J19 : Como es la carretera ? Muy, muy, muy subida

Mardi 8 février 2011

Bibicuy-El Perco (petit village de montagne à 1200 mètres d’altitude et composé de 300 habitants

26,47 km

Vmoy : 7 Vmax : 37,1

Température : 27 ° avec des pointes à 31°

Dénivelée positif : 772m, dénivelée négatif : 204m selon compteur

Dénivelée positif selon altimètre : voir J20

Heures sur le vélo : 3h44’48 »

Départ : vers 9 heures

Arrivée : je sais plus

Un seul mot suffirait à résumer l’étape : ça monte.

Les flemmards ou ceux qui sont en train de rouler peuvent passer directement à l’article suivant…

Pourquoi partir si tard ? 1 heure consacrée à l’entretien du vélo, il a adoré et apprentissage de la langue française à une dame de l’hôtel, elle a adoré…

D’abord je remonte les deux ou trois kilomètres de la veille qui en fait étaient 3km800. Je pousse sur les derniers 100 mètres, puis réenfourche mon vélo, et là suis partie pour une longue, très longue montée, je le savais, mais être dedans est différent, j’ai prévu de mettre deux ou trois jours, j’ai mis deux jours. A la question mille fois posée « como esta la carretera ? » ( comment est la route ?), la réponse est invariable : « Muy subidada », en clair ça monte.

Le paysage est toujours tropical agrémenté ça et là d’iris jaunes ou rouges, de touches d’orangé, de jaune et de blanc. Les maisons sont pimpantes et peintes de couleur vives elles-aussi, les voitures rutilantes, la région est plus riche, c’est le tourisme qui la fait vivre. La route est bonne, rares sont les camions, mais la carretera es ? Muy, muy subidada. Je ne pousse pas, je pédale, plus j’avance, plus le trafic se fait rare, et plus je fatigue aussi. Au bout de deux heures sur le vélo, une pastelleria me tend les bras, je n’y résiste. L’endroit est extrêmement propre, coquet et j’y déguste 3 pastelerias ( sortes de beignet fourrés avec de la viande et d’autres bonnes choses et deux grands jus d’ananas. Je discute avec le jeune homme de 22 ans qui me sert, il est est étudiant en vue de devenir professeur. Il fait du vélo aussi, il me dit que la route va monter très fort dans un village puis qu’elle montera moins. Il me conseille vivement de m’arrêter dans la posada un peu plus loin, mais je lui explique que je veux avancer un peu plus. Au moment de régler l’addition il refuse que je le paie. Encore l’accueil des vénézueliens. Je continue, passe un village, puis deux qui montent, crois être tirée d’affaires, mais la route monte toujours autant, et me voici dans le village montant, c’est impressionnant, la pente doit avoisiner les 35%, bien sûr je pousse, mais je ne me contente pas de pousser, je m’arrête pour reprendre des forces, au début je progresse de cuadro (rue) en cuadro, puis de portes en portes, puis de fenêtres en fenêtres, puis si la rue était pavée ce serait de pavé en pavé. J’ai le temps de tout regarder, plus on monte, plus c’est pauvre, d’ailleurs pour les villages de montagne c’est identique. Après le village je repédale, parfois pousse, enfin je fais ce que je peux. Dans les arbres poussent des parasites qui ne ressemblent pas au gui et de méchants nuages noirs barrent l’horizon, quelques gouttes de pluie tombent, je me dis que j’aurais peut-être du m’arrêter à l’abri-bus, mais non, ce sera juste quelques gouttes. Je ne sais pas encore analyser le temps qu’il fait ou qu’il va faire ici. Dans la Cordillera de la Costa c’était facile, ciel bleu le matin, petit vent et sommets qui attrapaient les nuages vers 11 heures, ici je sais pas. Je fatigue vraiment, me dis qu’il est temps de m’arrêter, commence à me renseigner pour savoir où je peux dormir, quelqu’un me dit qu’il y a une posada à 5km, je me méfie de l’évaluation des distances des vénézueliens. Aujourd’hui quelqu’un m’ a dit que Merida était à 3 jours, mais trois jours de quoi ? Une autre personne me dit que la posada est à un quart d’heure en voiture, alors là je fais un rapide calcul dans ma tête : supposons que la voiture roule à une moyenne de 60km/ heure, cela fait 20 km, compte-tenu de la pente de la route, ce n’est pas possible aujourd’hui, alors commence ma quête d’un endroit où poser ma tente. Où je vais la poser ? Et bien vous le saurez si vous lisez l’article suivant. Au fait je trimbale des kilos de nourriture ( pour deux jours, trois en rationnant), je n’utiliserai rien…Bisous toutes et tous

