Pourquoi ?

Pourquoi ?

Pourquoi les cinq derniers kilomètres sont-ils les plus difficiles ? Pourquoi ?

Pourquoi une fois les cinq derniers kilomètres effectués il en reste toujours cinq ? Pourquoi ?

Pourquoi l’arrivée à l’étape est-elle toujours en pente, ce qui fait que votre arrivée est toujours peu glorieuse (poussage) ? Pourquoi ?

Pourquoi vous grelottez alors qu’il fait 41° à l’ombre ? Pourquoi ?

Pourquoi un camion s’arrête-t-il juste devant un accès d’autoroute,  ce qui vous ôte toute visibilité et diminue vos chances de survie qui sont déjà faibles ? Pourquoi ?

Pourquoi les voitures tentent-elles de vous écraser alors que le feu est vert pour vous ? Pourquoi ?

Pourquoi les feux sont-ils toujours placés en plein dans une cote ? Pourquoi ?

Pourquoi il se mettent à trois pour vous jeter par terre (le vent et deux camions) ? Pourquoi ?

Pourquoi vous avez 41° de fièvre alors que d’habitude, même hyper malade vous n’en avez jamais ? Pourquoi ?

Pourquoi la gourde contenant le liquide visqueux et de couleur bizarre est-elle mal fermée et que le dit liquide se renverse sur vous précieuses polaires que vous avez décidé de na pas laver pendant un an ? Pourquoi ?

Pourquoi vous jetez en vrac vos affaires dans la douche et que celle-ci est pleine d’eau de javel, ce qui fait que maintenant vous êtes habillée psychédélique ? Pourquoi ?

Pourquoi le papier toilette est-il net et que l’hôtel n’ pas de net compatible avec votre window ? Pourquoi ?

Pourquoi le cyber café d’à coté est-il justement en panne ce jour-là ? Pourquoi ?

Pourquoi le précieux catogate est-il de couleurs différentes vous obligeant à un savant calcul pour savoir où mettre quoi ? Pourquoi ?

Pourquoi n’y a-t-il pas de moustique ( la pollution les a tous tués) sauf un le matin qui fait bzi bzi et qui c’est sûr va vous filer la dengue, et bien sûr vous aurez la forme grave, mais comme d’hab vous vous en sortirez ? Pourquoi ?

Pourquoi on vous offre tant de cadeaux aussi inutiles que lourds ? Pourquoi ?

Pourquoi les claviers des ordinateurs sont-ils si différents d’un pays à l’autre ? Pourquoi ?

Pourquoi vous être délestée du seul objet utile, à savoir l’unique tee-shirt pour vous protéger du soleil ?  Pourquoi ?

Pourquoi vous avez froid à mourir pendant la nuit et que vous n’allez pas chercher une polaire qui est à un mètre de vous ? Pourquoi ?

Pourquoi, alors que vous rêvez de calme avez-vous le bourdonnement incessant des voitures et camions dans les oreilles ?

Pourquoi vous rentrez à l’hôpital avec le poignet explosé et vous ressortez avec la main en bouillie ou avec un dos en compote et vous ressortez avec une conjonctivite purulente ? Pourquoi ? Au fait vous savez l’origine du mot « handicap » ? Cela vient d’un jeu de hasard anglais « littéralement main dans le chapeau », en clair vous avez pas tiré le bon numéro… Mieux encore en médecine une maladie génétique s’appelle une tare… Et les maladies rares sont maintenant orphelines, comme si ça suffisait pas que vous ayez une maladie rare, vous font orphelin au passage…

Pourquoi la vie d’une star est-elle si compliquée ?  Pourquoi ? N’empêche que vous les avez semés… (les journalistes de la télé)

Pourquoi vous ressemblez à une extra-terrestre avec le front tout blanc (la casquette enfoncée jusqu’aux oreilles pour éviter qu’elle ne s’envole) et les yeux tout blanc (les lunettes), et en plus ce n’est même pas symétrique ? Pourquoi ?

Pourquoi de tels encouragements de la part des vénézueliens, alors que vous ne faites que ce pourquoi vous êtes fait ? Pourquoi ?

Pourquoi « tracer » alors que vous êtes malade à crever ? Pourquoi ?

Pourquoi vous êtes heureuse même si c’est si difficile ? Pourquoi ?

Liste non exhaustive… Et vous, pourquoi vous me lisez ?  Pourquoi ?

Et pourquoi vous me répondez ou ne me répondez pas ?  Pourquoi ?

Et pourquoi cassé à mourir vous continuez à écrire ? Pourquoi ?

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J15 : Vivent les voies d’arrêt d’urgence

Vendredi 4 février 2011

Chivacacoa-Barquisimeto

km

Vmoy : 14 km/h» Vmax : 46,6 km/h

Température : 37 ° avec des pointes à 41°

Dénivelée positif :474m dénivelée négatif : 852m selon compteur

Dénivelée positif selon altimètre : 2567 pieds

Heures sur le vélo : 4h08’49 »

Départ  : 8h30-9h

Arrivée : 14h30

Départ après les salamalecs d’usage et surtout change de mes dollars et encore un cadeau empoisonné : une bouteille de téquila vénézuélienne (petite la bouteille, mais quand même une bouteille), une bouteille de coca ou de catogate m’aurait été plus utile. J’ai décidé de gardre les cadeaux et de les offrir pour remercier ceux qui m’offrant leurs hospitalités, sauf les deux fleurs en crochet que je garde( reste coquette quand même)

Nuit de 11heures entrecoupée de périodes de réveil et de sueurs m’obligeant à changer de place dans le lit

Encore de la fièvre ce matin, l’écoulement nasal semble moins purulent.

J’arrive à manger 1/4 de palmira (palmier) et boire la moitié du coca

Le ciel s’est couvert et s’est redécouvert  le temps que je charge mon vélo. La chaleur est intense mais je n’en souffre en raison de la fièvre, je grelotte moins qu’hier, ai pris du doliprane et ai décidé de tracer encore.

