J412 : super…

Oui, super, superbe…

Mercredi 7 mars 2012
Santa Juana-Nacimientos

Kilométrage : 54,52 km
Heures sur le vélo : 5h17’01 »
Vmoy : 10,1 km/h, Vmax : interférences électromagnétiques
Dénivellée positif : 450m, dénivelée négatif : 492m, en clair gain nul…
Températures : de 14° à 40°? En clair le matin ça caille, l’après-midi ça chauffe

Super ? Pourquoi ?

Le temps, super, quand même à force de regarder à droite et à gauche si il y a des nuages, j’ai un torticolis et à force de regarder dans mon casque à rétroviseur intégré si il n’y a pas un nuage qui se profile à l’horizon je louche…

Super ? Pourquoi ?

La route est belle, peu fréquentée, elle va traverser des zones de culture

Avec ses fermes plus ou moins cossues, plus ou moins humbles

Où traditions et modernité se mêlent…

Encadrées quand même les traditions, encadrées, nous sommes au Chili…

Puis après quelques kilomètres la route va sérieusement monter pendant de nombreux kilomètres

Super ? Pourquoi ?

Parce qu’après avoir monté la route va suivre une crête, monter, descendre et que le vent qui va un instant inquiéter la cyclo va juste l’obliger à appuyer un peu plus sur les pédales…

Super ? Pourquoi ?

Parce que les couleurs sont superbes…

Et même si les cotes et le vent menaçant font repousser la pause déjeuner…

Super parce que les travaux sur la route lui permettront de rouler sur une voie réservée à elle-seule, quand même quand ça va trop coller, lui restera toujours le choix entre se jeter sur le goudron brûlant ou mettre pied à terre et prier…

N’oublions pas que c’est la route du bois…

Là vos futures tables ou chaises IKEA

En route vers des horizons pas vraiment meilleurs…

Ne respectant pas toujours le code de la route…

Payant leur dîme à qui de droit…

Super, pourquoi ?

Parce que la cyclo, même si le grand pignon va sauter deux ou trois fois dans des montées raides, la cyclo elle a retrouvé de bonnes sensations sur le vélo, pour ceux qui font du ski et pas du vélo ils savent de quoi je parle, et bien sur le vélo c’est pareil, on a de bonnes ou de mauvaises sensations selon le matériel utilisé et la nature de la neige ou de la pente… Aujourd’hui pas de poussage-torture, parce qu’au Vénézuela les routes elles étaient cruelles, et au Chili ça tourne à la torture…

Super parce que Monica va encore pouvoir travailler, là c’est dur, il est petit, je crois que c’était avant le kilomère 83,1

Super parce que les kilomètres étant avalés, le vent s’étant calmé, la cyclo son pique-nique va avaler, en profitant pour étudier la carte qui va la laisser dubitative… Quel itinéraire, quels lacs, les spécialistes, au secours…

Super parce que la vue était superbe…

De coups de pédales en coup de pédales la cyclo atteind la petite ville de Nacimientos, ville très bizarre, un peu sur la route, un peu en dehors, pas de plaza des armas, pour atteindre le centre ville il faut monter et descendre une cote à la vénézuelienne…

Quand la cyclo demandera à la police où est le centre ville, on lui répondra qu’elle y est…

L’hôtel est propre mais l’hôtelière (d’origine française) du genre pas sympa… La porte est fermée, tu ne peux ni sortir ni rentrer… Elle va faire ses courses, t’enferme, te coupe le net et quand tu vas râler parce qu’il n’y a pas d’eau dans les WC elle te fera remarquer que toi en prenant ta douche tu en as mis par terre, il faut dire que quand elle a commencé à augmenter les prix annoncés au départ j’ai réfuté, et son petit déjeuner qui a subi une inflation de 300% en quelques secondes elle peut se le garder et je vais manger quoi ? Mais des galettes… Et quand j’ai demandé si je pouvais pendre mon linge dans le garage là où le sien est pendu elle m’a dit que je n’avais pas le droit de laver du linge dans le lavabo, ce à quoi je lui ai répondu que je ne le lavais pas dans le lavabo mais que je me douchais avec (ce qui est vrai), là elle n’a su quoi répondre… Tout comme ça… Et tandis que je croyais devoir me nourrir encore ce soir de galettes, j’ai trouvé un super resto, et puis l’église était super verte…

Les conseils de prudence super aussi…

Et puis j’ai eu un super coucher de soleil, de vos messages entremêlés…

Supers bisous

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J411 : enfin de bonnes sensations en vélo sur les bords du rio Bio Bio…

Mardi 6 mars 2012

Avant toutes choses, des nouvelles fraîches de Jean-Luc, alias sieur Janodou, il est bien arrivé à Caracas.