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Mercredi 9 février 2011

Bonjour, je suis à Bocono, épuisée et trempée. Demain repos, suite plus tard, bisous toutes et tous.

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J17 en images

Les fleurs sont grosses et jaunes, le nom ?

L equipe nationale venezualana de canyonning

La cordillere

La meme

Un eboulement parmi tant d autres

Une pierre parmi tant d ‘autres

Ou je vais dormir ?

Dans un palais

Ma chambre

Non, je me shoute pas… Enfin pas encore…

Voila a quoi servent les seringues…

Conforme a la norme iso 9001

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J16 en images

L autopista

La Cordillera Andina se profile a l horizon

En Amerique latine tout est grandUn havre de paix

Paris, enfin…

Tout est tres grand en Amerique Latine

Ici les rios sont a sec

Toute la region est seche

lLe velo sert a tout…

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J15 en images

AutopistaBarquisimetoBarquisimetoLa cathedrale de BarquisimetoDrole d etendageUne de mes milliards de pausesActivite qotidienneCeci est MA voie d arret d urgence

Meme sur l autoroute c est pentu

Les toilettes sont nettes, mais y pas de net…

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Au Venezuela on s eclate…

Y muchas gracias y besos a todos mis amigos de Miranda

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l otage de Miranda en images…

Les preneurs d otage

Les preneurs d otage

Un autre ravisseur

L enlevement

Tres dure est la vie d otage

Enchainee dans un lit, sieste obligatoire

Mais il y a les enfants

Qui sourient

Victor, Pablo, Jesus, Raphael fait du roller

Et puis entre abuelas on se comprend

La casa de la abuela es muy boñita

Les negociations en vue de la liberation de l otage ont commencees

L attente est longue

La geole de l otage est tres confortable c est la chambre de la pravisseuse (merci Aurelys)

L otage n est pas trop maltraitee

Mais quand mëme prepere son plan d evasion

Voila qu on la transfert d une cellule a une autre

L otage quant a elle reste souriante

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J17 perdue dans la montagne, j adore…

J17

Dimanche 6 février 2011

El Tocuyo- Un petit village perdu dans la montagne dont il faut que je note le nom

43,29 km dont 40 de montée

Vmoy : 8,1 Vmax : 46,8

Température : 30 ° avec des pointes à 21°

Dénivelée positif : 855m dénivelée négatif : 266m selon compteur

Dénivelée positif selon altimètre : 3322 pieds

Heures sur le vélo : 4h58’59 »

Départ : vers 9 heures

Arrivée : vers 16 heures

Voilà, j’y suis, je suis dedans, dans qui ? Dans quoi ? La cordillera Andina. Comment elle est ? Superbe, magnifique, je l’aime.