Pour atteindre mon autoroute je dois d’abord remonter à contresens une autre autoroute sur un kilomètre ( je le fais à pied), puis traverser le deux fois deux voies, j’évite le terre plein central en traversant une voie de sortie, la circulation est intense, je dois courir. Puis surprise il y a une voie d’arrêt d’urgence qui même si elle est étroite, même si parfois elle rétrécit encore, voire disparaît, même si elle est parfois semée d’embûches me protégera des camions tueurs. Il y en aura quand même trois ou quatre qui essaieront de me déstabiliser. Le trafic est peut-être un peu moins dense, ou je m’habitue, ou cette voie d’arrêt d’urgence (qui sert quand même à tout,: urgence mais aussi arrêts en tous genres, achats de sac de maïs, haricots ou objets en aluminium, et voie royale pour cyclo en perdition…). La route commence par un long faux plat montant de 10 km qui de sera de plus en plus faux et de moins en moins plat et de plus en plus montant), j’en viendra quand même à bout sans mettre pied à terre, puis ce sera une succession de faux plats montants et de faux plats descendants. On m’a dit qu’ Baraquisemito était à une cinquantaine de kilomètres, moi sur ma carte j’évalue plutôt la distance à 70 km. J’ai décidé de tracer, je trace. Vers 11heures je m’arrête dans une station service, je réussis à manger un autre quart de mon palmier et à boire un coca en entier. Je satisfais de bonne grâce à la curiosité locale, m’enquiers aussi de ce que les gens font sur la route, une dame d’un certain âge ( le mien) me dit qu’elle va à Merida parce qu’il y a fait moins chaud. Nombreux sont ceux qui me demande non pas un autographe mais mon adresse email et me donnent la leur. Mon indienne a eu une bonne idée de me conseiller d’écrire sur mon drapeau « cuidado abuela », cette enseigne m’ouvre de nombreuse portes, et peut-être aussi que je suis en bicyclette et que je suis femme et que je suis seule. J’ai un tas de numéros à appeler en cas d’urgence, sauf que… je n’ai pas de téléphone…Chacun y va de son conseil sur l’itinéraire à suivre, tous veulent me faire éviter la montagne, à chaque fois je réexplique que je veux la montagne, ce que je ne veux pas, ce sont les camions tueurs…Arrive la bifurcation pour Maracaibo et Trujillo pour les poids lourds, j’ai maintenant l’impression qu’il y a plus de voitures que de camions. La route ne sera que faux plats montants ou descendants. A un moment donné j’aperçois au loin les contreforts de la Cordillera Andina, je suis contente, enfin… Puis ils vont disparaître dans les nuages. Je continue à me forcer à boire, à savourer la sécurité de cette voie d’arrêt d’urgence. Les contrôle de police se passent sans qu’ils m’arrêtent. Les péages continuent à être gratuits, le soleil à taper, j’ai définitivement opté pour l’espèce de sous-pull doux à manches longues dont je remonte les manches et qui protège mon dos. Je crème le reste régulièrement. Il n’y a plus de moustiques, sauf en général un seul le matin qui me donnera j’en suis sûre la dingue. Les cinq derniers kilomètres sont difficiles, montants, et je suis toujours malade, un peu moins qu’hier. A un moment donné un camion est arrêté, bouchant la vue sur une voie d’entrée, par sécurité je mets pied à terre, traverserai la voie en courant, et bien sûr ne pourrais réenfourcher mon vélo, vu que ça monte, mais qu’importe je pousse (ça me repose un peu), les camions sont poussifs, l’ordre des choses est respecté. Je finis par arriver à Barquisimeto qui est une ville qui doit s’étendre sur plus de 10km de long, je choisis de rester sur la voie rapide plutôt que sur la contre-allée, c’est moin dangereux, il y a moins d’arrêts subits de bus ou voitures, moins de changements impromptus de véhicules. Je sortirai quand même de cette voie pou prendre une photo de la cathédrale à l’architecture inattendue ( pour moi petite française). Ca et là sur la route de monumentales statues de vierge, j’aurais encore droit à un feu de broussailles, pas de photos, c’est trop dangereux, les cendres et es flammèches volent jusque sur la route. J’ai l’impression que jamais n’atteindrai le centre, enfin une flèche à gauche, el centro. Un premier hôtel, pas d’internet, vu que maintenant j’ai des bolivares, j’ai décidé de me payer un hôtel un peu plus cher mais avec connexion wifi, on m’en indique un, sauf que la réceptionniste m’explique qu’il faut configurer mon compustador, elle rentre dans mon disque dur, oh la la que je n’aime pas ça, je surveille de près les opérations et finalement ça ne marche pas, mon windows7 n’est pas compatible avec celui de l’hôtel, je reste quand même dubitative sur ce diagnostic, bon je vais essayer le cybercafé.

Voilà c’est tout pou aujourd’hui. Parait-il qu’à partir de demain il y aura moins de trafic mais que ça va monter, parce qu’il faut quand même s’ y hisser dans l’Altiplano (4000 mètres). J’ai l’intention de prendre tout mon temps, d’une part pour arrêter de m’épuiser, d’autre part pour favoriser l’acclimatation à l’altitude

Besosssssssssssssssss

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J14 suite

Hier soir, j’étais trop malade pour écrire, trop terrassée par la fièvre qui à mon avis devait dépasser les 40, moi qui n’en ai jamais, dur. Alors je voulais raconter ma vie d’otage : je vous ai parlé de l’interview, aussi des nombreuses personnes qui sont venues me saluer. Il ya eu aussi la sieste obligatoire, et puis la visite de toutes les maisons du quartier où en fait réside toute la famille et qui souvent communiquent entre elles par derrière, seule celle de l’abuela était belle, les autres étaient quelconques et sales, le ménage n’est vraiment pas leur priorité. Le midi j’ai encore eu droit au pâtes (c’est bon pour la cycliste que je suis ont décrété tous les venezulanos) le problème c’est que ces pâtes sont des spaghetti à la bolonaise et là je suis en train de faire le rapprochement viande hachée-turista, vais peut-être essayer d’éviter…  Après ma sieste j’ai appris quelques rudiments de français aux enfants du village, j’étair en train d’appendre à une petite fille comment on disait « j’ai de beaux cheveux longs, noirs et frisés » quand sa mère est venue la chercher pour aller… se faire couper les cheveux, la vie est mal faite… j’ai aussi tenté d’apprendre au fils de mon hôtesse Gerald à faire les croisés en roller, mon prestige est monté d’un cran…Le soir ça a été la grande fiesta, invitation de familles et amis, ils m’ont fait comprendre que c’était un privilège que de me recevoir. Au repas une de leurs spécialités :arepas mara je sais pas quoi, ce sont les galettes pas tout à fait que du maïs coupées en morceaux, du jambon coupé en morceaux, de la viande en fines lamelles, des carottes râpées, des œufs durs coupé en rondelle, le tout décoré de mayonnaise et de ketchup, et ma fois c’est bon. On ne mange pas à table, certains sont debout, d’autres assis dans des canapés tout défoncés, le tout arrosé de soda aux couleurs et saveurs fort étranges, pas une goutte d’alcool ( on peut s’amuser sans alcool), mais en discutant avec mon hôtesse, ce n’est pas le cas dans toutes les familles; certaines personnes viennent pour dire bonjour et repartent, ici aucune intimité, on vit beaucoup dans le rue, peut-être est-ce pour cela que la mison et le ménage n’ont aucune importance, une grande solidarité familiale, on mange vite et le plus souvent debout. Les vénézueliens et surtout les vénézueliennes sont gros, pas question de régime, les vénézueliennes arborent leurs formes généreuses avec beaucoup de sensualité, on me confiera que les femmes aussi sont « chaudes ». Puis commence la vraie fiesta, musique, chants et danse, je m’éclate ( je pense à leur grande surprise), et c’est pour moi vraiment un privilège que de danser avec eux, les vénézueliens et ennes ont la musique, le rythme et la sensualité qui éclatent de partout, et moi ça me va bien, le courant passe, trop génial, je me dis ma petite tu vas le payer demain, mais c’est la maladie qui aura raison de moi demain. Vers les 10 heures la soirée s’achève, j’ai le droit à un « je t’aime à la folie » et suis raccompagnée à ma cellule (la propre chambre de mon hôtesse) en moto, sans casque bien sûr… Je passerai la nuit à greloter, mon nez coulera comme une fontaine, puis ça deviendra purulent, je tarde à avoir la force de mettre des polaires, n’ai même pas l’idée de prendre du doliprane, je subis, c’est tout. A six heures je suis debout, j’entends le carillon qui chante petit papa Noël, je prépare mes affaires, suis encore gênée par ma turista, un de ceux qui habitent la maison est débout, je lui demande si il a du papier toilette, aussitôt il va en acheter, il me prépare à déjeuner, j’essaie de me forcer mais ça ne passe pas. Mes sacoches ont prêtes,j’attends la télé, elle arrive plus tôt que prévu, mon hôtesse dormait encore, et là branle bas de combat, tout le monde est là, réglage de la caméra, réglage du son, essai et c’est parti 🙁 au passage un dernier cadeau : une médaille de la vierge qui lors d’un arrêt se prendra dans mon compteur et faillira me mettre par terre), dernier au revoir à ma deuxième famille d’accueil, puis interview puis départ : une moto m’escorte et me filme, dix mille voitures et motos me suivent, toutes klaxons hurlant, ce qui fait qu’en plus du boucan du trafic j’ai le boucan des tut tut et ouaioauioaui, au moins je suis protégée des camions tueurs (pas tous quand même), cela dure cinq kilomètres, et le commentateur qui blablablattte, j’imagine: « l’abuela cyclotouriste française  a les traits tirés, le visage couvert de sueurs, elle pédale, elle pédale, ses mollets sont tendus à bloc, elle ne faiblit pas, elle passe à la vitesse supérieure, nous avons du mal à la suivre, son vélo pèse pas loin de 50 kg je me dis que si ça doit durer la journée, je vais crever, je ne sais pas comment font les coureurs du tour de France… j’étais couverte, la température matinale étant inférieure à 25° et mes muscles ne le supportant pas, là j’ai chaud, je fais signe à la moto filmeuse que je veux m’arrêter et c’est le strip-tease devant la moitié du Venezuela… Puis ils me laissent et me » disent qu’ils vont m’attendre à Chivocoa, sauf que je pensai mettre deux ou trois jours pour atteindre cette ville et que l’ai atteinte le soir même. J’étais trop malade, alors j’ai décidé de tracer j’ai tracé. Comme on me l’avait prédit la route est une succession de montagnes russes, parfois j’arrive à me livrer à mon petit jeu favori, je prends de l’élan pour remonter en face. Puis le vent se met de la partie s’alliant aux camions pour essayer de me jeter par terre, quand la route perce la montagne, il souffle en rafales, quatre ou cinq fois suis obligée de mettre pied par terre, suis trop déséquilibrée par le vent et le souffle de certains camions qui me frôlent, j’ai bien cru tomber quand ils s’y sont mis à trois: le vent et deux camions qui se suivaient jusqu’à’ à se toucher presque. Le paysage serait bucolique sans les camions, la route serpente entre des collines verdoyantes ça et là agrémentés de bananiers, il y a beaucoup de camions qui transportent des lolos, vous savez ce fruit qui donne un jus délicieux ressemblant au citron. Avant de faire étape, il me faudra trouver la ville, trouver un hôtel, curieusement une personne avec qui j’avais discuté lors d’une pause à une station service me croise, il se gare, vient à mon secours, m’aide à traverser six voies et le tremplin central, me met sur le bon chemin, bien sûr je louperai la sortie et devrai encore remonter l’autoroute en sens inverse. J’arrive dans un état lamentable, on me donne une chambre, on m’aide à monter mon vélo dans la chambre, quand on sait qui je suis on veut me changer de chambre pour une meilleure, celle où j’étant puant, mais je n’en ai plus la force et dis que je m’en fous. Comme j’ai demandé si je pouvais changer des dollars, on viendra me voir, on me conseillera de manger, je dis que je me repose d’abord un peu, j’ai l’idée de prendre du doliprane, ça va mieux, je vais manger, on me change de salle à manger et on m’installe dans la salle des VIP qui est climatisée et où je grelotte à nouveau, on me fait à manger ce que je veux, salade de cœurs de palmier et tomate (y avait pas d’avocat, c’est que le début de la saison,des frites et du pain, le défilé des gens qui veulent me parler commencent, il y aura celui qui se dit philosophe, celui qui a passé 20 ans au Québec et qui me dit que Charles de gaulle a dit le Québec libre, celui qui parle anglais et bien sûr ceux qui sont intéressé par mes dollars. Puis je dormirai onze heures, j’attends un peu pour les antibiotiques (pas parce que c’est pas automatique, juste por préserver ma réserve pour des cas plus graves, mais demain j’ai encore de la fièvre j’en prendrai. Voilà, les photos seront pour une autre fois, sinon le cybercafé va fermer et pas net pas de nouvelles, dans les deux sens, et moi aussi j’ai besoin de garder un lien avec tous ceux que j’aime et qui m’aiment, bisous à toutes et tous. Au fait j’ai semé la télé, j’espère qu’il n’y aura pas de représailles.

