Merci à Enzo pour la carte du parcours… Que voici :

Et pas d’inquiétude, toujours selon Enzo, pas de net avant 4 à 5 jours minimum…. Donc patience.
Merci à Enzo pour la carte du parcours… Que voici :

Et pas d’inquiétude, toujours selon Enzo, pas de net avant 4 à 5 jours minimum…. Donc patience.
Samedi 14 janvier 2012
Bivouac dans la cour d’une maison à la Caleta los Hornos – La Serena
Kilométrage : 39,67 km
Heures sur le vélo : 4h03’59 »
Vmoyen : 9,7 km/h Vmax : 38 km/h
Température minimum : 22°, maximum : 34°
Je ne suis pas en très grande forme mais je pars quand même, mais sans me presser.
Bon bin ça monte…
Ca monte fort…
Ouf, là il y a un pont qui évite de descendre puis de remonter, lequel pont est tellement exceptionnel qu’il figure dans les dépliants touristiques…
Ah oui, je ne vous ai pas encore montrer l’envers du décor chilien…
Ca y est, je suis sortie du désert, et Enzo cela ne fait pas un mois que j’y suis car là où tu m’as envoyée il y avait aussi du désert…
J’arrive à la Serena, je me trouve un hôtel désuet mais propre avec eau chaude et wifi, je prends…
Voilà, depuis San Pedro de Atacama à la Serena il m’aura fallu 34 jours dont 11 jours d’arrêt pour cause de fracture…
Que dire ? Le plus dur ? Le vent, l’accident, les secondes qui ont précédées l’accident quand pris dans une telle turbulence tu essaies de rattraper, tu ne peux pas, tu sais que tu vas tomber et te faire mal car tu es à 40km/h, ouf pas à 60… La grande insécurité sur la Panam (sauf sur l’autoroute), mais l’accident est arrivé sur une petite route… Et le désert d’Atacama c’est … Désertique… Et pas plat… A voir, mais que une fois dans sa vie…
Bisous tout le monde
aa
Samedi 14 janvier 2012
Bivouac à coté des éoliennes sur la ruta 5, IV region du Chili – Bivouac dans la cour d’une maison à la Caleta los Hornos
Kilométrage : 49,03 km
Heures sur le vélo : 4h28’07 »
Vmoyen : 10,9 km/h Vmax : 32,1 km/h
Température minimum : 16°, maximum : 29°
Ce matin-là le temps était couvert et froid…
La route montait… Un peu toujours la même chose… Non, parce que là ce n’était pas une franche montée mais du faux plat… J’eu froid toute la journée… Le soir quand je demanderai au restaurateur si c’était normal qu’il fasse aussi froid il me dira qu’il ne faisait pas froid, que c’était moi qui avais froid, la nuit je serai malade, cela expliquant ceci…
Les fleurs étaient jaunes…
Les chèvres gambadaient en toute liberté…
Les chevaux aussi…
Moi je me croyais à Buenos Aires…
La brema était revenue et je me sentais à nouveau en sécurité…
Soudain surgit une descente vertigineuse, sans brema, sans double voie, étroite avec une circulation intense. J’eus vraiment peur, pas de photo…
Arrivée à la caleta (l’équivalent des calanques chez nous), et voyant la montée en face je m’effondrais.
Je cherchais alors un endroit où poser ma tente, la dame qui vendait des colliers de coquillage me proposa de la mettre dans son jardin, je lui dis que j’allais voir si il y avait un endroit sur la plage. La plage était étroite, je supposais qu’à marée haute il ne restait pas beaucoup de place, de plus pour l’atteindre il fallait descendre beaucoup, cela voulait dire remonter beaucoup le lendemain. Je retournais voir la dame aux coquillages qui en fait était la femme du restaurateur chez qui j’allais mangé une excellente empanada camaron queso (beignet crevettes-fromage).
Ma tente fût entourée de milliers de plantes…
Avant de faire une petite sieste bien méritée je me douchais toute habillée dans la cour et en profitais pour laver mes petites affaires.