Conception- Santa Juana
Kilométrage : 63,53 km plus 1 de marche
Vmoy : 14,4km/h, Vmax : interférences électromagnétiques
Heures sur le vélo : 4h19’09 »
Température : 20° à 35°, soleil, températures agréables, fond de l’air frais, pas de vent
Dénivelée : positif : 95m, négatif : 144m, qui peut m’expliquer comment en partant du niveau de la mer et en remontant un rio je peux descendre plus que monter ?

Le principal : je retrouve le plaisir de pédaler, oui car ces derniers jours ce n’était pas ça, j’avais de mauvaises sensations sur le vélo, je croyais que cela venait de
l’axe et je n’ai pas pensé à la chaîne qui ici s’appelle cadenas, drôle non ? Même si ce n’est pas encore ça, même si il y a encore une vitesse qui saute , vraiment c’est différent. J’ai eu aussi un blocage lors du changement de plateau, peut-être un caillou, et même si il y a des bruits… Franchement depuis le changement de cassette,
de chaîne et d’axe j’étais très mal, je sentais que cela ne venait pas du pneu car dans les descentes ça allait, non, c’était le pédalage qui n’allait pas, en fait c’était un maillon de la chaîne mal monté…

Avant de remonter le rio Bio Bio, quel joli nom, il faut sortir de Conception. Comme d’habitude je pars tard ( 10 heures ou 10 heures et demi) car il se passe toujours quelque chose… Au petit déjeuner je rencontre des français retraités qui vadrouillent, ils n’ont pas eu dans ce residential le même accueil que moi, ils n’ont pas non plus les mêmes appartements… L’avantage d’être femme et charmante de surcroit…

Puis je perds ( c’est dingue ce que je peux perdre) mes lunettes dans leur étui et ma lampe rouge de signalisation que je suis sûre d’avoir vus à un endroit, je ne
défais pas toutes les sacoches, juste une…

Puis je demande de l’aide à l’hôtelier pour descendre mon vélo et lui demande mon chemin. Il me dit que mon choix n’est pas bon, que la route est très dangereuse et veut m’envoyer par le plus court chemin sur la ruta 5, NOOOOOONNNNNNNN. En
fait la route ne sera pas dangereuse.

Mais, mais au lieu de m’indiquer le chemin, il va m’accompagner, pousser mon vélo en prenant des raccourcis, descendre les escaliers,

pour m’amener sur la passerelle piétonne qui franchit le rio Bio Bio.

Au passage il me raconte le tremblement de terre d’il y a  deux ans, sur un journal dans un kiosque il me montre les photos des maisons détruites, et puis là le trou c’était un immeuble, et là, et là encore.

Là l’immeuble attend d’être rasé, ici on reconstruit selon des normes anti-sismiques. Le pont là ? Détruit et reconstruit. Il a ressenti aussi le tremblement de terre de l’autre jour, il n’a pas peur, dans une heure il peut mourir écrasé par un fou de la route…

Conception reste comme tout le Chili une ville fière…

Le rio est presque un estuaire, immense, je pédale tranquillement sur la passerelle piétonnière qui est très large.

Je fais une photo du grand pont pour Jean le cyclo

Deux immense statues sur le pont où je suis montent la garde…

Voilà le chemin que je vais suivre pendant quelques jours, il s’appelle la route du bois…

Rapidement je vais me déshabiller, le soleil brille, mais malgré des températures affichées aux alentour de 30° le fond de l’air reste frais.

Et comme d’habitude ici les proportions sont différentes…

Au début la route est pénible, cassée, des pierres enchâssées dans du béton, de la circulation. Puis la route va devenir meilleure et la circulation s’éclaircir. Il
n’empêche que un véhicule qui passe pollue, du fait de sa vitesse excessive, l’espace sonore de longues minutes. Par endroit des travaux, une circulation alternée, ce qui ne pose pas trop de problème quand il faut rouler à droite, car là je me mets sur le
bas coté en déclivité, ce qui me fait giter mais je commence à avoir l’habitude, mais quand on roule à gauche et qu’ils n’en ont que faire de moi pauvre cyclotouriste, que j’ai alors les voitures et camions qui m’arrivent en face, que faire ? Me jeter sur le goudron bouillant ?  Ou poser pied à terre et prier..