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J14 : muy, muy, muy difficile

Jeudi 3 février 2011

Miranda-Chivacacoa

74,65 km

Vmoy : 13,5 Vmax : 87,6

Température : 34 ° avec des pointes à 37°

Dénivelée positif :474m dénivelée négatif : 852m selon compteur

Dénivelée positif selon altimètre : 2108 pieds

Suis malade à crever, alors me suis dit malade pour malade trace et sors de cette route infernale.

Hier donc j’ai satisfait à mes obligations d’invitée du Venezuela, partant du principe que si t’es dans un pays, t’es pas là seulement pour prendre, mais aussi pour donner ce qu’on attend de toi, donc j’ai accepté l’invitation. Je ne sais si je vais pouvoir continuer à écrire, suis vraiment malade à crever, il y a la turista qui a repris, depuis 2 jours j’avais mal à la gorge, hier je ne me sentais pas bien, cette nuit mon nez une vraie fontaine, ce matin c’était purulent, j’ai grelotté toute la nuit. Aujourd’hui malgré une forte chaleur j’avais froid dés que je passais à l’ombre ou en descente.  Là il fait 29° dans la chambre et j’ai deux polaires. Je n’ai rien mangé depuis hier, le premier coca a été difficile à avaler mais me suis forcée. J’attends un peu de voir l’évolution avant de prendre das antibiotiques. Je dois avoir plus de 40° de fièvre, vais prendre du dolipranne. Pourquoi avoir roulé ? Me suis dit malade pour malade, trace et sors le plus vite possible de cette route infernale. Paraît-il que à partir de Barquisimeto il y a moins de trafic, là j’ai rejoint la panaméricaine, impressionnant. Allez doliprane, essayer de manger et à plus si mieux.

Bisous toutes et tous

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J14 ou liberation de l otage

l otage cyclotouriste ayat satisfait a toutes ses obligations : salutations a la moitie du village compose quand meme de 30 000 personnes, interview et photos pour le journal, repas et boissons diverses chez les uns et les autres, il avait ete decide de la liberer demain aux alentours de 8 heures. mais la television ayant appris la nouvelle sa liberation est repoussee a 9 heures, elle sera  a nouveau interwieuvee et une moto la suivra pour filmer ses preniers coups de pedales d abuela libre… Tous sur canal plus venezuelien pour encourager notre courageuse abuela…

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J13 ou prise d’otage à Miranda-Venezuela

Nous venons d’apprendre qu’une jeune (euh jeune enfin elle ressemble plutôt à ça, c’est à dire une abuela fatiguée) femme qui lors d’un voyage en Amérique du Sud, en vélo, en solo et en autonomie (de source sûre elle allait descendre l’intégralité de la Cordillère des Andes de Caracas à Ushuaïa), une jeune femme donc vient d’être prise en otage à Miranda, petit village situé à 1km de la route très fréquentée qui relie Maracay à Baraquitisemo. Cette jeune femme venait de subir une rude journée, ayant grimpé la route très dangereuse depuis Tucuyito en direction de Barquisimeto puis Merida. La température ce jour-là avoisinait les 44°, de plus cette jeune femme avait été victime d’un grave accident de la route impliquant quatre camions, un chien et notre cyclotouriste. Lors d’un dépassement de camion en panne immobilisant une des 4 voies, la deuxième voie étant elle-aussi immobilisée par un chien fraichement écrasé, elle a été heurté par un camion qui tentait de les dépasser (elle et le camion en panne) lequel camion a été heurté par un autre camion qui n’a su freiner, le tout tandis qu’un quatrième camion venait en sens inverse, la cyclotouriste a malheureusement été prise en « sandwich » entre ces quatre véhicules se faisant heurter à l’arrière par un des véhicules. Les circonstances exactes de cet accident restent imprécises, les dégâts n’étant que matériels, les véhicules ont pu continuer leur route imperturbablement. Nous croyons savoir que notre jeune cyclotouriste et sa bicyclette s’en sont tirés sans dommage. Fort éprouvée par cette journée, cette jeune femme avait décidé de se reposer dans la très charmante posada « La Castillane » de Miranda. Cette posada est une ancienne demeure coloniale avec patios ombragés où il fait bon se reposer quand les fourmis ne vous attaquent pas les pieds et où la douche froide cueillie à même le tonneau réveillerait même les plus paresseux. Outre ses jardins fabuleux, cette posada offre au visiteur des objets d’art tous plus originaux les uns que les autres. Ce fut donc d’abord le vélo qui fut capturé. Puis ce fut au tour de la jeune femme, elle dut d’abord subir un interrogatoire tandis qu’elle chapardait un avocat tombé sur son linge qui séchait, et ce en prévision des jours de disette, n’ayant plus un bolivar en poche, et ne voulant rebrousser chemin pour trouver un endroit où changer ses quelques dollars ou une banque pour y retirer de l’argent. Ses explications n’ayant pas convaincu son geôlier elle fut emmenée dans la cuisine et dut avaler le plat national vénézuelien accompagné d’un fromage délicieux et d’un peu d’icetea. Puis ce fut au tour de la sœur du geôlier de la questionner, puis à l’amie de la sœur, les explications de l’abuela fatiguée ne les ayant pas plus convaincues, on l’emmena visiter le village, voir où était la banque, puis elle dut se rendre au cyber café qui était malheureusement fermé ce jour-là pour cause de deuil. Pour finir elle fut isolée dans une maison du village devant un ordinateur relié à Internet. Marchant dans la nuit et tenue fermement par la main de sa geôlière elle alla saluer différentes personnalités, et il fut décidé de la garder en otage 24 heures, ce pour la punir de son larcin. Demain midi elle mangerait chez untel, le soir chez une autre personne, et elle dormirait encore chez une autre, et puis si, et seulement si, elle était bien reposée, si elle mangeait bien et arrêtait de baragouiner un vénézuelien que finalement tous comprennent, alors peut-être on la libérerait… Auparavant elle devrait promettre d’appeler pour quelques difficultés que ce soit et donner régulièrement de ses nouvelles par mail. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de la suite des évènements. Au moment où nous mettons sous presse nous apprenons que l’otage de Miranda est privée d’eau pour la nuit, ce pays (qui par ailleurs regorge d’eau) pratiquant les délestages d’eau. Françoise, courage tout le diois pense à vous, nous ne vous oublions pas. F.D. Envoyée spéciale à Miranda-Venezuela par le Journal du Diois.