Le panorama était somptueux…
Les cactus géants…
Le ciel était redevenu bleu…
La nuit je dus me lever deux fois, affronter les chiens pour aller aux toilettes.
Cet exercice de style pour rester dans les temps m’ayant épuisée, je vous dis bonne nuit et bisous tout le monde…
Vendredi 13 janvier 2012
Bivouac 2km plus loin que Domeyko – Bivouac près des éoliennes
Kilométrage : 57,76 km
Heures sur le vélo : 5h45’41 »
Vmoyen : 10 km/h Vmax : 30,9 km/h
Température minimum : 23°, maximum : 43°
Je quitte mon bivouac par grand beau temps très chaud.
Moi ça me va. Le temps que je prenne un morceau de pain tandis que je mangeai mon avocat (avec de la mayonnaise, oui moi je ne suis pas accroc des pâtes) et bien bouillante ma cuiller, bouillante.
Et c’est reparti…
Je vais monter prendant 24 km, il y a du progrès sur hier, hier c’était 34…
Peut-être le soleil m’a-t-il tapé sur la tête (pourtant j’ai gardé mon casque, avec visière le casque..), voilà que j’ai de nouveau des hallucinations, je vois Paris, je vois ma fille…
Je revois mes copines les chèvres…
Puis je vais avoir droit à une descente somptueuse dans des espèces de gorge. On redescend sur le Pacifique.
Alors le Chili c’est simple, pas besoin de retenir les noms de villes pour demander son chemin, tu vas al Sur ou al Norte… Tu montes droit dans la pente et tu redescends en chute libre… La géographie aussi c’est simple, du nord au sud : le désert, la steppe, la forêt, la glace… Après il y a les vallées qui vont d’Est en Ouest ou le contraire, demain je vais explorer la vallée d’Elqui qui a inspiré le poète Gabriel Mistral…
Donc je redescends en chute libre sur le Pacifique, j’ai peur car la brema a disparu, je ne sais comment va se comporter le vent, mais la route passe à quatre voies et pour une fois les camions me respectent et passent au large, donc je ne fais pas plouf…
Dix kilomètres après le départ surgit une posada (c’était avant la descente, là c’était encore la montée), je mange un sandwich poulet mayonaise, j’aurais pu en emporter un (ça c’est pour répondre à Pol et Verocyclette) mais j’ai déjà trop de nourriture… En revanche je reprends de l’eau. Depuis la vueltita d’Enzo et les jours et les jours sans rien ni personne, je me charge trop en nourriture et boisson…
La main des hommes espérant trouver celle de Dieu sort aussi du désert…
Certaines éoliennes tournent…
Petit point carte, je suis dans la région IV, là aussi c’est facile, les régions sont numérotées du nord au sud… Quand même en France c’est plus joli, PACA, RRA, même qu’une fois en revenant de vacances quand j’ai vu écrit RRA dans je ne sais quel rapport, je me suis demandé ce que c’était…
Comme d’habitude le vent va forcir, je l’ai contre, je ne me bats plus, je stoppe. Je trouve un endroit un peu abrité de la route, je me crois à l’abri du bruit de la route, oui sauf que quand le vent va cesser je vais en reprendre plein les oreilles. En pleine nuit je suis réveillée par un énorme bruit, c’est la mine artisanale à coté qui évacue les déblais, j’ai un peu peur qu’elle les évacue sur moi… Ouf, non…
Pourquoi le vélo est par terre ? Pour attacher la tente…
Bisous tout le monde…
Jeudi 12 janvier 2012
Vallenar – Bivouac 2km plus loin que Domeyko
Kilométrage : 59,87 km
Heures sur le vélo : 6h42’39 »
Vmoyen : 8,9 km/h Vmax : 35,8 km/h
Température minimum : 17°, maximum : 40°
Je vais me payer 34 kilomètres de montée, et pas de la petite montée, de la vraie montée… Déjà à la sortie de Vallenar ça monte, je monte sans problème et converse allègrement avec un cycliste qui va au boulot, puis la rampe d’accés à l’autoroute est hyper raide mais ça passe, puis ça monte, longtemps…
L’autoroute a disparu, la route est étroite, la brema aussi, je ne me sens plus en sécurité… Un premier camion s’arrête et me propose de m’emmener, je réfute, le deuxième pareil et voilà qu’on me recharge d’eau…
C’est vrai qu’il est inutile dans cette portion de route de trop se charger en eau, j’ai calculé que la plus grande distance entre deux posadas était de 40km.