Le reste de la route est magnifique, comme le rio, elle paresse et ça roule…

Les premières maisons sont plutôt cossues, je ne m’arrête pas en raison de la circulation, puis elles deviendront plus simplettes

Le pique nique ne sera pas dans un abri-bus mais assise par terre avec quelques fourmis pour compagnes.

Allez, une petite vue panoramique de ma journée…

Et puis une poubelle pour faire concurrence à mon frère (amis ne cherchez pas, encore une histoire de famille…)

L’arrivée à Santa Juana qui est en dehors de la route se fait par une large avenue.

Certaines maisons sont super sympas

Pas d’hôtel, une pension, il faut demander, rien n’est indiqué, il faut attendre (j’arrive à 16 h30), la duegna dort… J’en profite pour regarder ma messagerie, rien,
snif, snif. Je me fais aussi du souci pour Jean-Luc, pas de nouvelle, je sais que les connexions internet au Vénézuela sont difficiles, mais quand même je me fais du souci…

La duegna se réveille, la maison où elle loge ses pensionnaires (des hommes, mais là elle va faire une exception) est neuve mais déjà cassée, le ménage n’a jamais du
être fait , je cherche balai et serpillère et fais mon petit nid pour la nuit.

Superbe journée, et puis je n’ai pas cet état de fatigue que j’ai trainé ces jours derniers…

Bisous tout le monde

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J410 : escale technique à Conception

En attente

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J409 : le Pacifique, une dernière fois…

Dimanche 4 mars 2012

Rafael-Conception

Kilométrage : 50,01 km
Vmoy : 9,8km/h, Vmax : 40,5 km/h
Heures sur le vélo : 5h04’33 »
Température 19° à 30°, soleil puis nuages puis pluie puis nuages puis soleil
Dénivelée : positif : 467m, négatif : 785m

C’était hier, j’ai déjà oublié, pas tout quand même… Je suis passé par Tomé, petit détour mais ça évite l’autoroute, plusieurs surprises m’y attendent…

Le soleil à 8h30 éclaire ma tente et me réveille, c’est doux, c’est bon, je ne pars qu’à 10h30, le temps de tout ranger, les cloches de l’église sonnent…

Ces fleurs âpres et sauvages me poursuivent…

La route monte, monte, monte, je me précipite vers les nuages, la forêt encore m’encercle…

Enfin je descends sur Tome, je me suis recouverte, la température a baissé

Tome, ses maison alignées

Tome petite ville au bord du Pacifique
avec son ponton

Et ?

Papa, maman et bébé lion ou éléphant de mer ? J’ai un doute, ici ils appellent ça des marinos

Les oiseaux sont de la partie

Le chien aussi

Quant à l’enfant on lui conseille de s’éloigner, ce sont des animaux agressifs qui pourraient lui manger la main…

Après le repas des fauves, la vie reprend son cours normal…

Ici sont pêchés coquillages divers, énormes crabes

Poissons divers

Je remballe mon pique-nique, cherche en vain mon porte-monnaie, me régale d’une délicieuse soupe de fruits de mer qui rappelle à la fois la soupe de poissons et les moules marinières. Le crachin laisse place à une franche pluie, je suis tentée de rester ici et puis je me dis que de la pluie je n’ai pas fini d’en avoir, alors si je m’arrête à la première je ne suis pas arrivée, je décide donc de partir et… La pluie cesse… Elle est pas belle la vie ? La route va monter très dur pour s’extirper du
Pacifique, je vais même un peu pousser…

Je retrouve de la circulation, les gens de la ville venus passer leur dimanche à Tome, ouf je ne prends pas cette petite route

Souvent je me crois arrivée à Conception, non ce sont de petites bourgades ou des ports

Je ne suis pas la seule à photographier les tags

Que vois-je ? Un superbe hôpital tout neuf dont j’espère ne pas avoir besoin

La banlieue de Conception est triste

Comme à Valparaiso les collines sont habitées

Je rentre dans Conception non par l’autoroute mais par la ruta 150, au passage je réadmire les plantations