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J12 et premier accident…

Mardi 1er février 2011

Départ 8H50 Arrivée 14h30

Tocoyito-Miranda

Nuit à la posada Castellana

4h02’54 » sue le véloVmoy : 12, 8km/h Vmax :toujours 87,6 (mon compteur a un problème)

Distance : 49, 49 km

Dénivelé positif :467 m selon compteur, négatif : 374m, c’est faux, j’ai monté bien plus que ça.

Selon altimètre : positif : 2148 pieds

Départ 8H50, je voulais partit à 7 heures, mais comme d’habitude les choses ne se passent pas comme on le prévoit. La veille l’hôtelier m’a dit que 7 heures ce n’était possible, mais 8 heures, ok pour 8 heures. J’ai cru que je ne pourrai partir plus tôt les portes étant fermées, mais en me préparant j’ai vu que c’était ouvert, alors j’ai pensé que c’était parce qu’il voulait m’accompagner pour acheter une prise, mais finalement ne m’a pas accompagné. Peut-^tre voulait-il être sûr de récupérer la prise qu’il m’avait prêté, ou peut-être est-ce juste comme cela… Quoi qu’il en soit, je déjeune (coca palmier, en gâteau, par des cœurs de palmier), puis je vais chercher la prise, j’en trouve une, je m’aperçois que là où je suis ce n’est pas juste quelques maisons mais un grand village, du coup je me mets en quête de trouver quelqu’un pour débloquer mon téléphone. Je trouve, sauf que ça ouvre à 9 heures, je ne veux pas attendre, sauf que lorsque je rejoins mon vélo chargé je m’aperçois qu’il est déjà 8h50… Je pars. L’autopista, qui en fait n’en est pas une est très chargée. Au bout d’un kilomètre elle se sépare en deux, le trafic est moins dense, de temps en temps s’écoule ¼ de seconde pendant la quelle je n’ai pas les tympans percés par le bruit assourdissant des voitures. Rapidement je quitte la ville, ses cités industrilles et me retrouve dans une zone agricole et bout de 7km la montagne, je me dis ça y est j’y suis, je suis dans la Cordillère des Andes, l’étude de la carte me démontrera le contraire. Si il n’ avait pas cette circulation, ce serait le rêve, mais je me suis bien renseignée, il n’ y a pas d’autre route, je n’ai pas le choix et vaillament j’affronte, la route monte en mongue ligne droite, parfois un petit virage, la température extérieure est de 34°, elle grimpera en milieu de journée jusqu’à 44°. jusque là tout va bien, je pédale, parfois suis un peu déséquilibrée par le souffle d’un camion, souvent je respire de bouffées d’air noir que rejettent certains camions. De rares virages, on espère toujours une descente derrière, mais non ça continue à monter, je pense sincèrement être dans la Cordillère des Andes et je me dis que ça va monter comme cela jusqu’à atteindre 4000m.les kilomètres passent. Soudain un écriteau annonçant une forte pente, je ne le prends pas en photo, si je m’arrête je ne repars pas, c’est sûr, alors vaillement je pédale, je pédale, arrive à maintenir une vitesse entre 6 et 8, suis concentrée pour ne pas être d éséquilibrée par les camions qui me doublent, un petit replas, un seul, je me repose 5 minutes, bois, fais une photo t repars, ça continue de plus belle, c’est très très dur, tu te dis que si tu t’arrêtes tu ne pourras repartir, alors tu continues en allant chercher loin tes forces, surtout que cette nuit la turista est revenue, mais là ça va. Un virage, une petite ligne droite, la route qui s’efface plus loin, 36°, tout chauffe, les esprits les moteurs, les mollets aussi. Une route à 4 voies, sur la voie de droite un gros camion en panne, impossible de le doubler par la gauche, sur la voie de gauche un chien fraîchelent écrasé ( je suis désolée du détail mais si il n’était pas fraîchement écrasé il ferait moins obstacle), la cyclo vérifie dans son rétro qu’elle peut y aller, Deux camions arrivent derrière elle, un camion arrive en face, tout le monde sait que si il s’arrête il repart pas (les camions comme la cyclo), donc tout le monde y va, sauf que 3 camions une cyclo sur deux voies ça passe pas, des klaxons, la cyclo est propulsée par l’arrière sur le camion en panne, un grand bruit, des éclats qui giclent partout, la cyclo croit qu’elle a perdu tout l’arrière de son vélo, les deux camions en cause jettent un regard pour vérifier qu’une cascade de sang ne dévalent pas la pente et ? Continuent leur chemin, la cyclo va se garer devant le camion en panne (histoire qu’il la protège du prochain camion tueur de cyclo) vérifie l’état de son vélo : rien. Le chauffeur du camion en panne va lui aussi vérifier l’état de l’arrière de son camion, je sais pas. La cyclo elle continue les derniers 300 mètres à pied… Que s’est-il passé exactement ? Qui y a laissé des plumes ? L’histoire ne le dira jamais puis s’ensuit en core quelques montées, une longue descente, la cyclo est hyper concentré, enlève sa casquette qui risque de s’envoler, puis encore des montées, la température qui monte pour atteindre 44°. un coin à l’abri des monstres roulants et un peu d’ombre, repos 10 minutes. Reprise des montées, une se fera en poussant. Lors d’un arrêt reprise de forces, boissons quelqu’un qui travaille sur le bord de la route vient l’aborder, un peu de blablatage fait du bien à la cyclo, au passge elle se renseigne sur là où elle peut dormir. Puis petit resto au bord de la route, bien qu’elle n’ait plus beaucoup d’argent la cyclo épuisée s’arrête pour boire un coca, il n’y en a pas, alors ce sera une soupe bonne, bonne, mais bonne, dedans il y a les légumes habituels, deux morceaux de pomme de terre, deux morceaux de je sais pas quoi mais bons, un peu de maïs, des morceaux d’os avec un peu de viande, le tout servi avec une galette dont j’ai oublié le nom, en boisson ce sera deux verres d’un jus de fruit qui ressemble à du citron, bien sucré, sûrement plein de microbes mais peu importe… Il ya plein de mouches qui ne se sauvent pas malgré la fumée du grill, mais il n’ y a avait pas d’autre place ailleurs, il fait chaud. Quand les places sous le ventilateur se libèrent la cyclo déménage, il fait plus frais et en plus le ventilateur chasse les mouches, la cyclo discutte avec le restaurateur, non il n’y a pas d’autres routes, oui il y a bien un hôtel au prochain village. La cyclo a besoin de repos, un journal traîne, elle le lit, elle apprenq uue quand elle visitait les banlieues de Maracay un hangar miltaire a explosé ( cela explique peut-être les miltires armés jusqu’aux dents qu’elle a rencontré) ils ne savent si il s’agit d’un attentat ou d’un accident. On craint une épidémie de choléra (135 cas recensés), le gouvernement se veut rassurant, les hôpitaux sont prêts à accueillir les futurs malades, les préconisations d’hygiène sont faites mais comment faire dans un pays qui est quand même, il faut le reconnaître une vaste poubelle ? Que l’hygiène n’est pas la priorité immédaite de beaucoup de vénézueliens ? J’apprends aussi que la criminalité est en baisse, moins de morts ce mois-ci que le précédent, que la démocratie n’est peu être pas aussi démocratque que certains le disent, vu que des étudiants font la grève de la faim pour demander la libération des prisonniers politiques. A part cela la loi de catastrophe naturelle pour les inondations du mois dernier ( au fait merci le chauffard qui m’a coupé la route le 1er décembre, peut-être sans cela je sera enfouie sous une coulée de boueà l’heure qu’il est). J’apprends aussi que le pays est inquiet pour ses ressortissants au Caire compte-tenu qu’il y a un million de personnes dans la rue. Le journal lu, je reprends la routre, la circulation est toujours aussi infernale, la bifurcation pour le village où j’ai décidé de faire étape arrive, tout d’un coup une quatre voies sans voiture, du calme dans ma petite tête, que ça fait du bien. Je demande où se trouve une posada ou un hôtel, on m’en indique une. Elle est magnifique, un vrai petit coin de paradis, décoré avec beaucoup de charme et même d’humour, il y a deux jardins intérieurs magnifiques, je m’y installerai pour écrire, mais les fourmis et ce dos qui me torpille toujours autant en position assise me fait rejoindre ma chambre. J’ai choisi ma chambre au milieu des dix autres libres, toutes donnent sur un des jardins intérieurs, mon vélo a une place de choix avec même un tapis sous lui. Comme partout la climatisation naturelle est utilisée, pas de soleil qui rentre dans la chambre, jour par des espèces de lucarnes sous le plafond, petit courant d’air, j’ai presque froid. La douche aussi est froide (d’ailleurs elle m’a fait du bien), il y a l’eau courante dans le lavabo mais pas à la douche, il faut puiser dans un tonneau. J’ai encore la turista qui m’a torpillé le ventre, bon ça repassera. Si j’avais plus d’argent d’avance, je resterai ici deux jours, histoire de me reposer et de profiter de cet endroit exceptionnel, mais ici pas de change, vais être juste, alors demain je vais reprendre la route… J’espère atteindre une plus grande ville où je puisse soit changer le peu de dollars que j’ai pris, soit retirer de l’argent avec ma carte bancaire, si tel n’est pas le cas, cela va être dur.