Le temps couvert le matin
devient beau et chaud l’après-midi et j’apprécie depuis quelques jours de mettre mes petites gambettes à l’air.
Petit à petit la végétation réapparaît, la zone se repeuple (oh, pas vraiment beaucoup…), il y a quelques élevages de chèvres et quelques mines artisanales, et quelques posadas.
Le tout est très très pauvre…
La végétation, il faut l’avoir perdue pour l’apprécier…
Lui, il a du tomber dans le potage d’Obélisque quand il était petit…
Il y a aussi des fleurs
Et ça monte…
Et aussi il y a de la circulation…
Il y a de la circulation et ça monte, j’y peux rien, ça va durer 34 km et plus de 4 heures… Quand c’est gris c’était le matin, quand c’est bleu c’était l’après-midi…
Mais le vert vient compenser…
Le vent ? Il sera d’abord faible et plutôt favorable, puis il va passer de coté, puis il va forcir et devenir franchement contre, je ne lutte plus, je m’arrête. Avant j’ai fait un tour dans le village de Domeyko
Il y a une épicerie mais les deux posadas sont au bord de la route, alors moi je vais poser ma tente plus loin.
Pas trop à l’abri du vent mais à l’abri du bruit et des regards indiscrets…
Bisous tout le monde
Mercredi 11 janvier 2011
Bivouac vers une estancia sur la ruta 5 – Vallenar
Kilométrage : 80,25 km
Heures sur le vélo : 5h25 »17 »
Vmoyen : 14,8 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Températures : minima : 16°, maxima : 41°
Matin couvert, après-midi grand beau temps chaud
Grande et belle autoroute, grande berma où je me sens en totale sécurité
Pour le reste, bin du désert…
En fait je ne vais vraiment commencer à sortir du désert qu’après Vallenar, quand même petit à petit la végétation revient…
Ciel, un virage, comment on tourne ? Je sais plus…
Et là ne serait-ce pas le grand indien d’Amazonie qui m’a attaqué dans ma tente ?
Si, c’est lui… (au passage la sécurité des biens et des personnes est telle au Chili (hormis les attaques de camions et de bus…) que je ne rentre même plus mes affaires dans la tente et n’attache plus mon vélo, certains me diront que j’ai tort… Je ferme quand même les sacoches, la rosée disparue depuis des mois réapparait…
Et qui que revoilà ?
Non, pas les tombes des morts sur la route, là c’est sans fin… Revoilà le petit train de trésors cachés, à propos de trésors, j’ai oublié de signaler aux cyclos ultrafêlés que le chemin caillouteux que l’on emprunte après la douane fantôme dans le Sud Lipez est bourré de pépites d’or, j’en ai ramassé une, mais l’ai perdue…
Il n’y a pas que les indiens qui s’échappent, voilà aussi une vigogne échappée d’on ne sait où…
J’arrive à Vallenar, pour les cyclos tentés de traverser ce désert (c’est un peu long quand même…), prendre la troisième sortie, la première va à Vallenar Nord, laisser, la deuxième je ne sais plus, la troisième c’est bon.
Voici Vallenar
Son hôtel vert (l’hotel de Atacama)
Mon bienfaiteur… Encore merci Don Giovanni…
Mardi 10 janvier 2011
Copiapo – Bivouac vers une estancia
Kilométrage : 77,76 km
Heures sur le vélo : 7h47 »02 »
Vmoyen : 9,9 km/h Vmax : 36,1 km/h
Températures : minima : 19°, maxima : 39°
Voilà que ça remonte, droit dans la pente comme d’habitude, puis il y a trois ou quatre virages. Je pédale bien.
