Oui, à 2…

Lui c’est Janick, activité principale : planeur…

Activité secondaire : cyclotouriste
Et aussi escaladeur…
Et photographieur…

Elle, vous la connaissez, oui, c’est l’abuelacyclofluo…
Quoi ? Certains ont oublié sa tronche ?

Je vous rappelle qu’elle aurait voulu être danseuse…
Qu’elle ne fut que randonneuse…
Enfin des fois elle monte quand même à 5530m par des températures de moins 30°…

Elle aime s’envoler dans les airs… (le premier qui interprète mal je le tue, je vous rappelle que je suis devenue une tueuse…)

Elle rêve encore de faire le tour du monde à la voile…

Elle voudrait vivre toujours… (Merci Anne pour cette photo), je vous rappelle au passage que Anne est une fille d’enfer, qu’elle vit à Salta (Argentine) et qu’elle vient au secours de tous les cyclotouristes en perdition que je lui envoie… Encore merci Anne.

Leur point commun ? Plusieurs…
Sont bordéliques, excusez le terme mais il n’y en a pas d’autres…
Tous deux pratiquent la technique du vide-grenier…
Oui, la technique du vide grenier pour faire sécher le linge…
Linge qui a tendance a toujours être mouillé…

Tous deux aiment s’instruire…

Hélas, incultes ils sont, incultes ils resteront, l’un croit que c’est l’Ain, l’autre croit que c’est un lac… Monica le nom de ce rio ?

C’est quoi cette échappée à deux ? Juste l’abuelacyclofluo qui est venue se greffer sur le voyage du planeur qui après être parti de la région parisienne a fait une petite incursion en Italie, puis a sillonné la Sardaigne et la Corse, enfin est venu se frotter aux cols du diois…
L’itinéraire
Le capteur de mon compteur ayant rendu l’âme vous allez échapper au kilométrage, dénivelées, températures, etc qui pour vous n’ont aucune importance mais sont tellement importants pour nous les pauvres cyclotouristes…
Les cols
De Monestier-de-Clermont à Bellegarde sur Valserine ils ont grimpé pas moins de 8 cols…
Je suis très inquiète sur mes capacités à suivre Janick, certes comme moi il prend 1000 photos inutiles mais physiquement il est bien plus fort et a derrière lui 40000km de vélo plus carriole… Mais il a un handicap de taille, ou plutôt de poids, carriole chargée plus vélo ne font pas moins de 80 kg…
Je vais donc arriver première à tous les cols… Et il a beau faire le fier…

Surtout quand il passe la ligne d’arrivée…

Jamais il ne me pardonnera cela ( je vous rappelle que je suis arrivée en tête à tous les cols)…

Le col de l’Arzelier dans le Vercors est nimbé de brouillard…
Le col de Cucheron intéresse peu Janick…
Au col de Leschaux on aurait aimé… Un peu de lait chaud…
Au col de Plainpalais, Janick se photographie le palais sous tous ses angles, je vous fais grâce des photos sinon mon blog va être censuré…
Le col de Porte permet de relier le col de Palaquit et celui du Cucheron (trois cols dans la journée quand même)…
Le col du Granier nous permettra d’apercevoir le Mont Blanc…
Au col de Palaquit Janick se lavera les dents, oui on peut être vagabond et propre…
Avant le col de Richemont nous avons glané quelques noix…

J’attendrais Janick des heures au col de la Biche, dans son journal il écrira « madame s’échappe sur la pente », c’est vrai qu’il a subi une crevaison, c’est vrai qu’un autre cycliste m’a prévenue, mais je me suis dit que vu les km qu’il avait derrière lui en solo et en autonomie, il n’avait pas vraiment besoin de mon aide…

Et moi je savais que si je m’arrêtais jamais je ne repartirai, il faut dire que Janick a une fâcheuse tendance à attaquer les cols en fin d’après-midi et moi je suis du matin…

Pire ce que je prends pour le col de la Biche est un faux col, il faut redescendre (je me change donc) et ça remonte (je transpire donc), et voilà j’ai mouillé tous mes vêtements, ça rajouté à la pluie que nous allons nous prendre toute la nuit et le lendemain…

Quelques souvenirs…
Janick qui me prive de nourriture…
Janick qui me fait dormir dans une piscine d’eau froide…
Janick qui aime pas sa cuisine…
Janick qui vole au ciel un peu de son bleu…
Janick qui va faire un tour dans l’herbe (ne me demandez pas pourquoi, il ne le sait pas lui-même)…