Vais enregistrer mes trucs sur ma clef USB et voir si je trouve un cybercafé. Je viens d’aller voir où en était le séchage de mon linge, en fait il est pendu sous un avocatier, du coup j’en ai ramassé un en vue des prochaines disettes. J’ai aussi discuté avec un jeune qui travaille ici, il me disait que pour changer de l’argent il fallait aller à Valencia, ai tenté de lui expliquer que je ne faisais pas le chemin en sens inverse, il a eu du mal à comprendre. Mais en poussant la discussion j’apprends qu’il y a une banque ici, donc je verrai demain, du coup vais encore partir trop tard… Mais ne suis pas encore prte à vivre en vrai vagabonde, c’estç dire sans un sou en poche.

J’ai oublié de dire : aujourd’hui j’ai rencontré de vrais cyclistes, avec la vraie tenue, d’abord un, puis un autres, puis tout un club, bien sûr m’ont encouragée


Bisoussssssssssssssssssssssss, article livre brut de brut, photos plus tard, je vais bien, c un peu coñplique ñais ai beaucoup d aide des venezueliens

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J11 ou caillou à éviter, sauf si…

Oui, caillou à éviter sauf si envie de baptême d’autopista, mais c’est comme faire la gare de Luc-en-Diois- La Béoux aller-retour et au passage récupérer le violon que votre cher petit-fils a oublié, le tout en 20 minutes alors que normalement il faut 30 minutes et que même une moto a pas réussi à s’accrocher, et bien ça c’est à faire une fois dans sa vie, pas deux, l’autopista, c’est pareil.

Oui petit caillou à éviter sauf si on veut connaître le vrai visage de ce pays et pas que son coté carte postale.

Petit caillou à éviter sauf si on veut aller jusqu’au bout… De quoi d’ailleurs ?

Donc ce matin, après une nuit sans problème sauf que je me suis aperçue à posteriori qu’il avait une prise américaine dans la chambre, ce qui, si je l’avais vu avant m’aurait évité de me torpiller le dos… Donc à 8 heures je suis dehors à la recherche d’un endroit où débloquer mon téléphone, on me conseille le siège de Digitel, je traverse la moitié de la ville que je n’avais encore visitée, cette fois-ci à pied et cette fois-ci dans les beaux quartiers, je vois au passage que les cartes de tel sont dans la rue à 300 bolivares (soit 100 euros au cours normal) et à 400 dans les boutiques officielles. Je trouve sans problème le siège de Digitel, ils ne peuvent débloquer mon téléphone, je laisse tomber… Le centre commercial n’ouvre qu’à 9 heures, je laisse tomber aussi pour la prise, me perds un peu, demande mon chemin, ai pris la précaution de prendre la carte de l’hôtel (car chercher son hôtel dont on ne connait ni l’adresse ni le nom, et oui, ça m’est arrivé à Damas, et en plus je n’étais pas seule, et bien ça aussi on le fait une fois dans sa vie, pas deux), on me dit que c’est très loin, je réponds que je suis venue à pied donc que je dois bien pouvoir y retourner à pied. Retour à l’hôtel, je prends soin de monter mon rétroviseur, suis un peu inquiète à l’idée de traverser la ville à une heure de pointe, mais finalement ça va, ça me rappelle mes échappées folles en Vélov, quand au lieu d’aller déjeuner avec mes collègues pou déblatérer sur une autre collègue et se croire les plus intelligents de la terre, hop je sautais sur un Vélov et à moi la liberté… On peut voyager dans sa ville… Même on peut y rêver… Cela m’est arrivé d’aller à un rendez-vous de boulot et de me dire, imagine que tu visites une capitale étrangère, essayez, vous verrez, ça marche à tous les coups, on découvre plein, plein de choses, on voit les gens différemment, en fait on regarde, on écoute et on sent… Marie-Dominique va encore me dire que je blabalterre et que j’use ses cartouches d’encre, elle a qu’à offrir aux parents un ordinateur internet spécial personnes âgées(on peut se cotiser) et leur apprendre à s’en servir…(là je lui en laisse le soin…) Je disais quoi ? Ah oui, suis bien au milieu de la circulation dans la ville. Je décide de prendre l’autopista, pas tant pour les problèmes de sécurité que pour éviter de me perdre dans ces mégapoles.

Départ 10 heures

Température plus fraîche qu’hier ( 40° au lieu de 41°) ciel bleu, nuages sur le sommet des montagnes pelées. Maracay fait un peu penser à Madrid.