Je rencontre un cycliste, un vrai, un chilien…
Un des camions qui me doublent me propose de m’emmener, allez expliquer quand vous pédalez en pleine pente que ce n’est pas votre projet, dur, il n’a pas du comprendre…
Le dernier kilomètre je le fais en poussant, une voiture camionnette (je crois que ça s’appelle un pickup) s’arrête, me propose de m’emmener, je refuse, alors il va me donner une bouteille d’eau et une de sprite, je renonce à lui expliquer que mes air-bags font aussi office de citerne et donc je termine la côte avec un kilo de plus, dure je vous dis, dure la vie de cyclo.
Le vent ne va m’attaquer que dans le col, il sera glacial. Dans la descente j’ai peur et froid. Trois cyclos vont me croiser, ni eux ni moi ne nous arrêtons (ils ont peut-être aussi été échaudés par une bombe émettrice d’ions négatifs…).
Tiens voilà de la concurrence pour l’arbre du salar de Coïpasa…
Puis le temps devient beau et chaud.
Deux motos danoises vont me doubler, s’arrêter, me proposer de l’eau, eux ont plein d’étincelles dans les yeux et en quelques secondes me bombardent d’énergie positive…
En plus du problème de manque d’eau et de nourriture en Bolivie, ils ont été confronté au problème d’absence d’essence…
Après le col (un vrai col) il y aura un grand faux plat descendant, puis un grand faux plat montant, le vent sera plein ouest et non furieux.
J’ai rejoins la Panam, une vraie autoroute avec une grande berma, j’y suis vraiment en grande sécurité. L’autoroute est clôturée, je profiterai de l’accès à une estancia pour aller pose ma tente loin des regards indiscrets et du bruit de la ruta 5.
Une voiture va passer et me conseiller d’aller à l’estancia, j’y trouverai une douche, un lit (oui sauf qu’elle est à 14 km, soit 28 aller-retour, soit le tiers de mon étape, il n’y a pas, les gens ne réalisent pas qu’en vélo les distances ne sont pas les mêmes…) J’ai quand même dormi à 800 mètres d’une posada, mais là était mon choix.
Le désert se fait un peux moins
désert, d’ailleurs on me l’avait dit que j’allais sortir du désert
et que le vent serait moins fort, et si on m’avait dit le contraire ?
Si j’avais été condamnée toute ma vie à errer dans le désert à
la recherche d’un coin abrité du vent ?
Bien qu’étant moins dans le désert, j’ai bu plus (la chaleur), un peu plus que 3 litres. J’ai même peur d’être limite en eau, en revanche j’ai trop en nourriture…
Bisous tout le monde
Lundi 9 janvier 2011
Caldera – Copiapo
Kilométrage : 89,87 km
Heures sur le vélo : 7h15 »18 »
Températures : minima : 20°, maxima : 39°
Je quitte l’hôtel où se sont donné rendez-vous les fans du Dakar…
La route est excellente : autoroute avec une super grande brema, enfin je me sens en sécurité…
Et on me dit que je suis dans le désert, alors je les crois…
Quelques repères pour les googleearthiens…
Le paysage est un peu monotone, mais la montagne jamais très loin…
De rares dunes, réservées au Dakar…
Un caillou, non, pas pour la cyclo…
Le matin, je n’ai pas de vent, l’après-midi ( j’ai étudié la carte et j’ai vu qu’elle faisait un angle droit en plein vers l’est), donc l’après-midi (enfin en début car je bombe), le vent m’est favorable. Ca et le fait que je me sente en totale sécurité font que je vais vite et longtemps…
Et puis le paysage redevient très beau…
La route pour Copiapo quitte la Panam et ma grande sécurité, me voici à nouveau sur une route dangereuse, mais ouf une piste cyclable…
Dans une verte vallée…
Enfin m’y voilà au Dakar, cinq heures trop tard… Ils sont partis…
La piste cyclable est parfois dangereuse…
Mais le plus grand danger le voici :
Vu comme cela il a l’air inoffensif, son bagage est encore plus folklo que le mien, ce qu’il y a tout en haut ? Son fauteuil, là je ne critique vraiment pas, chacun voyage à sa façon…
Je ne sais pas encore que je viens de rencontrer le futur disparu du Sud Lipez ( après tout c’est son problème) mais surtout une bombe émettrice d’électrons négatifs.