Une immense croix veille sur la ville

Conception est une très très grande ville moderne, beaucoup de richesse s’étale en son centre, plus on s’éloigne, plus c’est pauvre, comme chez nous… J’y arrive à 19
heures, oui j’ai un peu baguenaudé… Je trouve sans problème le « residential » conseillé par le couple franco-italien. Un truc de dingue, j’ai deux étages, une cuisine, juste avec un évier mais deux bacs l’évier, une salle de bain avec de l’eau
chaude, une immense pièce avec 3 lits, divan, fauteuil, table, balcon où on ne peut aller, la porte est coincée, tout ça pour 12 000 pesos évidemment tout est décrépi et la poussière indélogeable des recoins, mais pas répugnant le truc, en plus en
plein centre ville et à 3 cuadras du réparateur de vélo… Amis voyageurs notez : 374 parros Arrena, ça s’appelle  Ruka hotel, si on ne sait pas on ne le voit pas, sonner au residential ou à Jessika.

Bisous tout le monde, demain je reprends la route et amis cyclos, Enzo et Jean, étudiez avec soin mon parcours, jusqu’à Taigen je suis claire, après les 7 lacs ou
les lacs d’Enzo avant d’aller à ceux de Bariloche ? Enzo dit que la route des 7 lacs est très dangereuse, je ne veux pas non plus faire du portage sur une piste enneigée. Je vais vous envoyer à tous les deux le blog du couple franco-suisse et celui de l’astronome, vous qui connaissez la région vous arriverez sûrement mieux que moi à vous repérer. Enzo il faut aussi tenir compte du fait que les chiliens ne sont plus en vacances, donc route dangereuse à cause des camions et bus ou voitures ? Les voitures ici respectent pas mal les vélos… A suivre, merci d’avance

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J408 : c’est ma fête,

pour de vrai,c’est la sainte Françoise, une crevaison sur une longue étape,évidemment sur la fin, quand tu commences à être bien nase, un bienfaiteur qui me dérègle mes freins, un vélo dont les vitesses sautent, un village sans pension et je vais perdre mon porte-monnaie … Normal tout ça, c’est dimanche et en plus c’est ma fête et bien non, raté, c’était samedi et seulement la veille de ma fête…Samedi 3 mars 2012

Quiruhue-Rafael
Kilométrage : 53,73 km
Vmoy : 9,8km/h, Vmax : 41,4 km/h
Heures sur le vélo : 5h26’26 »
Température 22° à 39°, vent ne m’ayant pas gênée
Dénivelée : positif : 564m, négatif : 546m

J’ai oublié mais je ne vais pas vous refaire le coup du je me souviens, alors ce sera « le Chili c’est »

Le Chili c’est : beaucoup de couleurs…

Des fruits à profusion (dans cette région et cette saison)…

Forêts et pâturages qui savent s’harmoniser…

Un vélo qui aime se montrer sous toutes les coutures

Le Chili c’est encore des gens pauvres

Un service des eaux rutilant…

Un certain savoir-faire dans la construction de maisons en bois…

De petites maisons si semblables et si différentes…

Beaucoup de forêt, une forêt exploitée, souvent en feu, toujours replantée

Et des rios

Là exprès pour enchanter la cyclo…

Le Chili où encore quelques traditions persistent…

Où les maisons vont bientôt détrôner les rios aux yeux de la cyclo

Le Chili c’est de superbes routes qui montent et qui descendent (qui montent toujours plus qu’elles ne descendent)

Des abris bus tout neufs ou des fois vieux où la cyclo elle trouve que c’est bien pratique de pique-niquer ( à l’abri du vent et du soleil, de la place devant pour poser son vélo, un banc, un toit, vous allez voir qu’un de ces jours elle va y bivouaquer…)

La route qui tourne, j’ai déjà dit, alors un ciel très bleu (en cette période et en cette région)

De multiples dangers

Une cyclo qui va crever, et comme elle n’a toujours aucune confiance dans ses capacités, elle fait toujours une photo avant de démonter son truc, on ne sait jamais… En attendant avec les pneus chiliens, pas besoin de démonte pneu ni de
force dans les doigts, les pneus sont mous comme une banane bien mûre…

Et puis au Chili il n’y a pas toujours hôtel ou pension dans les villages, la nature étant barbelifiée, la cyclo elle a décidé de planter sa tente au milieu du village,
apparemment ça ne gène personne et la police la surveillera du coin de l’œil, quand même l’épicier où elle a oublié son porte-monnaie ne le lui a pas ramené, chilien oui mais pas saint…