Tout a commencé par une nuit épouvantable, les vénézueliens ont fait la fête toute la nuit, ai très peu dormi, mes boules quiès étant totalement inefficaces, et puis je me suis rappelée que celles que j’avais prises dans l’avion quelques années plus tôt étaient, elle,s efficaces, donc j’ai fouillé au fond de ma sacoche, les ai trouvées, et miracle à 5 heures du matin ai pu trouver un peu de repos, du coup j’ai dormi jusqu’à 7h30. Le temps que je range mon bazar, que je déjeune du dernier quart de mon palmira et d’un verre de coca, et surtout que je fasse la connaissance de l’équipe nationale de canionning dont le russe est en fait l’entraîneur, et reséquences photos, chacun étant fier et admiratif de l’autre, me voilà parti vers Biscucuy (prononcez bicoucouille), j’estime la distance à 70 km, ne sais si ls choses sérieuses ( la grimpette) vont  commencer aujourd’hui ou demain, me fais préciser mon chemin et demande à combien de kilomètres c’est, réponse « deux heures de camion », oh là là si l’unité de mesure devient le camion, où vais-je ? Mais de camion n’en rencontrerai que deux, l’un transportant des bananes et l’autre des sacs de je sais pas quoi. En fin de nuit il a plu et la température n’est plus que de 19°, mais je me suis couverte, dans la ville d’immenses flaques d’eau. Rapidement la route devient ce que j’avais pressenti : une vraie route de montagne avec des vrais virages et des vraies pentes et plus de camion et de moins en moins de voitures, et de moins en moins de motos. Bientôt je serai presque seule sur cette route, mais j’aime ça… Je suis à nouveau dans du vert de chez vert, la végétation tropicale a repris ses droits et mes jambes piquées aussi, malgré l’application de crème solaire et de repelente. Pierre j’attends ton diagnostic, c’est quoi ces espèces de petits moucherons qui piquent pas tout le monde, et c’est pas dangereux, et ça fait pas mal, ça fait un point d’impact, un rond rouge et un rond blanc, et je ressemble de plus en plus à une extraterrestre ? La pluie se remet à tomber, je mets mon kwé qui est pas un kwé mais qui est imperméable et qui surtout, est de la même couleur que les petits cailloux que je suis censée semer. Les villages sont rares, je monte bien. Il est midi je vois un minuscule resto et mange ce qu’il y a, c’est à dire un œuf dur et un espèce de beignet, j’avais compris qu’il était au fromage, en fait il y a de la viande hachée dedans, j’espère que la friture a tué les microbes, sinon c’est returista, apparemment ça se passe bien. (Au fait mon état de santé est meilleur, peut-être encore un peu de fièvre aujourd’hui vu qu’à 31° j’ai froid, mais pas grand chose, l’appétit est revenu, le mouchage vert est moins fréquent, je tousse un peu et ai quelques expectorations, j’ai mal à l’oeil gauche, finalement je n’ai pas pris de collyre (erreur), j’espère que cela va passer tout seul. Dans l’ensemble je me sens bien, moral bien sûr tout là-haut dans le ciel), Dans le petit resto ils ont essayé de me faire goûter à la sauce piquante, trop piquante, pourtant j’adore le piquant, j’ai essayé leur mayonnaise : pas bonne, leur sauce salade : pas bonne, et aussi ce midi vu qu’ils n’avaient ni coca ni catogate, me suis offerte une cerveza, light quand même la cerveza (light en alcool) Puis je suis repartie courageusement, la route est devenue de plus en plus montagne, de plus en plus non fréquentée, du plus en plus tropicale et humide et j’ai dû affronter (par ordre de danger) trois chiens qui m’ont attaquée et mes cris ne les ont pas fait fuir (juste vu ma grippe ai perdu ma voix, ne vous inquiétez pas, je continue à blablater…), j’ai du descendre de vélo et ramasser des cailloux, là ils sont partis, du coup, au lieu de semer mes petits cailloux verts fluo, j’en trimballe pour lancer sur les chiens, ce qui rajoute au poids de mon vélo. J’ai du répondre à multes questions, un interview fut plus difficile que les autres, c’étaient des jeunes qui avaient leur VTT à l’extérieur de leur voiture, qui se sont mis à rouler à coter de moi, à me filmer et m’interviewer tandis que je grimpai une pente rude, et qui plus est sur une route cassée, il fallait donc : que je monte, que je fasse attention de ne pas tomber, que je mette pas pied à terre que je réponde à leurs questions, qui plus est dans une langue étrangère, que je sourie, et je respire quand moi ? Ils m’ont proposé de m’accompagner un moment, je leur ai dit que c’était vraiment difficile pour moi tout ça en même temps, ils ont compris, ont terminé leur interview et m’ont laissée. Allez mon webmaster, trouve cette vidéo qui doit circuler sur le net, un indice : les vénézueliens sont des fans de facebook. Et toujours quand je rencontre des gens, les mêmes questions, d’où je viens, où je vais et pourquoi je fais ça, et toujours les mêmes encouragements. Petit à petit la route est devenue plus étroite, par endroit emportée par des coulées de boue, à un moment, une énorme pierre barre la moitié de la route. Je traverse un très gros village, il y a une posada et internet, mais je me dis que j’ai encore un potentiel pour avancer et que j’aimerai bien faire la moitié du chemin qui mène à Biscucuy. Donc je continue, tente