie par des sautes de courant, je vais rendre visite à apparemment le chef de l’île qui vit dans une maison très confortable et reste caché, je retrouve ici ce que j’ai remarqué à la Paz, les gens disons « nantis » se cachent, tout est secret… Il me branche sur le générateur, ouf ça remarche. Je lui saute au cou tellement j’ai eu peur, là c’est lui qui a eu peur…

Tiens j’ai de la concurrence, cherchez l’erreur, les dix premières bonnes réponses ont droit à une traversée du salar à pied, en solo, avec une brouette de nourriture et eau (ça déjà été fait)…

Ca a été difficile d’acheter de l’eau et quelques provisions mais j’y suis arrivée…

Le soir et en début de nuit un vent fou furieux va balayer l’île, pour sortir je suis presque à quatre pattes, je ne sais ce qu’il me serait arrivé si j’avais bivouaqué…

Bisous tout le monde

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J302 : le plus beau jeu de pistes du monde 1ère partie, J27 : traversée du Salar d’Uyuni J1

Samedi 19 novembre 2011

Llica – Isla Pescado sur le Salar d’Uyuni
Kilométrage : 60 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : fausse manoeuvre, trop comme d’hab’
Températures : min : 59°F, max : 113°F
Départ : 7 h
Arrivée : vers 16 heures

La libération de l’otage a eu lieu à 7 heures…

L’otage a essayé de faire dire aux soeurs que l’on pouvait passer directement de LLica au Salar, non on peut pas, bon avec le vélo ce n’est pas comme la voiture, il y a des virages où elle peut couper…

L’ex-otage a pas envie de se refaire cette horrible piste qui va lui prendre plus de deux heures, hier elle a bien repéré l’entrée sur le salar…

L’ex-otage se croyant toujours plus intelligente que les autres, après avoir galéré sur cette piste (qu’elle a parcouru la veille), piste où alternent tôle ondulée et sable, l’ex-otage va donc tenter de couper par le salar, oué maintenat elle s’y connait en salar, bien sûr elle ne pourra pas rouler, elle va s’enfoncer, pire surgit un rio… L’ex otage ne savait pas qu’il y avait de si grands rios sur le salar, si elle avait réfléchit, elle se serait souvenue qu’elle en avait aussi vu sur le salar de Coïpassa…

L’ex-otage sait maintenant que les abords des salars sont souvent mouillés, donc inroulables, de plus il tuent le vélo (et la cyclo). Il faudra à l’ex-otage un peu plus de deux heures (environ 12km) pour rejoindre la vraie piste sur le salar et surprise pas longtemps mais quand même un vrai petit billard…

Puis ce sera moins bon, mais très roulable quand même…

Arrive une bifurcation, je vais prendre à droite, je verrais que c’est ce que conseille Enzo, mais cette partie du message, je l’ai zappée…

Juste je savais, tu vises une île, puis une autre, puis une autre…. Ce n’est pas ce que j’ai fait, mais je m’en suis tirée… Sur le salar il y a beaucoup de petites îles non marquées sur la carte.

Allez le Salar tel que vous le verrez dans tous les livres de géographie…

Sur ma droite une île, une autre au loin…

Franchement je ne sais le nom de ces îles mais je suis fatiguée et l’orage menace, alors je quitte les traces et plante ma tente sur cette petite île inhabitée qui s’avérera être l’isla Pescado.

De la journée je ne verrai que deux bus locaux au loin, les touristes ne s’aventurent pas jusqu’ici.