Le Chili ce sont aussi des réparateurs vélo qui n’y connaissent rien et des gentils monsieurs qui n’y connaissent pas grand chose, la cyclo va passer une heure à tout
remettre en place, elle ne va pas voir le défaut dans la chaîne, en revanche l’autre jour elle a trouvé l’origine (et donc y a mis fin) du grincement : la vis filetée qui avait cassé dans le bus qui la ramenait à Ocros ou Orcoz, je ne sais jamais, qui avait d’abord eu une réparation de fortune, puis une autre vis, était dévissée. La cyclo se dit que finalement elle en connait un rayon (rayon vous suivez ?) et que elle devrait se faire plus confiance… Conclusion la cyclo va se préparer à manger dans le noir (pâtes avec tomate et fromage tout dans l’eau de cuisson, c’est délicieux, puis une plaque de chocolat, elle croyait que c’était au citron, ce n’est pas qu’elle aime ça, mais elle prend ce qu’elle trouve, et bien la plaque de chocolat elle s’est retrouvée enfant mangeant la colle blanche qui était dans de jolis petits pots de couleur avec la place pour mettre le bâton, mes frères et sœurs ne dites pas ça aux parents, ou alors dites leur tout d’un coup, les fleurs de capucine mangées, les queues de gradouche trouvées dans les fossés longtemps mâchonnées, les kakis vendus à la porte de l’école et faits avec du pain trouvé dans les poubelles, un pur délice, passer par la mer pour aller à la messe de 6 heures quand même en tenant ses sandales fraîchement blanchies au bout des mains parce qu’il y avait un endroit avec des rochers où il fallait vraiment passer dans l’eau, se tromper d’heure, faire les cent pas devant l’église à 5 heures du mat, le curé il a pas apprécié… Les madeleines de Proust… Incroyable… Finalement dites rien, peut-être vous mes frères et sœurs n’avaient rien fait de tout ça…), donc la cyclo mange dans le noir, ne range rien parce qu’à taton c’est difficile, elle aura quand même deux ou trois moustiques, la crème repellente ayant un effet limité dans le temps, ça plus les os qui cognent le sol, douce nuit…)

On ne va peut-être pas sortir ce soir, les étudiants manifestent, police et armée sont là, comme chez nous quoi…

Bisous tout le monde

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J407 : un jour tout simple, juste le bonheur…

Vendredi 2 mars 2012

Camping à la ferme-Quiruhue

Kilométrage : 55,96 km
Vmoy : 9km/h, Vmax : interférences électromagnétiques
Heures sur le vélo : 6h09’04 »
Température 19° à 37°, vent ne m’ayant pas gênée
Dénivelée : positif : 885m, négatif : 773m, ils sont fous ces chiliens, ils sont comme les colombiens, ils te font monter pour redescendre, sans cesse, sans cesse…

Les moustiques, le tremblement de terre, le marchand de sable et autres prédateurs m’ayant empêchée d’écrire cet article en temps voulu, je vais le faire en » je me souviens »…

Je me souviens des moustiques justement (je viens d’acheter des épingles à linge pour fermer la tente), et des os douloureux sur la terre battue, laquelle est balayée avant le lever du jour…

Je me souviens d’une très jolie ferme…

Moderne, avec quads mais pas d’eau potable…

D’une fermière qui après avoir fait le ménage et nourri ses hommes traie les vaches…

Je me souviens que la piste a vite fait place à une superbe route toujours aussi déserte hormis quelques camions de bois…

Que bien sûr la route montait et descendait, je me souviens avoir rencontré de drôles de bestioles…

Et puis une maison jaune…

Le pacifique encore là

Et puis voilà comme je ne me souviens pas de toutes les explications diverses et variées je me suis encore perdue…

Je me souviens m’être demandée si ces drôles de maison étaient anti-tsunami…

Et puis avoir vu un petit chalet dans la montagne…

Je me souviens d’un pont, non détruit par le tremblement de terre, ou reconstruit…

Je me souviens avoir vu une piste cyclable, me demandant bien à quoi elle pouvait servir sur cette route déserte, je me souviens l’avoir empruntée et vite quittée car non entretenue et encombrée de gravier, verre et objets divers…

Je me souviens avoir été très tentée par un échange, la ruta 40, Ushuaïa dans quelques jours…

Je me souviens des fleurs roses dont j’attends toujours le nom, Mylaine, que fais-tu ?