4H50’13 » sur le vélo, le reste étant passé à blablater, mettre pied par terre à cause des embouteillages, boire, manger, demander mon chemin, me faire draguer… Oué, oué… Dois pas être si hideuse que ça…

Arrivée 5H30, l’était temps, la nuit tombe à 6H du soir.

Vmoy : 17,1

Vmax :87, 6 doit y avoir problème…

Distance parcourue :72, 41 km, dur, dur, dur

Dénivelée positif : 82m, c’est faux, ça a monté sur l’autoroute et me suis payé un petit extra avec grimpage de colline

Dénivelée négatif : 138 m, là-aussi c’est faux

L’altimètre dit : dénivelée positif 787ft, bon j’ai appris que ces petites bêtes là, il faut pas les contrarier…

A propose de bêtes, j’ai oublié de raconter l’attaque de chiens hier. Depuis que je suis au Venezuela j’ai remarqué que les chiens aboyaient, je sais un chien en général ça aboie, ça miaule pas, non c’est juste qu’ils font que aboyer et que soit ils sont attachés, soit si on n’entre pas dans leur territoire ils ne vont pas plus loin. Donc hier, quand j’étais sur le retour de mon chemin bucolique deux chiens me poursuivent en aboyant, je ne me méfie pas, quand tout d’un coup l’un mord ma roue arrière, je lui gueule dessus, ils se tirent, je vérifie, le pneu n’est pas abimé, maintenant quand il y a à nouveau des chiens qui me poursuivent je leur gueule dessus et ça marche. Aujourd’hui j’en ai vu des chiens, mais en cadavre… Oui l’autopista c’est ça aussi…

Donc je cherche l’autopista pour ne pas me perdre, je me perds un peu avant de trouver, et en plus même sur une autopista on peut se perdre, oui, oui…

Et voilà mon baptème d’autopista, c’est affreux de chez affreux, un boucan pas possible, le souffle des camions qui vous déséquilibre parfois, la pollution. Je roule sur la bande d’arrêt d’urgence qui sert à tout, de bande d’arrêt d’urgence, de bandes pour véhicules lents, de bandes pour véhicules pressés qui doublent à droite, de bandes pour tis connards (pas plus qu’en France) qui s’amusent à vous frôler… Arrive un tunnel, je prends la précaution de mettre mon feu arrière clignotant, mon feu avant et une bande réfléchissante au poignet, le premier camion manque de m’envoyer dans le décor, les autres sont plutôt plus respectueux qu’en France et patientent pour me doubler en toute sécurité. Les plus grandes épreuves sont à chaque sortie ou entrée d’autoroute, là je manque de me faire renverser plusieurs fois à chaque fois, souvent ils me coupent la route. L’avantage de l’autoroute c’est que c’est gratuit pour les cyclistes, il faut dire qu’aujourd’hui, il n’y aura que deux cyclistes : moi et un autre en sens inverse… A un péage je m’arrête pour me reposer à l’ombre près du poste de police, il y a des vendeurs de trucs dans des sachets blancs, je sais pas ce que c’est, et puis je vois un vendeur de bananes frites séchées, lui demande combien c’est, il me dit que pour moi c’est 4 bolivares (pour les autres ça doit être 2) et nous blablatons, blablatons, il doit avoir mon âge, est plutôt bel homme, il finit par me demander si j’ai « goûté » aux hommes vénézueliens, je lui dis que non, il me précise que les homme vénézueliens sont « caliente » (chauds), je lui demande si des fois il va travailler au lieu de me baratiner, il me montre sa femme en train de travailler, alors là l’occasion est trop belle, je lui dis que c’est pour ça que je ne veux pas d’homme, pour être obligée de travailler pour lui, non et puis je lui dis que mon amour c’est ma bicyclette, bon il a eu sa récréation et moi aussi, chacun est reparti à ses occupations : moi à mon pédalage au milieu de milliards de voitures, lui à vendre quelque bananes frites. Je continue, j’ai les tympans percés, les poumons broyés, le dos non brulé, ai fini par mettre un truc à manches longues, c’est pas top mais mon dos y veut plus de soleil. Je pédale et je pédale et je pédale et les camions me frôlent et les voitures veulent m’écraser. Sur le bord de la route un marchand de nourriture et boissons, je m’arrête dans l’idée de boire un coca frais, c’est un coca national, pas mauvais, et puis ce que je vois dans l’assiette d’un consommatrice me fait envie, c’est 35 bolivars pour le tout, je commande, il y a du riz, de la viande hachée, des haricots rouges, de la salade composée ( carottes, salade, oignons) du fromage rapé de chèvre, j’aime pas trop ce fromage, l’est trop salé et miracle un petit pain, je blablate encore, je repars avec en cadeau 5 petits pains qui vont me nourrir ce soir. Plus je me rapproche de Valencia, plus la circulation est dense, et bientôt arrêtée, là ça devient duraille de chez duraille car en plus il y a ceux qui arrivent de l’entrée qui forcent le passage (exactement comme dans tous les pays du monde, sauf que dans tous les pays de monde il y a pas une cyclo au milieu de tout ça… Arrive la bifurcation Valencia- Baranquitissimo, je prends celle de Baranquitissimo. Je finis par en avoir vraiment marre de cette circulation infernale (au fait quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi la moitié du monde passe la moitié de sa vie en voiture ? C’est ça le progrès ? J’ai du louper quelque chose, je ne comprends pas…) Donc j’en ai mare de cette circulation infernale, et je prends ce que je crois être une sortie, error fatale, c’est une autre voie d’autoroute… Je vois un poste de police, m’arrête, demande, non il n’y a pas d’autres routes, oui la seule solution est de continuer, prendre la prochaine sortie et reprendre l’autoroute en sens inverse, je n’en peux plus, je crois que je vais crever, je vois une fausse sortie et m’ y engouffre, d’un coup le bruit s’arrête, de jolies petites maisons peintes de couleurs vives bordent la route, oué ça dure 2mn 30, et me voici à nouveau dans des embouteillages avec en plus des feux ( qu’au passage souvent ne vois pas car il sont à 20 mètres au-dessus du sol et en plus je n’ai pas compris comment ils fonctionnaient, vu que des fois les voitures passent au rouge, et des fois elles ne passent pas au vert, ce qui fait que je me suis trouvée dans un carrefour à 3 voies pas au bon moment mais ça va avec l’aide de la population et d’un de mes ange-gardiens m’en suis sortie) donc en plus des voitures et des feux, il y a aussi les arrêts de bus et des piétons et des piétons et des piétons, bien sûr je me perds, bien sûr je grimpe une colline et tout le monde tient à me renvoyer sur l’autoroute, et je finis d’ailleurs par y aboutir, il ne doit vraiment pas y avoir d’autres routes… Je traverse des zones industrielles très sinistres et l’heure tourne, et le soleil baisse et ici la nuit tombe d’un coup. Je me dis qu’il faut que je trouve un endroit où dormir, quand j’interroge une dame où une jeune fille, le plus souvent elles font celles qui n’ont pas entendu et passent leur chemin, on finit par m’indiquer un policier qui me dit de passer 3 passerelles et que là il y a un hôtel,j’ arrive dans un espèce de village de bord d’autoroute avec multes magasins et arrêts de cars, suis obligée de demander dix fois où est l’hôtel, il est là, juste devant moi. La chambre la plus économique est à 110 bolivars, soit pas loin de 40 euros au cours officiel, presque le tiers au cours parallèle. Conseil aux voyageurs, munissez-vous de dollars ou d’euros, sinon ce n’est pas possible, sauf à avoir l’air d’une vagabonde ou d’une pouilleuse comme moi, vu que l’on m’a déjà offert de l’eau, l’hospitalité, le coucher, des soins, aujourd’hui du pain et puis l’hôtelier m’ a prêté un adaptateur de prise et puis demain il m’accompagnera pour aller en acheter une, et puis j’ai compris qu’il a dit à la réceptionniste qu’elle aurait du me donner une meilleure chambre,(je progresse dans ma compréhension du vénézuelien), je lui ai demandé si le lit allait casser pendant la nuit, non, c’est juste que le lit est médiocre, je lui ai dit que cela irait très bien comme ça… Soit j’ai l’air d’une pouilleuse, soit j’ai un air sympa, soit plus probablement l’hospitalité des vénézueliens est plus grande que la notre… Sinon au prix où est la chambre il n’ y a pas d’eau chaude, mais la température ne baissant pas au-dessous de 29° l’eau froide est plutôt la bien-venue. Ma chambre donne sur l’autopista, ça roule, je crois que je vais mettre mes boules quiès. Demain je vais essayer de glaner le max de renseignements pour essayer de sortir de cette autopista, paraît-il que la circulation est moins dense au fur et à mesure que l’on s’éloigne, paraît-il aussi qu’il n’y a pas d’autre route, je ne sais … Parait-il aussi que la montagne est truffée de brigands, là je sais que c’est faux, d’ailleurs en titillant un peu les gens on finit par savoir qu’ils n’y ont jamais été, là c’est exactement comme chez nous, voir l’histoire du pas du Fay au début de mon blog. Allez demain est un autre jour, j’ai donné rendez-vous à 8 heures à l’hôtelier pour partir et avant aller acheter cette prise. Au fait pas de moustiques ici, la pollution les a tous tués…