d’acheter du catogate, il n’y en a pas, achète du coca. Et je continue, et je continue, et je continue, et ça monte, et ça monte, et ça monte. Je vois sur ma gauche, isolée, en plein dans le vert une superbe posada, le petit coin de paradis que j’attendais, j’hésite et ne m’arrête pas. Pourquoi ? Peut-être parce que le portail était fermé, peut-être parce que c’était dans une pente, peut-être que j’avais peur que ce soit trop cher, peut-être aussi parce que je me disais que j’avais encore du potentiel pour avancer, donc j’ai continué, la route a continué elle-aussi, il a fallu traverser des rios (peu profonds), passer des zone de route effondrée, et fini, aucune habitation, aucun village, et je commençais à être fatiguée. Je vois deux maisons, je leur demande où je peux dormir, là pas possible. Deux jeunes en vélomoteur m’accostent, j’en profite pour leur demander où je peux dormir, ils me disent qu’il y a un village plus loin, que là-bas je pourrai dormir, à la question c’est à combien de kilomètres ? La réponse est toujours vague et en général fausse, Ils me disent cinq kilomètres (en fait ce sera sept), ils me disent que ça descend, faux, ça monte pendant six kilomètres et ne descend que sur un. La température est descendue à 21° et j’ai froid, je me couvre et mets mon kwé dans la descente. J’arrive au fameux village (une vingtaine de maisons et une minuscule boutique), je requestionne : où puis-je dormir ? J’ai ma tente et mon duvet. Là on m’explique que ce n’est pas possible, qu’il faut que j’aille plus loin, alors je fais du setting. Vous avez déjà vu une abuela cyclotouriste faire du sitting, et bin c’est pas triste. J’explique qu’avec un vélo chargé je vais très lentement et que je ne peux rouler de nuit, ni dormir au bord de la route, je demande l’heure, il est quatre heures je ne peux aller plus loin. On me prévient que la nuit il fait très froid, je dis que je le sais et que j’ai tout ce qu’il faut. Sûr que là je leur pose un problème difficile à résoudre. Alors on va chercher quelqu’un, et puis quelqu’un qui prend sa voiture et me dit de le suivre, puis changement d’avis, arrive le représentant du conseil municipal qui me dit que je peux planter ma tente dans la cour de l’école, qu’il a des « bano » (toilettes) sauf qu’il faut que j’attende pour la clef. En attendant j’achète des brioches à l’épicerie, c’est ça ou une boite de thon ou une boite de sardines ou une sucette ou du papier toilette, il n y a rien d’autre. Visiblement soit on ne trouve pas la clef, soit ça pose problème pour l’école. Rechangement, je suis quelqu’un à pied, puis quelqu’un en moto, là on m’amène dans une suite royale, je peux planter ma tente dehors ou dormir dans la maison, je choisis la maison  qui est une sorte de maison municipale, on me fait savoir que je suis sous la protection du gouvernement (euh juste le conseil municipal) il y a un salon, une chambre, une cuisine, une salle à manger, un coin douche et un jardin tropical de toute beauté, l’eau est dehors et on laisse à a disposition une pince pour ouvrir le robinet et la clef de la maison. La maison est faite de rangées de bois et de terre battue, le sol de ciment; Vous l’avez compris tout est plus que rudimentaire, mais pour moi c’est un vrai paradis. Je me lave dehors, lave même mes affaires, évidemment le froid paralyse mes doigts, la technique de mise dans le duvet avec polaire et veste duvet est réemployée et ça marche. Je mange mes brioches et du chocolat, tente la tequila vénézuelinne dans du catoga :imbuvable, je rajoute de l’eau : toujours aussi imbuvable. J’entends une délégation qui se dirige vers ma porte, je comprends qu’ils viennent m’inviter à aller ailleurs ou peut-être manger. Je commence à comprendre ce que l’on dit derrière mon dos, signe que je fais des progrès en vénézuelano. Ils patientent cinq minutes, le temps que je m’extirpe de mon duvet, alors je leur dis que je suis vraiment très fatiguée, que j’étais déjà couchée, que tout va très bien, que je ne manque de rien, j’en profite pour leur donner ma téquila, ils commencent par refuser, alors je pars dans mes explications oiseuses, que je n’aime pas ça, que le moindre gramme pour moi compte, finalement ils acceptent et ont l’air content du cadeau. Voilà ce que je vais faire maintenant j’accepte tous les cadeaux et les offre au prochain qui m’accueille. Sauf les fleurs en crochet, elles sont trop belles et me vont trop bien. Après avoir laissé tomber la nuit et chercher longtemps ma frontale, je m’aperçois qu’il y  a l’électricité. Et voilà, je suis dans la Cordillère des Andes. Les gens d’ici ne savent pas à quelle altitude, 1275 mètres selon mon compteur, c’est peut-être juste, en tous cas pour monter, j’ai monté. La température dans ma suite est de 19°, j’ai bien accroché la nourriture dans un sac étanche et l’ai mis en hauteur. Suis contente, contente, contente, du coup demain je ne sais pas où je vais m’arrêter vu que je suis en avance sur mon programme. Je voudrai encore gagner de l’altitude avant de faire une pause pour m’acclimater. Et voilà je suis heureuse, heureuse, heureuse, bisous à toutes et tous, et merci à ceux qui me lisent, m’encouragent et m’accueillent.