On parle un peu. J’annonce tout de suite la couleur, je ne veux
pédaler avec personne. Jusque Copiapo dont nous ne sommes plus loin pour boire un coup ensemble, ok, je veux bien, plus non. Je lui fais découvrir la piste cyclable qu’il n’avait pas remarquée…
La bombe émettrice d’électrons négatifs zone autour du Dakar depuis deux ou trois jours, dans l’espoir d’approcher de près tel ou tel commentateur, bon, chacun son truc… La bombe alors ?
Premier scude : j’ai fait une grosse, mais une très très grosse erreur en décidant de passer en Argentine par le Paso Agua Negra et non par le Paso San Francisco…
-Tu y as été au Paso Agua Negra ?
-Oui
-Et elle était comment la route, enneigée ?
-En fait je n’ai été que jusqu’au poste frontière
-Et j’ai du pédaler comme un malade à la descente à cause du vent
-Parfait, moi il va me pousser
-Il faudra bien que tu descendes
-Oui, mais je vais descendre coté Argentine, alors les choses peuvent être différentes…
Finalement je vais comprendre qu’il y est monté en camion et que le Paso San Francisco il n’y a jamais mis les pieds…
Deuxième scude :
-T’as vraiment tort de te dépêcher pour aller au pied de l’Aconcagua, regarde si tu ne te dépêchais pas tu pourrais rester ici avec moi demain
Pour un peu je repartais le soir même…
-De toute façon tu n’y arriveras pas à monter sur l’Aconcagua
-Ah bon, pourquoi ?
-Tu es désacclimatée à l’altitude
-Mais je vais me réacclimater, je vais y aller doucement
-Là tu n’as pas eu mal à la tête ?
-Non, rien, ni mal de tête, ni nausées, ni essoufflement, rien
Je suppose qu’il est monté en camion au poste frontière et qu’il a souffert…
Dernier scude :
-A Ushuaïa, le vent il est bien plus fort qu’ici
Il en sait quoi ? Il vient du Sud, il n’a pas vu le vent du désert d’Atacama et depuis Copiapo le vent est moins fort.
J’ai rien compris dans son voyage, il est au Chili depuis 1 mois, il a fui les brumes belges (là je comprends), avant il a été en Inde, aussi à Ushuaïa, dans quel ordre je ne sais…
-Et le Sud Lipez c’est vraiment dur ?
-Oui, c’est très dur, à mon avis avec ton vélo tu vas avoir du mal. Mais il y a différentes pistes, il y en a des plus faciles.
Il me sort une carte, sa carte est non seulement fausse mais elle est plus que fantaisiste… Je repère quand même Uyuni, San Juan et la laguna Colorada, rien d’autre, la Laguna Hedionda n’y figure pas, en revanche figurent des lagunes qui
n’existent pas et pire du pire (je suppose qu’ils ont mis ça pour
faire joli), plein de petits filets bleus…
-Tu vois, pas de problème pour boire, il y a plein de petits rios…
Je ne sais si je l’ai convaincu de l’absence de petits rios dans le désert, quant aux grands l’eau est toxique car beaucoup trop chargée en sels minéraux. Quand même le soir je lui enverrai le topo, j’aurai du lui envoyer un topo faux…
Du coup il m’a bouffé la moitié de mon après-midi et de ma soirée, je n’ai pu profiter de Copiapo, j’ai pris le premier hôtel minable sur mon chemin, ai fait mes courses rapidement et mangé dans ma chambre glauque… J’aurais du abréger dés que j’ai senti qu’il m’envoyait ses scudes, mais je ne sais toujours pas faire… Si quelqu’un peut me donner le mode
d’emploi ?