Je me souviens d’un ami… Qui me dit de prendre mon temps… En même temps ceux qui me disent de prendre mon temps ne sont pas ceux qui vont affronter le mauvais TEMPS…

Je me souviens du super petit déjeuner dinatoire sur le trottoir devant le superminimarché, je me souviens que l’épicier m’a prévenue, ça allait monter dur pendant 10km, ce sera 15, puis comme d’habitude monter et descendre…

Je me souviens qu’ici les camions d’eau potable remplacent les livraisons de fuel de chez nous…

Je me souviens que le linge toujours me parle…

De la route qui zigzague, monte et descend…

Je me souviens de la route qui parfois montre ses entrailles…

Des maisons dont j’ai observé le mode de construction…

Je me souviens avoir photographié mon essieu pour demander l’avis des spécialistes car mon vélo ce n’est pas ça, et j’ai peur que dans une descente qui ici sont aussi folles que les montées tout casse et la cyclo avec…

Je me souviens avoir trouvé une pension où l’on m’ofrira le repas du soir et les sandwichs pour le lendemain…

Le reste, j’ai oublié… Si, je me souviens avoir été en forme ce jour-là et qu’après dissipation des brumes et brouillards matinaux il faisait beau…

Et les bisous, jamais je ne les oublie..

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Nouvelles brèves : dimanche 4 mars

Bonjour à tous

Je suis à Conception

Ces derniers jours il ne m’est arrivé que des catastrophes, rassurez-vous rien de mortel, pas de blessures non plus, alors dans l’ordre chronologique :

  1. Un tremblement de terre
  2. Perte de tout ce que j’ai mis sur le net (peut-être 1 et 2 sont-ils liés…)
  3. Une crevaison sur pneu et chambre à air neufs
  4. Un gentil monsieur qui m’aide à remonter la roue, la remonte mal et dérègle mes freins
  5. Un vélo qui grince (réglé)
  6. les poires qui espéraient murir se faisandent et répandent un jus poisseux et malodorant dans toute la sacoche
  7. Un vélo que ce n’est pas ça les vitesses arrière, le grand pignon saute, ça déraille sur le petit et ça féraille sur les pignons… Je n’ai par ailleurs aucune confiance dans le nouvel essieu (c’est comme ça qu’on appelle l’axe de la roue ?) et des rayons mis, à chaque descente folle je m’attends au pire…
  8. J’ai perdu mon porte-monaie (plein bien sûr)
  9. Il a plu, d’accord pendant que je me régalais d’une soupe de fruits de mer après avoir vu les lions de mer se régaler des épluchures, mais quand même il a plu
  10. La famille cyclo est sur la carretera austral, ils ont eu le temps de mettre en route un bébé, de le pondre, de commencer à l’élever et… ils m’ont doublée…
  11. Les nuits sous tente sont devenues un cauchemar, réveil toutes les heures à cause des douleurs osseuses liée au matelas percé, attaque en règle des moustiques liée à l’absence de fermeture de la tente

Sinon tout va bien, bisous à tous

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J406 : un Pacifique déserté…

Jeudi 1er mars 2012

Chanco – Camping à la ferme 1km avant les retrouvailles avec le goudron

Kilométrage : 45,68 km
Vmoy : 8km/h, Vmax : 35,1 km/h
Heures sur le vélo : 5h39’45 »
Température 17° à 31°, vent glacial modéré à fort
Dénivelée : positif : 428m, négatif : 661m

Après une nuit sans trêve, ce qui mérite d’être souligné je quitte Charon

Cette journée sera marquée par le Pacifique omniprésent… Et par état de fatigue qui va se faire sentir au 21ème kilomètre…

Mais d’abord il faut demander son chemin, on en profite pour regarder les jolies maisons

Et essayer de comprendre le fort symbolisme des chiliens

Comme depuis plusieurs jours forêt et pâturages se mêlent.