Message perso à Jean-Luc (écrit ici car souvent mes connections internet sont difficiles et il est plus facile pour moi de tout écrire sur mon ordi et de transférer d’un bloc sur le net grâce à ma clef USB), si il a eu le courage de me lire jusque là : pour la participation au réchaud des cyclocosmos, prends contact avec le webmaster du site de poésie en lien sur ma page, tu lui dis que c’est de la part de Franny, et tu lui demandes comment faire, car il avait organisé une souscription pour l’édition de nos œuvres en passant par paypal, moi ces choses techniques me dépassent…

Message perso à ma famille : savez-vous si Eric et Isabelle sont toujours en panne d’ordinateur ? Si tel est le cas donnez-leur de mes nouvelles et réciproquement et dites à Salomé que quand c’est difficile je pense à elle et j’y arrive.

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J16 : Là voilà, enfin…

J16 : Là voilà, enfin…

Au fait dans le precedent article je me suis trompee, je n etais pas a Biscucuy mais a el Tucuyo- juste 2 jours d erreur…

Samedi 5 février 2011

Barquisimeto-El Tocuyo

70,76 km

Vmoy : 15,1 Vmax : 44,5 J’ai remarqué qu’il fallait que je note cette Vmax dés que je m’arrêtais sinon après elle est fausse

Température :au départ 26°, ouf n’ai pas besoin de me couvrir puis rapidement 34 ° avec des pointes à 40°

Dénivelée positif : 132 m dénivelée négatif : 184m selon compteur

Dénivelée positif selon altimètre :  1137 pieds (qui va me donner les règles de conversion ?)

Heures sur le vélo : 4h39’50  »

Départ : vers 8 heures

Arrivée : vers 15 heures

Etat de santé : meilleur, la fièvre est moins forte puis tombera dans la journée, l’écoulement nasal redevient purulent, les sinus sont moins douloureux, ça tombe un peu sur la poitrine, la turista fera gargouiller l’intestin en début d’après-midi sans plus, bref ça va mieux. Le dos ne supporte toujours pas mieux la position assise devant un ordi, mais adore la position vélo, le genou s’est fait oublier depuis le bracelet magique, à diffuser, vraiment à diffuser.

Moral : toujours au beau fixe.