De l’orage je n’entendrai que le tonnerre, quelques gouttes tomberont et le volcan sera blanchi…

Bien sûr j’aurai droit à mon coucher de soleil des mers du sud…

Bisous tout le monde

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J301 : le plus beau jeu de pistes du monde 1ère partie : J27, me voici de nouveau kidnappée…

Vendredi 18 novembre 2011

Une grotte sur la piste de Llica -Llica
Kilométrage : 9,8 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 2h05’10 »
Vmoyen :4,6 km/h Vmax : 9,8 km/h
Températures : min : 64°F, max : 84°F
Départ : 9 h
Arrivée, je ne sais plus

Heureusement que je me suis arrêtée, j’étais encore à plus de 2 heures de Llica, je vous rappelle qu’hier je me suis fait une journée de 7 heures, en clair je me fais 2 marathons par jour… Va falloir que je trouve autre chose que coca (cola, les feuilles de coca je garde pour au-dessus de 4500, j’ai peur de devenir accro… Chocolat et vitamine C…), amis cyclos vous prenez quoi vous ?

Un rayon de soleil éclaire ma grotte l’espace de 20 minutes…

Je m’accorde une grasse matinée jusque 6 heures et j’y vais…

Evidemment je suis encore épuisée et pousse, avec le recul je pense que ce très très long séjour en grande altitude (sans redescente en-dessous de 3800) m’a épuisée…

J’arrive à llica.

Je me précipite dans le premier restaurant ouvert où j’engloutis un repas et deux cocas… Je me renseigne sur un hôtel, non je ne vais pas dormir à l’hôtel, je suis littéralement kidnappée par Dora. Dora travaille à la mairie, habite une maison avec son mari, sa soeur et sa mère.

J’ai à peine le temps d’arriver que c’est entreprise lavage, desalage, tout y passe, les chaussures, la casquette, tout, moi aussi. Il faut dire que je ne suis plus qu’un bloc de sable et de sel. Ces dames me font chauffer de l’eau, une douche au broc super bonne qui me revigore…

J’ai droit à deux goûters un yogourt céréales, depuis j’ai adopté ça, mon corps le réclame… Galettes salées, tisane (je crois que je vais devenir une galette , je sais pas si je serai salée ou sucrée, j’en avale tellement…) et puis bien sûr le repas du soir. Je me renseigne sur la coutume ici, oui je peux offrir des gâteaux, lesquels seront ouverts plus tard et paraît-il très bons.

Je suis gâtée, chouchoutée, je reprends des forces à la vitesse grand V…

Dés qu’Internet est ouvert j’y file et vous voilà tous rassurés, je reconnais que ça fait du bien de savoir que la famille et les amis se font du souci pour moi… D’ailleurs ils peuvent, c’est très dur et très dangereux ce que je fais… Bin oui, les chutes avec fracture, les animaux enragés, les attaques d’indiens, les voleurs, y a pas encore eu les tueurs mais ça va venir, et j’oubliais les maladies exotiques, dingue, palu, rage, intoxication alimentaires, les colibacilles, les staphylos, liste non exhaustive bien sûr… Ah oui le choléra, la fièvre jaune, bin non ça y a pas, dommage je suis vaccinée… Les coups de soleil, les coups de chaud, les coups de froid, les doigts toujours en sang, les lèvres toujours gercées, la silicose…

Ma famille d’accueil essaie de me retenir un jour de plus, une bonne raison, mes chaussures ne sont pas sèches, mais si elles vont sécher…

La soeur me laisse sa chambre…

Dans le village que je n’ai pour une fois pas intégralement photographié, mille affiches sur les murs disent comment faire tout bien, se laver les mains, ne pas jeter ses ordures par terre, respecter la nature, ne pas tuer son voisin… En clair faut être parfait…

N’étant pas parfaite et ne souhaitant pas le devenir je partirai le lendemain matin…

Ah oui, les soeurs vont étudier avec moi la carte, l’île Pescado, plein de gens y campent, et il y a des grottes (faux le camping n’est autorisé que pour les cyclos et pas la moindre grotte), l’île Incahuasi, il y a deux hôtels (faux, un refuge sans sanitaires vais une vue à 180° sur le salar…)

Les soeurs sont aussi inquiètes que moi sur la traversée de ce salar, mais si j’y suis arrivée c’est en partie grâce à elles… Alors merci…

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J300 : le plus beau jeu de pistes du monde 1ère partie, J26 : je me transforme en femme préhistorique…