De Copiapo j’emporterai quand même avec moi quelques couleurs…
Bisous tout le monde
Coucou tout le monde
Je suis à la Serena, suis sortie du désert entière à un orteil et quelques morceaux de peau près…
Je crois que c’est encore plus dangereux de circuler au Chili que dans les autres pays. Là je viens de passer deux ou trois jours difficiles, route étroite, circulation intense, pas de brema (le bas coté roulable) et deux descentes hyperdangereuses… J’ai du me jeter sur le bas coté pour un camion qui arrivait en face et qui doublait (là c’était dans une montée pour moi).
J’apprends que Pierre et Sébastien (les superinterviewvers et superman aussi…) m’ont vengée, ils ont coursé un camion qui les avait jetés par terre, l’ont rattrapé et lui ont donné la peur de sa vie…
J’ai eu ma première intoxication alimentaire chilienne, mais ça va (en cause les crevettes…)
J’ai rencontré un chilien qui connait bien la route et m’a indiqué les derniers points de ravitaillement, en revanche Pol et Verocyclette me disent que la route est coupée par une avalanche, le temps que j’arrive la route sera dégagée, peut-être y en aura-t-il une autre… Le chilien m’a dit aussi que c’était moins dangereux en Argentine, que le routes sont plus larges, mais bon, c’est en Argentine que Pierre et Sébastien se sont faits jeter par terre par un camion…
Mon vélo ne fait plus de bruit, ça me manque presque… J’oublie d’enlever le casque pour manger, c’est donc qu’il ne me gène pas…
Donc tout va bien, je suis quand même fatiguée…
Sinon il fait beau et chaud, ce qui me convient très bien.
Bisous à tous
Dimanche 8 janvier 2012
Bivouac au bord du Pacifique – Caldera
Distance parcourue : 43,43km
Vmoy : 9,6 km/h Vmax : 34,5 km/h
Température : minima : 19°, maxima : 37°
Heures sur le vélo : 4h20’50 »
Départ : 8 heures
Arrivée : je ne sais plus
Je n’ai rien noté, j’ai tout oublié… Je vais voir ce que racontent les photos…
Ca me revient, la route monte et descend… Et c’est vrai mon fils n°2 ça peut monter plus que ça ne descend même en partant et en arrivant au niveau de la mer…
Voici donc du désert semi-aride…
Vous voyez la route qui descend ? Non ? Donc c’est bien ce que je disais ça monte plus que ça ne descend…
Le route suit le Pacifique, c’est beau… Avec ça je ne risque pas de me tromper…
Particularité de la journée : je visite un zoo de pierres… Je lis même les explications et vous en fais bénéficier : le vent , le brouillard, les cristaux de sel qui s’infiltrent dans le granit, les grands écarts de température font éclater le granit, ça fait des petits trous qui deviennent des grands trous et font des formes bizarres…
Pour les amateurs, entrée gratuite et il n’y a personne…
Les humains (morts sur la route) gardent la priorité sur les animaux…
La plus belle s’est échappée du zoo, et c’est une marmotte…
Dingue, non ?
Voici quelques animaux dont j’ai oublié le nom, aidez-moi…
Le kdo de julien (qui ne m’a encore pas dit merci alors que je lui ai envoyé toute une île, les amis c’est encore un règlement de compte familial…)
Mon cadeau à moi (je fais, entre autres, collection de sorcières…)
Quant au vélo, il continue de couiner (mais pas dans l’indifférence générale…)
La fleur du jour, heureuse et solitaire…
La route qui monte et le ciel qui est bleu (pour les petits parisiens ou petits lyonnais ou petits londoniens…)
Mon genou (dont la douleur m’a réveillée cette nuit…, ça c’est pour me faire plaindre un peu…)
Une moto échappée du Dakar, voilà que mes envies d’échange me reprennent…
Et puis Caldera c’est une ville de vacances, les enfants s’éclatent…
Les lumières du désert scintillent…
Et pourquoi moi j’ai pas droit à ça ?
Bisous tout le monde