J’ai une bouteille de tequila venezualana à partager entre amis, qui vient ? Je vais quand même pas me la trimbaler jusqu’à Ushuaïa, d’autant plus que demain ou après-demain les choses sérieuses vont commencer : ascension de l’altiplano. Chacun y va de son conseil, faut pas passer par là, ça monte trop pour une bicyclette, vous allez vous faire tuer, la région est dangereuse, je vous rappelle que je n’ai pour l’instant aucun problème de sécurité et quand on est dans l’insécurité ça se sent, là je me sens au diapason avec les vénézueliens, je n’irai peut-être pas traîner la nuit, en faisant mes courses (et il ne faisait pas nuit) j’en ai vu un qui se roulait déjà par terre ivre, mais ce n’est pas la majorité. L’alcool se vend ici derrière des barreaux, la pharmacie aussi.

Me suis refait le coup de Damas, c’est à dire perdre ma posada (hôtel) et ne savoir ni l’adresse ni le nom, mais en la décrivant une âme charitable m’a ramenée à bon port.

Je rêve de trouver un petit coin de paradis au vert et au calme pou me reposer un jour, ne sais si ça existe dans ce pays, les vénézueliens charmants, vivants sont aussi bruyants, très bruyants…

Aujourd’hui, miracle je touche (presque) la Cordillera Andina, elle est là devant moi, à droite, à gauche, austère, majestueuse, auréolée de nuages, se cachant encore derrière une brume tenace. Et surtout…elle a chassé (presque) tous les camions tueurs.

Bon nous allons reprendre depuis le début (tant pis pour les cartouches d’encre de Marie-Dominique) et tant pis pour votre impatience de savoir l’aventure du jour…