Bisous toutes et tous et je rappelle l’appel que j’ai demandé à mon fils de lancer : qui peut m’aider à trouver une autre route que cette autopista ? Merci d’avance…

Besosssssssssssssssssssssssssssss y hasta luego

Photos plus tard, c est un peu complique, je squatte  chez des gens tres gentils

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J10 ou Exploration des bas-fonds du Venezuela

Dimanche 30 janvier 2011

La Victoria-Maracay

73,64 km, oui vous avez bien lu 73,64 km
5H17’30 » , le reste du temps étant passé soit à boire, soit surtout à demander mon chemin.
Partie à 8h30, arrivée à 3H15
Dénivelée positif 839 pieds (c’est nouveau ça les pieds, pour une fois que je pédale et ne marche pas à pied, j’ai des pieds… )
Vmoy : 14km/h Vmax : 87, 6km/h, oué bizarre
Dénivelée positif selon compteur : 96 m, négatif : 190m, c’est archi faux, bon, passons…
Température : 41°

Histoire de ma journée : je quitte l’hôtel vers 8h30, le réceptionniste m’indique le chemin, je lui précise que je veux passer par la boulangerie (au passage fermée) 15 mn plus tard je me retrouve devant l’hôtel (habituel chez moi), pas grave je demande mon chemin, retraverse la ville, trouve une épicerie ouverte, petitdéjeune de coca chocolat brioche pas bonne par terre sur le trottoir, une vrai vagabonde… Et me voilà partie, je repasse devant le super hôtel et les arbres fluo, et enfin une route qui roule, suis dans une vallée, les maisons se font de plus en plus proches les unes des autres pour finir par se toucher, mais je roule, et même vite, la route étant plutôt en faux plat descendant, au bout d’une trentaine de kilomètres enfin les maisons s’espacent, devant moi la montagne, je me dis que ce n’est pas possible, que pour rejoindre Valencia qui est quand même la deuxième ou troisième ville du pays, ils (entendez les vénazueliens) ne vont quand même pas nous faire escalader la montagne, la tête me dit que je me trompe, mais les jambes me disent que si je m’arrêtej e ne repars pas et que ce sera du poussage, donc je continue et ne demande mon chemin que quand je trouve un semblant de plat, et oui je me suis trompée, demi-tour, dommage elle commençait à devenir bucolique cette route… J’ai traversé une ville sans savoir que c’était une ville,et surtout quelle ville c’était, je souffre de ma carte si peu précise…
Voilà je rejoins la grande route qui est quand même en super mauvais état (nids de poule à profusion, de temps en temps les fameux rails) mais je roule à bonne vitesse, le trafic est intense, je pense que c’est une bonne idée de faire cette route un dimanche, la semaine ce doit être impossible, sauf que demain c’est la semaine et ne suis pas encore à Valencia. A un moment donné la route est barrée et comme en France, les déviations ensuite ne sont pas indiquées… La température reste fixe à 41°, le soleil cogne, je me protège le dos comme je peux avec un vêtement, car la peau partant en lambeau, je ne suis pas sûre qu’un deuxième coup de soleil soit le bien-venu. Parfois il y a des embouteillages qui m’obligent à mettre pied à terre et à faire comme tout le monde, patienter. Mais que font tous ces gens un dimanche dans leur voiture ? Bientôt la route est 2 fois deux voies, puis deux fois trois, puis deux fois quatre… Je me demande si je ne suis pas à Valencia, erreur je suis à Maracay (dites maracaïe comme aïe), et bien je vais visiter Maracay sous toutes ses coutures, ses banlieues pouraves, ses zones industrielles, ses zones d’activité, je verrai des policiers (ou l’armée ?) armés jusqu’aux dents. Ne serai embêtée qu’une fois par un mec un peu bourré qui voulait me serrer la main et moi je voulais pas lui donner ma main droite toujours aussi fragile, des gens d’une voiture sont intervenus et il m’ a laissée tranquile. Deux fois une voiture s’est arrêtée pour m’aider à trouver mon chemin. Du coup ne me suis pas arrêtée pour manger, ne trouvant pas d’endroit propice. Quand j’ai vu que je passais pour la troisième fois devant la même caserne, suis allé les (les militaires) trouver pour me faire aider, ai décidé d’arrêter là mes exploits de la journée, les miltaires m’ont recommandé de prendre l’autopista (l’autoroute), à leur avis seule route sûre, me disant  qu’il y avait beaucoup de morts, si ils savaient par où je suis passée… Les miiltaires m’ont aussi indiqué un hôtel pas cher, sauf qu’il était fermé, en ai trouvé un autre, très bien, cher, ici tout est cher, à peu près comme en France. L’hôtel est bien, propre mais pas très charmant, comme d’habitude les fenêtres sont sans jour. Ah j’ai oublié , j’ai subi mon premier ontrôle de police, il voulait savoir ce que je transportais, alors lui ai raconté : la tienda de campana, la ropa, lo para comer y beber y los zapatos para escaladar la montana et que j’allais à Merida, plusloin c’est pas la peine que je dise, y connaissent pas (remarquez c’est comme nous, sortis de chez nous on connait pas, lequel d’entre vous est capable d’énumérer ne serait-ce que la moitié des pays d’Afrique ? Pas moi en tous cas…). Je n’avais qu’une peu, c’est qu’il me demande mon passeport qui est dans je ne sais quelle sacoche, quant à la photocopie, ne sais où elle est.. A part celle dans le guidon, mais là c’est pour les extrèmes urgences… Il y a la wifie ici, donc j’écris en live… En allant manger je suis passé devant un magasin de vélo, monhôtel est dans un quartier résidentiel, il y a plein de cliniques et hôpitaux, et curieusement je me sens plus en sécurité dans les banlieues pouraves que dans les quartiers résidentiels, peut-être pour y avoir tant sévi…Les prises de la chambre ne sont pas compatibles avec les prises françaises, dans la salle de télé où comme chaque soir il y a un match de base-ball est équipée de prises américaines et est tellement climatisée que j’ai mon gilet plus une polaire. Ce soir j’ai mangé une immense salade d’avocats excellente et une portion de frites géantes et je crève encore de faim… Sinon suis très laide : en plus des plaies, hématomes, piqûres de bêtes, peau en lambeau, os qui vont bientôt percer la dite peau, suis pleine de boutons d’allergie au soleil tropical. Détail (important) j’ai repissé et me sens pleine de forces. Demain je vais essayer de régler les problèmes techniques (téléphone et prises) et vite prendre l’autopista pour m’éloigner le plus vite possible de ces zones urbaines, je n’y peux rien, la ville c’est vraiment pas mon truc.