Là, non ce n’est pas mon ex-pelouse de Villette et ses jolis trous de taupe, ce sont des tas de fumier

Et puis une très jolie rencontre, celle d’un couple franco-italien qui habite la Suisse et qui est venu escalader dans le diois, ils connaissent les 3 Becs, Archiane, le Glandasse, tout de suite ça crée des liens… Ils ont mis trois ou quatre mois
pour venir d’Ushuaïa, ont beaucoup sillonné en Patagonie, me passent des trucs, je leur en passe aussi, ils ont entendu parler du paso Agua Negra, ça les tente beaucoup, leur voyage se terminera à Salta, le reste pour une autre fois…

Je reprends la route, immortalise des maisons

Le Pacifique montre son nez à chaque tournant

Les plages sont désertes, écriture brutalement interrompue car je suis sous la tente, la porte intérieure ne ferme toujours pas et les moustiques attirés par la lumière attaquent dur…

Je reprends donc, les plages sont désertées, les vacances sont finies, mais aussi…

Je reprends encore une fois car tout s’est effacé… Les plages sont désertées, les vacances sont finies, mais aussi…

Suite plus tard, je suis trop fatiguée…

Je reprends donc une nième fois, un grand bruit, comme un claquement, tout bouge puis se calme. Je n’ai pas peur, je suis un peu comme sidérée, premier réflexe je regarde le plafond, il n’a pas l’air de me tomber sur la tête, deuxième réflexe, je regarde la télévision, elle n’a pas l’air de voler dans les airs, puis je regarde les meubles, c’est bon, rien ne s’écroule. Puis je me dis qu’ici je n’ai rien pour me protéger, j’oublie la table qui pour une fois est présente dans la chambre. Sortir par la porte ici est très compliqué, c’est en chicane, ce n’est pas idéal, la fenêtre ?Puis j’attends les répliques qui ne viennent pas, j’attends les sirènes, les cris dehors, rien ne vient, alors je me dis que peut-être c’était un camion passé trop près ou une explosion quelque part, je revaque à mes occupations qui sont d’essayer de narrer cette journée… Le lendemain j’apprendrai que c’est une réplique du tremblement de terre du 27 février 2010, que l’épicentre de ce tremblement de terre de magnitude 9,9 était à 5km d’ici, que les spécialistes ont dit qu’il y aurait des répliques pendanst trois ans, il y en a plein, ils sont habitués, la maison est en bois, a résisté il y a deux ans, résistera encore, moi je ne risque rien…

Je reprends donc…

La ferme a été épargnée par le tsunami, eux-aussi répugnent à en parler… Le chilien fier, puissant, réservé et pudique aussi.

Nuit parsemée de réveils à chaque fois que mes vieux os touchent le sol car je vous rappelle que mon matelas est crevé et que je n’ai pas trouvé le trou…

La plus grande partie de l’article s’est envolée je ne sais où, je verrai demain si elle réapparait… Cyril, au secours, ce n’est pas la première fois que cela se produit, à la place de ce que j’ai mis u

Le Pacifique donc est omniprésent et la route monte et descend…

Partout des panneaux indiquent les vois d’évacuation en cas de tsunami

Rio, Pacifique, Tsunami : danger, je ne peux pédaler plus vite…

Mylaine, la seule à prendre soin de mes orteils, toi qui connais les plantes, le nom de cet arbre ?

Ici on reconstruit…

Encore les panneaux de mise en garde, je ne peux pédaler plus vite…

La route descend au niveau des criques, remonte la falaise, et tout ça un milliard de fois

Et puis, fin de la route, on le savait, mais on espère toujours un miracle, dés fois que dans la nuit ils aient goudronner…

Ca va, la piste est bonne

Le Pacifique…

Des baies, toutes plus belles les unes que les autres

Et puis une, plus grande, plus belle, en son centre un rio, un terrain de camping, le 27 février 2010 les chiliens sont encore en vacances, un piège, le tsunami, beaucoup de morts, plus de 500 dans la région…

La piste descend sur la baie, aujourd’hui des moutons, des vaches, des chevaux, deux ou trois familles qui sont revenues, malgré mon état de fatigue je ne peux camper ici…

Un qui a résité…

Une autre vallée

la piste qui remonte…

Et un peu de spécialité du coin : le poussage-torture sur piste, pas de photos s’il-vous plait…

Je suis toujours aussi épuisée, je cherche un endroit où planter ma tente, tout est cloturé, je trouve une coupe de bois, mais c’est en crête, le vent souffle très fort, je continue. Les vaches ont trouvé la faille dans les barbelés, pas moi…

Une ferme, je rentre, beaucoup de bâtiments, j’appelle partout, personne, même pas un chien, je continue. Je suis épuisée…