Donc bonne nuit, réveillée quand même à 6 heures du matin par un qui avait décide de se faire réveiller à grands coups de tambourinements sur la porte. Même pas un petit moustique pour me taquiner… Je paresse au lit une petite demi-heure puis me lève, me prépare, déjeune d’1/4 de palmira ( vachement rentables ces palmiras, ça me fait quatre repas) et d’un verre de coca. Je boucle mes sacoches et sors acheter du catogate pour la journée, tout est fermé, le quartier se réveille à peine. Seule une boulangerie est ouverte, mais comme je suis en période de restriction budgétaire et que j’ai ce qu’il faut, je ne cède pas à la tentation et n’achète rien. Je charge mon vélo et pars vers les 8 heures. Je traverse la ville, ça circule, j’adore cela traverser les villes, me faufiler dans la circulation,  regarder les gens se réveiller et vivre… Baraquisimeto est une ville moderne dans sa périphérie, sale, bruyante mais vivante dans son centre. J’atteins bientôt la route principale qui est déjà très animée. Sur la contre-allée il y a un grand marché, je regarde, tout en surveillant mon rétro (qui au passage se dérègle tout le temps) et ne vous inquiétez pas, les femmes sont capables de faire plusieurs choses en même temps, style rouler en vélo dans une circulation dense et brouillonne et faire du lèche-vitrines, vu que toute leur vie elles font ça : bosser, s’occuper des enfants, faire le ménage, la cuisine ( d’ac des fois ça brûle), et en même temps veiller à leur épanouissement personnel… Mais ici les femmes mettent comme moi ce que j’appelle des débardeurs, ce que ma fille appelle des top (qui en ce moment ne sont pas top pour moi), donc pas de chemisier léger, cet après-midi en cherchant un hôtel j’en vois un pas mal, la vendeuse m’annonce le pris : 12 000, ce qui au change normal fait 400 euros, je pousse des cris de stupéfaction et d’horreur et passe mon chemin, mais peut-être y-a-t-il eu confusion car le pain que j’ai acheté il me semble que la vendeuse a d’abord dit 2000 (là aussi grands cris) et en fait c’était 2 bolivares, peut-être y-a-t-il des anciens et nouveaux bolivares, Pierre si tu as eu le courage de me lire jusque là, peux-tu m’éclairer sur la question ? Donc les filles ici s’habillent avec des débardeurs mais ne passent pas 8 heures par jour sous un soleil tapant à la verticale et qui plus est ne s’arrangent pas pour mettre leur dos bien perpendiculaire au dit soleil. Allez j’ai résolu le problème en mettant le sous pull doux et clair et pas chaud que j’ai, pour l’instantt il arrive à sécher pendant la nuit. Donc je pars, finis par sortir de cette longue et interminable ville, me trouve dans un paysage de collines rosées et arides, une longue ligne droite montante de 10km m’amène à une station service où je bois un coca et trouve du catogate; Il y a une bifurcation, me fais préciser la route à emprunter, suis folle de passer par là, il va m’arriver des choses… Je passe quand même par là, je perds ma voie d’arrêt d’urgence et mes camions tueurs, que je retrouve d’ailleurs un peu plus loin. Quand même le trafic a sérieusement baissé. J’arrive à Quibor, là où je pensais faire étape, il n’est pas encore midi et je me sens en état de continuer. Je vais vers la ville pour me payer un resto, tant pis pour les restrictions budgétaires, j’ai faim, autant en profiter. Je trouve un petit havre de paix à l’entrée de la ville, me régale d’une salade d’avocats et de cœurs de palmiers ( quoique le goût acide de conservateur qui enrobe  les cœurs de palmiers finit par écœurer ) de frites et de pain. Luxe suprême je peux me laver les mains avant de manger et les toilettes sont nickel. Ce soir pour compenser je pique-nique dans la chambre de pain au fromage, tomate et pastèques. Puis je repars, la végétation change, elle redevient verte, alors qu’avant ce n’était qu’herbes jaunes et arbres que j’ai pris pour des épineux mais qui n’en sont pas. Je vois des vaches bien grasses, les cadavres de chiens, de chats et d’autres bêtes, les débris de pneus éclatés continuent à faire partie du paysage habituel. Je me confronte à la spécialité du coin : longs faux plats descendants et longs faux plats montants. L’ascension de l’un de ces faux plats, un peu plus montant que les autres me rappelle que je trimballe plus de 40kg. Et puis je peux aussi jouer à un de mes jeux favoris : c’est le jeu des montagnes russes (Cyril, tu connais, je t’ai vu le faire), le jeu consiste à prendre le maximum de vitesse pour remonter en face avec le minimum d’effort, il faut rester concentré pour ne pas valser sur un nid de poule, et juste avant d’arriver au sommet de la cote (qu’en général on n’atteint pas) il faut jouer des vitesses avec doigté, sinon on casse tout… Les kilomètres passent, le soleil tape (surtout dans les montées) je vois des arbres couverts de grosses fleurs jaunes, pas de photo, car ils sont mal situés ( soit dans une montée et si je mets pied à terre je ne repars pas, soit dans la descente d’une montagne russe et je n’ai pas envie de perdre tout mon élan. Et surtout, surtout la Cordillère des Andes est là, et les camions tueurs ne sont plus là.

Voilà, je trouve une posada, la posada colonial, on m’amène les serviettes alors que je suis déjà passée sous la douche et que j’ai utilisé la mienne, pas grave. Vite je cherche un internet, je trouve, ne comprends rien aux explications sur le prix à payer, ne comprend pas non plus comment ouvrir internet, comment ouvrir ma clef USB, comment télécharger les photos, mais avec des explications,  j’y arrive. Je réponds à tous ceux qui ont eu la gentillesse de m’écrire. Pour les photos ce sera pour une autrefois, de toute façon j’ai mal au dos. Demain j’espère atteindre Biscucuy, si c’est trop dur je m’arrêterai avant. Aujourd’hui j’ai discuté avec plein de gens comme d’hab, mais à noter avec un russe, un qui apprenait le français, des jeunes qui sont dans la posada, un qui m’ a escorté un peu en moto, et ça se termine toujours par « buen suerte y que Dio y la virgen te accompagna »

Muchas gracias los venezulanos

Bisous vous tous qui me soutenaient

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J16 . je la vois, devant, a droite, a gauche…

Oui la Cordillera Andina est la, un calvaire pour y arriver, suis a Biscucuy, la cordillere a chasse presque tous les camions tueurs:

Aujourd hui 70km, suite demain, vais proceder differemment pour internet, a l etape . douche et vite je cherche un net, et apres seulememt j ecris, vais mieux, c est pas encore ca mais vais mieux bisous toutes et tous

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