Les nuits…
Leur première nuit sera sous un pont, il tombe des cordes…

Qui a dit que les français n’étaient pas accueillants ? Sans rien demander nous serons accueillis deux fois en huit jours…
Tandis que Janick explore les bords du Drac (j’ai beau lui dire que c’est dangereux, c’est là-même qu’une classe entière a été noyée lors d’un lâcher d’eau, il n’en tient pas compte…) nous sommes invités sans rien demander par un couple de baroudeurs. Ils vont nous offrir des draps doux, une douche chaude, des pâtes délicieuses et en prime une lessive… Merci à eux. Je ne devrais pas le dire mais les plaques de l’Arizona et du Nevada, plus le look de Janick nous ont servi, ils ont cru que nous étions américains… Délicieuse soirée à se raconter nos voyages…

Une autre fois je m’arrête à l’entrée d’un tunnel pour mettre mon éclairage, une dame s’arrête aussi et nous invite. Merci à cette famille rayonnante d’amour, souvent ils font du kayak, cette année pour la première fois ils sont partis 8 jours avec leur 3 jeunes enfants en vélo, et puis eux-aussi ont traversé l’Amérique du Sud (voyage sac-à-dos).

Là c’est un hangar où est stocké le sel de déneigement qui nous abritera (il pleut)…

Là c’est dans un recoin de la route, avant rangement…

Après rangement…

Là c’est caché dans la forêt…

Un bivouac difficile à trouver… Nous entamons la montée du col de Leschaux, une petite route de montagne comme je les aime, la route passe dans des falaises…

Bien sûr la nuit tombe ( c’est la technique de Janick, monter un col la nuit pour s’y cacher)… Et… La pluie se met à tomber, fort, Janick s’abrite sous son parapluie, moi je continue à monter pour chercher un endroit, je sors trop tard mes vêtements de pluie, je suis intégralement trempée. Je m’abrite un moment sous les arbres, puis j’abandonne mon vélo (je vous rappelle que ça monte dur et que Janick est quelques virages en-dessous sous son parapluie) et je continue ma recherche à pied, seule, dans la nuit et sous la pluie. Janick enfin me rejoint, il pédale sous son parapluie, nous repartons à pied à la recherche d’un endroit où poser la tente, j’en ai trouvé un bien, en s’enfonçant dans la forêt, mais il y a un fossé à passer, trop dur pour la carriole de Janick, finalement nous poserons la tente au bord de la route, toujours dans ces cas-là j’ai peur de me faire écraser, mais la route est déserte…

Là le bivouac est sous la pluie, une grosse grosse pluie, l’eau va pénétrer dans la tente, tout sera mouillé, nous ne repartirons qu’en milieu d’après-midi, le pire ce sera de se recoucher dans le mouillé…

La route
De petites routes de montagne

De petites routes de montagne…

De petites routes dans la forêt…

Des routes qui montent…
Des routes qui montent…
Des routes où certains trichent…
De petites routes de montagne…

Qui c’est lassant mes petites routes ? Nous avons aussi traversé Grenoble (très dur vu les travaux cours Jean Jaurès), Chambéry, Annecy.
Retour aux petites routes…
Parfois mouillées…
Noooooonoooonoooon, pas la piste, pas la piste…
De petites routes de montagne…
De petites routes de montagne avec le même qui traîne…
Un route romaine dans les gorges du Fier…

Les paysages
Annecy…

Et ses canaux…
Annecy qui joue les impressionnistes…

La chartreuse m’enchante…
J’aime les falaises qui défient le ciel…
Et les villages qui se cachent…
J’aime aussi les prés verts qui donneraient presque en vie de se transformer en vaches…
Des églises…

Des déserts…
Des fleurs…

Elle est pas belle la petite maison dans la prairie ?
Les villages sont sympas…

Des nuages piquetés de clochers…
Encore des nuages…
Des vaches grasses à souhait…
Des vaches blanches…

Des vaches vertes, euh non là des villages pas peu fiers du décor…

Le clou du spectacle : le Mont Blanc bien sûr…
Au loin…

De plus près…
Captant du soleil les dernières lueurs…
Ti vélo aime toujours autant parader…
En Chartreuse…
Sur les petites routes…
Devant le Mont Blanc bien sûr…

Et ouis…Bellegarde en Valserine, fin du voyage pour Françoise…

Tandis que Janick répare (encore) la roue de sa carriole…

Françoise prend le train, elle retrouvera sa voiture au 46 de la grande route à Monestier de Clermont, merci à ses habitants de l’avoir surveillée…
La formule magique ?
Bisous tout le monde, un gran abrazo a todos… Et un particulier à Janick à qui je dois cette belle échappée…