Une autre ferme, un chien, une femme, conciliabulle avec le mari, je ne vais pas faire du feu au moins ? Ils ont du lire l’article sur la femme de Néanderthal… Là je serai bine (un espèce de préau carrelé bien plat), non là, avec nous, une cour de terre battue mile fois balayée, des fleurs, des recoins, un petit paradis, épargné par le tsunami…

Ici les toilettes

Là la douche

Ici on travaille en communauté mais chacun vit dans sa maison, la vente directe à la ferme de fromage, oeufs, volaille, pommes de terre suffit à faire vivre tout le monde. Les hommes (mais pas le mari de mon hôtesse) boivent beaucoup après le travail, d’abord de la bière puis du vin. L’un d’entre eux me proposera une promenade au bord de l’océna en quad, il dira m’avoir attendue toute la nuit, ça m’étonnerait vu que deux de ses comparses ont du le soutenir pour le ramener chez lui…

Quand à moi j’ai droit au onces (notre quatre heuresn mais il est 19 heures) de la tisanne (eux c’est du thé), du pain et du fromage, le tout fait maison, je me régale…

Bisous tout le monde

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J405 : je suis énervée…

Mercredi 29 février 2012

Constitution-Chanco
Kilométrage : 63,81 km
Heures sur le vélo : 7h13’50 », je vais finir par mourir…
Vmoy : 8,8 km/h Vmax : 40,1 km/h
Températures de 17° à 29°, impression de beau temps froid, vent glacial
Dénivelée positif : 547m, dénivelé négatif : 717 m

Alors là j’ai essayé de mettre une vidéo mais je n’ai pu pour des raisons de sécurité qui m’échappent… Je suis dans un bled paumé au Chili sur la cote pacifique, ici comme dans d’autres villages paumés, un accés internet public et gratuit mais avec un pare-feu si grand que la navigation est difficile… Je vais voir avec mon webmaster…

Video en attente

Alors aujourd’hui, après un départ heureuse du magasin de vélo

Je vais vite déchanter, d’abord ça couine un max, style un peu grincement, j’ai l’impression que ça vient des sacoches et ça m’énerve… Le grincement va durer toute la matinée puis… disparaître, il réapparaitra quad je pousserai je n’y comprends rien…

Ce que je comprends c’est que mon impression que la nouvelle cassette a un grand plateau plus petit que le précédent est vrai, je le sens dés la première montée, que faire ? Demi-tour ? Jamais il ne me la changeront, et pourtant ça m’a couté les yeux de la tête… Ce soir je recompte les dents, il y en a bien 34, mais le plateau est plus petit et je n’ai plus la qualité de moulinage que j’avais… Je suis furax… J’ai eu aussi un blocage lors d’un changement de plateau, peut-être n’étais-je pas dans le bon rapport, mais un rapport favorable pour passer sur un plus grand plateau, bref je suis énervée.

Sinon les pneux ça va, mon vélo ne tangue plus et je peux aller un peu plus vite dans les descentes.

Alors aujourd’hui je vais la faire courte car il est tard et je suis nase…

Au revoir à Constitution

Que dire ?

Les chiliens ? Toujours un désir de puissance…

Le paysage ?

Forêt de pins

Pâturages

Pacifique

Et les chiliens, à part leur désir de puissance ils font quoi ?

Ils travaillent le bois

Sont de moins en moins en vacances

Le temps ? Des nuages, du beau, des nuages, le grand beau va s’imposer

La température ? De plus en plus glaciale, je ne vais quitter ni polaire ni gants

Les rios ? Sans nom, comme d’hab…

Le vent? Affffffffffffreux, contre et de plus en plus fort, très affreux, il m’épuise…

La cyclo ? Enervée, évidemment fatigue les 20 derniers kilomètres, seul l’espoir d’une douche chaude et l’impossibilité de bivouaquer à cause des barbelés la fait avancer

La route? Excellente, circulation rare, évidemment ça monte toujours plus que ça ne descend, mais pas de poussage torture

Le pique-nique ? Un repas dans un resto non touristique pas cher et correct, plus un quatre heures à cinq heures dans un abri-bus à l’abri du vent

Le vélo j’ai déjà dit

L’art ? Bizarre…

La nuit ?  Dans une pension très bien et pas chère

La douche ? trop, trop, trop bonne…

Les bisous ? A profusion…

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J403, J404 : escale technique à Constitution

En attente

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