La seule photo du jour

La même de plus près

Bisous tout le monde

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Gros caillou brillant de mille feux

Ce caillou brillant de ses milles feux t’es spécialement destiné Jean-Luc…

Quand j’étais dans la survie, et bien je me suis retenue pour ne pas en ramasser un, vrai de vrai, du beau quartz, éclatant de soleil qui me rappelait le Mont Carroux quand le dimanche je me sauvais de la maison de rééducation à Lamalou-les-Bains pour aller explorer les montagnes avoisinantes…

Au fait Jean-Luc, tu fais quoi là devant ton ordi tranquilos, tu crois que c’est comme cela que tu vas y arriver à Ushuaïa ? Allez, au boulot.

Va vite chercher un grand sac poubelle, jettes-y dedans tout ce qu’on t’a raconté sur le Venezuela, c’est faux de chez faux…

  • Question sécurite :

A l’aéroport c’est vrai, fais gaffe, par principe t’es un porte-monnaie ambulant, un conseil évite de remonter ton vélo à l’aéroport, il y a trop de monde qui cherche à te soutirer de l’argent, finalement mon plan (non prémédité) de se faire déposer pas au bon hôtel mais à un avec un grand hall et de remonter tranquillement ton vélo est pas si mal, et puis cela t’habituera aux déchargements-rechargements quand pente à 45° et piste glissante… 

  • Caracas, quand je dis aux vénézueliens ce qu’on raconte en Europe (j’ose pas dire en France, j’ai trop honte) sur Caracas, franchement ils se marrent… Si tu veux aller à Caracas, vas-y, il faut juste éviter les zones est et ouest régies par la pauvreté, l’alcool et la drogue, pour le reste si tu as un aspect normal (comme moi, aux dire des vénézueliens), c’est à dire pas habillé en explorateur ni en profiteur des mers chaudes, ce n’est pas plus dangereux que les autres villes. Caracas vaut parait-il d’être visitée, non pas tant pour son téléphérique que pour son parc « Avila » dans la montagne, splendide. Ceci étant dit je pense que mon plan de partir de Maiquetia vers l’ouest était bon, la survie et l’escalade dans la montagne ça c’est toi qui choisit… Rétrospectivement j’ai adoré, sauf le passage difficile, là je reconnais que j’étais limite.. Mais avec des gros bras c’est plus facile.
  • Après avoir parcouru en long, en large et en travers Maracay, tet il faut quand même faire attention… La guardi civil m’a dit qu’il y avait beaucoup de morts et m’ont conseillé l’autopista (autoroute) pour demain, si ils savaient où je suis passée aujourd’hui…
  • Question santé :
    • Ce n’est pas tant le paludisme que la dengue qu’il faut craindre, parait-il que les 4/5ème de la population vénézuelienne en est atteinte. Il y a deux formes : l’une bénigne, l’autre très grave car hémorragique. La symptomatologie est fièvre, douleurs diffuses et rougeur quand on appuie sur la peau. Il ne faut surtout pas prendre d’aspirine qui aggrave le caractère hémorragique de la maladie. Pour se prémunir de cette maladie il faut se protéger des moustiques, la crème solaire mélangée à de la vitamine B soit écrasée soit en ampoule, le tout associé à la prise par voie orale d’un cp par jour est très efficace. Les pharmacies ne sont pas reconnaissables à la croix verte de chez nous, parfois elles sont marquées d’une croix rouge, mais parfois rien ne les distingue, il faut demander. Pour moi c’est un peu tard, suis déjà bien piquée, aujourd’hui j’ai trouvé une pharmacie, j’ai acheté le tout (au passage ils te demandent ton numéro de passeport, moi je me balade avec une photocopie), au fait te balade pas avec la sacoche ventrale, ça fait trop touriste, un sac plastique est plus couleur locale.
    • Le risque de déshydratation est ici très grand, compte-tenu de la chaleur et des efforts que nous faisons, je suis les conseils de ma famille d’accueil (elle est indienne) et je bois la boisson nationale de réhydratation, c’est fait par pepsi, il y a différentes saveurs toutes aussi inconnues pour moi, et différentes couleurs, y a même du vert fluo et de l’orange fluo, mes couleurs, ça s’appelle Catorade, ça se trouve partout (sauf évidemment quand on va se perdre dans des endroits où nul ne va…). Sinon va voir les conseils de Pierre sur l’alimentation, ils sont sûrement plus judicieux que les miens, moi suis dans un état lamentable, ai perdu plus de 5kg, et aspect extérieur c’est pas trste, outre les hématomes, blessures, piqures de bêtes, peau qui part en lambeau avec le soleil, voilà que je refais mon allergie au soleil tropical (boutons, suis hideuse mais ça gratte pas…)
    • Voici comment mon indienne a soigné ma turista: en me faisant boire des jus de fruits frais d’ici que je ne connais pas, j’étais effrayée, pensais que ça allait être la cata, en me faisant manger des mandarines cueillies dans ses arbres, en me faisant prendre des tisanes de plantes médicinales cueillies dans son jardin, en me faisant un massage du bras, en appuyant sur certains points et avec une imposition de sa main à quelques centimètres au-dessus de la mienne, je t’assure que j’ai senti la chaleur. Elle m’a aussi recommandé d’arrêter de boire du coca et de boire du catorade et de manger beaucoup de fruits. Quoiqu’il en soit ma turista a guéri. Mon indienne a fait bien d’autres choses aussi, elle a soigné toutes mes plaies, m’a longuement massée, mais peut-être suis-je tombée sur quelqu’un d’exceptionnel…
    • Physiquement prépare-toi, c’est très dur ici, en plus de pédaler fais des altères… (les pentes et le poussage et le portage)
    • Question argent : prends des dollars ou à la rigueur des euros, la vie est très chère ici, et le change parallèle est plus de deux fois le change officiel.
    • Pour le couchage camping et bivouac difficiles pour l’instant, le terrain ne s’y prête pas.
    • Tu as raison, je crois qu’il est plus facile pour une femme de voyager seule que pour un homme. Partout je rencontre un accueil chaleureux, je suis encouragée, admirée et les propositions d’aide sont multiples.
    • En ce qui concerne les routes : très, très mauvais état, très, très pentues. Méfie-toi aussi à la descente, plus la route est bonne plus tu risques de valser sur un nid de poule ou un éboulement ou un rio qui coupe la route. Comme je te l’ai déjà dit je n’ai pas pris de casque et je ne le regrette pas, le danger est ailleurs.
    • Ce que j’avais lu sur le climat est vrai : beau le matin, dés midi les nuages envahissent les montagnes, et la température peut passer de 38 à 16° en quelques minutes.
    • Travaille un max ton espagnol, ici ils parlent à la vitesse grand V, avalent les mots, ne prononcent pas les s, parfois ont un vocabulaire particulier, alors si en plus toi (comme moi) tu cherches tes mots c’est duraille…
    • Internet, c’est pas évident, enfin là où je suis passé
    • Le téléphone bibande bas prix que j’ai acheté en France marche très bien ici, vais voir (quand serai dans une ville aux jours et heures ouvrés…) pour le débloquer et utiliser une carte
    • Mon ordi pour moi c’est vital, je pense que pour toi aussi…
    • Pour les prises j’ai pas encore tout compris, faut une américaine, c’est sûr, les autres je sais pas.

Voilà, ce que je dis, c’est ce que j’ai glané ici ou là au hasard des rencontres toujours magiques que je fais, ce n’est pas à prendre comme vérité, d’ailleurs LA vérité n’existe pas, il y en a des milliards…

Quand même t’es un veinard, tu me demandes de semer mes petits cailloux blancs, je les peins en vert fluo (ce qui d’ailleurs est une très mauvaise idée, ici même les lézards sont verts fluo), et voilà que je t’en offre un qui reflète le ciel…

Bisous, pas qu’à toi Jean-Luc qui vous l’avez compris est un cyclo comme moi, mais à toutes et tous qui êtes si loin et pourtant si présents…

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