Jeudi 17 novembre 2011

Salle des fêtes d’un hameau dans la montagne au-dessus du salar de Coïpassa – Une grotte sur la piste de Llica
Kilométrage : 37,02 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 6h57’01 »
Vmoyen : 5,3 km/h Vmax : 16,8 km/h
Températures : min : 60°F, max : 95°F
Départ : 7h30
Arrivée, je ne sais plus

Je me réveille encore extrèmement fatiguée mais je me dis que je vais essayer d’y aller, au passage remarquez que je me fais encore une journée de 7 heures sur le vélo, les cyclos normaux se font 4 à 5 heures, comment voulez-vous que je ne sois as épuisée, et depuis des jours, des semaines ( et je ne sais pas encore que ça va être des mois je navigue entre 4000 et 5000 mètres).

Je ne reverrai pas l’homme qui m’a accueillie hier, mais je vais rencontrer une vieille les sceaux à la main, je lui explique que j’ai dormi dans la salle de fêtes et que je remercie tout le village.

Le chemin est moins difficile…

Je vais encore monter et enfin redescendre, arriver à une bifurcation, je ne sais plus où je suis, j’aurais du passer un village que je n’ai pas passé (Challaquohu).

Je mange un peu dubitativement, un homme s’en va tchakrer (travailler aux champs), je lui cours après et lui montre ma carte pour essayer de comprendre où je suis et où je vais, moi j’aurais bien été à gauche, lui me dit que c’est à droite, j’essaie de lui faire dire le contraire (des fois ça marche, mais c’est faux…) et je finis par céder « après tout c’est votre pays, vous le connaissez mieux que moi » et puis le salar d’Uyuni il est là, oui j’ai vu.

Je demande comment est la route, l’homme commence à me dire que ça monte, attends je suis au niveau du salar d’Uyuni, Llica est au bord du salar d’Uyuni, il ne va pas me faire encore franchir une montagne. Finalement il me dira que en vélo il vaut mieux faire le tour… Ouf je ne vais pas regrimper dans la montagne…

Enfin quand même il y a une bonne côte…

Il fait beau, juste quelques nuages. Un jeune cycliste qui va à Llica pour prendre le bus pour la Paz fera un bout de chemin avec moi.

La forme revient, je trouve que les 14km de sable d’Enzo qui me faisaient si peur ne sont pas si dramatiques que cela, mais à mon avis nous n’avons pas pris le même chemin… Je crois bien que moi j’ai « coupé » à travers la montagne… Quand même il y a du sable…

Le salar d’Uyuni me saute aux yeux…

Des fois il faut traverser un bout de salar et c’est plus confortable que la tôle ondulée ou le sable…

Les cactus aussi sont là, grands, très grands…

La route en corniche longe le salar…

Je le regarde sous toutes les coutures ce salar, demain je vais devoir le traverser… Le salar d’Uyuni est le plus grand salar du monde…

Regardez les miracles de la nature, nous sommes dans un milieu très hostile, de plus sur une piste ( il est vrai peu fréquentée, un cycliste et deux voitures dans la journée… ) et de minuscules fleurs poussent…

Et aussi les cactus bien sûr…

Ca va, j’avance, je pense rejoindre llica ce jour quand le vent se met à souffler furieusement, j’ai froid, je me couvre. Un gros 4×4 s’arrête à mon niveau, s’informe, curieux de mon parcours, il me propose de m’emmener à Llica, je suis sur le point de craquer « C’est possible ? » « non » Un dingue…

Je cherche désespéremment un endroit où m’abriter quand je découvre un peu plus haut… Une grotte… Elle est accessible, je vais y porter mes sacoches, mon vélo…

Un havre de paix, je suis à l’abri du vent, c’est magique, j’hésite à monter ma tente, finalement je la monte, je me dis que cette grotte sert peut-être de refuges à des animaux… Il y a des oiseaux, peut-être des chauve-souris. Un vrai bonheur cette grotte, vrai de vrai…

Avec coucher de soleil sur le salar… Il y a des nuits come cela… Magiques…

Bisous tout le monde

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